WOLFGANG

  • Standard international, l'ouvrage de Charles Horngren est la référence pour l'enseignement de la comptabilité et du contrôle de gestion dans le monde anglo-saxon.
    L'édition française comprend deux ouvrages. Le premier est consacré à la comptabilité de gestion. Le second est consacré au contrôle de gestion et contrôle budgétaire. Réalisée par Georges Langlois, elle résulte d'une rigoureuse adaptation au contexte européen et plus particulièrement aux spécificités françaises.
    Nouveautés 2009 : des développements inédits sur la mesure de la performance dans les centres d'investissement, l'Internet interactif, la comptabilité environnementale, la gestion des connaissances, le capital immatériel, sans oublier des cas d'entreprises comme IBM, les défis d'un laboratoire pharmaceutique, la gestion de la compagnie aérienne low cost Ryanair, etc.

  • Ouvrage d'introduction, ce livre fournit au lecteur une compréhension des principes fondamentaux de la comptabilité financière. En s'affranchissant des spécifi-cités nationales et en s'appuyant sur les normes comptables internationales, les normes IFRS, il offre au lecteur une perspective globale. L'étudiant pourra ainsi lire, utiliser et déchiffrer tous les principaux états comptables et financiers (bilan, compte de résultat, tableau de flux de trésorerie), quelle que soit la règle comptable nationale utilisée.
    En 10 chapitres, il aborde tous les thèmes nécessaires à la préparation et à la présentation des états financiers en IFRS : présentation des normes, du système comptable et des principaux états financiers, produits et charges, actifs courants et non courants, moyens de financement, tableaux de synthèse, analyse des états.
    /> L'ouvrage est très richement illustré de nombreux exemples concrets, d'exemples comptables simples montrant l'impact de l'opération sur les états financiers de l'entreprise et de nombreux extraits de rapports de sociétés en IFRS (Carrefour, L'Oréal, PSA) qui permettent de se familiariser avec la lecture des rapports annuels.
    Les nouveautés de cette édition :
    Toutes les données chiffrées sont actualisées.
    Les exemples et exercices sont modifiés ou mis à jour.
    Certains thèmes sont approfondis suite aux aména-gements réguliers des normes : présentation des comptes et du chiffre d'affaire, précisions dans les normes sur ce qu'est une location, un point de fidélité, etc.
    L'importance de l'analyse financière est renforcée. L'objectif est d'interpréter l'information financière obtenue à partir des outils comptables et ainsi de participer à la définition de la stratégie de l'organisation.

  • « Un serin vole du miroir, et se perche sur son épaule. "Un nouvel ami", dit-elle, et elle l'attira sur sa main. "Il est destiné à mes petits. Il est si joli ! regardez-le. Quand je lui donne du pain, il bat des ailes, et becquete si gentiment ! Il me baise aussi : voyez." Lorsqu'elle présenta sa bouche au petit animal, il becqueta dans ses douces lèvres... "Il faut aussi qu'il vous baise", dit-elle, et elle me tendit l'oiseau. Son petit bec passa des lèvres de Charlotte aux miennes, et ses picotements furent comme un souffle précurseur, un avant-goût de jouissance amoureuse... "Il mange aussi dans ma bouche", dit-elle. Je détournai le visage. »

  • Donner du style à son jardin ou son balcon n'est pas forcément cher : ça nécessite juste un peu de temps et de créativité. Et en plus, c'est un bon moyen de se faire plaisir !
    Les auteurs de ce livre, professionnels du paysage, proposent un véritable guide pour réaliser des éléments structurels ou décoratifs tels que allées, murs en pierre naturelle ou en vieilles briques, clôtures à partir de bois récupéré, potagers surélevés utilisant des caisses de transport, silo à compost en grillage, pour ne citer que quelques exemples.
    On y trouve une multitude d'idées et de conseils pour donner libre court à ses envies et réaliser divers éléments de jardin avec des matériaux de récupération ainsi que 30 projets détaillés pas à pas.
    Un livre pour tous, y compris ceux qui ont deux mains gauches.

