Bleu Nuit

  • Figure emblématique de la musique d'URSS, Dimitri Chostakovitch (1906-1975) s'est souvent retrouvé aussi bien en phase avec le parti (il a même été représentant au Soviet Suprême) que vilipendé, à deux doigts de l'exil en Sibérie, selon les humeurs changeantes du tyrannique Staline. En marge d'une vie difficile, marquée par trois mariages deux enfants, et des soucis de santé, et interrompue par des problèmes neurologiques et un cancer des poumons, il a laissé un large catalogue instrumental où rayonnent 15 symphonies, 15 quatuors (créés notamment par ses amis du Quatuor Beethoven), des concertos pour piano, violon ou violoncelle (interprétés par Richter, Oistrakh, Menuhin ou Rostropovitch), des musiques de films, des mélodies et deux opéras (dont sa sulfureuse Lady Macbeth de Mzensk à la carrière un peu cahotique), oeuvres qui l'ont fait rapidement reconnaître dans le monde entier alors que la guerre froide sévissait, et lui ont aussi apporté l'amitié de célèbres compositeurs occidentaux comme Milhaud ou Britten.
    Ce nouvel opus de la collection horizons vous invite à la rencontre d'une figure majeure de la musique soviétique, dans une biographie inédite et largement illustrée, complétée d'annexes pratiques.

  • Olivier Messaien

    Gaëtan Puaud

    Compositeur, organiste et pianiste français, l'avignonais Olivier Messiaen (1908-1992) étudie au Conservatoire de Paris avec Maurice Emmanuel, Marcel Dupré (orgue), Charles-Marie Widor et Paul Dukas. Organiste à l'église de la Trinité à Paris à 22 ans, il enseigne aussi à l'École normale de musique de Paris et à la Schola Cantorum, et participe à la fondation du groupe Jeune France. Prisonnier au Stalag VIII-A à Görlitz durant la Seconde Guerre mondiale, il y compose son Quatuor pour la fin du temps. Professeur d'harmonie au Conservatoire de Paris, il y rencontre Yvonne Loriod, qui deviendra sa seconde épouse et son interprète au piano. On retrouve dans ses oeuvres sa passion pour les rythmes indiens, les oiseaux, la synesthésie (concordance des sons et des couleurs) et la religion catholique. Parmis son large catalogue, on se rappellera ses Chants d'oiseaux ou les Vingt Regards sur l'Enfant-Jésus pour piano, l'Apparition de l'église éternelle pour orgue, les Poèmes pour mi pour soprano, la Turangalîla-Symphonie avec ondes martenots, le poème symphonique Des canyons aux étoiles... ou encore son opéra aux dimensions wagnériennes Saint-François d'Assise.

  • Après le retour du néo-classicisme pictural au début du XIXe siècle, c'est une nouvelle tendance qui apparaît avec des peintures exécutées en plein air et à travers lesquelles les auteurs cherchent à transcrire leurs sensations et impressions. Refusées par les expositions académiques, ces toiles peintes finissent par être présentées ensembles et donnent naissance à un mouvement qui tire son appellation du tableau de Claude Monet en 1874, Impression, soleil levant. Dans le même temps, la musique suit une évolution similaire, initiée par Emmanuel Chabrier (1841-1894) - lui-même grand ami et collectionneur de peintures impressionnistes - et qui se développe notamment dans des poèmes symphoniques aux couleurs typiquement françaises composés par Saint-Saëns, Dukas, Fauré,Chausson, etc. La génération suivante saura définitivement sublimer cette nouvelle esthétique musicale, illustre pendant à la peinture, avec, par exemple, Claude Debussy (1862-1918) et son Prélude à l'après-midi d'un faune.

  • Schutz, Heinrich Nouv.

