William Navarrete

  • Saviez-vous que le père de l'urologie française était cubain (un pavillon à l'hôpital Cochin de Paris porte son nom) ? Que le chef opérateur préféré de François Truffaut l'était lui aussi ? Que le dernier médecin de Napoléon à Sainte-Hélène a fini ses jours à Santiago de Cuba et que La Havane abrite le plus grand musée napoléonien des Amériques ? Que les premiers camps de concentration de l'histoire ont été établis par les Espagnols sur cette île des Caraïbes ? Que l'écrivain Ernest Hemingway a déposé son prix Nobel au pied de la Vierge de la Charité, sainte patronne de Cuba, dans son sanctuaire de la province d'Oriente ? Avez-vous entendu dire que les plus petits oiseaux et chauve-souris du monde vivent sur cette île... ?

  • La Floride est restée jusqu'à la fin du XIXe siècle un territoire presque vierge. De cet isolement elle a su tirer profit : son grand parc naturel des Everglades est aujourd'hui une réserve internationale de la biosphère.
    Dans les années 1960, l'oasis de villégiature où se réfugiaient les hivernants du Nord en quête de soleil s'est vite transformée. Elle est devenue le théâtre d'importants changements qui ont bouleversé son paysage. Les passionnés du cosmos s'épanouiront à Cape Canaveral ; les plus fantaisistes se rendront dans les nombreux parcs de loisirs de Disney World ;
    Les inconditionnels de la mode, du luxe et du glamour trouveront les boutiques les plus extravagantes et les endroits où surgissent, en temps réel, les tendances qui ne tarderont pas à gagner les quatre coins du monde.

  • William Navarrete nous mène sur les traces de sa première idylle : l'Italie, berceau des lettres et des arts.
    Parcourir l'Italie du nord au sud, de Gênes la Sublime jusqu'à l'antique Sardaigne, en passant par Turin et sa région, Parme (où l'on découvre que la Chartreuse de Stendhal n'existe pas !), la Calabre et son carnaval, Naples qui évoque à l'auteur son Cuba natal, Venise, la Sicile, les Pouilles, l'Ombrie, et l'île d'Elbe ; voilà le programme ! Et ce, avec un audacieux parti pris : celui de raconter l'Italie, loin des sentiers battus et des incontournables Rome et Florence !
    Dans une prose généreuse, l'auteur convoque de multiples anecdotes aussi insolites que passionnantes : on croise ainsi Rubens, Nietzsche et Flaubert à Gênes, Hemingway et Mark Twain dans le cimetière de Staglieno, Champollion à Turin, Melville et Lamartine à Naples, ou encore Thomas Mann à Venise.
    C'est aussi la découverte d'une certaine histoire culinaire : la philosophie du slow food à Montferrat dès 1986, les fameux « sandwichs triangle », les glaces esquimaux, la légendaire burrata des Pouilles, les pâtisseries de Sardaigne et de Sicile, la genèse des cafés... Quant aux savoir-faire, ils ne sont pas en reste : connaissiez-vous la soie marine de Calasetta ?

  • La Havane, 2010. Elba se retrouve seule. Ses enfants ont fui le pays, l'un pour Miami, l'autre pour le Mexique. Elle souhaite cependant les rejoindre en Floride mais les autorités des deux pays concernés ne lui accordent pas de visa car ils la considèrent comme une émigrante potentielle. C'est alors que le gouvernement espagnol vote la « loi de la mémoire historique » : aux Cubains, fils ou petits-fils d'Espagnols, qui prouvent leur filiation, Madrid leur accorde désormais demander la nationalité. Or Elba sait que Vidalina, son arrière-grand-mère, a eu un enfant avec un militaire originaire de Valence, mais personne ne connaît son histoire véritable. Commence une course contre la montre pour Elba qui doit prouver ses origines, et un long et beau voyage dans le temps au coeur de la Caraïbe...
    Avec Vidalina, William Navarrete nous raconte une belle histoire de femmes au coeur des relations rocambolesques, tragiques et parfois absurdes, entre Cuba, les Etats-Unis et l'Espagne, dans une langue baroque, où les mythes et légendes du Vieux Continent se mêlent aux histoires inédites du réalisme magique caribéen.

    Né à Cuba, William Navarrete vit en France car il lui est impossible de rentrer dans son pays. C'est pourquoi son oeuvre littéraire est publiée au Mexique et en Espagne. Francophone, il partage désormais sa vie entre Paris et Nice. Vidalina est son troisième roman.

  • La danse des millions est un roman baroque qui se déroule à Cuba, dans l´Oriente, bien loin de La Havane.  Alors qu´elle cherche des histoires à l´eau de rose à se mettre sous la dent, Ana Isidora tombe par hasard sur une coupure de presse dans le Diario de la marina (le journal de la marine) aux archives nationales. Elle découvre abasourdie que sa famille, les Gonzales de Rivera - famille fondatrice de la ville, originaire de Cubagua, une île proche du Venezuela - aurait laissé une fortune colossale. Pour la récupérer, il s´agirait de prouver sa descendance directe en montrant divers extraits de naissance et autres actes officiels - difficiles à trouver dans une Cuba administrative où les queues semblent ne jamais prendre fin.
    Un véritable cabinet de fortune va alors se mettre en place pour récupérer ces papiers et répondre aux demandes des citoyens. En effet, suite à la participation d´Ana Isidora à une émission de radio nationale, des milliers de cubains vont tenter de se mettre en contact avec « l´héritière » afin de réclamer des produits de première nécessité. De situations cocasses en énormités répétées, Ana Isidora va se retrouver malgré elle au coeur d´une polémique délirante. Jusqu´où ira-t-elle pour récupérer la fortune qui lui revient ?William Navarrete nous entraîne dans un univers fantasque où se croisent une série de personnages hauts en couleur. Avec une ironie certaine, il nous fait pénétrer un Cuba exaltant et délirant, où la vie quotidienne est semée d´embuches et d´absurdités.

