Cerf

  • L'amitié ; une épiphanie

    Jean-Marie Gueulette

    • Cerf
    • 22 Janvier 2004

    S'appuyant sur une analyse anthropologique des différences entre amour et amitié, Jean-Marie Gueullette montre comment il est possible d'accorder une place importante à l'amitié dans la vie chrétienne.
    Lorsque le Christ est reconnu comme le Tiers entre amis, l'amitié devient une communion ouverte sur la présence de l'autre, le pauvre sans pour autant tomber dans l'illusion vague d'une amitié avec tous. Il s'agit également de découvrir les racines théologiques d'un mode de relation au Christ, moins connu, mais tout aussi fécond, que la mystique nuptiale. Une telle approche chrétienne permet de réhabiliter une expérience humaine riche et cependant discrète et pudique.
    Elle donne également à réfléchir sur les implications anthropologiques et théologiques des discours tenus sur l'amitié par les chrétiens : la grâce perfectionne-t-elle l'amitié humaine au point d'en faire une épiphanie de l'amitié de Dieu pour nous ? Le Christ a-t-il été un ami pour Lazare et pour le disciple bien-aimé afin de donner un exemple moral ? L'évocation de l'amitié dans le Nouveau Téstament ne sert-elle pas plutôt à révéler la proximité de Dieu avec les hommes ?

  • L'amour du semblable ; questions sur l'homosexualité

    Lacroix X

    • Cerf
    • 3 Janvier 2001

    L'orientation et les conduites homosexuelles suscitent aujourd'hui nombre de discussions, interrogations, voire perplexités, bien au-delà de ceux et de celles qui sont le plus directement concernés.
    Le sujet est passionnel, ne laissant personne indifférent parce qu'il n'est étranger à personne. Si les attitudes d'exclusion ou d'ostracisme, encore présentes, sont de plus en plus réprouvées, c'est parfois pour donner dans d'autres clichés, tel celui d'une équivalence entre homosexualité et hétérosexualité, comme s'il s'agissait d'une simple variante ou alternative. Le premier but des journées dont est né cet ouvrage a été de dépasser de tels simplismes.
    Comprendre, reconnaître, entendre - les témoignages littéraires ou personnels notamment mais aussi interroger, analyser, oser critiquer ce qui relèverait d'une indifférence à la différence. Car notre option consiste à prendre en compte l'altérité sans négliger la richesse de la signification de la sexualité elle-même, moyennant toutes les médiations par lesquelles elle se donne. Diverses disciplines ont été sollicitées pour que chacune exprime selon sa méthode, les variantes et les constantes, les ressources et les limites, la genèse et les obstacles propres à cette orientation affective : histoire, littérature, sociologie, psychanalyse, philosophie, théologie.
    Une des originalités de cet ouvrage est sans doute d'articuler au discours des sciences humaines celui d'une recherche éthique, toujours ouverte. La proposition philosophique, qui également est invitation au dialogue, est prolongée par une approche théologique, propre aussi à dépasser la seule démarche éthique. Car l'essentiel n'est pas la morale, mais l'accès à l'authenticité du désir et à la liberté véritable.