    Schutz, Heinrich

    Pirro Andra A

    350° anniversaire - Issu d'une famille bourgeoise de Köstritz, Heinrich Schütz (1585-1672) est repéré dès son enfance par Maurice, landgrave de Hesse-Cassel, qui le fait entrer dans son Collegium où il apprend le latin et la musique. Il poursuit sa formation à Venise avec Gabrieli avant de revenir servir son maître à Dresde, puis d'être repéré par l'électeur de Saxe Jean-Georges Ier qui s'attache ses services. Durant la guerre de Trente Ans, il est prêté sporadiquement à la cour du roi Christian IV de Danemark. Son second voyage à Venise lui permet de rencontrer Monteverdi. Son opéra Dafne (perdu) est le premier en allemand ; mais c'est surtout dans le répertoire religieux que Schütz a laissé son empreinte avec plus de 500 opus : Madrigaux, Motets, Cantates, 3 Passions, un Magnificat, Symphonies sacrées, petits concerts spirituels.. où la voix est prépondérante, bénéficiant de ses solistes employés dans la chapelle de l'électeur, qu'il dirigea durant plus de 40 ans.

  • Maurice Ravel (1875-1937) est le compositeur français le plus joué et apprécié dans le monde. Son Boléro l'a élevé au statut de véritable mythe. On aurait pourtant bien évidemment tord de le résumer à cette pièce emblématique, pied de nez à l'intelligensia parisienne et dont le véritable sens, trop souvent ignoré des auditoires, tient plus de l'exercice - certes génial - d'écriture musicale et d'orchestration que d'invention musicale pure.
    Mais de nombreuses autres oeuvres comme son ballet Daphnis et Chloé, ses deux petits opéras (L'Heure espagnole et L'Enfant et les sortilèges) ou encore ses deux concertos pour piano sont bien plus les témoins d'un univers musical d'un grand raffinement, aux couleurs orchestrales dignes d'un Rimsky-Korsakov «version française», héritier direct des peintres impressionnistes tout en s'ouvrant déjà au jazz (dont on retrouve de nombreux traits dans différentes oeuvres, Ravel étant aussi curieux des nouveaux styles de son temps). Bien qu'initialement «maltraité» par le système français qui lui refusa le Premier Prix de Rome, son style devint le sujet de ce concours quelques années plus tard. Finalement la petite taille fluette de ce basque toujours tiré à quatre épingles cachat longtemps un des plus fins compositeurs du début du XXe siècle, tristement victime d'une maladie cérébrale, qui eut raison de lui à 62 ans.

  • Edgard Varèse

    Bruno Giner

    Après des études d'ingénieur imposées par son père, Edgard Varèse (1883-1965) travaille la musique avec d'Indy, Roussel, Widor, R. Strauss et Busoni. Emigré en 1915 aux Etats-Unis où il devient un pionnier de la musique électronique, il crée en 1954 Déserts, qui suscite un scandale comparable à celui du Sacre du Printemps de Stravinsky en 1913. Il aura mis 15 ans pour accoucher de lui-même, 18 pour écrire la plupart de ses oeuvres (d'Amériques à Density 21,5), 14 de traversée du désert et 15 autres pour terminer son oeuvre et signer sa postérité (Déserts, Poème électronique, Nocturnal). Hormis une quinzaine d'oeuvres abouties, la vie de Varèse est une véritable quête balisée par une succession de projets inachevés ou inaboutis. Pour autant, une imagination fertile et débordante alliée à une force de travail impressionnante, lui ont permis de réaliser une oeuvre singulière, fulgurante et d'une modernité sans faille, qui continue, à juste titre, de fasciner le public.

  • Virtuoses du piano nés tous deux en Catalogne, Albéniz et Granados ont contribué à l'émergence d'une musique authentiquement espagnole, qui a rapidement conquis le monde musical. Isaac Albéniz (1860-1909), pianiste précoce comparé à Rubinstein, rencontre Franz Liszt et enseigne le piano à la Schola Cantorum de Paris. Ses compositions sont principalement pianistiques (Chants d'Espagne, Suite Espagnole, Navarre, Ibéria, ...) mais côtoient aussi des zarzuelas (Pepita Jiménez) et des opéras (Merlin, Henry Clifford).
    Ayant longtemps vécu à Paris et mort à Cambo-les-Bains, Albéniz est désormais inhumé à Barcelone. Enrique Granados (1867-1916) s'est rapidement imposé comme un pianiste virtuose autant qu'un compositeur prolifique (danses, tonadillas, zarzuelas, ...). Son goût pour les oeuvres du peintre Goya lui a inspiré une suite et un opéra évidemment intitulés Goyescas, qu'il promouvait dans le monde entier quand un tragique naufrage lui coûta prématurément la vie, ainsi qu'à son épouse.

