Bernard Chauveau

  • Conçu comme un petit « catalogue privé » à côté du catalogue officiel l'ouvrage présente les 20 oeuvres de Pierre Soulages exposées au Louvre entre décembre 2019 et mars 2020 à l'occasion du centenaire de l'artiste.
    Bruno Duborgel nous invite ici à un voyage initiatique pour pénétrer l'oeuvre de Pierre Soulages. Des anciens brous de noix (1946-1949) et goudrons sur verre (1948) à ces « outrenoirs » récents (2019), le parcours artistique de Pierre Soulages décrit un imprévisible chemin d'aventure et de renouvellements et, en même temps, affirme une fidélité rigoureuse à une même quête : celle d'un art dit-il, « qui ne transmet pas de sens, mais fait sens ».
    Riche en évocations poétiques, l'auteur convoque dans cette ballade métaphorique des poètes tels que Stéphane Mallarmé, Yves Bonnefoy, René Char, André du Bouchet, etc. Un face à face silencieux et méditatif devant chacune des oeuvres reproduites dans le livre à cette occasion.
    Laissons Pierre Soulages conclure lui-même le propos : « J'ai la conviction que peindre est ce qu'était écrire pour Mallarmé : "une ancienne et très vague mais jalouse pratique dont gît le sens au mystère du coeur." »

  • Pour marquer la date du centenaire du Grand Liban en septembre 2020, nous publions un ouvrage qui rassemble une centaine de photographies d'une trentaine d'artistes libanais contemporains Chacun de ces artistes a choisi trois images de « son » Liban, accompagnées d'un court texte : images du siècle écoulé ou à venir, des cèdres millénaires aux camps de réfugiés, des ruines aux couchers de soleil, des folles nuits de Beyrouth aux portraits de famille, de l'exil au retour, de la contestation à l'affrontement... Chacun de ces photographes pose ici un regard sur son pays des années de la reconstruction (à partir de 1990) à aujourd'hui.
    Ce livre réunit des photographes de renommée internationale tels Patrick Baz, Roger Moukarzel, Aline Manoukian, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige et ceux de la jeune génération telles Myriam Boulos, Cha Gonzales ou Rania Matar.
    Liste des photographes : Lamia Maria Abillama, Patrick Baz, Myriam Boulos, Grégory Buchakjian, Ghaleb Cabbabé, Roy Dib, Sirine Fattouh, Soha Ghandour, Cha Gonzalez, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, Gilbert Hage, Ayla Hibri, Rasha Kahil, Houda Kassatly, Joe Kesrouani, Dalia Khamissy, Aline Manoukian, Rania Matar, Randa Mirza, Elias Moubarak, Roger Moukarzel, Clara Abi Nader, Serge Najjar, Hady Sy, Stéphanie Saadé, Lara Tabet, Camille Zakharia.
    Le livre sera accompagné également par un texte du jeune écrivain, Sabyl Ghoussoub (auteur du roman Le Nez juif) ; un texte de Georges Boustany enrichi d'images d'archives qui traverseront le siècle passé et un texte de Tarek Nahas.
    Un livre exceptionnel, tant par son contenu que par ses acteurs, à destination de tous publics, toutes générations, toutes sensibilités.

  • « Faire entrer Vienne l'impériale, la baroque, dans la modernité. Faire d'une ville-musée une grande cité tournée vers le futur, à la fois belle et pratique pour celles et ceux qui y vivent. Oser des formes simples, fonctionnelles, avec des façades débarrassées de l'historicisme pompeux qui caractérisait la capitale de l'Empire austro-hongrois. Voilà la tâche risquée à laquelle s'est livré avec brio l'architecte Otto Wagner (1841- 1918), dont l'oeuvre, immense et variée, donne à Vienne une grande partie de sa splendeur.
    Première grande exposition rétrospective de l'oeuvre d'Otto Wagner en France, ce catalogue présente, sur plus de 300 pages, le travail de celui qui fut l'un des témoins et des acteurs des grands bouleversements de l'architecture au tournant du XXe siècle.
    Le catalogue de cette large rétrospective comblera une lacune importante dans la bibliographie d'Otto Wagner, considéré comme le plus important précurseur, le pionnier de l'architecture moderne. Cet ouvrage propose de remettre sur le devant de la scène les écrits et réalisations révolutionnaires de Wagner, qui ont posé les fondements de l'architecture moderne, et s'avèrent être toujours d'actualité.
    Riche d'une iconographie inédite, ce catalogue rassemble des textes de spécialistes internationaux de l'architecture viennoise.

