Sciences & Techniques

  • Le sida ; rumeurs et faits

    Emmanuel Hirsch

    • Cerf
    • 2 Juin 1987
  • La douleur et la souffrance

    ,

    • Cerf
    • 17 Avril 2002

    Face aux assauts ou à la présence lancinante de la douleur, le mot d'ordre est aujourd'hui de la combattre par tous les moyens, et ils sont de plus en plus efficaces.
    Cette lutte n'accepte plus les renoncements et les défaillances. Elle refuse plus encore quelque justification que ce soit qui prétendrait donner un " sens " à la souffrance, comme si une telle quête ne faisait que démobiliser patients et soignants, qu'encourager le fatalisme ou, pire encore, le masochisme. Prenant au sérieux ces défis, des hommes et des femmes qui travaillent comme médecins, infirmiers, psychothérapeutes, philosophes, théologiens, ont confronté leurs pratiques et leurs questions lors d'un colloque interdisciplinaire, tenu en 1999 à l'Université catholique de Lyon conjointement par le Centre de bioéthique et la Faculté de théologie.
    Cet ouvrage contient l'ensemble des interventions qui ont apporté des expériences de praticiens et des réflexions plus théoriques. Elles se croisent sur le questionnement suivant : si on refuse le postulat utopique que seule une existence enfin libérée de toute forme de douleur serait vraiment et pleinement humaine, que pouvons-nous construire sur la conviction que la vie doit être vécue telle qu'elle se donne à chacun, en combattant contre les causes de la douleur et en résistant aux effets mortifères du souffrir ? Ces approches plurielles ne cherchent donc pas à donner la réponse à la question du sens de la souffrance.
    Elles invitent plutôt les sujets en relation les uns avec les autres à s'ouvrir, y compris à travers l'épreuve, à la vérité de ce qu'est vivre pour les humains.

  • Pandémie grippale : l'ordre de mobilisation

    Hirsch E

    • Cerf
    • 3 Septembre 2009

    La pandémie grippale A(H1N1) a surpris, en avril dernier, ceux qui s'y préparaient pourtant depuis des années. Aucun dispositif n'a permis de limiter l'extension du phénomène désormais planétaire. Il est vraiment urgent d'anticiper son impact si, dans les mois qui viennent, le virus déjouait les stratégies et générait un désastre sanitaire peu contrôlable. Les plans nationaux conçus pour assurer l'accès aux traitements et la continuité de la vie publique énoncent des dispositifs dont on ignore en pratique l'efficacité. Face à une menace imprévisible et dont on ne sait quelle en serait l'intensité, peut-on s'en remettre en toute confiance à des procédures dont la mise en oeuvre dépendra pourtant directement de la motivation des personnes ? Aujourd'hui, qui peut affirmer sérieusement que notre société est prête à assumer des défis dont, en fait, elle ne sait rien de précis ? Qui est assuré que les solidarités seront plus fortes que l'individualisme du « sauve-qui-peut » ?

    Il est encore temps de créer les conditions d'une concertation publique qui permette de sensibiliser le corps social afin de le mobiliser. À eux seuls, les stocks d'antiviraux, de masques et les vaccins ne constituent qu'un aspect partiel des réponses exigées face à une menace pandémique. Confrontée à des choix difficiles, la société préservera-t-elle les valeurs de démocratie ou versera-t-elle dans l'état d'exception ? Selon quels critères les décisions seront-elles prises ? Quelles instances en assureront l'arbitrage lorsqu'elles auront pour conséquence la vie ou la mort de personnes ? Notre pays saura-t-il, en situation extrême, honorer la tradition des droits de l'homme et témoigner sa sollicitude à l'égard des plus vulnérables, notamment auprès des populations démunies de toute ressource thérapeutique ? Même si la menace pandémique s'estompait dans les prochains mois, il est important d'avoir le courage d'aborder dignement les questions de fond. À vouloir les éviter ou les évincer, l'irresponsabilité et l'indifférence gagnent sur la lucidité et l'esprit d'initiative. Il s'agit là d'une première défaite qui rend dès lors plus incertain encore l'engagement qui s'impose pourtant à tous.

    Ce livre est un acte politique : il se propose de contribuer dans l'urgence à l'indispensable débat public organisé dans les prochaines semaines. Associant les meilleures compétences, il présente des pistes de réflexions et des propositions nécessaires en temps de pandémie.

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