  • L'exil d'une grande partie de la population cubaine, pendant les secondes moitiés du XIXe et du XXe siècle, a marqué de manière décisive l'histoire, mais aussi la création artistique de l'île. Cet exil important, souvent dans des conditions très difficiles, a constitué un mouvement culturel à part entière. En tentant de démêler les fils de la vie politique et économique de l'île, cet ouvrage retrace l'importance de l'exil cubain dans le domaine des musiques d'expression populaire.

  • « Fuir, dans le sens de prendre un radeau de fortune et se tirer parce que de toute façon, ici, nous passions notre temps à tout fuir, surtout le pouvoir, ses ténébreux ministères, les lois absurdes, les interdictions, la surveillance. Même le voisin pour qu'il ne sache pas qu'on avait éternué. Et la chaleur, l'ennui, la pénurie, les souvenirs. En fuyant de mille et une manières. Des fugues avant la grande fugue, la dernière, définitive, désirée même en pleurant à genoux aux pieds de toutes les vierges et de tous les saints. » En fugue est le récit d'une fuite, de l'arrachement au pays, à Cuba. Celle d'un fils et de sa mère qui s'échappent d'une île corrompue, machiste et irrationnelle. Mais ce départ est également l'occasion d'une rétrospective, celle d'un retour aux sources où l'innocence de l'enfance se mêle à la clairvoyance de l'exilé. À travers la voix du petit garçon ou du jeune homme qu'il deviendra, le narrateur replonge ainsi dans l'histoire de sa famille, de son île, afin d'en restituer toutes les saveurs, les couleurs et les personnalités au rythme endiablé de la musique populaire cubaine.

  • Comment réinventer le voyage de Philéas Fogg imaginé par Jules Verne ?
    Un monde inimaginable près de la côte bling-bling de Miami. Des habitudes alimentaires étranges au Malawi. Une attirance fatale à la fin d'un déjeuner au pied de la montagne Rouge à Tenerife, Léonard de Vinci et Rimbaud ont-ils goûté l'afélia et les loukoums du Troodos à Chypre ? Comment contourner l'interdiction de se rendre en Corée du Nord. Les oranges de Malte. L'art de découvrir un manoir normand en pleine cordillère des Andes. Voici quelques titres évocateurs du voyage au long cours de Pierre Bignami et William Navarrete, dont les escales sont nombreuses, non exhaustives et aventureuses.
    Départ de Nice, retour à Nice. Un voyage culinaire et gastronomique, qui nous conduit de la Ligurie à la Sardaigne, en Italie et en Sicile, de Malte à la Grèce et à la Turquie, sans oublier Chypre et Israël, puis l'Arabie, le Malawi ou la Réunion, l'Inde, le Vietnam et la Corée du Sud, le Mexique, Cuba, la Colombie, le Pérou ou la Bolivie, Tahiti, la Nouvelle-Orléans et la Floride, puis le Canada, ou encore les Iles Canaries, le Maroc, le Portugal et l'Espagne, enfin l'Autriche et la Pologne avant de revenir dans les Alpes Maritimes. Un itinéraire plutôt surprenant, où la littérature et l'Histoire sont toujours au rendez-vous. Sous forme de nouvelles ou de récits, Le tour du monde en 80 saveurs est une invitation à la découverte des couleurs, des odeurs, des goûts et des saveurs par deux gourmands complices, curieux et vagabonds.
    Explorateurs de cuisine et de gastronomie, en solo ou en duo, ces deux chroniqueurs des saveurs d'ici et d'ailleurs racontent anecdotes et souvenirs cumulés en trente ans autour du monde. Un voyage heureux et généreux, subjectif et drôle, dont les récits finissent toujours par une recette à la Perec, facile et qui donne envie.

    Pierre Bignami a parcouru le monde en tant que personnel navigant après avoir vécu longtemps en Asie du Sud-Est. Chez lui, la cuisine est une affaire de famille. Il est né à Nice d'une famille italienne, qui a dirigé dans les années 1960 deux des enseignes gastronomiques les plus réputées de la Côte d'Azur à Villefranche-sur-Mer où, enfant, il passait ses vacances d'été en cuisine. C'est ce qui a motivé un début de carrière dans le domaine agroalimentaire. Mais l'appel du monde fut le plus fort, même si, quand il est en France, c'est en cuisine qu'on le découvre.

    William Navarrete, né à Cuba, est l'auteur de Vidalina. Interdit de voyager dans son pays d'origine, il s'est promis en venant en France de parcourir le monde. Il vit entre Paris et Nice. Outre son intérêt pour l'histoire et l'histoire de l'art, il évoque souvent dans ses livres les plats qui peuplent l'imaginaire de son enfance et de ses voyages.

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