  • À Cannes, Pierre et Gilles, l'un des duos les plus populaires en France depuis plus de trente ans, invente une exposition et une sce´nographie a` partir de tableaux lie´s au cine´ma, passion commune aux artistes et la ville qui accueille chaque anne´e son ce´le`bre festival. Pierre et Gilles pre´sentent un ensemble d'oeuvres mettant en sce`ne actrices et acteurs ayant pose´ pour eux, des compositions et des proce´de´s visuels qui rappellent ceux du 7e art comme des oeuvres re´alise´es spe´cialement pour l'e´ve´nement.
    Pour Pierre et Gilles, le cine´ma a le gou^t de l'enfance et de l'horizon. Il permet de s'e´vader d'une vie encore trop petite pour des enfants e´pris de voyages inte´rieurs lointains. Cette passion intime des premie`res lueurs ne les abandonnera jamais et accompagne leur oeuvre depuis. Pierre et Gilles ont invente´ une extraordinaire galerie de personnages, un tourbillon de he´ros, de destins et de regards qui ont partie lie´e avec le grand e´cran.

    Le catalogue d'exposition Le Goût du cinéma de Pierre et Gilles au Centre d'art La Malmaison à Cannes du 12 décembre 2019 au 26 avril 2020.

  • Le Corbusier parlait de la tapisserie comme d'un art « mural nomade ». Incarnant pour lui une troisième voie entre art et design, peinture et sculpture, la tapisserie se prêtait particulièrement au dialogue avec l'architecture.

    L'exposition permet de découvrir la richesse et la diversité de la tapisserie des années soixante à nos jours. En effet les années soixante sont charnières dans le renouveau de la tapisserie avec deux courants présentés dans l'exposition :
    - Celui des tapisseries issues des commandes passées par les Manufactures nationales des Gobelins ou de Beauvais aux grands artistes contemporains et aux avant-gardes dans la tradition qui remonte à la création des Manufactures au 17ème siècle par Colbert. Parmi les nombreux artistes sollicités nous retrouvons notamment : Geneviève Asse, Pierrette Bloch, Pierre Buraglio, Alexander Calder, Edouardo Chilida, Le Corbusier, Sonia Delaunay, Julije Kniffer, Aurélie Nemours, Gustave Singier, Raoul Ubac, Victor Vasarely, Vieira Da Silva.
    - En parallèle émerge le courant de la « Nouvelle Tapisserie » révélé au public en 1962 à la première Biennale internationale de la tapisserie à Lausanne. Ce mouvement se caractérise par un renouvellement des techniques, mêlant inspirations traditionnelles européennes et amérindiennes, ainsi que l'utilisation de matériaux nouveaux. Les tapisseries deviennent de véritables sculptures textiles. De bidimensionnelles qu'elles étaient depuis des siècles, les tapisseries deviennent tridimensionnelles avec une liberté de tissage qui s'émancipe des techniques traditionnelles. « La tapisserie était traditionnelle, bidimensionnelle, ultra-technique et bourgeoise. La voilà dépoussiérée et subversive ! ». Les artistes qui représentent ce mouvement sont notamment : Josep Grau-Garriga, Gleb, Jagoda Buic, Olga De Amaral, Alfred Manessier.
    Le catalogue de l'exposition présente un ensemble important de tapisseries avec des pièces tissées souvent insoupçonnées de figures majeures de l'art ou méconnues du grand public, mais qui ont toutes le point commun d'avoir marqué l'art dans la tapisserie des cinquante dernières années.
    Avec les textes de : Brigitte Bouvier, directrice de la fondation le Corbusier ; Lucile Montagne, conservatrice au Mobilier national ; Bertrand Dumas, conservateur à la Fondation Gandur pour l'art.