  • Homme et femme ; l'altérité fondatrice

    François de Muizon

    • Cerf
    • 15 Mai 2008

    L'irréductible dissymétrie entre le génie féminin et le génie masculin, source inépuisable de signification, constitue sans doute l'une des énigmes humaines les plus difficiles à déchiffrer. La sexualité serait dès lors réinventable, au gré des caprices et des hésitations d'un sexe devenu incertain. Paradoxalement, la différence entre l'homme et la femme s'impose dans son évidence simple, immédiate, charnelle. Elle est ce qui de la personne se voit en premier, mais sa signification ultime échappe à toute emprise totalisante. Énigme insaisissable, elle ne se réduit ni à son inscription charnelle (sexe anatomique) ni à sa construction sociale et culturelle (genre). Le naturalisme et le constructivisme s'avèrent impuissants à rendre compte du sens du sexe qui concerne le tout de la personne. Insaisissable par concept, la différence se donne pourtant à vivre dans le vif de la chair. Elle se donne à entendre, s'offrant à un déchiffrement. Indice de transcendance, cette irréductible dissymétrie révèle au coeur de l'humain une structure relationnelle fondamentale d'altérité. Brèche dans la toute-puissance de la représentation, elle résiste à la personne qui risque de s'enfermer dans l'image qu'elle se fait d'elle-même. Ultimement, elle s'ordonne à la communion des personnes, qui s'origine - d'après une vision chrétienne - dans le mystère d'une insondable communion trinitaire. La tradition personnaliste judéo-chrétienne, parfois encore accusée de cultiver une mentalité naturaliste, un patriarcat machiste et misogyne, un mépris du corps et de la sexualité, fournit en réalité, au prix d'un exposé ajusté et d'un accueil renouvelé, des clés fondamentales qui éclairent puissamment l'énigme de l'altérité des sexes.

  • Oser dire le mariage indissoluble

    Xavier Lacroix

    • Cerf
    • 26 Septembre 2001

    Si certains traits de l'apport chrétien à l'éthique conjugale, telles l'importance accordée à la liberté de l'engagement ou la primauté reconnue à l'amour, sont en accord avec les évidences contemporaines, l'indissolubilité du mariage est au contraire un des points de contradiction majeurs entre le christianisme et les catégories les plus obvies de notre culture.
    Qu'un engagement puisse être définitif ; qu'un lien, né de la parole de deux sujets libres, ne puisse pas être rompu par ces mêmes sujets, cela dépasse les notions d'une philosophie du contrat, de l'épanouissement du moi et de la précarité. Assurément, notre culture est plus une culture de l'analyse, de la déliaison, de la dissolution qu'une culture du lien et de l'indissolubilité ! En d'autres termes, est-il bien raisonnable de publier un ouvrage sur l'indissolubilité en un temps et dans un pays où 38 % des mariages conduisent à un divorce ? La question clé de notre recherche est celle-ci : est-il possible de continuer à affirmer l'indissolubilité du lien conjugal dans le contexte d'une culture de la subjectivité ou, plus précisément, en assumant les acquis d'une philosophie et même d'une théologie de la personne et de la liberté ? Dans l'affirmative, la voie est alors celle d'une compréhension de l'indissolubilité qui ne repose pas seulement sur la primauté de l'institution ou sur une sacralisation des liens, mais qui découvre ou redécouvre, à travers le subjectif, ce qui est au-delà du subjectif.
    Si tout se joue dans l'interpersonnel, celui-ci plonge dans plus profond, plus large et plus réel que ce qui est senti, éprouvé, représenté. Vers les intrications inconscientes du lien, vers ses dimensions sociales et familiales, vers sa portée théologale et ecclésiale.

  • Et si Dieu n'existait pas ?

    ,

    • Cerf
    • 12 Septembre 2001

    Et si Dieu n'existait pas ! qu'est-ce que cela changerait ? Presque rien, sans doute.
    Mais quelle est la portée de ce presque rien si proche de l'unique nécessaire ? La question radicale de l'éventuelle non-existence de Dieu appartient à la responsabilité du théologien. S'il l'esquivait, tout en présentant Dieu comme une bonne nouvelle pour l'homme, ne serait-il pas un faux monnayeur ? Présenter à la pensée un Dieu qui serait faux à la manière d'un faux billet de banque, ce n'est pas simplement parler d'un Dieu qui n'existe pas, mais manifester un Dieu trompeur parce que sans consistance, une idole.
    La question de l'existence est ici une question proprement théologique puisqu'elle est un aspect de la question de l'idolâtrie. Or, la foi en Dieu est radicalement une lutte : contre l'idolâtrie et une victoire sur celle-ci. Cette interrogation théologique doit être menée avec rigueur, pour l'honneur de la théologie elle-même ; en la confrontant à une pluralité de discours. La théologie s'élabore ici en dialogue avec la philosophie, compagne depuis toujours (Françoise Mies), avec des sciences qualifiées d'humaines comme la psychanalyse et la sociologie (Marie Balmary et Luc Van Campenhoudt), l'éthique (Paul Valadier), et d'autres grandes traditions de sagesse (Jacques Scheuer à propos du bouddhisme).

