Cerf

  • L'amour de dieu, la grâce et le libre arbitre

    Bernard de Clairvaux

    • Cerf
    • 17 Juin 2010

    Le traité sur « L'Amour de Dieu » remonte dans sa première rédaction aux années 1124-1125, quand Bernard se met à écrire. Mais ce texte a été remanié par la suite pour être offert au Cardinal Aimeric vers 1133-1135. Ces pages mettent en place de façon originale le problème fondamental de la foi chrétienne et de toute religion : la relation au divin. Elles auront une grande influence par la suite. Outre la célèbre formule - « La mesure de notre amour de Dieu, c'est l'aimer sans mesure » -, Bernard aide à parcourir le chemin qui mène de l'égoïsme humain à l'amour de Dieu.

    Le Traité sur « La Grâce et le libre arbitre » est sans doute plus tardif ; sa composition serait à situer avant 1128. Dans le cadre d'un enseignement à des moines, Bernard se révèle théologien de grande classe au sujet d'un problème qui tourmente la conscience chrétienne occidentale depuis les luttes du IVe siècle contre Pélage. Pour Bernard, les deux réalités - grâce et libre arbitre - ne sont pas à opposer : plus l'on reconnaît son rôle à la grâce de Dieu, plus on magnifie la liberté inamissible de l'homme.

  • Préfaces aux livres de la Bible

    Jérôme

    • Cerf
    • 1 Décembre 2017

    Lorsqu'il révise des textes bibliques grecs et qu'ensuite, soucieux de revenir à la vérité hébraïque dans le sillage d'Origène, il traduit directement de l'hébreu au latin des livres de l'Ancien Testament, Jérôme accompagne ses travaux de Préfaces, au nombre desquelles le célèbre prologus galeatus. Ces textes généralement brefs, ainsi que quelques préfaces qui ne sont pas de Jérôme, ont été transmis tout au long du Moyen Âge dans les manuscrits bibliques ; ils figurent encore dans la Bible latine établie au Concile de Trente (1546), celle que l'on appellera désormais Vulgate. Sont donc ici réunis des textes fondamentaux pour comprendre le travail du moine de Bethléem (env. 386-406), et plus largement l'histoire de la Bible latine. Abondamment annotés, ils sont introduits par une riche synthèse des connaissances actuelles sur les versions latines des Écritures. Le lecteur disposera ainsi d'un outil de travail précieux pour mieux appréhender les textes que lisaient et commentaient les Pères de l'Église d'Occident - un outil susceptible de rendre au latin la place qui lui revient dans les études bibliques.
    Ce livre a été préparé en séminaire par une quinzaine de chercheurs spécialistes de saint Jérôme, sous la direction d'Aline Canellis, professeur de langue et littérature latines à l'université Jean Monnet Saint-Étienne.

  • Vie de sainte Geneviève

    Anonyme

    • Cerf
    • 20 Octobre 2020

    Geneviève, au début du Ve siècle, choisit de consacrer sa vie à Dieu : encouragée par l'évêque Germain d'Auxerre, elle mène une vie de prière et de charité au moment où les rois francs prennent le pouvoir en Gaule du Nord. Geneviève s'intéresse à tout ce qui touche ses contemporains : les angoisses de la guerre, les difficultés du ravitaillement, les raids hunniques, mais aussi les fièvres du nourrisson et la pluie qui gêne la moisson ; elle soulage tous les maux d'autrui par sa puissante intercession. La vie de cette femme paraît à ceux qui l'ont connue un tel modèle de foi et d'ascèse qu'un premier biographe la met par écrit dans les vingt ans qui suivent sa mort : Geneviève a désormais une Vie qui proclame sa sainteté, puis une deuxième, destinée aux cercles aristocratiques francs (VIe s. ?), puis une troisième, pour rappeler aux temps carolingiens qui fut la sainte mérovingienne... Chaque nouvelle Vie de Geneviève est à la fois un témoignage sur une croyante et une source sur la société médiévale qui raconte son histoire.

