Attila

  • Voici l'histoire du dernier des hommes qui parlait la langue des serpents, de sa soeur qui tomba amoureuse d'un ours, de sa mère qui rôtissait compulsivement des élans, de son grand-père qui guerroyait sans jambes, d'une paysanne qui rêvait d'un loup-garou, d'un vieil homme qui chassait les vents, d'une salamandre qui volait dans les airs, d'australopithèques qui élevaient des poux géants, d'un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons épouvantés par tout ce qui précède... Peuplé de personnages étonnants, empreint de réalisme magique et d'un souffle inspiré des sagas scandinaves , un roman à l'humour et à l'imagination délirants.

  • Un chef d'oeuvre maudit, faisant le lien entre Gracq et Tolkien : pertes de manuscrit, faillite d'éditeur, incendie d'entrepôts... Publié par Bernard Noël chez Flammarion en 1982, victime de problèmes de fabrication puis de l'incendie des entrepôts de l'éditeur, Les Jardins statuaires n'a jamais connu de véritable existence en librairie depuis près de trente ans. Récit de voyage, conte philosophique, utopie, roman initiatique et roman d'aventures, le texte déroge aux habituelles catégories littéraires. Jacques Abeille a forgé un domaine fantastique qui rejoint ceux de Mervyn Peake, de Julien Gracq, d'André Hardellet, avec la langue d'un peintre et d'un poète, créant des mondes d'une rare force visuelle. A une époque indéterminée, un voyageur découvre le pays des « Jardins statuaires », un ensemble de domaines, protégés par de vastes enceintes, où la principale activité des hommes consiste à cultiver des statues. Dans ces propriétés où la pierre pousse sans cesse, la vie est réglée d'après une organisation rigoureuse, apparemment ludique et rationnelle, mais aux fondements étranges. Au fil des pérégrinations du voyageur, l'utopie se lézarde...

  • Un guide pratique, une autre manière de se promener dans Paris.
    L'auteur a arpenté Paris pendant des mois avant de pouvoir quadriller la ville des 200 toilettes réunies dans ce livre. Ces toilettes sont situées dans des espaces publics, leur accès est gratuit et plus surprenant que celui des habituelles sanisettes. Elles sont le fruit d'une quête incongrue qui, par ses énumérations et sa tentative d'épuisement d'un lieu, n'aurait sans doute pas déplu à Georges Perec.

    De fait, que vous soyez représentant de commerce, vagabond ou simple lecteur en chambre, que vous souhaitiez faire un usage pratique de ce guide ou goûter à sa poésie des inventaires, Où faire pipi à Paris ? devrait vous satisfaire. Et ce d'autant plus que d'autres lectures ont été prévues en fin d'ouvrage, dont un texte de Junichirô Tanizaki (l'auteur d'Éloge de l'ombre) au titre sans équivoque : Autour du pot.

  • Un roman entre l'infra-ordinaire de Perec et l'univers contre-utopique de Brazil . Extrait des archives du district est un court roman centré sur le personnage de John, surnommé " La Taupe ". Le livre se présente comme le journal du narrateur, le cahier désordonné de ses pensées. On le découvre à la poste, à la banque, au supermarché, à une rencontre sportive, à des fêtes de quartier. Il y a dans le ton, le goût des énumérations et des hypothèses absurdes, quelque chose qui fait penser à certains textes de Perec, comme L'Infra-ordinaire ou L'Augmentation . Mais, progressivement, on découvre que cette somme de trivialités s'intègre dans la réalité d'un système répressif digne d'Orwell et de Bradbury. Le narrateur, misérable, craintif, mais de moins en moins aveugle, va désespérément chercher les moyens d'échapper à ce monde clos. L'AUTEUR K.Bernard est, comme le qualifie le théoricien de l'avant-garde américaine Richard Kostelanetz," the ultime fringe writer " (l'écrivain marginal par excellence) . Il s'est d'abord fait connaître dans le théâtre d'avant-garde de Boradway. Extrait des archives du district est son seul roman.

  • Papa et maman se séparent. Mémé vieillit. La fille raconte.

    "C'est maman qui me l'a dit en pleurant, les yeux rouges et le nez pincé : "c'est ton père, snif, il veut s'en aller". Elle bafouillait et moi je venais de me réveiller, alors j'ai pas tout de suite compris ce qu'elle disait, et puis après je me suis dit que ça allait encore être une journée terrible et que j'aurais mieux fait de dormir plus longtemps".
    Ce récit drôle, sidérant, sur la séparation d'un couple, est à mi-chemin du texte de transe et de la farce littéaire. Un chef-d'oeuvre.