  • Ce livre propose une approche neuve pour comprendre et explorer l'art de Pierre Soulages, un oeuvre profondément et humainement habité. L'auteur, à partir d'une série d'entretiens avec l'artiste, dresse un panorama qui rend compte de l'amplitude du travail de Soulages : de ses explorations sur le noir et la lumière, de ses recherches sur la matière, avec les vitraux de Conques ou ses eaux-fortes sur cuivre, à la révélation d'oeuvres inédites ou méconnues. Au fil des pages, le texte nous invite à un moment d'intimité rare qui révèle l'immensité poétique et sensible du travail de Pierre Soulages.

    L'ouvrage est accompagné d'une vingtaine d'illustrations choisies par l'artiste : peintures, eaux-fortes, brous de noix...

  • Entre 1987 et 1994, Pierre Soulages réalise les 104 vitraux de l'église abbatiale Sainte-Foy-de-Conques, en créant un verre non coloré et translucide, qui respecte les variations de la lumière naturelle.
    Dans un texte inédit, Bruno Duborgel porte un regard nouveau sur le travail de recherche de l'artiste qui a réalisé plus de 700 tentatives avant de parvenir au résultat espéré ! En mettant en dialogue la réflexion de Pierre Soulages avec des vues intérieures et extérieures des vitraux de l'église, le texte révèle la longue aventure créatrice de l'artiste, traversée de questions esthétiques, spirituelles et technologiques.
    Les vitraux de Pierre Soulages expriment ainsi le passage du temps. Leur nature « physique » est un tremplin pour une expérience poétique, une méditation d'ordre métaphysique. Elle révèle une lumière qui, selon les mots de l'artiste, « propose de la contemplation, du silence, de la concentration, de l'intériorité ».

  • Ce livre prend comme point de départ, l'oeuvre de Giuseppe Penone, l'arbre/sculpture Gravité et Croissance, installée à Francfort devant la Banque Centrale Européenne en 2014. Il ouvre une réflexion sur l'un des aspects essentiels des recherches de l'artiste, considéré comme l'un des chefs de file du mouvement italien Arte Povera?: la Nature, prétexte à une confrontation et un basculement poétique avec notre réel.

  • On connaît Jean Cocteau (1889-1963) le poète, le romancier, le dramaturge, le cinéaste, en d'autres termes l'auteur des Enfants terribles, de La Voix humaine, de La Belle et la Bête. On oublie peut-être que Cocteau fut aussi un dessinateur/illustrateur et un critique d'art fécond qui intégra les révolutions stylistiques, formelles et iconographiques de son temps dans son oeuvre graphique et eut une grande influence au sein de l'avant-garde. Homme-époque, il fut le témoin et le passeur privilégié de l'avènement de mouvements artistiques destinés à faire date.

    Dans la lignée de Braque, Picasso ou Miró, Cocteau se distingue par son implication active dans les deux piliers du livre d'artiste : l'illustration et l'écriture. À l'activité d'illustrateur de ses propres textes ou de ceux d'écrivains amis, comme Genet, Radiguet ou Valéry, répond l'activité d'auteur illustré par les peintres qu'il a toujours défendus en tant que critique d'art, comme Pablo Picasso, Giorgio De Chirico, Bernard Buffet, Raoul Dufy, Modigliani ou Foujita.

    Dans le cas de Cocteau, la pluridisciplinarité est axée sur l'interaction entre les pratiques artistiques et littéraires, l'absorption et le recyclage des unes par les autres, le passage continu des unes aux autres. C'est cette particularité qui a fourni le fil conducteur de l'exposition et du catalogue : Cocteau illustré, Cocteau illustrateur.