  • Le souvenir des séjours dans la capitale de la France est resté si vif chez Leopold Mozart, père de Wolfgang, que c'est à Paris qu'il décide d'envoyer son fils âgé de vingt-deux ans tenter sa chance en 1778. Paris, ville cosmopolite, accueille alors de nombreux musiciens allemands. Wolfgang accompagné de sa mère, Anna Maria, s'y installe le 23 mars tandis que la saison des concerts bat son plein. C'est son deuxième voyage dans la capitale où « à pied, tout est trop loin, ou trop sale, car à Paris, il y a une saleté indescriptible ». Il trouve les Français « désormais bien près de la grossièreté et affreusement orgueilleux » (lettre du 1er mai 1778) ; ils « n'ont aucun savoir-vivre » (18 juillet)...
    Peu de temps après son installation, il rencontre Joseph Legros, directeur du Concert-Spirituel. Il lui commande une symphonie concertante destinée aux concerts de la Semaine Sainte, et sympathise aussi avec Jean-Georges Noverre, maître de ballet de l'Opéra.
    Mais à l'insouciance des premiers jours succèdent vite les désillusions.
    Les visites dans les maisons aristocratiques auprès de riches mécènes n'aboutissent à rien et Legros écarte finalement sa symphonie concertante. Pourtant, sollicité par Noverre, Mozart compose plusieurs pièces du ballet Les Petits Riens. Il participe enfin au Concert-Spirituel du jour de la Fête-Dieu, le 18 juin, avec la Symphonie no 31 en ré majeur, surnommée « Paris » très applaudie. Mais la malchance le poursuit car sa mère tombe malade et meurt le 3 juillet. Les dernières semaines se passent tristement, bien qu'il soit recueilli par le baron Grimm et Madame d'Épinay. Poussé par son père que Grimm a alerté, Mozart quitte Paris dès la fin de l'été. Malgré plusieurs tentatives, ce sera son dernier grand voyage à l'étranger.

  • Narration : Jacques Roland C'est de cette traduction célébre que GOETHE a dit : "il me vient de singulières idées à l'esprit, quand je pense que ce livre garde encore sa valeur dans une langue où VOLTAIRE a régné en maître". EKERMANN nous a apporté également ceci : "Quant à la traduction de Gérard de Nerval, quoique la plus grande partie soit en prose, elle fut l'objet de compliments de GOETHE qui la jugea fort réussie. Je ne puis lire FAUST en allemand dit-il, mais dans cette version française, tout reprend sa fraîcheur, sa nouveauté, son esprit"

  • Ayant renoncé à sa vocation théâtrale, Wilhelm entreprend en compagnie de son fils Félix une pérégrination sans but précis, mais qui le conduit toujours plus nettement vers le choix d'une profession socialement utile, la médecine. Ce « voyage », qui devient une initiation à la vie sociale, lui permet de passer en revue plusieurs formes de communautés qui correspondent aux diverses tentatives de l'époque postrévolutionnaire pour refonder la société et pour explorer plusieurs aspects des relations humaines, en amitié comme en amour. En même temps, Wilhelm cherche à placer son fils dans une institution d'enseignement digne de son idéal de la formation tout à la fois concrète, morale et spirituelle. Le roman prend aussi les allures d'une réflexion sur les formes du récit et sur le rôle de la littérature, et passe en revue les ressources du genre : reportage, roman épistolaire, nouvelle, conte. L'ouvrage s'achève sur un horizon ouvert : l'émigration en Amérique d'une communauté qui nourrit un projet d'utopie sociale.

  • La première partie du Faust s'achevait sur la disparition de Marguerite (Gretchen). Dans la seconde partie de la tragédie, Faust, toujours accompagné de Méphistophélès, est accueilli à la cour impériale et y exerce sa magie. Il résout grâce à elle une grave crise financière ; pour divertir l'Empereur, il fait apparaître à ses yeux la belle Hélène de Troie ;
    épris soudain de cette femme extraordinaire, il se transporte dans le monde de l'Antiquité pour vivre avec elle un amour passionné, mais les amants doivent se séparer ; Faust vient à nouveau au secours de l'Empereur et lui assure la victoire sur un rival dangereux. Récompensé par le don d'une province, il assèche un polder et, dans cette tâche utile aux hommes, il goûte enfin la satisfaction. Il prononce alors la formule fatale : « Je vais dire à l'instant qui passe : arrête-toi, tu es si beau », et tombe mort. Le diable croit avoir gagné. Mais l'âme de Faust lui échappe.

