Langue française

  • Devant les oeuvres de Fabienne Verdier, le regard du spectateur se fait contemplatif. Cette peintre a réussi à concilier, dans ses tableaux, art moderne et tradition orientale, exprimant avec tant de puissance par sa peinture l'harmonie et le chaos, mais aussi le mystère de la beauté du monde.
    L'ouvrage, qui accompagne la rétrospective sur cette artiste qui se tiendra au musée Granet, à la Cité du livre et au pavillon de Vendôme d'Aix-en-Provence met en lumière son parcours artistique jalonné de confrontations avec des systèmes de pensée issus de cultures et d'époques différentes. Son processus de création se nourrit d'une hybridation des savoirs et se manifeste au moyen d'inventions techniques (immenses pinceaux munis d'un guidon de conduite, alliages de glacis, esquisses filmiques). Cette hybridation des savoirs apparaît clairement dans les trois lieux où se déroulera l'exposition. S'il sera possible de suivre au musée Granet le parcours artistique de Fabienne Verdier, à la Cité du livre on découvrira ses recherches sur lest liens entre la peinture et la musique, en particulier sur les quatuors à cordes. Enfin, le pavillon de Vendôme présentera le projet basé sur le lien entre le langage et les formes plastiques et, plus spécifiquement, proposera de découvrir de grandes oeuvres réalisées à partir de quelques paires de mots : labyrinthe-liberté, force-forme, vide-vibration, chant-catastrophe.
    Le livre plonge dans l'oeuvre picturale et l'univers artistique et spirituel de Fabienne Verdier.
    Un parcours chronologique explore les divers moments de la biographie de l'artiste et met en lumière son lien avec la peinture des lettrés en Chine, puis avec l'art expressionniste abstrait et la peinture flamande, pour se poursuivre jusqu'à des recherches sur les ondes sonores et picturales. Sa poésie évolue autour d'une réflexion sur son immersion dans la nature, une pratique qu'elle définit elle-même comme étant l'« atelier nomade ». Ses derniers travaux sur le territoire de la montagne Sainte-Victoire, sujet cher à Cézanne, illustrent cette démarche.
    L'atelier nomade fait toutefois converger bien d'autres thématiques : l'évolution de son atelier, bien évidemment, mais également l'influence du contexte et du paysage, ainsi que le développement de nouveaux outils pour la peinture.

  • Ceil Pulitzer a entamé son parcours de collectionneuse d'art africain il y a plus de trente ans. Son esprit artistique l'a conduite vers toutes les formes de culture et d'expression humaines, sans limites spatiales ou temporelles. En peintre consciencieux, elle n'a cessé d'aiguiser son regard en étudiant l'art et l'histoire de l'art, et en collectionneuse d'art moderne, elle comprit que l'art africain avait influé sur la trajectoire de l'art du XXe siècle. Par la suite, à Paris, elle fit la connaissance de Charles Ratton, expert vénérable et légendaire marchand d'art africain. Lors d'une brève rencontre, il lui déclara : « Vous avez l'oeil. » Cette rencontre nourrit sa passion et sa quête de l'excellence en matière d'art africain classique. La Fondation Ceil and Michael Pulitzer a initié et soutenu nombre d'initiatives philanthropiques en Afrique et au sein des grandes institutions qui promeuvent l'art africain et les actions humanitaires sur le continent noir.

  • Paris

    Michael Wolf

    Michael Wolf, connu pour avoir remporté le prix World Press Photo 2010 grâce à son projet Tokyo Compression, pose ici son regard sur la capitale française. Comme il sait si bien le faire, il repère des éléments architecturaux caractéristiques du paysage visuel parisien afin de les immortaliser.
    Toits, cheminées et lumières rythment les images de leurs couleurs, de leurs formes et, surtout, de leurs volumes. L'univers visuel auquel il nous invite à participer conduit l'observateur à suivre du regard les lignes entrecoupées des murs et des gouttières, à s'attarder sur des détails qui ne sont pas toujours si apparents qu'on le penserait. Il nous incite enfin à imaginer le contexte environnemental et architectural qui donne un cadre à ces éléments strictement rectangulaires.
    L'impression de songe qui accompagne ce voyage dans un Paris vu depuis les toits se confirme dans la deuxième partie du livre. L'ombre des arbres y décore les façades de divers édifices et façonne une poésie visuelle propice au dialogue intime où, en l'absence de toute présence humaine, nature et architecture parviennent à se fondre l'une dans l'autre.