  • Il existe un mystère Edward Gorey. Qui, à part lui, peut donner le sentiment que tout d'une oeuvre est là dès le premier opus, et si parfaitement ? Publié aux États-Unis en 1953, La Harpe hagarde est le premier livre de l'écrivain-dessinateur, et c'est déjà un chef-d'oeuvre. On y suit, dans un humour proprement surréaliste, les affres du célèbre écrivain Mr. Earbrass.

  • Les enfants fichus

    Edward Gorey

    Amy tombe des escaliers et meurt.
    Basil se fait surprendre par des ours affamés et meurt. Clara est décharnée par la maladie et meurt. Desmond est jeté d'un traîneau en balade et meurt. Ernest gobe un noyau malvenu et meurt. Fanny est vidée d'un baiser de sangsue et meurt. Et ainsi de suite. Ecrit et dessiné en 1963, Petits bouts de rien (The Gashlycrumb Tinies) est une oeuvre somptueuse où se retrouve tout l'art d'Edward Gorey. Cet abécédaire lugubre de morts d'enfants a eu une influence considérable aux Etats-Unis ; il fut notamment une source d'inspiration directe du fameux livre de Tim Burton La Triste fin du petit enfant huître et autres histoires (édition 10/18).
    Construit comme une comptine de vers de 10 pieds rimés deux à deux, ce recueil passait pour presque intraduisible : Ludovic Flamant a démontré le contraire.

  • « Imaginez que Jorge Luis Borges vous prenne par la main et qu'il vous emmène voir les tableaux de Jérôme Bosch de l'intérieur. Voilà ce que j'ai ressenti en lisant Six photos noircies de Jonathan Wable (...). C'est un roman-nouvelles, une succession de tableaux construits autour des deux personnages de Valente Pacciatore et Tirenzio Perrochiosa, respectivement un biologiste et un médecin, ayant consacré leur vie à l'étude des zones les plus obscures de la nature humaine et animale, dans les endroits les plus reculés de notre planète, au cours - on le devine - de la deuxième moitié du dix-neuvième siècle. Pour laisser une trace, Valente Pacciatore prend toujours six photos de ses découvertes, uniquement six. » (Extrait d'une lettre envoyée aux éditions Attila par la première lectrice de Six Photos noircies, rencontrée au hasard d'un salon du livre.)

  • Vous avez rêvé de vahinés en scaphandre, d'hommes calamars braguetté, de crocodiles qui jouent à la balle, de baleines omnibus, de poissons vraiment électriques, de pieuvres savantes, de brochets bioniques et de cavaliers aquatiques. Ne cherchez plus : Monsieur Dubois a matérialisé pour vous ces visions d'un autre monde.


    Reprenant à son compte la tradition des collages surréalistes, Denis Dubois manipule les gravures en laissant parler son imaginaire. Il se présente lui-même comme un manufactureur d'images, avoue pour lecture de prédilection le bottin et fait de L'Attaque de la moussaka géante son film préféré.

  • " Petit ovni littéraire et graphique à découvrir de toute urgence. Ce haret québécois autrement dit ce chat retourné à l'état sauvage, à sa liberté, rassemble 5 histoires toutes plus délicieusement surprenantes les unes que les autres. Cinq histoires nées de listes de mots dressés par Anna Boulanger. De ces listes, "lorsque le bon ordre est trouvé", naissent des images, qui "se transforment en dessins" et qui "engendre des phrases". C'est d'abord un chat, ce fameux haret québécois et sa drôle de relation à son maître. En effet, comment avoir un maître si l'on s'est affranchi de la domestication? C'est ensuite Oskar qui fait, sans succès, le siège d'une belle et dont la vie, comme celle de tant d'êtres humains ramenés à l'etat de poisson, "s'écoule dénuée d'explication". S'en suivent trois autres histoires suivies des listes de mots qui les ont précédées. Les dessins d'Anna Boulanger sont d'une précision et d'un raffinement exquis. Un met à savourer en prenant son temps, qui ravira les plus grands et intriguera les plus jeunes." Ariane Tapinos, revue Citrouille

  • Zoo

    Denis Dubois

    Un rhinocéros à cou ajustable. Un ours courtois. Un chien sifflet. Une guêpe crabe. Un crabe horloger. Une rascasse jurassique. Une girafe en fleur. Un éléphant à plumes. Un chat poisson. Un tamanoir à turbine. Un homme mouche. Voici le bestiaire fantastique que vous propose Monsieur Dubois.

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