  • Chapitres sur la prière

    Evagre Le Pontique

    • Cerf
    • 13 Octobre 2017

    Les Chapitres sur la prière, au nombre de 153, comme les poissons de la pêche miraculeuse, représentent la fine pointe de l'enseignement d'Évagre, exprimé dans une langue ciselée et selon sa forme littéraire préférée. Après Clément d'Alexandrie et Origène, Évagre y aborde à son tour la prière, qu'il présente de manière épurée comme un colloque intime entre l'intellect et Dieu. Alors que dans d'autres traités il avait surtout analysé les passions et les pensées de l'âme, il explore ici l'intellect humain, dont il reconnaît à la fois la prééminence et les faiblesses, et s'em- ploie à déjouer les pièges empêchant celui-ci d'atteindre la prière « en esprit et en vérité ». Il s'agit notamment de se débarrasser de toute forme de représentation et de mul- tiplicité : car, au rebours de maintes pratiques modernes de méditation, cette contemplation exclut tout usage de l'imagination.
    Le traité a joui d'une grande popularité à la période byzantine, comme le montrent le nombre élevé des manuscrits et l'abondante tradition indirecte. L'authenticité évagrienne du traité, transmis pendant des siècles sous le nom de Nil d'Ancyre, est un point désormais acquis. Cette édition critique, complétée par plusieurs appendices, entend restituer ainsi sa teneur originelle.

  • L'impuissance du diable

    Jean Chrysostome

    • Cerf
    • 17 Octobre 2013
  • Avec Eucher, un grand auteur de l'Antiquité chrétienne fait son entrée dans la collection Sources Chrétiennes. Futur évêque de Lyon, il est moine à Lérins quand, vers 430-434, il rédige ces deux oeuvres pour la formation exégétique et théologique de ses fils, Salonius et Veranus, élevés sur l'île et futurs évêques eux aussi.


    Le premier écrit, intitulé Clés pour l'intelligence spirituelle, est, en 10 chapitres et pas moins de 458 entrées, un dictionnaire des symboles bibliques qui vise à faciliter une lecture spirituelle de l'Écriture ; Eucher y traite d'une grande variété de sujets : Dieu ou le Christ, le monde d'en haut, la terre, les êtres vivants, certaines réalités ou certains mots, Jérusalem, les nombres...


    Le second écrit, intitulé Instructions, répond en deux livres à diverses questions sur la Bible, de la Genèse à l'Apocalypse (livre I), et fournit nombre d'explications (livre II, en 15 chapitres et 396 entrées) : sens de termes hébreux ou grecs, noms de lieux et noms propres, vêtements sacerdotaux, poids et mesures, calendrier et fêtes bibliques, etc.


    Puisant aux sources de Jérôme et d'Augustin, et de bien d'autres, les deux oeuvres ont servi de manuels à de nombreuses générations de moines et nourri la symbolique européenne au-delà même du Moyen Âge. Ils sont utiles encore aujourd'hui à tous ceux qui s'intéressent à la Bible, à l'Antiquité tardive et au Moyen Âge, Eucher étant souvent un précieux chaînon - jusqu'à présent manquant - dans la transmission d'un savoir biblique.

  • Le tabernacle

    Bede Le Venerab

    • Cerf
    • 7 Mai 2003
  • Lettres t.3

    Isidore De Péluse

    • Cerf
    • 7 Juillet 2017

    Avec ces 300 nouvelles Lettres d'Isidore de Péluse se clôt toute la partie finale d'un imposant corpus épistolaire qui a fait du Pélusiote un des maîtres du genre.
    Professeur de rhétorique avant d'être prêtre et moine dans la région de cette ville du delta du Nil, Isidore (v. 355 -v. 435/440) cisèle en effet chacune de ses Lettres avec un art de la concision et de la maxime qui donne à ses considérations spirituelles une efficacité non dénuée de mordant.
    S'il traite volontiers de questions exégétiques, plus généralement il aborde des thèmes ascétiques et moraux, visant au renouveau spirituel et moral de l'Église, face aux moeurs d'une partie du clergé. Simples billets, réponses argumentées, petites « piques » ecclésiales, conseils de « directeur de conscience » ou brefs traités épistolaires : à travers cette correspondance, c'est tout un univers, celui de l'Égypte des 4e et 5e siècles, qui remonte jusqu'à nous. Ces lettres retiendront donc bien sûr l'attention de l'historien du 5e siècle égyptien, celle de l'exégète et du théologien, celle du spécialiste de la rhétorique antique. Mais, plus largement, chacun pourra ouvrir au hasard ce volume et apprécier, pour la première fois en français et dans la première édition critique du texte grec, les multiples facettes de cette correspondance aux destinataires variés.
    Pierre Évieux, directeur de recherche au CNRS, décédé en 2007, était membre de l'équipe des Sources Chrétiennes. Ses travaux ont porté sur Cyrille d'Alexandrie, sur le concile d'Éphèse et sur Isidore de Péluse, dont il a publié les deux premiers tomes de la collection (Lettres 1214 à 1700, SC 422 et 454). Nicolas Vinel, professeur agrégé de Lettres classiques et docteur en études grecques, a publié en 2014 une édition critique et une traduction de Jamblique, In Nicomachi arithmeticam.