  • Après des études juridiques, le parisien Ernest Chausson (1855-1899) choisit de se consacrer à la musique et étudie avec Jules Massenet et César Franck au Conservatoire de Paris. Wagnérien convaincu, il fait trois fois le pèlerinage à Bayreuth. Son catalogue comporte de nombreuses mélodies (dont le Poème de l'amour et de la mer), quelques partitions de chambre (Concert) et d'orchestre (Poème pour violon), mais surtout un opéra, Le Roi Arthus, auquel il travailla durant dix ans et qui fut créé de façon posthume à Bruxelles en 1903. Sa mort, due à un stupide accident de bicyclette, a privé prématurément la musique française de l'un de ses plus grands maîtres.
    Ce nouveau volume de la collection horizons vous invite à la rencontre d'un compositeur, ami de Debussy et de nombreux peintres et écrivains célèbres de son temps, dans cette étude inédite illustrée et enrichie de nombreuses annexes.

  • Schumann, Robert

    Jean Gallois

    Ayant grandi dans les décou-vertes des littératures romantiques de son temps, Robert Schumann (1810-1856) abandonne ses études de droit pour se consacrer à la musique, ambitionnant de devenir le plus grand pianiste de son temps et d'épouser la fille de son professeur, Clara Wieck. C'est finalement elle qui mènera une carrière internationale, promouvant les compositions de son époux et donnant naissance à 8 enfants. Eternel tourmenté oscillant entre Eusébius (son double lumineux et rêveur) et Florestan (sa part sombre, tourmentée et suicidaire), Schumann finit par sombrer dans la folie et termina les deux dernières années de sa vie dans un asile, s'éteignant à seulement quarante-six ans. Il a laissé un vaste catalogue typiquement romantique - notamment plus de 150 Lieder, 4 symphonies, 3 pièces lyriques, de nombreux cycles pour piano et de la musique de chambre - où son merveilleux sens de la mélodie se développe dans une écriture raffinée.
    Avec ce nouvel opus de la collection horizons, Jean Gallois nous convie aux sources du romantisme allemand avec cette biographie illustrée, complétée de nombreux exemples musicaux et d'annexes pratiques.

  • Originaire de la région du Suffolk, Benjamin Britten (1913-1976) est élève de Frank Bridge puis boursier au Royal College of Music de Londres. D'abord compositeur pour le cinéma, il rencontre le ténor Peter Pears (1910-1986, son futur compagnon et interprè-te) en 1937 avec qui il s'exilera trois ans aux USA pendant la guerre. Ses premiers opéras, Peter Grimes (1945) et Le viol de Lucrèce (1946), le poussent à créer sa compagnie, English Opera Group, privilégiant ensuite des formes réduites pour en faciliter les productions, comme Albert Herring (1947), Le tour d'écrou (1954) ou les Paraboles d'église (1964-68), tout en composant encore des pièces imposantes comme Billy Budd (1951), Le Songe d'une nuit d'été (1960) ou son testamentaire Mort à Venise (1973). Pacifiste et ami de Rostropovitch et Chos-takovitch en pleine Guerre froide, il est anobli en 1973 par Elisabeth II. Parmi ses oeuvres orchestrales, le public affectionne toujours son Young Person's Guide to the Orchestra sur un thème de Purcell - qu'il a contribué à redécouvrir - ainsi que son poignant War Requiem sur la Première Guerre mondiale.

  • Issu d'une famille bourgeoise de l'ouest de la Russie, Modeste Moussorgski (1839-1881) est formé à l'école d'officiers de St-Petersbourg, d'où il sort lieutenant quand le goût pour la musique prend le dessus. Avec ses camarades Balakirev, Cui, Glinka et Rimski-Korsakov, il forme le «Groupe des Cinq» supervisé par Stassov. De ce compagnonnage naîtront de nombreuses oeuvres, notamment des opéras (Madla, Le Mariage, Boris Godounov, Khovantchina). Outre des pièces orchestrales remarquées (dont la désormais fameuse Nuit sur le Mont Chauve), Moussorgski a laissé de nombreuses mélodies (par exemple les cycles Enfantines, Sans Soleil, Chants et danses de la mort) inspirées par le folklore russe. Longtemps taxé péjorativement d'autodidacte, Moussorgski a justement développé un style personnel du plus grand intérêt et qui en fait sa particularité.
    Dépressif et alcoolique, le compositeur russe mourût prématurément de potomanie, seul et dans la misère.

