Littérature générale

  • Noa-noa

    Paul Gauguin

    Le manuscrit de 1893, resté longtemps inconnu, est retrouvé par hasard, à Paris plus de 50 ans après la mort de Gauguin. Ici point d'intervention de Charles Morice qui donna à diverses éditions un lustre de « civilisé » que Gauguin, mal informé, à l'autre bout du monde, semblait redouter. En venant à Tahiti, Gauguin s'est fixé comme but de libérer son art de l'héritage de la culture occidentale. Mais à peine arrivé à Tahiti, il se heurte à l'administration mise en place par la France. Pour surmonter ses déconvenues, il part à la découverte de l'île. En une langue simple et directe, il rend sensible la dualité civilisé-sauvage et nous livre son attachement grandissant pour la race et les traditions maories.
    />

  • « A ma fenêtre, ici aux Marquises, à Atuona, tout s'obscurcit, les danses sont finies, les douces mélodies se sont éteintes. Mais ce n'est pas le silence. En crescendo le vent zigzague les branches, la grande danse commence ; le cyclone bat son plein. » Tel l'ouragan qui s'abat sur l'île d'Hiva Oa, où Gauguin s'est installé depuis septembre 1901, les souvenirs déferlent : anecdotes et portraits incisifs, sarcasmes et louanges, enchantements et désillusions. Manet, Degas, Cézanne, Van Gogh... le Pérou, la Bretagne, Arles... Tahiti et les Marquises. La beauté du peuple maori, la médiocrité des fonctionnaires coloniaux. Parfois en trois mots, tout est dit.

  • L'analyse la plus approfondie des relations qui unirent Paul Gauguin et Vincent Van Gogh depuis leur première rencontre à Paris en 1887 jusqu'aux circonstances dramatiques de leur séparation un an plus tard, en Provence. Une douzaine de lettres inédites reproduites en fac-similé. Quinze planches en couleur, nombreuses illustrations en simili gravure, trois double feuillets en phototypie. « ...On comprend par divers recoupements pourquoi les deux mois passés à Arles ont été l'occasion d'une production abondante et exceptionnelle pour deux êtres acquis à l'infini... Victor Merlhès a réussi une grande composition. » Bulletin critique du livre français

  • Quatorze lettres de Paul Gauguin, deux d'Émile Bernard, une de Schuffenecker - intégralement ou partiellement inédites, tels sont pour l'essentiel les documents que présente ce livre. De Bretagne, de Paris et de Polynésie, celles de Gauguin furent toutes adressées à Claude-Émile Schuffenecker entre 1889 et 1897. Livrées telles quelles, hors de tout contexte, leur substance aurait pu paraître un peu sèche, parfois énigmatique. Liées par un texte succinct qui, en les éclairant, découvre leurs tenants et leurs aboutissants, elles retracent une histoire encore mal connue et offrent de nouveaux jalons pour une biographie de Gauguin.

  • " Il y a 25 ans, sur le chemin de l'école, j'observais les gens. Et ceux que je croisais agissaient comme si de rien n'était. Ils me saluaient, me souriaient parfois, et continuaient leur chemin. Et plus ils agissaient de manière " naturelle ", plus j'étais convaincu qu'ils faisaient semblant, qu'ils trichaient, qu'ils avaient quelque chose à cacher. Ces modes comportementaux, presque identiques d'un individu à l'autre, étaient pour moi la preuve de l'existence d'une gigantesque organisation dont l'un des objectifs était de m'élever dans l'ignorance totale de la réalité. Dès que j'étais seul trop longtemps, l'organisation s'arrangeait pour que des êtres d'apparence humaine, fabriqués par eux, puissent venir naturellement à ma rencontre, afin que jamais je ne puisse douter d'appartenir à une communauté. Je savais que tout ceci n'était que mise en scène. Après les avoir croisés, je me retournais subitement pour les surprendre. Et sur le chemin de l'école, ces individus continuaient à faire semblant, comme s'ils avaient tout prévu, jusque dans la possibilité même de ce retournement. Je les voyais s'éloigner et je sentais bien qu'ils se retenaient de rire ".

