Sylvie Andreu

  • L'architecte Jacques Ripault se distingue depuis trente ans dans les domaines du logement, des équipements culturels et universitaires, mais aussi des bâtiments industriels et bureaux. Il interroge sans cesse l'espace et la lumière, les formes et les matériaux, le paysage et la ville en vue de définir et de réaliser des lieux, des intériorités, des contextes adaptés à l'épanouissement des hommes. Élève d'Henri Ciriani, Jacques Ripault a été lauréat des Albums de la Jeune architecture en 1981, et pensionnaire de la villa Médicis à Rome de 1983 à 1985. Il représente un courant néo-corbuséen très spécifique de l'architecture française.
    Une architecture française présente une vingtaine de réalisations et projets de Jacques Ripault, tous illustrés de photographies et de plans, parmi lesquels figurent :
    - le centre universitaire Port Royal-René Cassin, livré à Paris en 1990.
    - l'usine Valéo, livrée en 1997 à Suze-sur-Sarthe.
    - la bibliothèque universitaire du Havre, livrée en 2001.
    - le centre de Design Peugeot-Citroën, livré en 2004 à Vélizy.
    - le MACVAL, musée d'Art contemporain du Val-de-Marne, livré en 2005 à Vitry-sur-Seine.
    - l'École des arts à Carcassonne, livraison prévue fin 2011.

  • Sylvie Andreu a animé durant l'été 2011 une chronique sur France Culture intitulée « Envie de Ville ».
    Elle y faisait intervenir des photographes, des poètes, des architectes, afin qu'ils parlent des villes qui leur tiennent à coeur, racontant leurs premières impressions, leurs souvenirs, et les images qu'ils en ont ramenés.
    Ce petit ouvrage reprend les vingt-cinq chroniques - cinq par continent - diffusées sur France Culture, afin de prolonger le plaisir, de découvrir ou de redécouvrir ces portraits de villes et leurs porte-paroles.
    Que ce soit des villes touristiques comme Tokyo, Le Caire et Buenos Aires, ou des villes plus secrètes et intimes, comme Astana ou Meknès, l'objectif de cet ouvrage est de laisser parler ces artistes afin qu'ils nous fassent découvrir la ville qui les touche, leur vision et leur manière de l'appréhender.
    Et quoi de mieux que ces invités qui, tous, par leur métier ou leur activité ont un rapport différent à la ville. À travers leurs témoignages on découvre de nouveaux aspects, de nouvelles manières de voir des villes que l'on croyait connaître parfaitement.
    Odile Decq nous décrit sa fascination pour Le Cap, ville à l'architecture et à l'histoire particulière qui créent deux villes en une ; Daniel Elie qui parle de Port-au-Prince, cette « ville martyre » qui a été déconstruite si souvent. C'est à travers un bâtiment, le marché Hippolyte qu'il nous fait entrer dans la ville.
    Chacune de ces vingt-cinq villes est abordée sous un angle propre à l'auteur, mais qu'il a décidé de nous faire partager

  • Il y a peu de livres sur cet homme et pourtant il passa sa vie en leur compagnie, Larousse qui meuble nos bibliothèques.

    Une vie de passions et de combats.
    Pierre Larousse, l'autodidacte qui dévore les livres et les études, suit à Paris les cours qui s'offrent à lui et le soir, noircit ses carnets de notes. Rien n'arrête sa soif d'apprendre et bientôt de transmettre, quitte à se tuer à la tâche pour nous offrir des manuels destinés à enseigner l'orthographe, mais aussi l'art de s'exprimer à l'écrit comme à l'oral. La lexicologie des écoles primaires, en 1849, fut son premier ouvrage. Suivirent en 1856 le Nouveau dictionnaire de la langue française, ancêtre du Petit Larousse, puis, en 1863, le Grand dictionnaire universel du xixe siècle, un rêve d'encyclopédiste : de quoi « instruire tout le monde sur toutes choses ». Des mots dans lesquels on reconnaît le défenseur d'une école gratuite et obligatoire et des valeurs de la République.

    2017 : l'année du bicentenaire.
    Nous entrons dans l'année du bicentenaire de la naissance de Larousse (1817-1875) et, dans la suite des Cher Corbu, Cher Matisse, Cher Nicéphore et Chère Camille Claudel, ce Cher Pierre Larousse est une déclaration libre de ton à l'infatigable homme de progrès, à l'heure où chacun considère avec inquiétude les questions de l'apprentissage de la lecture et de l'écriture, de l'orthographe en danger, de l'illettrisme en hausse, de l'évolution de la langue, de la réforme de l'orthographe et enfin, à l'heure des tweets et des textos, d'un nouveau vocabulaire.

    Les contributeurs se sont replongés de bonne grâce dans les souvenirs de leur premier dictionnaire et du Larousse que l'on se passait de mains en mains, que l'on feuilletait avidement ou que l'on affectait à quelque contre-emploi, mêlant roman familial et Histoire. Ils se sont plu à évoquer le mot que l'on cherche ou que l'on déforme, le mot de l'année, le mot à bannir et celui qui reste à inventer, des mots, toujours des mots et enfin : être ou ne pas être - dans le Larousse...

  • Comment cet homme fait-il pour réunir à lui seul tous les combats, puis toutes les fiertés, d'un peuple pris dans les bassesses de l'Histoire et les humiliations répétées ? Des bancs du lycée Victor-Schoelcher en Martinique (1924) où ses camarades lui firent comprendre que sa place n'était pas parmi eux, à ceux de l'Assemblée nationale où il eut bien du mal à se faire entendre quand il se fait rapporteur de la loi sur la départementalisation en 1946.

    La question est aussi celle de son héritage : le prendre à la lettre, prendre ses distances, s'émanciper, choisir (ou pas) entre négritude, aliénation (Fanon), créolisation (Édouard Glissant) et créolité (P. Chamoiseau).
    Dix ans après sa disparition que faut-il retenir de cet homme iconique et quelle place lui accorder lui qui usa sa vie à donner aux hommes « la force de regarder demain » ?

    Le livre préparé par les éditions Bernard Chauveau, sous la direction de Sylvie Andreu, pour le dixième anniversaire de la disparition d'Aimé Césaire a l'ambition de tisser un récit qui se décline à tous les temps, sur tous les continents et fait écho à toutes formes de créativité.

  • Au tournant des années 2000, la Tour Montparnasse s'offre un nouvel habillage de lumière et une terrasse rénovée qui attire plus d'un million de visiteurs. Quel regard porter aujourd'hui sur ce qui fut dénoncé comme une hérésie urbaine ?
    Le 18 juin 1973, il y a quarante ans, la " demoiselle de béton " faisait son irruption dans le ciel de Paris. Elle symbolise à elle seule le renouveau urbain des années 1960 et ne cessa d'opposer modernes et anciens. Dans cet ouvrage à quatre mains, fruit d'une enquête passionnée, éclairée de multiples témoignages de personnalités (écrivains, architectes, urbanistes, sociologues, historiens.), les auteures, journalistes de talent, content la saga de la construction de la tour et de l'histoire urbaine d'un quartier totalement métamorphosé.
    Un livre anniversaire inédit et richement documenté où l'on revisite avec bonheur le quartier Montparnasse et l'ambiance des années 1970.

empty