  • Félix Vallotton

    Collectif

    Né à Lausanne, l'artiste suisse Félix Vallotton (1865-1925) a vécu en France pendant une grande partie de sa carrière. Bien qu'il ait été très proche de Pierre Bonnard et d'Edouard Vuillard et qu'il ait fait partie du groupe avant-gardiste des Nabis, il est souvent resté dans l'ombre de ses contemporains plus célèbres. S'il a réalisé certaines de ses plus grandes oeuvres à Paris dans les années 1890, toute sa carrière est imprégnée d'une approche originale et innovante.
    Vallotton privilégiait les intérieurs, les portraits, ainsi que les nus et les paysages. Après l'expérience du front pendant la Première Guerre mondiale, ses oeuvres se chargent d'éléments symboliques. Les textes du livre, rédigés par les plus grands spécialistes de Vallotton, explorent la vie, l'oeuvre et les succès de l'artiste, dans le but de réévaluer non seulement sa production mais aussi son héritage.
    L'ouvrage contient des reproductions de ses dessins et estampes les plus connus, ainsi que d'oeuvres jusqu'ici inédites.

  • Ellora

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    Situé dans le centre ouest de l'Inde, dans l'Etat du Maharashtra, le site d'Ellora évoque une île heureuse en pleine nature, à quelques kilomètres d'un autre site très intéressant, les grottes d'Ajanta. Classé au Patrimoine mondial de l'humanité depuis 1983, Ellora est un complexe rupestre d'une telle importance qu'il est devenu un lieu de pèlerinage pour les trois grandes religions qui y sont représentées : le bouddhisme, le brahmanisme et le jaïnisme.
    Trente-quatre lieux de culte (des temples, des monastères et parfois des chapelles) y ont été creusés dans la roche entre le Ve et le Xe siècle, sur une superficie d'environ deux kilomètres carrés. Les différents monuments s'encastrent et se mêlent, témoignage d'un savoir-faire artisanal et d'une harmonie religieuse inattendus. Les constructions présentent des détails architecturaux et décoratifs variés qui en soulignent la richesse et l'inventivité : colonnades, escaliers monumentaux, reliefs sculptés, stucs et vestiges picturaux.
    Malheureusement, de par leur nature rupestre, l'architecture et les reliefs sculptés sont longtemps restés dans l'ombre, l'obscurité plus ou moins dense qui les enveloppe ayant jusqu'ici rendu impossible toute campagne photographique susceptible de révéler leur splendeur au grand jour. Iago Corazza, muni d'un matériel ultra-sensible, permet enfin aux passionnés et aux simples curieux de pénétrer dans ce site unique en son genre.
    La voix experte de Gilles Béguin éclaire les visions qui émergent des parois rocheuses. Après la publication de Khajuraho, les amateurs d'art indien peuvent une nouvelle fois entrer, sous la conduite de guides d'exception, dans un site d'une beauté extraordinaire, dont les superbes photographies dévoilent des détails inédits.

  • Ce catalogue présente les oeuvres de 25 créateurs japonais d'art brut (autodidactes, marginaux, personnes agées, personnes incarcérées ou résidant dans des hôpitaux psychiatriques) dont des peintures, des dessins, des photographies, des productions textiles et des sculptures. Avec deux articles qui précisent la définition de ce domaine en marge du champ officiel de l'art.

