10/18

  • Blood and sugar

    Laura Shepherd-Robinson

    • 10/18
    • 6 Mai 2021

    Juin 1781. Un cadavre pendu se dessine au travers des brumes de la Tamise. Tad Archer, brillant avocat abolitionniste a été torturé et porte les marques de torture réservés aux esclaves rebelles.
    Son plus vieil ami, le capitaine Harry Corsham se voit chargé par la soeur du défunt de trouver le coupable. Avant sa mort, Tad enquêtait sur un secret qui pouvait, selon lui, causer des dommages irréparables à l'industrie esclavagiste britannique.
    Menaçant sa carrière de parlementaire, Harry Corsham reprend l'enquête pour comprendre qui a pu le mutiler ainsi. Il doit alors se confronter à la réalité brutale de la traite négrière : c'est sur le sanglant commerce du sucre que se font et se défont les fortunes. C'est sur lui que la ville et l'empire sont construits.

    Laura Shepherd-Robinson signe un immense et addictif thriller sur l'Angleterre du xviiie siècle, tiraillée entre esclavagistes et abolitionnistes.

  • Vies et mort de Lucy Loveless Nouv.

    Londres, 1782. Par une nuit d'été, Caroline Corsham tombe sur l'une de ses amies mourante, venue agoniser dans ses bras en lui murmurant un énigmatique « Il sait ». Caroline comprend bientôt que son amie lui avait menti : Lucy Loveless, de son vrai nom, était la prostituée favorite d'un club d'hommes puissants.
    Lorsqu'il apparaît que magistrats et notables ont davantage intérêt à étouffer le crime qu'à le résoudre, Caroline engage un voleur privé, Peregrine Child, pour trouver l'assassin de Lucy. Il fouillera jusqu'aux tréfonds de la société géorgienne, au coeur d'un monde d'artifices, de tromperies et de vies secrètes.
    De désillusions en hypocrisies, Caro lèvera le voile sur tout un monde : celui où les hommes peuvent emmener de belles courtisanes au théâtre et coucher leur fils adultérin sur leur testament. Un monde où les femmes, elles, paient de leur honneur tous les désirs dont elles sont l'objet... Jusqu'à y perdre la vie.

  • « Crise migratoire », « invasion », « grand remplacement », « ruée » : autant d'expressions employées pour décrire l'immigration vers la France, l'Europe ou les « pays du Nord ». Ni anodins ni complètements nouveaux, ces termes font des étrangers une menace.
    Mais sommes-nous réellement au coeur d'une crise migratoire exceptionnelle ? Ou s'agit-il là d'un discours politique et non étayé, alimenté par la peur de l'Autre ? Un discours qui se répète depuis plus d'un siècle et dont seules changent les cibles, et qui se durcit à la faveur de chaque nouvelle crise économique.

    Il est temps de lever le voile sur le processus de fabrication de ce discours sur l'immigration, plus que jamais instrumentalisé au profit de différents acteurs - politiques, entreprises et institutions -, et d'interroger le modèle de société que nous souhaitons bâtir.

  • Robots autonomes, officiers connectés, reconnaissance génomique : les innovations mises au service de la police semblent sans limites.
    Etats et entreprises privées avancent main dans la main pour développer un arsenal sécuritaire hypertechnologique, pas toujours efficace mais qu'un marketing intensif tente de rendre désirable. La « police du futur » ouvre des perspectives orwelliennes : il s'agit autant d'optimiser les équipements et les méthodes des forces de l'ordre que de poser les jalons d'un véritable panoptique policier qui a pour objectif d'aboutir à l'autocontrôle des populations.
    Mais cette mécanique n'est pas implacable. Elle se confronte à des résistances collectives ainsi qu'à la montée en puissance de critiques de plus en plus radicales à l'égard de la police elle-même et de la société qui la produit.

  • Depuis des décennies, la création monétaire n'a plus pour but que de maintenir à flot une économie-monde fondée sur l'hégémonie de la finance et la subalternisation de la production « réelle ». Le fossé est immense entre l'importance des sommes déversées sur les marchés et le manque d'argent consacré aux services publics, aux salaires, à la lutte contre la pauvreté ou le réchauffement climatique. La crise du coronavirus a remis la question monétaire au centre des préoccupations économiques. Mais si l'on ne veut pas revenir à l'ancien monde des milliards qui manquent ici et sont abondants là, il faut changer totalement de pratiques et de priorités. Mettre enfin la monnaie au service du bien comment dans le cadre d'un projet politique égalitaire, afin desubvenir aux besoin réels de sociétés au bord de l'implosion. Par exemple, en passant par la garantie de l'emploi, seule à même de rompre avec le chantage à l'emploi et de réorienter les énergies, les désirs et les compétences vers une économie écologique et solidaire.

  • Un privé à Babylone

    Richard Brautigan

    • 10/18
    • 7 Octobre 2004

    "Faut bien le reconnaître, ce livre m'a énervé. Moi aussi, j'ai fait des polars : j'ai encore la série complète sur mon étagère ; je les donne presque tous pour avoir pondu les aventures du type qui se retrouve un matin dans un cimetière de San Francisco avec quatre noirs pleins de rasoirs autour de lui, une mère grondeuse qui l'accuse d'avoir tué son père à l'âge de quatre ans avec une balle en caoutchouc, qui possède en prime un cadavre dans le réfrigérateur et, dans la tête, suspendus, tous les jardins de Babylone, là même où Smith Smith, le plus grand joueur de base-ball de tous les temps, se bagarre contre les ombres-robots et les cristaux à mercure.
    Big Brautigan" Claude Klotz, 1981.

