Rafael Argullol

  • Ce pourrait être n'importe laquelle de nos cités prospères, ouvertes et cosmopolites qui se trouverait soudain en proie à un mal étrange que, tout d'abord, l'on préfèrera tenir caché. Un médecin et un photographe de renom chercheront les premiers une explication à l'inexplicable. Mais ce qui semblait n'être qu'un ennuyeux contretemps devient bientôt une épidémie incontrôlable, une menace mortelle, capable, telle un tourbillon gigantesque, d'aspirer chacun, de bouleverser les convictions les plus intimes, d'engendrer le chaos.
    En contrepoint de l'appel strident des sirènes d'ambulance, du silence effarant des malades en quarantaine, de l'effondrement général et de la disparition de l'avenir, un amour se construit pourtant, appuyé sur la force des mythes. Avec cet art de la fiction que Daniel de Foe, Albert Camus, Thomas Mann et George Orwell ont su manier, Rafael Argullol explore, dans ce roman, la condition d'homme face à l'épreuve la plus redoutée.

  • Une île est volontairement laissée sans désignation, c'est un possible, une narration réelle et fictionnelle, qui retrace l'attraction qu'exerce ce lieu sur l'imaginaire. L'ouvrage rassemble des photographies prises entre 2012 et 2015, un texte original de Jean-Yves Jouannais, et des extraits d'un essai de Rafael Argullol «?L'attraction de l'abîme», publié en 1983. Tous ces éléments traitant à leur manière de certains aspects de l'île de Rügen située dans le Nord-est de l'Allemagne sur la mer Baltique, dont les falaises de craie, s'abîmant dans la mer, ont été immortalisées le peintre romantique Caspard David Friedrich en 1818. Putbus, première station balnéaire de l'île, est fondée en 1816 et plus tard, d'autres stations sont créées. En 1936 les autorités nazies planifient une station composée d'un immeuble uniforme de six kilomètres qui fait face à la mer : Prora. Celui-ci, cité balnéaire contenue dans une barre unique de 5 kilomètres organisée par la KdF : Kraft durch Freude (la force par la joie), a pour but d'accueillir 20 000 vacanciers en même temps. Le bâtiment construit aux deux tiers, n'est jamais terminé, car la guerre interrompt sa construction, et ses ruines, alignent 10 000 chambres répétées à l'identique sur 5 étages, avec toutes, une vue sur la mer. Il sert ensuite de base militaire pour l'armée soviétique pendant la guerre froide, et disparait momentanément des cartes.

    Ruegen, la plus grande des île allemande (900 km2), est située sur la mer Baltique, entre la Pologne et le Danemark. Sa géographie est instable et ses contours mouvants. Les falaises de craie de l'île, descendant vers la mer pour s'y écrouler, emportent avec elles les arbres et toute la végétation qu'elles contiennent.
    Le livre Une île, regroupe des photographies réalisées à Rügen entre 2011 et 2013, et des images trouvées, documents anonymes, d'archives ou vernaculaires. L'origine de chaque image n'est pas précisée, laissant l'île dessinée, flotter entre le possible et l'imaginaire.

  • Du 9 mars au 17 septembre 2017, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole présente une exposition inédite de l'artiste contemporain catalan, Jaume Plensa, qui investira la salle centrale du Musée avec des sculptures en fonte de fer accompagnées de dessins réalisés in situ.

    L'oeuvre de Jaume Plensa engage un dialogue subtil autour des possibilités de la forme sculpturale, de la mise à nu de sa matière, de ses références énigmatiques et métaphoriques et de ses conditions d'interprétation esthétiques.

    L'exposition de Jaume Plensa rassemble une sélection de sculptures spécifiquement créées pour l'espace du Musée d'Art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne Métropole.
    Elle synthétise la production de l'artiste au cours des trois ou quatre dernières années, tout en dévoilant discrètement sa nouvelle orientation esthétique vers une pratique sculpturale plus intime, subtile et poétique impliquant une certaine ouverture et multiplicité interprétative.

    Bien que l'artiste mette constamment en avant le questionnement à l'oeuvre dans sa pratique, c'est la charge émotionnelle de ses créations qui semble prendre le pas au cours de ces dernières années.

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