  • La villa Noailles est le lieu emblématique de la modernité qui a marqué profondément les décennies qui ont suivies la première guerre mondiale (Man Ray, Robert Mallet-Stevens, Sonia Delaunay, Djo Bourgeois, Marcel Breueur, Jean Cocteau, Erik Satie, Luis Buñuel, Paul Éluard, Jean-Michel Franck, etc.) Cet ouvrage, inédit, revient sur le travail de mécénat de Charles et Marie-Laure de Noailles, qui de 1923 à 1973, ont acquis des oeuvres d'art issues de toutes disciplines. Ils furent, toutes leurs vies, en éveil face aux enjeux plastiques et intellectuels de leurs temps ; et les ont stimulés par des commandes et des soutiens. Leurs histoires, qui a redéfinies le mécénat, est aussi notre héritage qui continue, plus que jamais, à nous interroger.
    Les textes sont écrits par les commissaires d'expositions permanents du lieu, Alexandre Mare et Stéphane Boudin-Lestienne qui apporte un regard précis et inédit sur ce travail exceptionnel mené par ce couple de mécène.

  • Membre de l'Arte Povera, Giuseppe Penone déploie depuis la fin des années 1960 un travail très spécifique confrontant l'homme et la nature, intervenant sur les végétaux pour en modifier la croissance, creusant le tronc d'arbres pour en révéler à la fois la structure interne, les courbes de croissance et la richesse plastique. Plus récemment, son travail s'est orienté délibérément vers une interrogation sur la position de l'humain face à l'histoire classique, ou sa place dans un environnement de plus en plus artificiel.

    La présente édition constitue une nouveauté : ses premières gravures. Suite à un travail en Ardèche en 2011, l'artiste avait imaginé frapper le tronc de quatorze essences d'arbres différents (chêne, cyprès, etc.) avec un maillet, enregistrant au passage la qualité de la vibration du bois même, sa résonance en quelque sorte. Par la suite, un long travail d'analyse en studio avait donné à cette matière sonore brute la forme de 14 partitions.

    Dans un second temps, Giuseppe Penone a sélectionné sept essences pour donner une transcription plastique de l'expérience qu'il a vécue sous la forme d'une série de sept gravures (65 x 50 cm). Chaque gravure cherche à donner un équivalent plastique de cette fameuse onde sonore, conduisant l'artiste à jouer sur les termes mêmes de la figuration. Ce travail très particulier a été exécuté directement sur plaque de cuivre sans repentir possible. Pour Penone, il était en effet indispensable de laisser ses souvenirs guider directement sa main.

    "Transcription musicale de la structure des arbres" se présente sous deux formes : une édition courante (800 exemplaires) présentant ces partitions et la reproduction des gravures, accompagnée d'un enregistrement sonore sur CD ; l'édition de tête quant à elle est complétée du tirage original des sept gravures, chacune étant numérotée et signée par l'artiste. Pour cette collaboration exceptionnelle, Giuseppe Penone a décidé de limiter le tirage à 25 exemplaires pour la vente, donnant à cette intervention un caractère précieux et rare.

  • Très impressionné par l'architecture de Le Corbusier, Anselm Kiefer a demeuré trois semaines au couvent de la Tourette en 1966 et a ainsi partagé la vie des frères. Il dira qu'il a perçu en ce lieu la « spiritualité du béton » - matériau dont on sait l'importance qu'il aura après dans son oeuvre.
    Depuis, Anselm Kiefer a tracé dans l'art contemporain une voie originale et puissante. Ses expositions à travers le monde dans les plus grandes institutions culturelles font de lui une figure majeure de la scène artistique contemporaine : Grand Palais (Monumenta 2007), Centre Pompidou et Bibliothèque Nationale en 2016, musée Rodin en 2017.
    L'initiative a été prise d'inviter Anselm Kiefer à revenir 52 ans après à La Tourette. Pour l'artiste ce retour est comme un rendez-vous avec un lieu de spiritualité qui fut déterminant pour lui. Pour l'exposition, s'est dessiné un choix d'oeuvres d'une grande diversité : sculptures monumentales, vitrines, peintures, livres...
    Le livre présentera également un portfolio de photographies personnelles et inédites d'Anselm Kiefer prises à La Tourette, livrant son regard sur l'architecture de Le Corbusier .
    Un texte écrit par Anselm Kiefer en 1966, à la suite de son passage à la Tourette, sera publié pour la première fois, livrant un ensemble de réflexions personnelles de l'artiste sur l'architecture, Le Corbusier, et sur son séjour au Couvent de La Tourette.