  • Les We vivent dans les forêts de la frontière occidentale de la Côte d'Ivoire. Leur nom signifie « les hommes qui pardonnent facilement ». Dans la vie sociale de ce peuple, la cellule familiale joue un rôle important. Chaque famille est conduite par un patriarche, révéré pour sa sagesse et sa richesse, à qui incombe de superviser la vie du clan. Il organise les mariages, règle les conflits et influence la vie religieuse.
    Longtemps désignés sous d'autres appellations (Guere, Wobe, Kran), les We vivent de part et d'autre de la frontière entre le Liberia et la Côte d'Ivoire - et sont de ce fait considérés, dans les deux pays, comme une population « périphérique ». Il s'agit d'une civilisation de masques, aux antipodes d'autres sociétés qui en sont dépourvues (tels les Ashanti, au Ghana).
    Leurs masques, pourtant, par leur hardiesse plastique, furent parmi les premiers à subjuguer les artistes cubistes en Occident. Kahnweiler, le célèbre marchand d'art de Picasso, racontait que l'artiste possédait un masque wobe et que c'est justement son étude qui poussa Picasso vers des évolutions si innovantes.
    Insolites, exubérants, fantasmagoriques, leurs masques surprirent par leur diversité et leur éblouissante inventivité formelle. Ils ont également influencé les oeuvres de peuples voisins. Au point que leur art, loin d'être isolé, à l'écart, perdu dans la forêt, apparaît comme une clé de voûte, un pivot - si l'on cesse de croire que la création obéit aux découpages coloniaux.
    Avec ce constat majeur : il s'agit bien d'une civilisation de masques, tant ils sont abondants dans chaque village. Régissant tous les domaines (juridique, mystique, agricole), ils participent aux multiples phases de la vie. Cet art évolutif, mobile, implique une différence capitale par rapport aux créations d'autres peuples, chez lesquels la morphologie détermine aisément le sens, la portée, le type de cérémonies : chez les We, la forme ne permet jamais vraiment d'inscrire l'oeuvre dans une catégorie.

  • Le théâtre est le thème central de ce quatrième volume de notre série « Art Brut - La collection », publié pour coïncider avec la quatrième Biennale de l'Art Brut. Après avoir exploré l'architecture, les véhicules et les corps, nous portons maintenant notre attention sur le théâtre, pour développer ce thème sous ses divers aspects. Exemple le plus simple : la description de l'architecture théâtrale, comme dans le travail d'Eugen Gabritschevsky et de Victorien Sardou. D'autres artistes créent des oeuvres ayant un lien très étroit avec le monde du théâtre, sans nécessairement en faire partie. Ainsi, pour Giovanni Battista Podestà ou Vahan Poladian, une scène publique est un lieu où ils peuvent monter une « performance », un spectacle en réponse à une société qui les confine à ses marges. Leur démarche - intrinsèquement éphémère - recourt à des vêtements et accessoires comme moyens de communication pour faire entendre leurs voix et leurs protestations. D'autres artistes conçoivent des cosmogonies complètes qui prennent la forme gigantesque d'un monde fantasque et fantasmagorique mis en scène, à l'instar du travail d'Aloïse Corbaz, à regarder comme un « théâtre de l'univers », ou de l'oeuvre graphique de Marguerite Burnat-Provins ayant pour titre Ma ville.
    Ce livre comprend plus d'une centaine d'illustrations, dont certaines publiées pour la première fois. Toutes ont été choisies pour permettre au lecteur d'explorer le thème du théâtre dans l'art outsider, ou Art Brut.

  • Le caractère particulier du processus créatif chez Antonio Canova tient aux modèles en plâtre grandeur nature qui constituaient une transition entre la phase initiale de la conception et la réalisa-tion proprement dite de la sculpture en marbre. Comme l'explique le photographe Luigi Spina, « [...] le plâtre est dans l'acte de conception de l'artiste, le moment fragile et variable où le corps de la sculpture est senti. » OEuvres non encore finies, les plâtres ne contiennent pas moins toute la force et les potentialités de la sculpture achevée. Les petits clous en bronze (repères) guident le photographe en dessinant un atlas visuel totalement inédit, et permettent au lecteur de se perdre dans des parcours tout aussi inédits, entre expressions et gestes, coiffures et plis des drapés. Les séquences photographiques réalisées au contact de l'oeuvre sculptée en dévoilent les surfaces de plâtre et permettent au regard du lecteur d'approfondir - une fois encore - le lien entre lumière et plasticité de la matière qui constitue l'un des aspects essentiels et particuliers de l'oeuvre de Luigi Spina. Enfin, comme l'annonce le sous-titre, la dimension temporelle est l'un des éléments clefs de la recherche photographique menée par Spina, dans la solitude, parmi les salles de la gypsothèque de Possagno. Ces « quatre temps » ne veulent pas être un simple expédient pour décliner la réflexion visuelle du photographe durant les quatre années des commémorations canoviennes (2019-2022). La dimension temporelle possède une importance sans égale dans la phase de créa-tion et de réalisation du sculpteur néo-classique : il y a un avant et un après l'oeuvre en plâtre. L'avant correspond à l'étude préparatoire ; l'après à l'oeuvre achevée. Le plâtre occupe une place centrale, entre les deux. Ce volume entend présenter au grand public cette phase si riche de sens et, dans le même temps, si peu connue du travail d'Antonio Canova, l'un des plus grands sculpteurs de tous les temps.

