Littérature générale

  • Un écrivain en manque d'inspiration pour un roman d'aventures trouve en un jeune chercheur en histoire le compagnon idéal pour explorer les vestiges du jardin tropical en bordure du bois de Vincennes.

    Ensemble, ils partent alors sur les traces du fantasque fondateur du jardin, l'explorateur Jean Dybowski.

  • Les liens entre le voyage et la mémoire sont aussi anciens que l'histoire et la littérature, mais ils sont loin d'être toujours de même nature. Soit Homère : l'Odyssée qui propose d'emblée au roman occidental le paradigme d'un périple méditerranéen, repose sur l'idée de retour d'Ulysse dans sa patrie (...). Et pourtant, tout le roman d'Homère nous entretient de l'ailleurs. C'est sans doute l'une des spécificités de ce texte - et peut-être aussi du récit de voyage - que de s'inscrire dans une tension permanente entre ici et là-bas, entre le détachement de soi-même (sans quoi il n'y aurait pas d'aventure) et une forme de retour (sans quoi il n'y aurait pas de récit). Ici le parti-pris a pour objet les pratiques et les représentations du voyage, indépendamment de la question des destinations ou de la catégorie sociale des voyageurs, qui sous-tend trop souvent l'étude des récits de voyage. Réunissant à parts égales des spécialistes de la littérature de voyage et des historiens, l'étude a été centrée sur le XIXe siècle, car, par-delà toutes les ruptures qui le définissent (révolutions, explorations, colonisations, industrialisation), il constitue une séquence homogène dans l'histoire du voyage. Ont été abordées les pratiques et les représentations du voyage des hommes et des femmes du XIXe siècle à partir des différentes conceptions de la mémoire qui étaient les leurs.Sarga Moussa est directeur de recherches au CNRS, directeur de l'UMR LIRE, Lyon 2.Sylvain Venayre est maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Paris 1.

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