  • En 2017, l'artiste plasticien Christian Jaccard fait une donation exceptionnelle au Centre Pompidou. Présentée ici pour la première fois au public, elle rend compte d'un parcours puissamment original, qui traduit le monde au travers de deux idées, "nouer" et "brûler".

  • La maison Bonfils

    Collectif

    Présentes dans de nombreuses collections nationales et internationales, les photographies de la Maison Bonfils constituent l'une des plus importantes productions photographiques consacrées au Moyen-Orient dans la seconde moitié du xixe siècle. La famille Bonfils installe un studio photographique en 1860 à Saint-Hippolyte-du-Fort puis à Alès avant de s'établir à Beyrouth en 1867 et de sillonner la Grèce, l'Égypte, la Palestine, la Syrie, le Liban, afin de capter et de commercialiser des « vues de tout l'Orient ». L'ensemble des photographies, négatifs, albums, vues stéréoscopiques rassemblé dans l'exposition grâce au concours du fonds Gallier et de la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (MAP), permet de saisir la diversité et la richesse de l'activité de la Maison Bonfils qui consistue un ensemble d'archives historiques, anthropologiques et archéologiques exceptionnels, témoin d'une époque désormais révolue.

  • Nils-Udo

    Collectif

    Nils-Udo est né en 1937. Il vit et travaille en Allemagne où il a effectué ses études d'art graphique aux Beaux-Arts de Nuremberg entre 1955 et 1960. Précurseur du mouvement « Art in Nature », il interagit sur le paysage sans jamais le violenter.

    Du Connemara à la Réunion, de l'île de Vassivière à Central Park, ce globe-trotter conçoit chaque intervention avec les matériaux collectés sur place. Nils-Udo débute sa carrière d'artiste dans les années 60. Dès les années 70, il commence à photographier des installations qu'il réalise dans la nature. Ces réalisations se font « nids », « autels », « maisons d'eau ». En célébrant la nature comme il le fait avec ses installations, Nils-Udo nous oblige à redécouvrir ce que notre oeil et nos sens ne perçoivent plus.

    Le travail de Nils-Udo connaît aujourd'hui un vaste et légitime rayonnement international. Il est présent dans les plus grandes collections publiques et privées internationales et est aujourd'hui considéré comme un des maitres de la photographie plasticienne contemporaine.

    L'exposition au Centre d'art contemporain de la Matmut regroupe des oeuvres photographiques emblématiques de Nils-Udo mais aussi des oeuvres picturales inédites.

  • Première grande exposition rétrospective de l'artiste né en 1938 à Montpellier, ce catalogue monographique présentera, sur plus de 400 pages, le travail de celui qui fut l'un des témoins et des acteurs des grands bouleversements de la peinture contemporaine à partir des années 1960.
    Sa pratique picturale, tout à la fois recherche et expérimentation, occupe une place singulière et de premier plan dans l'histoire contemporaine.
    Fondateur en 1970, avec Claude Viallat et Daniel Deleuze, du mouvement Supports/Surfaces, il participe pleinement à la prospérité de ce mouvement essentiel. Tournant résolument le dos à l'abstraction, Vincent Bioulès se consacre à partir des années 1980 à une pratique picturale figurative. C'est l'occasion pour l'artiste de réinventer une peinture, plus intime, plus intérieure, témoignant d'une sensibilité et d'une poésie rares.
    Il reste aussi le peintre du paysage, tourné vers la mer ou vers les terres, puisant sa force et son inspiration dans ces paysages du Midi dont il est natif.