  • Trente artistes, environ quatre-vingts tableaux. Tel est le contenu de ce livre qui vise à ouvrir une nouvelle perspective sur l'accueil et la diffusion de la poétique impressionniste au Canada au tournant du XXe siècle, et plus particulièrement entre 1880 et 1930. L'ouvrage, qui accompagne une exposition novatrice sur le sujet, rassemble les chefs-d'oeuvre célèbres de certains des peintres impressionnistes canadiens les plus connus, provenant de collections publiques et privées.
    Il explore les différentes manières dont un groupe d'artistes particulièrement exigeants a pris part au mouvement international de l'impressionnisme, tout en posant les bases du développement d'un style pictural canadien unique en son genre. Le livre adopte une approche thématique qui permet au lecteur de suivre les traces des artistes canadiens, dans leur pays comme à l'étranger : leurs études dans les écoles d'art françaises, leurs voyages en Europe, leur participation à de grandes expositions, et notamment aux salons parisiens.
    Nombre d'entre eux développent évidemment un goût pour la restitution emphatique de l'instant éphémère et pour la recherche de la lumière naturelle, si chère au coeur des impressionnistes français. En rentrant au Canada, ils se retrouvent confrontés à un défi : adapter à la réalité de leur pays ce qu'ils ont vu et appris à l'étranger. Les ambiances hivernales, urbaines ou rurales, deviennent l'un de leurs sujets de prédilection : c'est avec elles qu'ils réussissent à accorder le vocabulaire impressionniste aux paysages canadiens, enveloppés de la lumière caractéristique du nord.

  • Séduction esthétique, excellence technique et intérêt historique, tels sont les trois piliers de la collection « Arts décoratifs » de la Fondation Gandur pour l'Art (Genève), créée en 2010 et aujourd'hui en pleine expansion. Ce premier volume a pour objectif de cataloguer les oeuvres de la collection dont les dimensions ornementale et narrative sont étroitement liées.
    Il s'agit dans la plupart des cas d'oeuvres sculptées - statuettes et reliefs décoratifs - auxquelles s'ajoutent des décorations bidimensionnelles figurant des scènes inspirées par l'Antiquité ou le christianisme.
    La périodisation des éléments sculptés publiés dans ce volume reflète celle de l'ensemble de la collection, dont la chronologie se déploie entre le XIIe et le XVIIIe sièc le.
    La collection entend illustrer les échanges culturels entre la France et les pays environnants, aires géographiques où les diverses oeuvres ont vu le jour. Aussi les croisements stylistiques, l'originalité de certaines pièces et leur qualité esthétique y constituent-ils des éléments prépondérants.
    L'organisation des contenus de l'ouvrage est thématique, ce qui permet de mettre en lumière l'originalité absolue et la richesse de la collection, de même qu'un panorama extrêmement varié de sujets, d'épisodes narratifs et de personnages représentés. La subdivision thématique s'organise autour des sections suivantes : dieux et héros antiques, figures bibliques et allégoriques, scènes de la vie de la Vierge, épisodes de la vie du Christ, des saints et intercesseurs.
    Chaque oeuvre s'accompagne d'une notice qui en détaille le contexte historique et géographique, l'iconographie ; elle fournit aussi une bibliographie de référence et indique les expositions dont l'oeuvre a fait l'objet.