  • Je suis allé me baigner.
    J'ai nagé longtemps, la mer me lavait, je ne pensais pas. J'ai tiré jusqu'à l'île Gaby. J'en ai fait le tour, j'ai trouvé un endroit complètement désert, abandonné même des gabians piailleurs, et là, je me suis allongé sur la pierre, et j'ai fermé les yeux. J'affrontais ce que j'étais face à face. J'étais de nouveau entier et il fallait que je l'accepte.

  • A bord d'un navire qui fait route vers le Pacifique, une jeune femme nous livre des descriptions aussi étonnantes qu'amusantes sur les moeurs des lieux où elle séjourne : Nouvelle-Zélande, Australie, Nouvelle-Calédonie, enfin Tahiti où elle observe la vie quotidienne des îliennes. Madame Giovanni traverse l'océan en 1851. San Francisco, à peine sortie de terre et ravagée par des incendies criminels, attire affairistes et chercheurs d'or. Mais l'ardeur des pionniers ne se consument pas plus que celle de Madame Giovanni dont la plume alerte peint, sans fard, le tableau

  • En absence

    Joseph Vebret

    Qui est donc cette femme mystérieuse qui s'incruste chez ce célèbre écrivain, un soir de réveillon de jour de l'an, tandis qu'il travaille sur un nouveau projet ? Et d'où vient-elle ? Par quel miracle sait-elle tout de lui, alors qu'il ne l'a jamais rencontrée auparavant ? Qu'a-t-elle donc à lui reprocher ? Pourquoi le pousse-t-elle dans ses derniers retranchements.
    Tombera-t-il enfin le masque ?

  • Oran après la mer

    Fatima Bakhai

    Chronique des temps révolus racontée par Mimouna, une femme modeste qui n'a plus beaucoup de temps à vivre et qui retrouve, au fur et à mesure que ses forces la quittent, la détermination de sa jeunesse pour raconter la condition féminine, le racisme de certains colons et la vie quotidienne des petites gens d'Oran, des années 1930 à la fin de la guerre d'Algérie.

  • Le frère. __ la nuit n'existera plus. Jamais. Les chiens sont là, je les entends, ils me suivent à la trace. Se débarrasser de cette odeur. J'ai froid, mes vêtements sont trempés. Je n('ai plus peur. La nuit n'existera plus et ma bouche va s'ouvrir. le soleil se lève, les yeux me piquent. Quand je me suis enfui de la maison, je l'ai regardée une dernière fois sur sa balançoire. Anna. Chemisier ouvert sur trois boutons. Les seins offerts.
    Ma petite soeur.

  • L'homme qui regarde.
    - Tu es fou. l'homme qui travaille. - Je suis vivant. Et l'avenir m'appartient ! (Il remplit son verre, le vide d'un trait, le remplit à nouveau et se remet au travail.) L'homme a besoin de boites pour ranger ses souvenirs, pour protéger ses rêves, pour semer ses projets, pour nourrir ses utopies. L'homme qui regarde. - Mais qui voudra de ces boîtes qui ne ressemblent à rien ?

  • Camus dans le narguilé

    Hamid Grine

    Un étonnant roman, qui aborde le rapport souvent complexe entre Albert Camus et l'Algérie, en le mettant en parallèle avec la quête impossible du père, et la réconciliation posthume avec celui-ci .

  • Je vais vous raconter un secret, je me suis fait gronder.
    Grand papa Jakob m'a puni. Que je vous explique : je m'appelle Schlomo Sigismund Freud. J'habite Vienne depuis peu. Avant, je vivais à Frieberg, en Moravie. C'est là que tout a commencé... D'abord, Grand papa Jakob n'est pas mon grand-père mais mon papa. Il me semble juste le plus puissant des hommes. Il dort avec Maman Amalie, et moi je ne suis pas d'accord. Pas du tout. C'est une erreur.

