Sylvie Buisson

  • L'autoportrait pour sortir de l'anonymat. L'histoire de sa progressive prise d'indépendance vis-à-vis des hommes, avec une très nette accélération au XIXe siècle, est ici abondamment illustrée. Se référant à la symbolique forte d'Eve et d'Adam, l'auteur s'intéresse surtout au travail et au destin des artistes femmes sous un angle particulier qui consiste à les identifier comme produit de leur différence.
    Depuis leur état de muse et de modèle jusqu'aux débuts du féminisme elles s'émancipent malgré les obstacles que leur tend une société bien pensante, misogyne, organisée par l'homme et pour l'homme. La passion les anime, amantes, confidentes, artistes, muses et modèles elle finit par triompher.
    Qu'aurait été l'art du portrait et des fleurs sou. l'ancien régime, le plein air sous l'impressionnisme et les avant-gardes du XXe siècle sans elles, et sans eux, vaillants moteurs de leur perception? Si un rapport fusionnel, extra ordinaire, s'installe entre Rodin et Camille Claudel, entre Modigliani et Jeanne, entre Miki de Saint-Phalle et Tinguely, notamment, c'est qu'il était inévitable, vital et nécessaire.
    L'art se nourrit d'émotions sublimes, rares et chères. Sublimes, les femmes artistes le sont, qui font toujours couler autant d'encre sur elles et leurs oeuvres. Rares et chères jusqu'au XXIe siècle, reléguées au second rang du marché de l'art. Qu'importe ! Les femmes artistes continuent de se battre pour avoir un jour offert à leur homme la fameuse pomme, dont elles défendront toujours l'idée à coups de couleurs, de crayons et de ciseaux.

  • À la demande de la librairie Gallimard, Foujita illustre de vingt-neuf eaux-fortes le texte de Thomas Raucat intitulé « L'Honorable partie de campagne ». C'est un succès. Foujita trace avec vigueur des scènes de la vie quotidienne au Japon, vues par un étranger. Le rapport de Foujita à l'autre, aux amis - ce grand voyageur en eut beaucoup, dans le monde entier - est pétri d'humour et de vérité, de simplicité, d'élégance, de raffinement et de spontanéité poétique. Dès son arrivée à Paris en 1913, il rencontre Picasso avec lequel il restera toujours ami. Et après lui tous les jeunes loups de l'Ecole de Paris, loués par Cendrars, Apollinaire, Cocteau. Tous sont très vite les intimes de Foujita. Ils partagent tout : modèles, rues, ateliers, cafés et partent en voyage ensemble. Leurs oeuvres sont nourries de ces échanges multiples. Les différentes facettes de l'art évoluent et se superposent. Les artistes créent sur scène et filment. La poésie est partout. Les arts décoratifs empruntent la couleur aux Russes et la forme au Japon.

  • Le plus parisien des peintres japonais.
    En 1959, par la vertu du baptême, Tsuguharu Fujita devient Léonard Foujita. Un seul peintre pour deux noms ! Un seul peintre qui naît au Japon dans la maison de bois et de papier d'une famille de samouraï de haut rang et meurt en Occident, baptisé et Français, au terme d'une longue existence d'amitié avec la France. Par pensée, par habitude de définition, l'Est qui voit se lever l'astre du jour et l'Ouest qui en admire les feux du couchant s'opposent et se contrarient.
    Et pourtant, phénoménal migrateur japonais, Foujita a ouvert toute grande la porte par laquelle l'Est rencontre l'Ouest.

  • Les vrais exos donnés dans les lycées.
    - Des centaines d'exercices recueillis dans les lycées de France.
    - Des énoncés variés, de difficulté progressive, réellement posés par des professeurs dans les classes.
    - Tous les corrigés détaillés.

    Pour un entraînement efficace en maths.
    - Des rappels de cours synthétiques.
    - Des QCM de vérification des connaissances.
    - Un minutage pour chaque exercice.
    - Des conseils méthodologiques.

    Des vidéos et des compléments numériques.
    - Dans les vidéos, les auteurs vous expliquent le cours et vous aident à résoudre les exos.
    - Des liens vers des sites Internet et ressources numériques très utiles.
    - Une utilisation très simple grâce à l'application Nathan Live !

  • Ce livre est le témoignage particulièrement édifiant d'une aventure qui a débuté au sein d'un groupe de prière de l'Emmanuel à Saint-Pierre-de-Chaillot, non loin des Champs-Élysées. Sentant le besoin d'évangéliser un quartier d'affaires détourné de Dieu, les membres de ce groupe, dont l'auteur, cadre bancaire, se sont laissés porter par le Christ, aidés par Pierre Goursat, le fondateur de la communauté de l'Emmanuel : « Il faut suivre l'appel du Seigneur sans regarder en arrière. Si nous Lui obéissons en allant dans la rue, même si la moitié des participants nous quitte, le Seigneur bénira et enverra davantage de frères par la suite ! ».

    Marie-Sylvie Buisson nous fait découvrir de véritables fioretti, faits de rencontres, de découragements, de confiance, tous ces petits moments où Dieu fut présent sur les Champs-Élysées, chaque mardi à midi de 1978 à 1992, jusqu'au point culminant de la création du chemin de croix sur les Champs-Élysées, en 1988, qui, dès le début, rassembla une foule importante.

    Alors que l'évangélisation de rue retrouve une certaine aura dans une Église qui se veut plus visible, cet ouvrage nous ouvre à la différence entre faire des oeuvres « pour Dieu », des oeuvres bonnes, bien élaborées, s'appuyant sur l'effort, la volonté propre et faire « l'oeuvre de Dieu », en Lui rendant l'initiative de nos action, en s'abandonnant à sa volonté.

  • Cinquante ans après la mort de Foujita en 1968, ce catalogue d'exposition permet de redécouvrir l'oeuvre, riche, lumineuse et rare du plus oriental des peintres de Montparnasse.

  • Tout au long de sa vie, Bernard Buffet a revisité les lieux et les thèmes de son enfance. Montmartre bien sûr, de la place Pigalle où il naquit en 1928 aux Batignolles où il grandit, jusqu'à cette maison du 20 rue Cortot, voisine du musée de Montmartre, qu'il habita durant dix ans ; le cirque qu'il déclinera en série de 1955 à la fin des années 1990, avec les parades bouffonnes du cirque Medrano ; ou encore les intérieurs et natures mortes, dont il déstructura l'espace et pour lesquels il inventera une apesanteur silencieuse en résumant le motif à son trait le plus épuré et incisif.
    Les principaux rendez-vous du peintre avec lui-même et avec le monde qui le hante dessinent le parcours original de ce génie polymorphe et protéiforme. Bernard Buffet, Intimement revient notamment sur ses relations fusionnelles avec le monde de la littérature et du théâtre, son travail acharné dans l'atelier Lacourière et Frélaut à Montmartre, son amour pour Annabel, épouse et égérie, ses promenades solitaires recomposées dans les paysages...
    Des oeuvres d'exception provenant de la collection de son fils Nicolas Buffet et de collections publiques et privées sont ici réunies pour proposer un portrait intime de l'un des plus célèbres peintres du XXe siècle.

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