  • Panégyriques de martyrs t.1

    Jean Chrysostome

    • Cerf
    • 22 Juin 2018
  • à Euloge

    Evagre Le Pontique

    • Cerf
    • 1 Décembre 2017

    La lutte contre les vices : tel est l'objet principal du traité adressé par Évagre, sans doute peu avant 394, à un destinataire mal connu, nommé Euloge. L'homme de lettres, né dans le Pont et devenu ermite en Égypte, y invite au discernement des « pensées » envoyées par les démons pour troubler la quiétude contemplative de celui qui s'est retiré loin de l'agitation du monde. Offrant le témoignage de son expérience personnelle et celui de quelques apophtegmes, le « philosophe du désert » prône ainsi l'impassibilité inspirée du stoïcisme dont il est pétri, tout en dépassant celui-ci grâce à la relation à Dieu et aux autres. Le petit opuscule qui fait suite à Euloge dans les manuscrits, Les Vices opposés aux vertus, lui sert en quelque sorte de guide de lecture. Dans cette série de définitions pittoresques, en deux ou trois mots Évagre saisit chacun des neuf vices, chacune des neuf vertus qu'il distingue. Connu pour avoir, par ailleurs, dressé une liste de huit péchés devenue classique en Orient - mais réduite à sept en Occident -, il livre ici la quintessence de son enseignement et, sous une forme quasiment poétique, une rumination spirituelle sur l'acquisition des vertus. Le texte édité ici est fondé sur l'étude de l'ensemble de la tradition manuscrite et des nombreuses traductions en langues orientales qui ont été faites de ces deux traités.

  • Homélies sur le notre Père

    Grégoire de Nysse

    • Cerf
    • 22 Juin 2018
  • Sur la Pâque

    Timothee

    • Cerf
    • 28 Novembre 2019

    Découvert dans un manuscrit de Montpellier, le Livre de l'évêque Timothée sur la Pâque est une source inédite d'une richesse exceptionnelle sur un sujet mal connu et complexe : les controverses pascales du début du IVe siècle en Orient.

    Cette lettre pastorale, rédigée en grec par un certain évêque Timothée à une communauté non identifiable, et transmise en latin, constitue une source de premier plan concernant quatre déviances relatives aux célébrations de Pâques, déviances dont elle atteste la présence en Anatolie dans le premier quart du IVe siècle : l'une d'entre elles n'avait même jusqu'ici jamais été répertoriée. À travers elles, l'auteur laisse aussi entrevoir une situation politique complexe, que ce soit dans les relations entre communautés chrétiennes, entre chrétiens et juifs, ou encore entre christianisme et administration civile.

    La présence d'un extrait de l'ouvrage dans les carnets de saint Augustin illustre quant à elle son rôle dans l'histoire des textes et l'importance de la question pascale en termes non seulement de calendrier liturgique, mais aussi d'identité religieuse et d'exégèse.

  • Commentaire sur les psaumes IV

    Hilaire De Poitiers

    • Cerf
    • 3 Décembre 2020

    Le tome IV (Commentaires sur les Psaumes 67 à 91, composés par Hilaire vers 360) comporte quatre traités sur des psaumes appartenant à la deuxième cinquantaine des Psaumes (51 à 100) qui, selon l'auteur, fait accéder l'âme, une fois la conversion réalisée et le baptême reçu, à la pratique de la justice. Sur le chemin du bonheur en Dieu tracé par l'Esprit dans les Psaumes, cette deuxième étape est destinée à faire entrer dans le royaume du Fils ressuscité, avant le passage dans le royaume du Père que célèbrera la troisième cinquantaine (101 à 150). À la suite des commentaires des Psaumes 51 à 66 (SC 565 et 603), ces traités sur les Psaumes 67-69 et 91 portent plus spécifiquement sur la résurrection, libération du mal et promesse de salut.