  • la mère.
    - alors c'est que vous n'avez jamais eu froid. vous êtes trop jeune. le froid, ça appartient au passé, comme les loups et les grandes familles. vous ne pouvez pas savoir ce que c'était, de traverser l'hiver des hautes terres avant qu'on y ait planté tous ces sapins qui ont, paraît-il, modifié le climat, l'ont réchauffé, ont échangé un peu de douceur contre la nuit des résineux et ont chassé les hommes, oui, une nuit maintenant sans légendes parce que sans personne pour dire l'hiver, pour écouter les morts et plaindre les vivants, non, plus personne...
    (elle se lève, va à la fenêtre.) paul est en retard... ils sont tous en retard.

  • Juillet 2011. Les déplacements du président provoquent des manifestations si violentes qu'il ne peut plus quitter, l'Elysée. Sa santé décline. Sa paranoïa atteint des sommets. Il se bunkérise, se laisse pousser la moustache, est obsédé par Louis XVI. Le 14 juillet, il est absent des, cérémonies. Les rumeurs les plus folles courent. Sa femme l'a-t-elle quitté ? A-t-il perdu la raison ? Est-il toujours. vivant ? En désespoir de cause, les stratèges élyséens imaginent un ultime stratagème pour provoquer l'électrochoc qui sauvera le président " Je suis partout ". Mais un coup de théâtre sensationnel va anéantir leurs derniers espoirs...

  • Que me restait-il des gros seins de la petite juive ?.
    Il me restait, intact, le fantôme qui m'avait accompagné toutes ces années et pouvait maintenant, après sa métamorphose ultime, se fondre à mon esprit apaisé, au milieu de la lumière d'août, dans le tardif et trompeur éblouissement du monde.

  • Une série d'entretiens avec une quinzaine de poètes contemporains pour saisir, par les paroles, les gestes et les regards, ce qui incite à faire de la poésie aujourd'hui, dans un monde où cette pratique paraît plus incongrue que jamais.

    Un film sur les poètes ? Et vivants encore ? C'est le pari du réalisateur Xavier Gayan qui a mené pendant plusieurs mois une série d'entretiens avec des poètes contemporains pour comprendre, par leurs paroles, par leurs gestes, par leurs regards, ce qui incite à faire de la poésie dans un monde où cette pratique paraît plus incongrue que jamais.
    Qu'est-ce que la poésie ? Quel est le rôle politique du poète ? Comment le fait d'être bilingue ou trilingue influe-t-il sur leur écriture ? Entretiens et poèmes se succèdent tout au long du film Les poètes sont encore vivants.
    A l'origine du projet, Xavier Gayan avait le désir de faire sentir ce qu'est la poésie aujourd'hui, ce qu'elle a d'unique par rapport aux autres arts. Paroles, poésies, paysages... nous voyageons à travers les mots, les langues et le territoire. Nous entendons combien la langue nous façonne et à quel point les poètes permettent de l'éclairer, de la bouger, de la transformer et de nous libérer de son emprisonnement.

    « La poésie c'est le maximum dans le minimum. » Yvon Le Men Avec Benny Aguey-Zinsou, Maram Al Masri, Edith Azam, Stéphane Bataillon, Paul de Brancion, Emmanuel Comtet, Jacques Darras, Marc Delouze, Souleymane Diamanka, Mireille Fargier Caruso, Yvon Le Men, Charles Pennequin, Jean Portante, Lysiane Rakotoson.

  • Une descente littéraire et philosophique à travers différents états du sommeil. Une successions de dormeurs et la lecture de quatre textes de Michel Butor (Matière de rêve), Clément Rosset (Route de nuit), Pierre Pachet (Nuits étroitement surveillées) et Jean-Luc Nancy (Tombe de sommeil), nous invitent à un cheminement du rêve vers le sommeil profond.