  • Les puissances de l'imagination

    Jean-Philippe Pierron

    • Cerf
    • 14 Juin 2012

    L'imagination sa juste place dans une philosophie de l'action. L'imagination est le médiateur de la créativité. Elle est la faculté du possible pratique en nous ancrant poétiquement au monde. Les images fournissent un cadre herméneutique pour l'agir.
    Elles augmentent notre intelligence du réel et testent notre capacité a nous investir. En ces termes dominés par la rationalité instrumentale et le contrôle, voire l'évaluation tous azimuts du vécu, reconnaître la place des puissances de l'imagination est devenu tâche urgente pour habiter autrement notre monde !

  • Appel à une réforme de la justice familiale

    Ghitti Jm

    • Cerf
    • 25 Février 2010

    Spécialiste des rapports de crise entre la famille et la société.
    Jean-Marc Ghitti analyse, en pédagogue (lu social. par quelle histoire du droit et de l'institution judiciaire la famille au XXIe siècle se trouve-t-elle tellement judiciarisée. Un contexte culturel et événementiel est à considérer : quelle place occupe le droit dans une société occidentalisée ? Le service rendu par le droit peut être fort utile, mais le juridisme paralyse et déshumanise. Qui s'étonnerait que le juridisme et l'humanisme soient incompatibles ? Il est vrai que les conflit, dans la famille.
    Ainsi qu'entre celle-ci et la société, sont nombreux. Aussi. des voies de résolution de conflits, des procédures d'indeninisation-réparation, des tâches de recherche d'une meilleure justice sont a perfectionner. mais selon quels critères. selon quelles priorités et finalités ? Les valeurs de la démocratie et de l'éthique ont-elles leur place dans les procédures de tentatives de règlement des conflits familiaux ? Les procédures juridiques instaurées ne reposent généralement pas sur une conception humaniste de l'homme.
    De la Nie en famille ni plus largement du vivre en société. Nombre de procédures régaliennes résistent face aux interpellations préconisant une démocratisation. L'auteur met en évidence les méfaits que cette justice-d'État non humaniste produit dans les existences et les liens familiaux. Il n'omet pas de faire des propositions, par exemple en direction des tribunaux, afin qu'ils s'ouvrent à l'esprit démocratique.
    En effet. des alternatives existent. par exemple quand la manière de juger évolue en aspirant à une justice plus humanisante pour le bien des personnes.

  • Pour une éthique parentale ; essai sur la parentalité contemporaine

    Ghitti Jm

    • Cerf
    • 2 Juin 2005

    Que devient la parentalité ? L'absolutisme antique du pater familial et la prééminence du mari ont fini par laisser la place à un principe d'égalité entre l'épouse et son conjoint.
    Qu'en est-il entre la mère et le père vivant hors mariage civil et religieux ? Les régimes juridiques de puissance paternelle ici, et d'autorité parentale là, ne peuvent suffire à réguler la famille et les relations avec l'enfant face aux mutations dans le couple et dans les rapports de responsabilité entre personnes avant autorité à divers titres. Quid de l'autorité des parents déchus de leurs droits par un juge, et de celle des parents séparés ou divorcés ? Quid des adoptants ? Quid des grands-parents ? Quid des compagnes et compagnons auprès de l'enfant de l'autre ? Quid des rapports entre toutes ces parentalité (biologique.
    Naturelle, légitime, adoptive) ? Certains courants parlent d'" homoparentalité ". Quant à l'enfant, à quel âge et selon quelles conditions culturelles et juridiques peut-il être écouté par les éventuels représentants de l'instance parentale ? La gestion culturelle, juridique et sociale de la parentalité mobilise la santé et l'ordre publics, ainsi que le " ciel des valeurs " mis à contribution : que suppose le fait d'assumer une responsabilité parentale pour un adulte ? hauteur cherche une éthique parentale face aux désordres familiaux.