  • C'est dans la rue qu'Arlene Gottfried développe son travail personnel, photographiant ses amis, ses voisins, capturant le multiculturalisme du quartier de Brooklyn où elle habite. Ses photographies des années 1970 et 1980 témoignent d'un New York qui n'existe plus, un environnement abrupt dans lequel elle se plaît à évoluer, côtoyant des personnalités excentriques, écumant les festivals, les fêtes de quartier et pardessus tout les défilés de toutes sortes : la Gay Pride, la Saint Patrick, le Puerto Ricain Day, et Halloween.
    Avec plus de 70 photographies en couleur et en noir & blanc, ce catalogue d'exposition dresse le portrait de la « ville qui ne dort jamais » à un tournant majeur de son histoire où s'exprimait une grande liberté d'expression personnelle et sexuelle. Ce catalogue est également la première publication sur l'artiste en France.

  • Il y a peu de livres sur cet homme et pourtant il passa sa vie en leur compagnie, Larousse qui meuble nos bibliothèques.

    Une vie de passions et de combats.
    Pierre Larousse, l'autodidacte qui dévore les livres et les études, suit à Paris les cours qui s'offrent à lui et le soir, noircit ses carnets de notes. Rien n'arrête sa soif d'apprendre et bientôt de transmettre, quitte à se tuer à la tâche pour nous offrir des manuels destinés à enseigner l'orthographe, mais aussi l'art de s'exprimer à l'écrit comme à l'oral. La lexicologie des écoles primaires, en 1849, fut son premier ouvrage. Suivirent en 1856 le Nouveau dictionnaire de la langue française, ancêtre du Petit Larousse, puis, en 1863, le Grand dictionnaire universel du xixe siècle, un rêve d'encyclopédiste : de quoi « instruire tout le monde sur toutes choses ». Des mots dans lesquels on reconnaît le défenseur d'une école gratuite et obligatoire et des valeurs de la République.

    2017 : l'année du bicentenaire.
    Nous entrons dans l'année du bicentenaire de la naissance de Larousse (1817-1875) et, dans la suite des Cher Corbu, Cher Matisse, Cher Nicéphore et Chère Camille Claudel, ce Cher Pierre Larousse est une déclaration libre de ton à l'infatigable homme de progrès, à l'heure où chacun considère avec inquiétude les questions de l'apprentissage de la lecture et de l'écriture, de l'orthographe en danger, de l'illettrisme en hausse, de l'évolution de la langue, de la réforme de l'orthographe et enfin, à l'heure des tweets et des textos, d'un nouveau vocabulaire.

    Les contributeurs se sont replongés de bonne grâce dans les souvenirs de leur premier dictionnaire et du Larousse que l'on se passait de mains en mains, que l'on feuilletait avidement ou que l'on affectait à quelque contre-emploi, mêlant roman familial et Histoire. Ils se sont plu à évoquer le mot que l'on cherche ou que l'on déforme, le mot de l'année, le mot à bannir et celui qui reste à inventer, des mots, toujours des mots et enfin : être ou ne pas être - dans le Larousse...

  • Les photographies réalisées par Charles Fréger et reproduites dans ce catalogue donnent à voir un inventaire de figures masquées rituelles japonaises. Ces masques et costumes sont portés lors des fêtes matsuri pour invoquer, incarner et représenter des divinités, des monstres, des animaux ou encore des esprits. Ils sont des outils de métamorphose permettant à celui qui les porte de changer de statut et de dépasser la condition d'être humain afin de s'affranchir des faiblesses humaines.
    Cet ouvrage confronte une vingtaine de photographies de Charles Fréger avec des objets ethnographiques et artistiques issus des collections du musée des Confluences de Lyon.
    Véritable livre-objet avec ses deux papiers, ses deux formats enchâssés et une reliure avec couture Singer rappelant les ouvrages japonais, il est un clin d'oeil à l'exposition « Yokainoshima, esprits du Japon ». Ce catalogue magnifie l'oeuvre de Charles Fréger tout autant qu'il étonne le lecteur.

  • Le catalogue Picasso, Donner à voir présente un panorama exceptionnel de la production de l'artiste, s'articulant autour des années charnières, de ses recherches, de ses ruptures.
    À partir d'une quinzaine de moments clés, de 1895 à 1972, au cours desquels Picasso réinvente un nouveau vocabulaire, l'ouvrage parcourt l'oeuvre de l'artiste, avec entre autres, les chapitres suivants :

    1901 : De l'assimilation de la modernité à la période bleue.
    1911-1912 : Du cubisme analytique au cubisme synthétique.
    1924-1930 : « Surréalismes ».
    1937 : Autour de Guernica.
    À partir de la fin de l'année 1953 : L'urgence de peindre.