    Le DVD contient également un film de Virgile Novarina et deux entretiens filmés avec Michel Butor et Pierre Pachet :
    Autour du sommeil (2005) : petit abrégé de la vie des dormeurs, à l'usage des éveillés. Construit comme un documentaire animalier sur les dormeurs, ce film raconte le déroulement d'une journée, du matin au soir. Les seuls personnages sont des dormeurs et des bailleurs qui ont été filmés dans les transports en commun, les lieux publics et dans l'intimité.
    Michel Butor, le rêve dans l'écriture (2016) : Michel Butor envisage toute son oeuvre sous le prisme du rêve : les rêves des personnages dans ses romans, son livre Matière de rêve, et sa poésie comme un rêve éveillé.
    Pierre Pachet, la force de dormir (2016) : Pierre Pachet revient sur deux de ses livres : Nuits étroitement surveillées et La Force de dormir. Il nous raconte comment son intérêt pour le sommeil a suscité son désir d'écrire.

    Après des études de mathématiques et de physique, Virgile Novarina (né en 1976) s'est consacré à l'exploration artistique de son propre sommeil sous forme d'écrits et de dessins, et du sommeil des autres sous forme de photos et de vidéos. Il a publié huit livres d'écrits et dessins de nuit et a exposé en France, en Allemagne, au Portugal, en Espagne, en Pologne et aux États-Unis. Depuis 2006, le simple fait de dormir est devenu une part intégrante de son travail, sous forme de performances intitulées « En somme », durant lesquelles il dort publiquement dans des vitrines de magasins, des galeries et des musées.

  • Coffret incluant un livre qui rassemble de nombreuses contributions et un film qui dresse un portrait intime de Bernard Heidsieck, ainsi que des entretiens avec d'autres figures majeures de la poésie sonore.
    Soit Bernard Heidsieck, un poète en action.
    Soit la poésie en action.
    Soit un ensemble d'oeuvres de Bernard Heidsieck issu des collections du Centre national des arts plastiques et présenté par Anne-Laure Chamboissier et Philippe Franck dans l'exposition « Sonopoetics », à Bruxelles en 2010.
    Soit un désir de rencontrer un artiste pionnier et d'appréhender une oeuvre singulière.
    Soit un cercle d'artistes qui témoignent.
    Soit un film pour réaffirmer l'importance et l'actualité de cette oeuvre majeure.
    Soit un recueil de contributions inédites de Bernard Blistène, Jean-Pierre Bobillot, Anne-Laure Chamboissier, Anne-James Chaton, Philippe Franck, John Giorno, Jean-Marie Gleize, Bernard Heidsieck, Arnaud Labelle-Rojoux, Richard Martel et Michèle Métail.

    Le film, réalisé par Anne-Laure Chamboissier et Philippe Franck, en collaboration avec Gilles Coudert, dresse un portrait intime de Bernard Heidsieck, pionnier dès 1955 de la poésie sonore et fondateur en 1962 de la poésie action. Il invite à un voyage dans sa « double vie » d'artiste et de banquier et dans son oeuvre, à travers un ensemble de conversations et de documents audiovisuels inédits. Des entretiens avec d'autres figures majeures de la poésie sonore viennent enrichir ce témoignage. Jean-Pierre Bobillot, Olivier Cadiot, Laurent Cauwet, Anne-James Chaton, Paul-Armand Gette, John Giorno, Bernard Heidsieck, Françoise Janicot, Arnaud Labelle-Rojoux et Jean-Jacques Lebel dessinent un tableau vivant de l'histoire de la poésie sonore et de ses développements actuels.
    Offre spéciale pour l'achat des trois livres / DVD parus dans la collection Variations sur... (coéditée avec le CNAP) : Poésie action..., Numéro Trois - Variations sur Numéro Deux de Jean-Luc Godard et Blvd Garibaldi - Variations sur Yona Friedman.

    Anne-Laure Chamboissier est commissaire d'expositions d'art contemporain.
    Philippe Franck est historien de l'art, critique, producteur, enseignant ainsi que créateur interdisciplinaire.
    Gilles Coudert est réalisateur, producteur et éditeur.

empty