  • Quel riche sera sauvé ?

    Clément d' Alexandrie

    • Cerf
    • 29 Avril 2011

    En déclarant qu'il était plus difficile à un riche d'entrer dans le Royaume des cieux qu'à un chameau de passer par le trou d'une aiguille (cf. Mc 10, 25), Jésus n'a-t-il pas voué à la perdition tout détenteur de capitaux ? L'effroi de ses auditeurs n'a pas échappé à Clément d'Alexandrie, ni la détresse spirituelle qui guettait les riches de la ville, quand ils voyaient la distance existant entre leur mode de vie et les exigences de l'Évangile.

    Mais la parole du Christ avait-elle été bien comprise ? L'auteur des « Stromates » se révèle ici tour à tour exégète, dogmaticien, moraliste et directeur spirituel. Dans l'Alexandrie bigarrée de la fin du IIe siècle, sa pensée de fin lettré allait ouvrir à ses auditeurs et à ses lecteurs des perspectives insoupçonnées sur les richesses de la parole divine. Cette première homélie sur un sujet difficile et controversé devait connaître un grand succès.

    Après une entrée en matière qui invite chacun à l'espérance, Clément analyse soigneusement le texte évangélique. Il s'élève ensuite à de profondes considérations sur l'amour de Dieu et du prochain, avant de conclure à nouveau par un vibrant appel à l'espérance. Le « Quis dives salvetur » est la première tentative de réflexion chrétienne sur les rapports de la foi et de l'argent. Le « Mamon de l'injustice » y devient un moyen d'accéder aux « tentes éternelles ».

  • Le banquet

    Collectif

    • Cerf
    • 1 Septembre 1976
  • Discours catéchétique

    Gregoire De Nysse

    • Cerf
    • 25 Octobre 2000

    Le Discours Catéchétique s'adresse non pas directement aux catéchumènes, mais à ceux à qui incombe la tâche de la formation liée aux sacrements de l'initiation.
    L'importance de cette oeuvre découle du fait que c'est une somme de la doctrine chrétienne visant à donner de celle-ci une vue d'ensemble dans le cadre de l'histoire du salut. La première partie (ch. 1-4) traite du Dieu un en trois Personnes. La deuxième partie (ch. 5-32) présente l'oeuvre de salut accomplie par le Logos incarné et insiste sur la juste manière, de comprendre l'Incarnation. La troisième partie (ch.
    33-40) explique comment se fait l'appropriation du salut à travers les sacrements. A l'heure actuelle, on ne saurait rester insensible aux efforts déployés par Grégoire de Nysse pour démontrer que la foi chrétienne n'est pas incompatible avec la raison humaine. L'auteur ne manque ni de courage pour aborder des questions épineuses ni de puissance spéculative pour réfuter les objections d'ordre philosophique.
    L'une des originalités du traité, est qu'il souligne le rôle décisif de la résurrection du Christ.

  • La pudicité t.2

    Tertullien

    • Cerf
    • 2 Décembre 1993

    Le De pudicitia n'est pas comme son titre pourrait le laisser croire un traité de morale, mais un traité polémique et dogmatique d'une importance particulière, car il constitue la première réflexion approfondie sur la pénitence et le pouvoir de L'Eglise de remettre les péchés.
    A partir de l'interprétation de paraboles évangéliques (VII-X), de l'enseignement de Paul (XIII-XVIII) et de celui de Jean (XIX), Tertullien justifie son intransigeance en matière de pénitence et opère une distinction fondamentale entre péchés rémissibles et péchés irrémissibles (adultère, inceste, homicide, idolâtrie), entre le pardon humain et le pardon divin. Son rigorisme montaniste le conduit désormais à adopter sur la pénitence une position radicalement opposée à celle qu'il recommande dans le De paenitentia.
    Ce traité est également marqué d'une forte empreinte polémique dirigée contre un évêque carthaginois - et non contre l'évêque de Rome, Calliste : Tertullien y dénonce avec sa vigueur coutumière le laxisme d'un édit épiscopal qui, en admettant trop facilement les pécheurs à la pénitence, porte du même coup atteinte à la pureté de L'Eglise et lui communique l'impudicité du monde.