  • Peng wan ts ; regards

    Collectif

    Le volume se compose d'un ensemble représentatif des oeuvres picturales de Peng Wan Ts réalisées en une cinquantaine d'années de production artistique. Un grand nombre des tableaux reproduits dans l'ouvrage qui accompagne l'exposition consacrée à l'artiste par le musée d'Art moderne de la Ville de Paris sont inédits : le principal exemple est l'oeuvre intitulée Banquet qui sera offerte à l'institution muséale à cette occasion.

    Dans les tableaux de Peng Wan Ts transparaît clairement la recherche poursuivie par l'artiste d'un équilibre entre les modes de pensée et d'expression de l'Orient et de l'Occident, ce qui fait de lui une figure de référence pour l'art contemporain chinois. Son approche reflète son intérêt indéniable pour la personne humaine, aspect indissolublement lié à sa découverte de l'art occidental, de Michel-Ange en particulier. Esthétique et plasticité sont les deux thèmes clés de sa poétique, sans oublier l'élément tragique qui lui permet de réfléchir à l'homme, à son histoire individuelle et collective, et à son intériorité.

  • L'art aborigène peut être considéré comme la forme d'expression artistique la plus ancienne, puisque son existence remonterait à 60 000 ans. Une expression qui sert depuis toujours à transmettre traditions et croyances sous des manifestations les plus hétéroclites qui soient :
    De la peinture à l'incision, de la sculpture à la teinture, sans oublier la céramique et, plus récemment, l'image photographique.
    Le thème central de ce type de production artistique reste le lien entre l'humain et la terre, l'héritage des ancêtres dont l'écho résonne encore aujourd'hui. Ce n'est pas un hasard si « Before time began » (« Avant le début des temps ») est l'une des devises qui revient souvent chez les artistes aborigènes d'Australie centrale pour évoquer la création du monde du point de vue onirique. Il s'agit du fil rouge qui relie les diverses oeuvres d'art du présent ouvrage. Se plonger dans ce parcours et le suivre permet au lecteur d'explorer avant tout l'aspect narratif lié au songe et au passage du temps, autant d'éléments qui dénotent la dimension temporelle des différentes sociétés. Mais le lecteur peut aussi par ce biais découvrir les origines de l'art contemporain dans le contexte aborigène grâce aux oeuvres réalisées au début des années 1970, en terre d'Arnhem et dans les territoires de Papunya, ainsi que les peintures plus récentes des artistes résidents dans les territoires APY (Anangu Pitjantjatjara Yankunytjatjara).
    Ce sont surtout ces derniers témoignages qui mettent particulièrement bien en évidence la fusion entre l'art contemporain et les moyens d'expression traditionnels, ainsi que les savoirs ancestraux et les éléments liés à l'inévitable progrès.
    L'importance de ce livre réside non seulement dans la vue d'ensemble qu'il offre sur cette forme artistique, mais également dans le fait qu'il signe la première grande exposition mise en place par la toute nouvelle Fondation Opale (Lens/Crans-Montana, 2018), qui s'appuie sur la collection de sa fondatrice, Bérengère Primat.

  • Bilan positif d'une expérience extraordinaire, et avant tout hommage aux derniers Indiens d'Amazonie vivant encore librement, tels sont les messages dont témoigne la voix influente de l'ethnologue genevois René Fuerst, qui a consacré une grande partie de sa vie aux populations indigènes de l'Amazonie. Cette « autobiographie visuelle » parcourt les régions centrales du Brésil, notamment le Mato Grosso et l'Amazonie profonde, et fait la part belle à ses rencontres, recherches et recueils ethnographiques - autant de témoignages qui sont venus enrichir les musées européens, dont en premier lieu le musée d'Ethnographie de Genève.
    Les images en noir et blanc de René Fuerst capturent et racontent une vingtaine de rencontres, s'arrêtant sur les visages, les corps, les cérémonies plus tranquilles et celles animées par les danses. Même le récit du quotidien au travers des objets qui le rythment se fait digne et conduit le lecteur à une réflexion tout en relief sur les bien connus « tristes tropiques » de Claude Lévi-Strauss.

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