  • Celui qui sait

    Ian Mcguire

    • 10/18
    • 1 Avril 2021

    Manchester, Angleterre, 1867. Stephen Doyle, un vétéran de la guerre de Sécession, rejoint les Fenians, une société secrète qui prépare la guerre d'indépendance irlandaise. Face à lui, James O'Connor, chef de la police d'origine irlandaise, veut devancer les plans des Fenians pour les empêcher d'agir sans avoir à les tuer. Le destin des deux hommes va se trouver fatalement lié lorsque le neveu d'O'Connor change de camp. Hantés par leur passé et guidés par leur soif de justice et de châtiment, ils devront se battre pour leur vie comme pour leur héritage.

    L'auteur de Dans les eaux du Grand Nord livre de nouveau un récit puissant et vibrant d'une époque où le sang appelle le sang.

  • Dans l'oeil du cyclone

    Anne Perry

    • 10/18
    • 11 Juin 2020

    1933. Italie. Elena, jeune photographe anglaise, tombe amoureuse d'un journaliste, qui meurt assassiné peu après. Juste avant de mourir, il confie à Elena appartenir au MI6 et la charge de terminer sa mission : avertir son contact berlinois qu'un attentat doit avoir lieu contre Scharnhorst, un proche d'Hitler, et qu'il va être imputé aux Britanniques.
    À Berlin, la partition se joue comme prévu : Scharnhorst est assassiné. Bientôt, c'est sur Elena que se resserrent les griffes du complot : une arme est retrouvée parmi ses affaires. Traquée par la police, elle doit s'enfuir et peu à peu, elle découvre l'ampleur du fanatisme nazi, autodafé, persécution des juifs. Elle décide alors de photographier les preuves pour les expédie à son grand-père, resté en Angleterre. Secrets de famille, vengeance personnelle et résonance avec la grande Histoire : en ces temps troublés, Elena devra affronter la vérité de chacun pour comprendre la sienne.

  • Pluie, pubs et chouettes hulottes

    Ann Granger

    • 10/18
    • 20 Janvier 2022

    Le village de Weston St Ambrose, dans les Cotswolds, est confronté à l'hiver le plus pluvieux jamais enregistré. Alors que la rivière sort de son lit, on aperçoit une jeune fille flotter en aval. Morte...
    Appelée pour enquêter, l'inspecteur Jess Campbell découvre que le corps est celui de Courtney Higson, la serveuse du restaurant où dîne le club d'écrivains local. Tous la connaissaient. Certains mieux que d'autres semble-t-il. Jusqu'à envisager un meurtre ?
    Le commissaire Carter, de son côté, regarde du côté du père de la victime, petit bandit de la région, récemment sorti de prison. Carter et Campbell savent qu'ils doivent agir rapidement pour trouver l'assassin de Courtney avant que son père ne se fasse justice lui-même...

  • La mer

    John Banville

    • 10/18
    • 20 Mai 2009

    A la mort de sa femme, Max décide de retourner aux Cèdres, propriété du bord de mer et maison de son enfance. Tiraillé par le chagrin, la colère et l'insondable douleur du deuil, il se réfugie dans le passé, pour " échapper au présent froid et à l'avenir encore plus froid ". Il y revit ces moments d'enfance, troublé et fasciné par la famille Grace : Constance, la mère séductrice ; Carlo, le père autocrate ; et puis les mystérieux jumeaux, Chloé et Myles, le garçon muet. II y revit aussi ce tragique événement qui marquera au fer rouge le reste de son existence... Booker Prize 2005, La Mer est un roman d'une beauté envoûtante, mélancolique et sensuelle, sur l'amour, la perte et le pouvoir de la mémoire.

  • Les saisons de la nuit

    Colum Mccann

    • 10/18
    • 20 Janvier 2000

    " ce roman parle de new york, d'amour, de mariages mixtes, de terrassiers qui creusent des tunnels, de bâtisseurs de gratte-ciel qui dansent sur des poutrelles à des centaines de mètres au-dessus de la ville.
    C'est peut-être le premier vrai roman consacré aux sans-abri, à ceux qui vivent au-dessous et à l'écart de la cité prospère. on sent que colum mccann a fréquenté ces lieux-là : dans une langue qui procure un plaisir presque physique, il évoque avec une rare puissance ce présent qui empeste et ce passé qui oppresse. " frank mccourt.

  • La vengeance de la pelouse

    Richard Brautigan

    • 10/18
    • 7 Octobre 2004

    " J'ai examiné des petits bouts de mon enfance.
    Ce sont des morceaux d'une vie lointaine qui n'ont ni forme ni sens. Des choses qui se sont produites comme des poussières. " Quand ce recueil a paru aux États-Unis, Brautigan avait à peine plus de trente-cinq ans, parvenu " à mi-chemin ", au lieu et temps des bilans, peut-être, et des nostalgies. Aucun autre livre de Brautigan n'est aussi chargé du lyrisme des souvenirs d'enfance, ni aussi marqué de cette sereine fraîcheur, exempte de toute complaisance, dont il est toujours tant loué.
    Ces soixante-deux courts textes, qu'on hésite à appeler nouvelles, sont autant de petites victoires sur les ruses du sort et du temps, et sur soi-même, une succession d'instants privilégiés où l'étrange impassibilité du conteur réalise l'alliance tranquille du malheur et de la blague, jusqu'à ce que telle révélation finale, en forme d'envoi, dissipe l'apparente légèreté du rien, une manière de réconciliation, enfin, avec ses propres amertumes, avec une société américaine en échec, avec l'absurde et le dérisoire de l'univers.
    M. -C. A. , 1984.

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