Art Et Fiction

  • Divine Chromatie est un livre d'art où se déploient une centaine de reproductions basées sur un travail de peintures monumentales de Philippe Fretz en cours de réalisation depuis cinq ans. Ces peintures forment une oeuvre géante de 3,60 x 11 mètres réinterprétant de manière contemporaine les trois volets de La divine comédie de Dante: L'Enfer, Le Purgatoire et Le Paradis. Accompagné d'un texte de Fabrice Hadjadj, philosophe et écrivain français, ainsi que d'une introduction de Didier Ottaviani, spécialiste de la pensée du Moyen-Âge, ce livre permet au lecteur d'aborder La divine comédie avec un regard neuf et profond.

  • Anne Rochat ; in corpore Nouv.

    Cette publication, richement illustrée, offre pour la première fois un panorama du travail réalisé par Anne Rochat (*1982) ces dix dernières années. Se déclinant essentiellement au moyen de la performance, élaborée en réponse à des lieux et des situations données, la pratique de l'artiste s'appréhende tantôt en direct dans l'ici et maintenant de la performance, tantôt en différé au moyen de la captation vidéo. L'ouvrage articule visuellement le travail performatif, faisant dialoguer les images comme autant d'éléments d'un récit, et comprend deux textes inédits de Jean Rochat (historien) et d'Olivier Kaeser (historien de l'art et commissaire d'expositions), ainsi que des photographies de Matthieu Gafsou.

  • Imaginez un paparazzi ou un photographe de guerre en vacances - pas une starlette à l'horizon, pas un fait d'armes à témoigner au monde, que lui reste-t-il à photographier ?

  • Centré sur une série de travaux récents menés autour de la thématique du temps relatif, fluctuant et pluriel à travers des images et collages digitaux, l'entretien mené par Françoise Jaunin évoque la double formation scientifique et artistique de Lalie S. Pascual et son besoin de faire coïncider ses intérêts et ses questionnements de chercheuse et de créatrice. En passant par la géométrie fractale, les algorithmes, brouillages d'échelles entre microcosme et macrocosme, danse de particules et petites allégories de la condition humaine dans le vertige d'un monde en état de transformation perpétuelle. En écho à cette conversation, l'artiste a conçu une suite d'images en forme de réflexion sur les incertitudes ambiguës et fécondes du temps.

  • Cette co-édition s'inscrit dans le cadre du Prix culturel Manor Sion 2015 et accompagne l'exposition de Barbezat-Villetard, a dissident room, présentée au Musée d'art du Valais à Sion, du 28 novembre 2015 au 03 avril 2016.

    À l'aube de leur première exposition d'envergure au Musée d'art du Valais, les artistes Camille Villetard et Matthieu Barbezat imaginent un « carnet des possibles ». Entre le carnet de croquis et le catalogue d'exposition, cet ouvrage retrace les prémisses d'une oeuvre en devenir à travers cinq textes (Diane Antille, Daniel Zamarbide, Barnaby Drabble, Ba Berger, Marco Costantini) et un ensemble de dessins.

  • Agrisculpture

    Maximilien Urfer

    Ces agrisculptures sont autant de sculptures involontaires exposées au grand air, témoins d'une activité agricole régie par ses propres règles et outils. Il y a bien la trace d'un auteur anonyme derrière chaque territoire, de la disposition de pommes avariées sur la terre fraîche à l'empilement méthodique de caisses à légumes. Puis un certain laisser-aller aussi, où toutes les matières demeurent potentiellement utiles et s'amoncellent dans les coins, en attendant.

  • Abbraccio, c'est un drôle de jeu. Un pas de deux entre l'immensité du paysage alpin et des personnages hybrides, homanimaux, nés dans l'antre de l'atelier de Zaric, modelés dans l'argile, imprimés dans le plâtre du moule avant d'être pétrifiés dans le ciment. 

  • Depuis 1996, le festival Les Urbaines, axé exclusivement sur la découverte, a programmé plus de 650 compagnies et artistes différents dans les domaines de la danse, du théâtre, de la performance, de la musique et des arts visuels. Il a notamment été témoin de l'émergence d'une scène suisse au succès maintenant international: les premières apparitions de Gilles Jobin, Massimo Furlan, Yan Duyvendak, François Gremaud, Marie-Caroline Hominal, Anne Rochat, Laetitia Dosch, Guillaume Reymond, Guillaume Pillet, Mai-Thu Perret, Elodie Pong, Christopher Füllemann, Florence Jung, Velma, Larytta, Ghostape, Norient, Dimlite ou Strotter Inst., Niels Amadeus Lange, Annina Machaz.
    Afin de marquer le 20ème anniversaire du festival, art&fiction, en collaboration avec Les Urbaines, publie un ouvrage compilant, d'une part, le remarquable matériel photographique du festival mené par Nelly Rodriguez (photographe attitrée du festival depuis douze années) et, d'autre part, une quinzaine de contributions aux formes aussi hétéroclites que le programme annuel des Urbaines, rédigées par des spécialistes des milieux culturels. Cet ouvrage, qui comprend également un index de l'ensemble des projets, met en lumière les spécificités de la scène que le festival a portée et les conditions de sa constitution.
    La liberté de médium, l'autodétermination et la mise en réseau internationale des artistes du festival ont permis une innovation forte en Suisse dont témoigne cet ouvrage.

  • François Burland a choisi sept épisodes de la Nativité et les a soumis à son inspiration insoumise. S'emparant des plus beaux chefs-d'oeuvre de la peinture du Trecento italien, il les mixe avec son iconographie habituelle: super-héros de son enfance, fantômes post-guerre froide sur fond de zeppelin et de papillons. Ces collages se retrouvent ensuite entre les mains d'une classe de gymnasiens lausannois, sont agrandis et transformés par le truchement de la gravure sur bois: les couleurs pastel et les ors des collages sont remplacés par les veines, les noirs expressionnistes, le geste individuel par le collectif.

    Les sept gravures monumentales sont exposées dans le choeur de l'église Saint-François, formant un polyptyque audacieux et puissant. Pendant deux mois, un dialogue intense s'établit entre l'oeuvre, les textes bibliques et l'«habitant» des lieux, le pasteur Jean-François Ramelet. Celui-ci a macéré dans le jus des gravures de Burland, s'est laissé faire par elles. Il nous livre ici les surprises, les étonnements, les questionnements, les déplacements et les dévoilements que l'interprétation de l'artiste a provoqués en lui.

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