    La carrière de Picasso est scandée par une série de ruptures qui inaugurent des « périodes », des « styles».
    /> Si ces dernières sont souvent étudiées et présentées comme des unités cohérentes, ce catalogue met en lumière les moments de bascule où de nouvelles formes apparaissent.
    Une trés riche iconographie composée de chefs-d'oeuvre mais aussi de dessins préparatoires permettent d'approcher au plus près le processus créatif de l'artiste.
    Picasso, Donner à voir interroge la notion de diversité au sein de sa production. Une diversité riche de toutes les rencontres et influences de l'artiste qui se retrouve aussi bien au sein d'une même oeuvre qu'à l'aune de sa carrière.

  • Pardo é Papel

    Alexandre Maxwell

    Catalogue publié à l'occasion de l'exposition éponyme au macLYON.
    Maxwell Alexandre s'inspire de sa vie dans la favela Rocinha à Rio de Janeiro pour créer une oeuvre narrative, complexe et engagée, dans un Brésil en tension.
    Inspirées de la peinture murale, de la musique rap et de sa pratique du roller qui a profondément influencé sa perception de l'espace urbain, Maxwell Alexandre capte l'énergie de la ville. Ses oeuvres représentent le collectif et soulèvent de nombreuses problématiques sociales, culturelles et politiques.
    Sur différents supports comme du papier brun, des portes et des cadres de fenêtres en fer, se dessinent des situations de la vie quotidienne dans lesquelles des groupes d'individus anonymes aux visages à peine esquissés circulent dans les rues et les ruelles de Rocinha, la plus grande favela de Rio de Janeiro.
    Le titre de l'ouvrage Pardo é Papel fait référence en portugais, à travers l'emploi du mot Pardo, aux teintes des peaux brunes qui furent largement associées à l'esclavage et au colonialisme. Pardo est ici amplifié par le papier kraft « Papel » qu'emploie à dessein Maxwell Alexandre pour incarner l'affirmation des communautés afro-descendantes.

  • 2e titre de la collection Lieux d'architecture.

    Construit entre 1968 et 1972, le Carmel Notre-Dame-de-la-Paix est l'oeuvre de l'architecte d'origine espagnole, José Luis Sert, éminente figure du mouvement moderne, qui présida notamment les Congrès Internationaux d'Architecture Moderne de 1947 à 1956. L'engagement passionné des maîtres d'ouvrages et l'attachement de Sert à ce projet ont permis cette réalisation d'architecture exceptionnelle, la deuxième en France de cet architecte après la fondation Maeght à Saint-Paul de Vence. Ce livre retrace l'aventure humaine et architecturale, assortie d'une iconographie riche et inédite ainsi que des témoignages des acteurs de l'époque.

  • De 1942 à 1954, soeur Jacques-Marie, initialement Monique Bourgeois, retrace sa rencontre avec Henri Matisse, laquelle donna lieu à la création de la chapelle du Rosaire, à Vence.
    Dernier et ultime projet de l'artiste, elle correspond à l'aboutissement de son oeuvre.
    Henri Matisse déclara : « cette oeuvre m'a demandé quatre ans d'un travail exclusif et assidu, et elle est le résultat de toute ma vie active. Je la considère malgré toutes ses imperfections comme mon chef-d'oeuvre ».
    Soeur Jacques-Marie raconte l'amitié et la complicité liées avec le peintre, au fil des années, desquelles a émergé le chef-d'oeuvre qu'est la chapelle du Rosaire de Vence.
    Des reproductions de dessins de Matisse, des photographies d'archives inédites, accompagnés des extraits de la correspondance du peintre, ainsi qu'une préface du directeur du Château de Villeneuve (Zia Mirabdolbaghi), et de l'ancienne conservatrice du musée Matisse du Cateau-Cambrésis (Dominique Szymusiak) viennent compléter le texte.

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