  • Une éthique pour l'économie ; ethos, crises, choix

    Hugues Puel

    • Cerf
    • 25 Novembre 2010

    Depuis les années 1980, l'auteur est engagé dans de nombreux débats d'éthique de l'économie. Une évocation très concrète de diverses expériences constitue l'ouverture de ce livre. L'analyse opère ensuite une distinction entre l'ethos et l'éthique. Si l'éthique ou la morale concerne l'agir humain en tant qu'il se réfère à un sens, l'ethos est une représentation sous-jacente de nature plus implicite et collective qui façonne de manière plus ou moins consciente les comportements des acteurs de l'économie à travers les différents modes de penser la religion, le pouvoir ou l'individu.

    L'économie étant un processus de destruction créatrice, il n'est pas étonnant que les acteurs de l'économie se trouvent bousculés par une multitude de crises où les facteurs techniques jouent un rôle essentiel. Mais intervient aussi fortement le grand mouvement de monétarisation et de « financiarisation » de l'économie. Cette dernière a pris des formes nouvelles depuis les années 1980 et les crises financières n'ont cessé de se répéter jusqu'à celle de 2007-2008 dont les répercussions se font encore sentir.

    Une éthique pour l'économie procède donc d'un discernement complexe sur la réalité des changements en cours et propose des orientations pragmatiques, inspirées de la tradition sociale chrétienne, mais ouvertes à la rencontre d'humanismes divers. Cet ouvrage devrait intéresser les responsables d'entreprises, les militants sociaux, ainsi que tous ceux qui, à différents niveaux, sont concernés par les défis à relever par l'action publique.

  • Oser parler du handicap ; approche éthiques et théologiques

    Collectif

    • Cerf
    • 17 Septembre 2009

    La loi du 11 février 2005, pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, a fait du handicap une préoccupation politique majeure. Les enjeux s'expriment en termes de justice sociale (compensation du handicap, accès au marché du travail, à l'éducation), de politique de santé (articulation du sanitaire et du social, formation et soutien des aidants), d'accessibilité aux espaces et services publics, etc.

    Cet ouvrage explore les enjeux éthiques de cette mobilisation sociale et politique. Il cherche à mettre en lumière la contribution du discours théologique dans l'élaboration du souci bioéthique, en tant que champ pluridisciplinaire confronté au handicap. Le dialogue interdisciplinaire suscité par des théologiens veut prévenir d'un risque : éviter que les savoirs (y compris la théologie) et les pratiques sociales ne saturent le sens de ce qui n'en a pas.

  • Proposer une démarche qui prenne en considération l'unité de l'agir humain et chrétien, établir une théologie morale fondamentale en dialogue avec la pensée philosophique, en considérant l'éthique dans son statut séculier et en opérant une reprise de celle-ci sous la mouvance de la foi ont été les axes des travaux de René Simon.

    Loin de refermer la réflexion théologique sur elle-même, Simon a toujours voulu l'ouvrir à l'autre (la philosophie, la sociologie. etc.), convaincu que c'est seulement dans ce positionnement par rapport à une certaine altérité qu'elle peut trouver son identité et se développer en un discours cohérent qui témoigne simultanément de son articulation au réel et de la force critique ou de la mémoire subversive de l'Évangile. L'apport de Simon se montre précisément dans ce mouvement-là : ouvrir les frontières une ouverture qui trouva aussi le chemin d'un oecuménisme fondamental et profond , être passeur, décloisonner dans le respect, s'enraciner dans une tradition sans en être l'esclave, mais y trouver la force pour vivre sa liberté et en témoigner dans le respect de l'autre. Une telle théologie morale n'est possible que parce qu'elle place en son centre la foi en l'homme et la foi dans le Christ, parce que l'incarnation est prise au sérieux.