  • Ce deuxième volume du Dialogue sur la vie de Jean Chrysostome est inséparable du premier.
    On trouvera ici une documentation historique, littéraire et philologique. Aux deux pièces officielles que sont la Lettre de Jean à Innocent et le résumé du Synode du Chêne, fait par Photius, est joint un index détaillé des noms de personnes et de lieux avec renvoi à la notice prosopographique de chaque personnage. Une liste des lieux parallèles permet de comparer les deux traditions, directe et indirecte.
    L'histoire du texte du Dialogue indique de façon précise l'insertion des fragments qui sont, eux aussi, des témoins. Un index du vocabulaire du Dialogue pourrait être le point de départ d'une étude sur la langue de Palladios, dont l'oeuvre exige des éclaircissements dans de si nombreux domaines.

  • Traité de la virginité

    Collectif

    • Cerf
    • 1 Septembre 1976
  • Discours 6-12

    Grégoire de Nazianze

    • Cerf
    • 15 Mars 1995

    Les discours présentés dans ce volume illustrent divers genres oratoires.
    Ils concernent tous des événements marquants de la vie personnelle de Grégoire de Nazianze. Un conflit résolu avec des moines dissidents donne lieu à un discours de réconciliation consacré aux mérites de la paix (Discours 6). La mort de Gorgonie, sa soeur, et celle de Césaire, son frère, suscitent deux grands éloges funèbres (Discours 7-8). Les Discours 9-12, plus brefs, ont trait à son élévation à l'épiscopat, en 372.
    On retrouve dans ces textes d'inspiration variée l'orateur nourri d'hellénisme, le pasteur exigeant, le "philosophe" chrétien que ne cesse d'être Grégoire de Nazianze au long de son oeuvre.

  • Histoire ecclésiastique ; livres II et III

    Socrate de Constantinople

    • Cerf
    • 23 Juin 2005

    Le livre II de l'Histoire Ecclésiastique de Socrate couvre les règnes des fils de Constantin (337-361), le livre III ceux de Julien et Jovien (361-364).
    Comme dans le livre I l'histoire générale sert de cadre à l'histoire ecclésiastique. Le livre II mentionne quelques événements politiques, concernant surtout le règne de Constance II. Le livre III s'étend davantage sur Julien et sa politique : un long chapitre relate sa carrière avant son accession à l'empire, sa politique religieuse est aussi longuement rapportée ; l'expédition de Perse et la mort de Julien, l'avènement de Jovien et sa mort, donnent lieu à des récits plus brefs.
    Mais l'essentiel reste consacré à l'histoire ecclésiastique. La crise arienne tient naturellement une place considérable dans ces livres, en particulier dans le. livre II. Plusieurs des nombreux conciles qui suivirent celui de Nicée -celui d'Antioche de 341, dit de la Dédicace, ceux de Sardique (343), de Sirmium (351 et 357), de Milan (355), de Rimini (359), de Séleucie (359), de Constantinople (360), d'Antioche (361), d'Alexandrie (362), des Macédoniens, d'Antioche (363) donnent lieu à de copieuses notices, plusieurs des confessions de foi qui les préparent ou qu'ils produisent sont citées in extenso.
    Ces textes souvent mentionnés dans les histoires de la crise arienne, mais rarement lus, sont ici pour la première fois intégralement traduits en français. Dans le livre III, une des mesures de Julien, l'interdiction faite aux chrétiens d'enseigner, donne à Socrate l'occasion d'un long excursus qui est un vibrant plaidoyer pour la culture classique.

  • Le manteau

    Tertullien

    • Cerf
    • 6 Septembre 2007

    Ayant un jour renoncé à la toge pour porter le manteau court des philosophes grecs, Tertullien s'en explique devant la bonne société cultivée de Carthage. Dans une langue chatoyante et recherchée, digne du grand conférencier que fut Apulée, il affirme s'être conformé au passé, à la nature, avoir choisi la commodité et surtout la liberté de parole proverbiale des cyniques. Vêtu comme eux, il pourra comme eux combattre les vices et prêcher la vertu. Il en profite pour glisser quelques vérités propres à initier au christianisme ce public païen qui en ignore tout.

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