Wa Mpungu

  • L'économie internationale porte sur les échanges des biens et des services. Cette économie semble fonctionner aujourd'hui sans règles strictes du fait de la mondialisation économique. Cette économie internationale est ouverte, elle est globale, mondiale.Elle est liée aux idées du libéralisme économique, à la déréglementation qui s'en est suivie et surtout aux activités des sociétés multinationales. Si l'internationalisation des échanges et des flux qui l'accompagnent (flux financiers, investissements, portefeuille...), est considérée comme signe de progrès en raison des effets bénéfiques qu'elle engendre sur la croissance économique en créant un marché mondial intégré, plus productif et compétitif, elle comporte des risques pour les pays moins industriels et particulièrement pour les pays en développement. Le droit doit s'intéresser à cette complexification des échanges pour assurer la sécurité et l'équité en vue de l'émergence d'un droit commun des relations d'affaires.Le présent ouvrage se donne pour objet d'offrir un instrument permettant d'approcher cette variabilité dans les relations économiques internationales. Les métamorphoses de la mondialisation et ses excès exigent une plus grande solidarité entre les peuples pour que la mondialisation soit un facteur de progrès collectif.

  • Les finances publiques sont une discipline scientifique dont l'objet est l'évaluation des prélèvements sur la richesse et des dépenses publiques, mesurables en unités monétaires.

    Ses méthodes sont puisées dans les sciences connexes que sont le Droit, la Science politique, la Sociologie, l'Économie, la Comptabilité et la Statistique.

    Dans la pratique, les finances publiques sont un mécanisme complexe « qui aspire des sous par un bout et qui les refoule par un autre ». D'où l'intérêt de le huiler de contrôle, de dissuasion et de sanctions pour empêcher les détournements et dilapidation par les gestionnaires, ordonnateurs de fonds publics.

    Sinon, le mécanisme rouille et devient contreproductif.

    Tel est le cas en République démocratique du Congo, pays doté d'importantes ressources naturelles (minière, agricole, environnementale, forestière) qui auraient pu le propulser au développement durable mais où les méthodes et pratiques de gestion, depuis l'accession du pays à l'indépendance le 30 juin 1960, sont aux antipodes de l'orthodoxie financière. Ce qui aggrave dangereusement la pauvreté dans ce pays.

    D'où l'urgence de poursuivre la croisade pour débarrasser ce pays de démons de la corruption, de la concussion et du détournement des deniers publics, seul moyen efficace pour sortir la République démocratique du Congo du gouffre dans lequel elle est plongée.

  • Le droit applicable en matière de mines et d'hydrocarbures est de plus en plus complexe dans les pays en développement, et particulièrement en Afrique Centrale, qui constitue un grand réservoir de ressources naturelles.

    Les règles et principes de ce droit sont tirés de textes d'origine coloniale, réadaptés à la suite du mouvement de décolonisation et aujourd'hui largement inspirés de la nouvelle donne de mondialisation économique. Ces ressources minérales représentent, de nos jours, des enjeux énormes (économiques, politiques, sociaux, géostratégiques, environnementaux) et ont conduit à l'élaboration de textes mêlant à la fois les principes et règles formels édictés par les États, mais aussi le pragmatisme des grandes compagnies transnationales d'exploitation qui commercialisent les mines et les hydrocarbures.

    L'ouvrage donne un éclairage sur les règles, pratiques et principes légaux et extra légaux dans le secteur des mines et des hydrocarbures. Il plaide ainsi pour une utilisation non débridée de ces ressources par les acteurs concernés dans le cadre d'un partenariat public-privé mutuellement avantageux.

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