    Ce volume, préparé par Denis Müller et Eric Gaziaux tous deux successeurs de René Simon à la présidence de l'ATEM , rassemble les principaux textes que le théologien a publiés durant les années 1970 à 2000 dans des revues et ouvrages collectifs.

  • Dietrich Bonhoeffer ; autonomie, suivance et responsabilité

    Collectif

    • Cerf
    • 30 Août 2007

    Théologien protestant, pionnier de l'oecuménisme, résistant au nazisme, conspirateur, témoin et martyr, Dietrich Bonhoeffer (1906-1945) fait partie des acteurs et des penseurs essentiels du XXe siècle.

    Dans « Le Prix de la grâce » (1937), il trace devant ses étudiants de l'Église confessante la voie d'une suivance (« Nachfolge ») qui fait du disciple du Christ, dans le texte biblique et dans la vie, un être d'écoute et d'obéissance critique. L'« Éthique » (1940-1945), inachevée, rend compte des raisons théologiques d'une action responsable dans le monde. L'avant-dernier, s'il n'est jamais ultime, est toujours crucial, face aux réalités dernières. La foi et l'éthique peuvent conduire à la désobéissance politique, par-delà les compromis frileux et les radicalismes exaltés. « Résistance et soumission » (lettres de prison posthumes), enfin, dit l'engagement et la lucidité du penseur devant les limites d'un langage religieux inadapté au monde moderne.

    Quel sera le rôle de la pensée et de la croyance dans un monde devenu majeur, mais dont les cataclysmes ne cessent de questionner l'autonomie, la responsabilité et l'accueil d'une vraie transcendance, au coeur même de la vie ? Par ses points forts et par ses failles, Dietrich Bonhoeffer nous ouvre des pistes surprenantes pour des lendemains de grâce et de gravité.

  • Fondements de l'humanité

    Méir Tapiero

    • Cerf
    • 7 Octobre 2010

    Depuis les débuts de la conscience humaine, l'homme a constamment été en quête de ses origines. Comme si savoir d'où il venait pouvait lui apprendre où il allait. Origines ! Un mot qui nous fascine parce qu'il parle de nous, parce qu'il atteint le plus profond de notre être, parce qu'il semble enfermer dans le tréfonds de chacun le véritable sens de la vie et fournir nos véritables repères.

    Cet ouvrage invite le lecteur à explorer le texte des Origines, la Genèse. Il nous convie à regarder le monde, à nous regarder nous-mêmes. Ce sont ces explorations que nous découvrons dans les quarante-quatre études écrites par trente et un auteurs qui ont des styles variés et des approches différentes mais qui ont tous en commun de présenter la compréhension juive, donc originelle, des fondements de l'Humanité dans la Genèse, tels qu'ils sont transmis par les Maîtres d'Israël.

  • Ce qu'aimer veut dire ; une réflexion théologique sur l'amour conjugal

    Robert Grimm

    • Cerf
    • 1 Août 1981

    Qu'est-ce qu'aimer veut dire ? Un pasteur théologien, confronté à la vie de son propre couple, celle de ses enfants, des femmes et des hommes auxquels il a mission d'annocer l'Evangile, réfléchit librement et de manière souvent critique à la question de l'amour et de la conjugalité. Car les temps changent, et la sensibilité éthique aussi. Si la morale chrétienne, fonctionne mal ou pas du tout, c'est parce qu'elle ne veut pas ou ne peut pas rendre compte de cette distance entre l'héritage reçu et cette nouvelle perception des valeurs que signalent les questions, les provocations, voire les transgressions de la morale enseignée. Cette réflexion prend son point de départ dans le constat de nouvelles exigences : redécouverte du corps et du plaisir, priorité du sentiment sur l'institution, évolution de la compréhension de l'idée de couple. Que devient la fidélité créatrice ? Mais l'amour, comme la foi, ne trouve sa réalité et sa vérité que dans l'histoire tourmentée et imprévisible des sentiments. Il faut donc aussi réfléchir sur son déroulement dramatique : désillusion, adultère, échec, divorce, nouveau mariage. C'est à chacun de tracer le chemin de son histoire conjugale, si possible dans la campagne du Dieu de Jésus-Christ.