  • Dans cette situation sans espoir, que servirait-il de rapporter les efforts de toute sorte dont s'étourdirent pendant un certain temps, dans l'entourage d'edouard, l'épouse, l'ami, le médecinoe enfin on le trouva mort...
    Ce coeur, en proie naguère à une agitation sans bornes, avait trouvé un imperturbable repos ; et, comme il s'était endormi en pensant à une sainte, on pouvait sans doute le qualifier de bienheureux. charlotte lui donna sa place auprès d'odile, et ordonna que personne ne serait plus déposé dans ce caveau.
    Les amants reposent donc l'un près de l'autre. la paix flotte sur leur sépulture. de la voûte, les fraternelles images des anges abaissent sur eux la sérénité de leurs regards, et qu'il sera aimable l'instant où ils se réveilleront ensemble !

  • Goethe Faust I et II « Faust » : ce simple mot, cette syllabe robuste et trapue comme le « poing » qu'elle désigne couramment, est un signe aussi fort dans l'histoire culturelle des pays allemands que lorsqu'on dit « don Quichotte » en terre espagnole ou « Dante » en Italie. C'est essentiellement grâce à l'oeuvre de Goethe que le personnage de Faust a passé les frontières et rejoint, dans l'imaginaire occidental, les figures de don Juan et de Prométhée. Comme eux, insatisfait et rebelle, Faust s'oppose à l'autorité divine en faisant un pari dont l'enjeu n'est rien de moins que le sens de la vie et la possibilité du salut.

  • Des textes clairs sous forme de fiches détaillées avec les caractéristiques essentielles.

    Pour chaque espèce : aspect, floraison, distribution, descriptif de la tige, des feuilles, du fruit, espèces voisines.
    420 photos.
    250 dessins de botanique.
    Un glossaire et une règle imprimée pour mesurer chaque plante sur pied.

  • Il était une fois dans la nuit des temps, un jeune prince nommé Tamino.

    Il avait parcouru bien des terres et des mers inconnues. Les vagues de la mer l'avait jeté sur un rivage lugubre. Il se retrouvait là, naufragé, quand soudain, il entend des craquements de branches, des crissements et des sifflements...

  • 350 espèces d'Europe décrites et illustrées.

    Des textes simples et accessibles pour reconnaître et utiliser les plantes médicinales.

    Des précisions systématiques sur l'habitat, les mois de floraison.

    Un classement par la couleur et selon le nombre et la disposition des pétales, elle-même codée par des pictogrammes pour un repérage immédiat.

    Pour chaque espèce, plusieurs photos et dessins présentant les caractéristiques les plus remarquables, ainsi que le milieu où pousse la plante.

    Des recettes détaillées (tisanes, onguents...).

    De nombreuses informations historiques au sujet de l'origine des plantes et de leurs vertus et usages médicaux.

    En fin d'ouvrage, un glossaire des termes botaniques et médicaux.

  • Faust pactise avec le diable pour assouvir sa soif de savoir. Découvrant les jouissances terrestres, Faust tombe amoureux de Marguerite : belle, pure et innocente. Délaissée par Faust, devenue infanticide, elle sera néanmoins sauvée par Dieu. Un second Faust raconte l'amour impossible d'Hélène de Troie et de Faust. Puis comment Marguerite rachète l'âme de son aimé. Tous ces personnages sont les reflets de la condition humaine.
    De ce conte populaire, Goethe a fait un pilier de la littérature mondiale.
    La traduction de Gérard de Nerval lui confère une modernité incroyable.
    Les images de Harry Clarke sont bouleversantes, sombres et inquiétantes. Cette édition est inédite en France. Les Éditions courtes et longues ont déjà publié trois ouvrages illustrés par Harry Clarke.
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  • Le livre qui va changer votre façon d'appréhender le passé !