  • Venise la Sérénissime, la "Perle de l'Italie", est désormais associée à son célèbre compositeur, Antonio Vivaldi (1678-1741). Mais bien au-delà du succès mondial des Quatre Saisons, que retiendra-t-on du célèbre violoniste à qui l'on doit quelque 800 opus, dont certains concertos qu'il se vantait d'avoir composés « plus promptement qu'un copiste ne pouvait les copier » ? Vivaldi est bien à l'image de cette ville italienne à l'apogée de sa magnificence, de ses fêtes et de ses théâtres où l'on donnait l'opéra, genre pour lequel il nourrissait un réel penchant. Profitant de son poste de maître de musique de l'Ospedale de la Pietà et ayant ainsi à sa disposition un orchestre de jeunes orphelines des plus douées, Vivaldi a largement développé le genre musical du concerto italien initié par Corelli. Mais le "prêtre roux", finalement passé de mode, a aussi connu une triste fin à Vienne, loin d'une Venise qui vivait ses derniers feux. nouvelle édition entièrement révisée

  • Alexandre Borodine (1833-1887) est bien plus que le «simple» compositeur des Danses Polovtsiennes et des célèbres Steppes de l'Asie Centrale. Outre un chimiste très doué, confrère de Mendeleiev, il est aussi un des piliers de la musique russe, au même titre que ses amis du groupe des cinq comptant notamment Moussorgski et Rimski-Korsakov. Liszt a été un des premiers occidentaux à défendre ses compositions en Europe, car l'originalité de son oeuvre tout entière est dans son enracinement au plus profond de la terre et de la sensualité russes.
    Ce premier volume de la collection horizons livre une étude passionnante sur l'homme et le musicien, soulignant la beauté de ses mélodies, mettant en relief l'ardente architecture des symphonies ou de la musique de chambre dont l'écriture harmonique annonce l'impressionnisme, analysant l'admirable opéra Le Prince Igor, un des joyaux de toute sa production. Largement illustré, il se complète d'exemples musicaux et d'annexes pratiques (tableau synoptique, catalogue des oeuvres, bibliographie, discographie, ...).

  • Né dans le même pays que sa contemporaine Sainte- Thérèse d'Avila, Tomás Luis de Victoria (1548- 1611) bénéficie du soutient de Philippe II pour se perfectionner au Collegium Germanicum de Rome, alors que Palestrina est déjà un compositeur très en vue et influant dans la Ville Sainte. Ordonné prête en 1575, Victoria met tout son génie musical au service de la religion catholique en composant de nombreux Motets et Messes, dont un merveilleux O magnum mysterium, ou encore une délicate Ave Maris Stella, qui gardent une certaine «rigueur ibérique» mêlée de mystère et de charme austère. Sous la protection de l'Impératrice Marie d'Espagne, qui le nomme son chapelain en 1592, il revient à Madrid, au Monastère des Déchaussées Royales, où il travaillera jusqu'à la fin de sa vie, continuant de composer de nombreuses pièces, dont un célèbre Office des Défunts dédicacé à sa protectrice disparue. Son répertoire, reflet du Siècle d'Or espagnol, reste un monument de la musique du XVIe siècle.

  • De son vivant, Johann Sebastian Bach (1685-1750) était connu principalement comme un organiste exceptionnel. De caractère querelleur, il a changé souvent de ville jusqu'à trouver sa place à la cour du Duc de Weimar, puis à Köthen (où il composa ses Concertos brandebourgeois) et enfin à Leipzig à partir de 1723 où il finit Cantor et directeur du Collegium Musicum fondé par Telemann. De cette période datent le splendide Magnificat, les deux Passions et la magistrale Messe en si mineur. S'y ajoutent un nombre impressionnant de cantates, sacrées et profanes, et des motets pour toutes les occasions. La fin de sa vie est marquée par trois grandes oeuvres : les Variations Goldberg, l'Art de la fugue et l'Offrande musicale. Le style de Bach se démarque par ses structures formelles très élaborées qui ont fait dire à Nietzsche que sa musique lui donnait une idée de "l'ordre supérieur des choses".