  • Guérir et sauver ; entendre la parole des malades

    Louis Perrin

    • Cerf
    • 9 Septembre 1987

    Les malades ne sont pas seulement l'objet de soins. Ils parlent. Mais leurs paroles ne sont pas souvent entendues, ou bien elles sont trop vite recouvertes par des soins et des traitements techniques. Pourtant, en demandant la guérison, les malades expriment aussi un désir de salut. Soumis à la maladie, les êtres humains inventent une parole de révolte ou de méditation : naître et mourir, que vaut la vie ?

    Quand l'existence est mise en cause, des valeurs sont en jeu : sens de la vie, de la souffrance et de la mort, conception de la société et du monde, une manière de croire en l'être humain, en « quelque chose au-dessus de nous », croire au Dieu d'une religion définie, avoir encore des projets et un avenir que le temps de la maladie ne diluera pas.

    Théologien chrétien, Louis Perrin montre comment la foi en Jésus-Christ mort et ressuscité peut animer cette délibération au sujet de la valeur de vivre. L'Esprit Saint, dans ce débat, est l'avocat de chacun de ceux qui sont atteints dans leur existence ; il parle ici par la bouche des malades.

  • Le sida ; rumeurs et faits

    Emmanuel Hirsch

    • Cerf
    • 2 Juin 1987
  • L'exil féminin ; antiféminisme et christianisme

    Jean-Marie Aubert

    • Cerf
    • 12 Avril 1988

    Pourquoi parler d'exil féminin ? Bien qu'il y ait de plus en plus de femmes enseignantes, magistrats, chefs d'entreprise, médecins, ingénieurs ou même premiers ministres, une profonde inégalité sociale de la femme demeure.

    Reconnaître aux femmes même dignité humaine et leur place à part entière, c'est contribuer à l'humanisation de notre monde. Bien que l'humanisation soit au coeur du projet chrétien, le christianisme a contribué à maintenir un certain antiféminisme. La réflexion du théologien moraliste Jean-Marie Aubert rappelle l'évolution de ce rapport du christianisme et de l'antiféminisme. Mais le christianisme, par la force créatrice de l'Évangile, peut aussi contribuer, aujourd'hui comme dans l'Antiquité, à surmonter l'antiféminisme et tout exil féminin.

    Plus de dix ans après un premier livre sur ce problème, refaire un bilan s'imposait ; Jean-Marie Aubert en présence une synthèse magistrale dans ce nouvel ouvrage.

  • Racismes

    Emmanuel Hirsch

    • Cerf
    • 7 Juin 1988

    Une crise économique et sociale, une urbanisation insuffisamment réfléchie peuvent accentuer les réactions de repli sur soi et de rejet. Comment vivre avec ses propres fragilités ? Cette question est une mise à l'épreuve de la culture. Emmanuel Hirsch s'entretient dans ce volume avec différentes personnalités du monde intellectuel, culturel et politique.

  • éthique et humanisme

    André Clair

    • Cerf
    • 5 Septembre 1989

    Est-il possible de penser l'action ? A. Clair pose, par le détour de l'étude d'oeuvres philosophiques majeures, les questions de la valeur et de la norme, de l'élaboration de la vie morale, du pouvoir et des limites de l'humanisme. En bref : qu'en est-il de l'homme par rapport à la spécificité de la modernité ?