    Force est de constater qu'il est parfois difficile de se projeter dans un vieux cliché en noir et blanc. Pour redonner vie à des scènes du passé qui semblent parfois irréelles, Wolfang Wild et Jordan J. Lloyd nous proposent dans cet ouvrage une sélection de 130 photographies historiques colorisées, qui montrent l'évolution de la société, des transports et de la technologie dans le monde, entre 1839 et 1949.
    Quelques photographies présentées ici sont très connues (comme le train qui déraille en gare de Montparnasse en 1895), d'autres ont été prises par des photographes célèbres (Dorothea Lange ou Henry Fox Talbot, l'un des pionniers de la photographie), certaines images représentent des personnalités (l'aviateur Louis Blériot, Abraham Lincoln, la suffragette Emmeline Pankhurst, Jesse James) ou des événements qui ont marqué l'histoire (armistice de 1918, naufrage du Titanic, découverte de la tombe de Toutankhamon). Mais la plupart des photographies n'ont pas été prises par des artistes connus, et ne représentent pas des personnes ou des faits célèbres, en revanche elles permettent de découvrir le monde à cette époque.
    Tous ces documents ont été minutieusement restaurés et colorisés grâce à des couleurs précises, l'authenticité historique ayant été vérifiée pour chaque élément. Les textures et les détails qui jusqu'ici étaient restés cachés réapparaissent. La colorisation de ces images anciennes permet de leur redonner vie, et de rendre le passé plus accessible en créant l'émotion.
    Revisitez le passé grâce à un fabuleux voyage dans le temps !

  • Le plus célèbre des romans allemands est "un roman de formation", qui conduit le héros jusqu'à la fin de sa jeunesse.
    On suit le personnage dans ses égarements enthousiastes, avec un humour souriant. c'est aussi l'histoire d'une vocation théâtrale; au centre, se trouve l'ombre de shakespeare. a chaque étape, le jeune homme est sous le charme d'une femme : le monde, l'amour et l'art lui permettent de se trouver lui-même. en allemagne, ce livre est devenu la référence de toute réflexion sur le genre romanesque. mais c'est aussi une fiction moderne : de proust à musil et thomas mann, le xxe siècle triomphera dans les romans sur l'art, où se mêlent l'aventure amoureuse, la genèse d'un caractère, la philosophie de l'existence.

  • Pour la première fois en langue française, cette édition se propose de réunir les trois grands textes de Goethe où s'enracine le mythe de Faust : l'Urfaust (1775), le Faust I (1808), le Faust II (1832). Accompagnée d'un important apparat critique, elle rend ces textes accessibles au lecteur d'aujourd'hui et lui ouvre des perspectives d'interprétation contemporaines.
    L'Urfaust, texte méconnu, constitue une préfiguration de la première partie de la tragédie à venir. Cette pièce caractéristique du XVIIIe siècle allemand a gardé sa fraîcheur et sa force : c'est une oeuvre autonome.
    Dans le Faust I, le célèbre savant aspire à la connaissance totale du monde. Faust signe un pacte avec Méphistophélès et, en échange de son âme, retrouve une nouvelle jeunesse. Le héros séduit l'innocente Marguerite, qu'il abandonnera peu après avec son enfant. Meurtrière de l'enfant, Marguerite est condamnée à mort, mais son repentir la sauvera. Faust et elle incarnent le tragique de la condition humaine.
    Riche en symboles poétiques, la seconde partie de la tragédie montre un Faust assoiffé de pouvoir et de possessions, servant à sa manière l'empereur, qui revisite l'Antiquité classique pour retrouver Hélène, la plus belle des femmes, et qui meurt après avoir perpétré d'abominables crimes, sauvé tout de même de la damnation à laquelle son pacte avec Méphistophélès le condamnait. Faust II fait l'inventaire de notre tradition culturelle, juge les temps modernes avec une lucidité toujours actuelle et synthétise l'humanisme et l'art goethéens.

  • Sous ses formes presque infinies, le récit est présent dans tous les temps, dans tous les lieux, dans toutes les sociétés ; le récit commence avec l'histoire même de l'humanité ; il n'y a pas, il n'y a jamais eu nulle part aucun peuple sans récit ; toutes les classes, tous les groupes humains ont leurs récits, et bien souvent ces récits sont goûtés en commun par des hommes de culture différente, voire opposée. Le récit se moque de la bonne et de la mauvaise littérature : international, transhistorique, transculturel, le récit est là, comme la vie.

    Les spécialistes de plusieurs pays (France, États-Unis, Allemagne) se trouvent réunis ici autour d'une problématique commune : récit, narrateur, narration, personnage.