  • La musique occidentale de la préhistoire à la techno expliquée au travers d'un dialogue entre Arthur, et son père.

  • Considéré comme le père de la musique romantique, Ludwig van Beethoven (1770-1827) a aussi fortement contribué à la renommée des formes sonates pour piano, de la musique de chambre mais surtout de la symphonie.
    Outre de nombreuses mélodies et quoiqu'ayant été pendant quelques temps directeur du Teater an der Wien, il n'a composé qu'un seul opéra, Fidelio, qui compte toutefois aujourd'hui de nombreux adeptes inconditionnels. Mais que ce soit dans les titres ou les sujets qu'il a traité, c'est son amour de la nature et des éléments, tout comme des sentiments passionnés, qui le classent définitivement dans la ligne fondatrice de son temps : son caractère torturé et sa vie faite de rudes épreuves (comme sa surdité qu'il lui fit envisager à un moment le suicide) en font à jamais un archétype de l'artiste romantique, passionné pour un «être aimé» qui l'ignore, et utilsant les masses orchestrales pour laisser exploser ses sentiments.
    Ce nouveau volume de la collection horizons vous propose de partir à la rencontre d'un maître de la musique germanique romantique parfois encore méconnu du «grand public», dans cette étude inédite illustrée et complétée de nombreuses annexes.

  • Né à la Côte-saint-André (Isère), Hector Berlioz (1803- 1869), était destiné à la profession de médecin comme son père. Il abandonne cependant ses études dès 1921 pour se consacrer à la musique et entre au Conservatoire de Paris dans les classes de Reicha, Lesueur et Cherubini. Il obtient le prix de Rome en 1830. C'est pourtant seulement dans des traités qu'il avait découvert l'harmonie, et il en écrira un grand qui reste encore aujourd'hui une référence. Sa musique influencée par les compositeurs allemands Weber et Beethoven traduit des sentiments passionnés, déclarant : «Les règles de ma musique sont l'expression passionnée, l'ardeur intense, le rythme animé et les aspects surprenants.» Bien que peu compris du public à ses débuts, Berlioz est une des gloires de la musique française. Il est l'auteur de nombreuses mélodies, d'opéras (Benvenuto Cellini, Les Troyens), d'une symphonie dramatique Roméo et Juliette, d'un Requiem ainsi que de plusieurs oeuvres symphoniques dont la Symphonie fantastique qui reste son chef-d'oeuvre. Compositeur entier et passionné, il a laissé dans ses Mémoires un étonnant témoignage de la musique en son temps .
    2019 célèbre donc les 150 ans de sa disparition.

  • « Je suis venu au monde à Cologne. [...] J'ai joué beaucoup du violoncelle. Je suis arrivé à Paris à l'âge de treize ans. J'ai été au Conservatoire, comme élève, à l'Opéra-Comique, comme violoncelliste, plus tard à la Comédie Française, comme chef d'orchestre. J'ai frappé avec courage, mais vainement, à la porte de l'Opéra-Comique. J'ai créé, alors, le théâtre des Bouffes-Parisiens : dans l'espace de sept ans, je me suis reçu, monté et joué une cinquantaine d'opérettes. [...] Je suis français depuis [1860] grâce à l'Empereur, j'ai été nommé chevalier de la Légion d'honneur. [...] Le succès ne m'a jamais rendu fier, la chute ne m'a jamais abattu. [...] J'ai pourtant un vice terrible, invincible, c'est de toujours travailler. Je le regrette pour ceux qui n'aiment pas ma musique, car je mourrai certainement avec une mélodie au bout de ma plume. » Ainsi s'autobiographia en 1864 Jacques Offenbach (1819-1880), compositeur des plus beaux opéra-bouffes français avec plus de 100 pièces dramatiques : Orphée aux Enfers, La Belle Hélène, La Grande-Duchesse de Gérolstein, La Périchole, Les Brigands, etc., jusqu'aux posthumes Contes d'Hoffmann. Cette biographie inédite sur le père international du «lyrique léger» au XIXe siècle, qui initia aussi les opérettes viennoises et anglaises, se complète de nombreuses illustrations et exemples musicaux, à l'occasion du bi-centenaire de sa naissance.