  • Le mariage, un sacrement pour les croyants ?

    Henri Denis

    • Cerf
    • 16 Février 1990

    Des couples de baptisés se présentent à l'Église pour recevoir le sacrement de mariage en avouant sincèrement leur peu de foi chrétienne. Comment faire face à cette situation sans rejeter la bonne volonté des personnes qui font cette démarche, ni « brader » le sacrement ?

    Le théologien Henri Denis a réalisé cet ouvrage pluridisciplinaire à la suite d'une réflexion menée avec un groupe de recherche à la faculté de théologie de Lyon. Il s'agit d'un parcours complet : ont été mises à contribution non seulement la pastorale et la théologie, mais aussi les sciences humaines et l'histoire. Le groupe de Lyon a travaillé deux années durant.

    Le livre tient compte des recherches pastorales qui ont déjà été entreprises, tant du point de vue de l'offre rituelle de la part de l'Église que du point de vue de la démarche des personnes qui demandent un mariage religieux ; un cheminement qui puisse favoriser une plus grande liberté de choix pour les fidèles.

    Ce va-et-vient entre la pastorale et la théologie, dont témoigne l'ouvrage, indique une méthode : ne point verser dans l'action non réfléchie ni dans l'entêtement doctrinaire du théoricien ignorant du terrain.

  • La joie austère ; parole du grand rabbin Sirat

    ,

    • Cerf
    • 16 Février 1990

    René-Samuel Sirat est une personnalité déterminante du judaïsme contemporain et de la communauté juive de France, dont il fut le Grand Rabbin de 1981 à 1988. Pour la première fois, il accepte de faire part de l'itinéraire de ses réflexions dans un livre. La joie de l'espérance humaine dont témoignent René-Samuel Sirat et sa tradition religieuse est une joie habitée aussi par les épreuves qui l'ont façonnée de tout temps et spécialement de par l'expérience de la Shoah. Mise à l'épreuve, la Promesse faite à l'homme ne cesse pourtant pas de lui communiquer une espérance, une joie, une humanité.

  • Le mouvement social catholique en France au XXe siècle

    Denis Maugenest

    • Cerf
    • 16 Mai 1990

    La société moderne prétend se mouvoir de manière autonome par rapport aux forces religieuses, et spécialement par rapport à l'Église. Les acteurs de la modernité ont entendu l'expulser progressivement et définitivement de la vie publique pour la confiner dans la sphère des activités privées. Mais paradoxalement tout se passe comme si le dynamisme social du christianisme, loin d'être atténué et affaibli par sa marginalisation apparente dans le monde moderne, se trouvait comme aiguisé et renforcé du fait même de cette situation. Au fondement de ce dynamisme : l'expérience que les chrétiens font d'eux-mêmes et du monde, selon la diversité des situations qui sont les leurs. Le présent ouvrage s'efforce de ressaisir quelques aspects du mouvement social catholique en France, depuis l'expérience de quelques-uns de ses acteurs importants et influents (Cetty, Liénart, Guerry, Matagrin), jusqu'à ses produits élaborés et structurés : formation des clercs, débats des semaines sociales, pensée théologique, discours collégial de l'épiscopat. À frais nouveaux, tout au long du XXème siècle, le mouvement social catholique français a produit une réflexion et un discours qui expriment tout à la fois les problèmes majeurs de la société française et les propositions de l'Église de France. Une tradition prend corps, originale et féconde, avec laquelle il convient de compter - dans l'Église, dans la société française.

  • La non-violence ; essai de morale fondamentale

    François Vaillant

    • Cerf
    • 16 Janvier 1991

    Cet ouvrage tente de définir une place pour la non-violence dans le champ éthique. La philosophie morale et politique s'est beaucoup intéressée à la raison pratique (la "prudentia" d'Aristote) attentive aux dimensions sociales et politiques des passions et de l'agir humain.

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