Ateliers Henry Dougier

  • La mort en face selon Goya

    Sophie Doudet

    • Ateliers henry dougier
    • 7 Avril 2022

    Peintre de La Famille de Charles IV et graveur des Désastres de la guerre, homme d'affaires âpre au gain ou romantique hanté par le néant, libéral réformiste ou opportuniste prudent, artiste engagé ou fantasque, patriote espagnol né en Aragon ou universaliste des Lumières mort exilé en France, qui fut vraiment Goya ? Pourquoi le Tres de mayo, qui est aujourd'hui le tableau le plus célèbre du peintre et même peut-être du musée du Prado, a-t-il été méprisé lors de sa création en 1814 puis oublié pendant plus de quarante ans ? Comment ce tableau historique, qui évoque l'écrasement de l'insurrection espagnole en 1808, est-il devenu, à l'instar du Guernica de Picasso, l'accusation absolue de la guerre ?
    La vie et l'oeuvre de Goya sont une énigme ; et ce sont des réponses que Mariano Goya est venu chercher, un matin de juin 1869, au coeur du cimetière des Chartreux de Bordeaux, face à la tombe de son illustre grand-père. Sous la dalle, au milieu des os, un journal intime attend de faire entendre enfin la voix d'outre-tombe.

  • Les noces rouges selon Bruegel

    Jean-Yves Laurichesse

    • Ateliers henry dougier
    • 7 Avril 2022

    Alors que le duc d'Albe, bras armé de Philippe II d'Espagne, fait régner la terreur en Flandre, Pieter Bruegel l'Ancien peint l'un de ses derniers tableaux, Le repas de noces, dans lequel il met toute la sympathie qu'il porte aux paysans et à leurs simples joies. Mais ce tableau représente aussi un défi au pouvoir royal et à l'Inquisition, hostiles à l'esprit de liberté qui anime les fêtes populaires, et les taches rouges qui le ponctuent pourraient bien être l'expression de la violence des temps. Le roman nous fait entrer dans l'intimité de Bruegel pendant la composition de son tableau, tout en donnant la parole à dix témoins de sa vie et de son oeuvre (proches, mécènes, artistes...), éclairant sous différents angles sa personnalité exceptionnelle, mais mal connue.

  • La vengeance divine selon Garouste

    Philippe Langénieux

    • Ateliers henry dougier
    • 20 Janvier 2022

    Quand une toile prend la parole et raconte le processus de création de l'un des plus grands peintres contemporains.

    Comment Gérard Garouste, cérébral, inventif et mystérieux, parvient-il à représenter un grand sujet de la mythologie grecque: la rencontre dramatique de Diane et Actéon ? Depuis l'atelier où le maître multiplie les esquisses jusqu'au mur du musée de la Chasse et de la Nature où elle est désormais exposée, la toile nous fait partager ses inquiétudes, ses tribulations, ses surprises et finalement sa fierté.

    L'auteur plonge dans l'univers d'un artiste qui, malgré son immense succès doute toujours de lui-même, et nous raconte ici le tableau d'un fou de peinture.

  • Le géant des florentins selon Michel-Ange

    Jean Lovera

    • Ateliers henry dougier
    • 20 Janvier 2022

    Il était impensable de sculpter ce bloc, ce monstre de pierre haut de cinq mètres, refusé par tous les sculpteurs approchés, quand Michel-Ange en 1501, à 26 ans, se lance avec passion dans ce chantier fou, rugueux et violent.
    Il raconte ici à son assistant Ascanio Condivi la naissance tumultueuse d'une oeuvre hors norme, célébrée par ses contemporains comme « le Géant ». Parce qu'ils y voient une allégorie de la République de Florence alliant le courage et l'intelligence face à la force aveugle de ses ennemis.