  • Igor Stravinski

    Jean Gallois

    Igor Stravinski (orthographié selon sa volonté sans y et sans w pour éviter une mauvaise prononciation par les américains) est, tout comme Picasso - qu'il a souvent côtoyé - un des créateurs artistiques majeurs du XXème siècle. Né en 1882 et après une jeunesse à Saint-Pétersbourg où il est formé par Rimsky-Korsakov, il connaît le succès à Paris avec Diaghilev et les Ballets Russes qui créent L'Oiseau de Feu, Pétrouchka, lLe Sacre du Printemps, Le Rossignol, Renard, Les Noces, Pulcinella. Exilé après la Révolution Russe, Stravinski vécut entre la France et la Suisse, passant à travers deux guerres mondiales et s'établissant finalement en 1939 aux Etats-Unis, où il se remarie et meurt en 1971, avant d'être enterré à Venise. Il a touché à presque tous les styles musicaux de son temps, y compris le dodécaphonisme, renouvelant toujours son écriture musicale. Son important catalogue comprend aussi bien des mélodies que de la musique de chambre, des symphonies et des opéras, et aussi un répertoire religieux très inspiré.

    Sur les conseils de Serge Lifar, qui a créé plusieurs ballet du maître russe, Jean Gallois a longuement mûrit cette biographie inédite illustrée qui paraît enfin à l'occasion du 50ème volume de la collection horizons.

  • Alors que l'Espagne connaît son Siècle d'Or, un genre musical voit le jour au nord de Madrid dans la résidence royale du Palacio de la Zarzuela (ou «Palais de la Ronceraie»), où se donnent de fastueux spectacles, qui prennent donc le même nom que leur lieu d'accueil :
    Zarzuela. Pendant que l'opéra en est à ses débuts en Italie, le XVIIe siècle espagnol se distingue à travers ses propres pièces lyriques s'appuyant sur des livrets de Pedro Calderón, véritable fondateur reprenant les classiques de la mythologie gréco-latine, et des musiques de Juan Hidalgo, puis de Sebastián Durón. Au XVIIIe siècle, la zarzuela s'étend ensuite aux théâtres populaires ibériques et jusque aux Amériques grâce aux compositions de Antonio Literes, José de Nebra et Antonio Rodríguez de Hita, ou encore aux livrets de Ramón de la Cruz. Ce n'est qu'après cent cinquante ans de gloire ininterrompue que la zarzuela «baroque», tout comme l'Espagne, connaîtra à la fin du XVIIIe siècle une éclipse qui l'obligera à se renouveler...
    Cette étude inédite présente pour la toute première fois les origines de ce «continent musical» à part entière qu'est la zarzuela aux XVIIe et XVIIIe siècles, complétée de nombreuses illustrations et annexes.

  • Avec la Révolution française, le clavecin, un des symboles emblématiques de l'Ancien Régime, connaît une terrible période de désaffection. De grand bûchers sont installés, dans lesquels sont précipités des centaines d'instruments. Mais sa mémoire est toutefois préservée par quelques interprètes, qui vont même finir par inciter les compositeurs à "redécouvrir" cet instruments et écrire des compositions originales, jusqu'au XXe siècle avec Francis Poulenc, par exemple. Dans cette étude complètement inédite, Jean-Patrice Brosse livre un formidable - autant que surprenant - travail d'exploration en mettant à jour un répertoire aussi inattendu que passionnant, montrant ainsi comment le clavecin a survécu à une extinction programmée, notamment grâce aux artistes "romantiques".

  • Franz Liszt

    Isabelle Werck

    Personnage central du mouvement romantique, le hongrois Franz Liszt (1811-1886) enflamma dès sa jeunesse toute l'Europe par ses dons exceptionnels de virtuose qui développa les possibilités techniques de son instrument de prédilection, le piano, et donna une nouvelle stature au métier de pianiste soliste. Mais sa gloire tient aussi à ses talents de compositeur. Il oeuvra inlassablement pour promouvoir les oeuvres de ses confrères et enseigner aux générations suivantes de pianistes et de compositeurs.

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