  • Après le Théâtre de Goethe, la Bibliothèque de la Pléiade se devait de réunir en un volume les Romans du plus grand génie littéraire qu'ait jamais eu l'Allemagne.
    On trouvera donc ici : Les Souffrances du jeune Werther, Les Affinités électives, Wilhelm Meister.
    Bernard Groethuysen, avant de mourir, avait consacré à chacun de ces romans une introduction où il rappelait succinctement les circonstances qui présidèrent à leur composition, donnait des repères biographiques et formulait quelques remarques exhaustives sur les oeuvres proprement dites. On a rassemblé ces introductions ; elles ouvrent le volume et constituent la meilleure préface possible.
    Les nombreuses notes qui accompagnent ces romans ont été établies par les trois traducteurs respectifs.

  • «Volonté de puissance» : voici l'un des plus célèbres concepts de l'histoire des idées, l'emblème par excellence de la philosophie de Nietzsche. Pourtant, cette notion reste problématique, ambiguë et objet d'interprétations contradictoires. Le présent ouvrage permet d'approcher au plus près cette clé de voûte d'une pensée majeure. L'auteur retrace d'abord l'histoire de ce concept au fil de l'oeuvre de Nietzsche. Analyse savante et parcours érudit à travers une oeuvre foisonnante, c'est aussi une véritable leçon de pédagogie philosophique. Il se penche aussi avec une grande originalité sur l'influence des sciences naturelles sur la pensée de Nietzsche. On y découvre comment celui-ci, perçu comme un nihiliste, était avant tout avide de confronter sa pensée aux réalités concrètes du vivant.

  • Il est le plus grand poète, dramaturge, romancier de son temps. Il est un sphinx, l'homme exemplaire de son pays, il est un monument. Il a cinquante-huit ans. Elle est vive, irrespectueuse, déterminée, cultivée, éduquée dans un milieu intellectuel, et jolie comme on l'est à dix-huit ans. Elle veut qu'il l'aime, elle lui écrit, il répond. Leur correspondance, leur conversation plutôt dure cinq ans.
    Il y a tant de façon de s'aimer, de se trouver, de se fuir, de se raconter, de réfléchir, de vibrer, de rire ensemble ! De vivre par l'écriture et seulement par elle une histoire d'amour unique et troublante. Voici, la correspondance de Goethe et de Bettina von Arnim.

  • Auteur phare de la littérature allemande, Wolfgang Koeppen signe avec La mort à Rome, un roman polyphonique, nerveux et troublant. Après ce texte, que son plus grand défenseur, le critique Marcel Reich-Ranicki considère comme le sommet de sa carrière, il n'écrira plus de fictions ; sans doute à cause du sentiment d'éloignement qu'il ressentait vis-à-vis de son propre peuple.
    L'auteur dresse le portrait d'une famille allemande en exil à Rome après la Seconde guerre mondiale : Siegfried Plaffrath, jeune compositeur, est en Italie pour assister à la première de sa symphonie organisée par le couple Kürenberg. Dans cette Rome en ruine, Siegfried désespère et ne sait comment aménager son errance, lui qui est issu d'une famille qui s'est compromise pendant la guerre. Il culpabilise et rejette son passé comme son avenir.
    À Rome, il va croiser les membres de sa famille, ses parents - les Plaffrath, nationaux- allemands bon teint, ralliés pour la forme au régime de Bonn mais qui déplorent, en privé, les concessions qu'il a fallu faire à la démocratie occidentale -, son cousin qui cherche à devenir prêtre et surtout, l'oncle terrible, l'ancien dirigeant nazi, Gottlieb Judejahn. Criminel de guerre réfugié dans un pays arabe, il est à Rome pour négocier des contrats d'armements et compte bien revenir s'intégrer en Allemagne à laquelle il s'identifie et qui continue à le reconnaître comme l'un des siens, à l'image des parents de Siegfried, toujours solidaire de l'oncle nazi.
    Dans La mort à Rome, Wolfgang Koeppen sonde les tourments de la société allemande d'après-guerre en confrontant la génération des nazis impénitents à la suivante dans la ville des Césars, de Mussolini, de la mythologie antique et de la Chrétienté.

  • Édition bilingue illustrée de dessins de Goethe

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