    « Goliath ne m'intéresse pas, David non plus ! Tout a déjà été dit. C'est le courage de David, ses doutes, sa peur et sa tension qui me touchent et me questionnent. Je vais le représenter avant ! Avant le combat. On comprendra, à sa façon de regarder et de bander ses muscles, que le Philistin est sa cible. Je veux que le mouvement soit perceptible. Rien de pire qu'une figure inanimée. Sans mouvement, elle est deux fois morte. Mon David sera beau par son corps et son âme pure. Je veux le sculpter à l'instant où il s'apprête à s'élancer vers Goliath, quand tout le monde s'enfuit. »

  • Le dernier sommeil selon Caravage

    Alain Le Ninèze

    • Ateliers henry dougier
    • 20 Janvier 2022

    Lorsqu'il peint La Mort de la Vierge en 1606, Caravage est déjà un artiste célèbre à Rome. Mais son tableau déclenche un énorme scandale. Les religieux du couvent qui le lui ont commandé refusent de l'accrocher dans leur église : en lieu et place d'une Vierge montant au ciel dans la gloire de l'Assomption, le peintre a représenté le cadavre d'une femme. Et le modèle qu'il a pris est le corps d'une prostituée retrouvée noyée dans le Tibre...
    Caravage, alors âgé de trente-six ans, est à un tournant de sa vie. Les circonstances vont l'entraîner dans un maelström qui fera de ses quatre dernières années une véritable descente aux enfers.

  • Un message de consolation selon Gauguin

    Marika Doux

    • Ateliers henry dougier
    • 23 Septembre 2021

    Le Pouldu, Finistère, fin octobre 1889. Paul Gauguin s'est réfugié à La Buvette de la plage. Plus rien ne va pour lui. Le succès tant espéré s'éloigne, l'inspiration le déserte, et il vit dans la plus grande pauvreté. Comment faire avec la vie quand tout ne paraît qu'échec et absurdité ?Persévérer ? Malgré les souvenirs, les visions, les regrets ?

    « Oui, peut-être. Oui quand même. Parce qu'il y a l'ami Meijer de Haan, la belle Madeleine Delorme, et puis Jésus, un métèque comme moi, dont le destin me hante depuis toujours, et plus encore depuis mon détour par la chapelle de Trémalo... » Récit à la première personne, en écho aux propos mêmes de Paul Gauguin, cette fiction propose un parcours intérieur imaginaire qui cherche à comprendre ce qu'on peut appeler le mystère du Christ jaune, tableau célèbre renouvelant le thème, sur lequel le peintre, curieusement, ne s'est jamais exprimé...

  • Chemins sans issue selon Van Gogh

    David Haziot

    • Ateliers henry dougier
    • 23 Septembre 2021

    Le Champ de blé aux corbeaux est devenu un tableau mythique. Mais s'il excelle à faire connaître une oeuvre, le mythe obscurcit plus qu'il n'éclaire. Non, cette toile ne fut pas la dernière de Van Gogh, et non, il ne s'est pas suicidé devant. Longtemps, par égard pour les témoins vivants, on a occulté le rôle de Théo et d'autres personnes dans la tragédie d'Auvers-sur-Oise. Ce récit rétablit, par le don de vie du roman, le scénario de la fin.

    Le Champ de blé aux corbeaux, ainsi remis en perspective, en sort plus poignant. Comme tout chef-d'oeuvre, il est une synthèse de l'art de son auteur par la couleur et par le trait, en adéquation parfaite avec son ressenti de l'instant. Le comprendre le fait d'autant plus aimer.

  • Les scandales d'un naufrage selon Géricault

    Philippe Langénieux

    • Ateliers henry dougier
    • 23 Septembre 2021

    À travers Alexandre Corréard, l'un des survivants du naufrage de La Méduse, l'auteur retrace les secrets de la conception et de la réalisation de la première oeuvre de l'histoire de la peinture française, inspirée d'un fait divers scandaleux et tragique. Cette immense toile de trente-cinq m2 acquise par le Louvre en 1824 a provoqué un scandale considérable.

    Le thème bousculait le régime monarchique, le personnage principal de l'oeuvre symbolisait la lutte contre la traite des Noirs, les modèles étaient pour la plupart des survivants de ce drame. L'artiste avait aussi travaillé sur des cadavres rapportés de l'hôpital Beaujon proche de son atelier.

  • Sous le ciel immense selon O'Keeffe

    Catherine Guennec

    • Ateliers henry dougier
    • 26 Août 2021

    Une vision du désert ou une vision dans le désert, avec, comme en lévitation, une rose et un crâne de bélier... Intrigante, mystérieuse, cette toile de O'Keeffe de 1935 rassemble ses thèmes récurrents : les ossements, les fleurs, l'immensité du désert, du ciel... fantastiques et infinis espaces qui l'auront toujours fascinée.
    Cette peinture nous attire vers l'histoire singulière de cette légende, cette icône qui s'est imposée très tôt aux Etats-Unis mais qui reste aujourd'hui encore étrangement méconnue pour ne pas dire inconnue en Europe.
    Derrière O'Keeffe, bien cachée, il y a Georgia... Une femme libre, talentueuse, une grande amoureuse aussi, qui un beau jour va quitter New York pour trouver refuge au coeur des terres arides de l'Ouest américain. A Ghost Ranch, « sous le ciel immense » du Nouveau Mexique...

  • Les heures suspendues selon Hopper

    Catherine Guennec

    • Ateliers henry dougier
    • 8 Avril 2021

    L'atmosphère de cette toile est étrange, la scène énigmatique, comme dans tous les tableaux du peintre, c'est vrai ; Hopper est un ensorceleur.
    Ses peintures, baignées de grande solitude, de mélancolie sourde, subliment la banalité et intriguent. Rêveries inquiètes qui nous entraînent dans un monde intranquille, peuplé de fantômes esseulés.

  • La femme moderne selon Manet

    Alain Le Ninèze

    • Ateliers henry dougier
    • 8 Avril 2021

    Exposée au Salon de 1865, l'Olympia de Manet déclencha une violente polémique. Le scandale n'était pas de montrer une femme nue étendue sur un lit, non, bien sûr, la peinture l'avait fait cent fois depuis la Renaissance... Alors, était-ce de montrer une courtisane fixant du regard le spectateur, comme si c'était lui son prochain client, à moins qu'il ne soit simplement un voyeur ? Était-ce cette main posée sur son sexe ? Ou ce chat noir à la queue impudemment dressée ? C'est un peu tout cela, sans doute, qui valut à Manet cette réputation de pornographe qui poursuivait déjà son ami Baudelaire depuis la condamnation pour immoralité de ses Fleurs du mal.
    L'histoire de ce sulfureux chef-d'oeuvre est racontée ici, dans un journal fictif, par Victorine Meurent, l'Olympia du tableau, qui fut le modèle préféré du peintre pendant une dizaine d'années.

  • De l'or dans la nuit de Vienne selon Klimt

    Alain Vircondelet

    • Ateliers henry dougier
    • 8 Avril 2021

    « La toile aux dimensions inhabituelles sortait peu à peu de sa solitude de lin. Klimt l'avait recouverte d'une ample couche d'or mat, au cuivré profond, d'une densité puissante propre à accueillir le motif. Il se souvenait des fonds des fresques de Ravenne et des coupoles de San Marco et de Torcello, tous dorés eux aussi, aptes à recevoir. L'or comme un ciel offert à toutes les promesses, disait-il. Car de lui naîtrait l'objet même du tableau... » Le Baiser de Klimt est devenu le tableau de tous les records : le plus connu du XXe siècle, le plus admiré, le plus copié, le plus « marchandisé »... Mais que sait-on de sa création ? Et surtout, quel sens Klimt a-t-il voulu donner à son chef-d'oeuvre ?

empty