Citadelles & Mazenod

  • Les éditions Mermod publient en 1951 une édition de luxe de Pour un herbier, illustrée par Raoul Dufy.
    Cet ouvrage est le fac-similé du n° LXXXIX (exemplaire réservé à l'artiste et aux collaborateurs) de l'édition originale, conservé à la bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art, au sein de la prestigieuse collection Jacques Doucet.

    "La rencontre entre Colette et Dufy était celle de sensibilités voisines. Souvent, dans les derniers temps, Colette me demanda à revoir cet ouvrage." Maurice Goudeket (dernier époux de Colette), dans Près de Colette, Flammarion, p.247-248

  • L'Orient de Flaubert (1821, Rouen - 1880, Croisset) est imprégné d'histoires et d'influences contemporaines. Dès ses oeuvres de jeunesse, le lien entre textes et images illustrant l'Orient et l'Antiquité semble évident pour le jeune artiste.
    Cet Ailleurs - qui est constitutif de sa vocation d'écrivain - s'affirme très vite comme la contrée de tous les excès, des rêves de luxe impossible, où un esthète exigeant pourrait dormir dans des "hamacs en plume de colibri".
    Premier beau livre sur Flaubert et les arts, cet ouvrage examine à la fois les images et les oeuvres qui ont marqué la formation visuelle de l'écrivain, ou qui ont été les sources avérées de ses créations et les nombreuses réinterprétations plastiques auxquelles celles-ci ont donné lieu. Dès son époque - c'est le cas de Gustave Moreau qui ne peindra pourtant jamais de tableaux directement inspirés de son oeuvre -, puis après sa mort, les illustrateurs, sculpteurs, peintres des courants les plus divers s'en emparent, de Georges-Antoine Rochegrosse à Salvador Dali. À l'époque moderne, le cinéma et la bande dessinée s'approprient également des romans de Flaubert, comme Philippe Druillet qui a consacré une partie de ses albums et de son oeuvre gravée à Salammbô.

  • LE LIVRE Carreaux de céramique émaillée, les azulejos ornent les plus belles décorations d'architecture intérieure et extérieure du Portugal. La variété de leurs motifs et l'éclat de leurs couleurs confèrent un charme singulier aux églises, palais, villas, parcs et jardins qu'ils embellissent.
    À travers les exemples les plus remarquables, spécialement à Lisbonne, cet ouvrage présente la richesse de cet artisanat haussé au rang d'art par la virtuosité de ses créateurs.
    Du Palacio Nacional de Sintra à la Quinta de Baca hoa, du Palacio dos Marqueses de Fronteira à l'ancienne église conventuelle Madre de Deus à Lisbonne, des azulejos polychromes aux cycles en bleu et blanc, du style mudejar aux ornements rocailles, le lecteur est invité à découvrir le coeur du Portugal en suivant un itinéraire que jalonnent ses azulejarias les plus somptueuses.

    Ouvrage relié avec jaquette illustrée 216 pages et 216 illustrations couleur  22 x 29 cm

  • "La vie dans la nature donne à reconnaître la vérité... L'art réside dans la nature." Albrecht Dürer. Cet ouvrage retrace le rôle multiple et crucial joué par l'illustration d'histoire naturelle depuis le XVIe siècle. Les oeuvres marquantes de grandes figures du domaine - John James Audubon et ses oiseaux, Maria Sibylla Merian et ses insectes - côtoient les planches, moins connues mais tout aussi fascinantes, d'une foule de manuscrits, journaux et livres rares.
    Ensemble, leurs créateurs oeuvraient à une collection des merveilles de la nature. Oiseaux, insectes, mammiferes, reptiles et poissons étaient autant de trésors ; des créatures les plus infimes, le microscope faisait des monstres. Savants et mécènes s'enthousiasmaient pour l'exotique, avant de redécouvrir la faune sauvage et domestique de leurs campagnes - jusqu'aux cochons et aux mites. Charlotte Sleigh éclaire l'évolution des enjeux et du style de l'image en histoire naturelle, depuis les alphabets animaliers jusqu'aux extraordinaires créations des naturalistes qui, aux XVIIIe et XIXe siècles, voulurent consigner et classifier le monde vivant.
    Elle rend hommage aux peintres et coloristes oubliés qui, aux côtés des artistes les plus fameux, contribuèrent à inventorier, définir et donner à voir la vie animale sur le papier. De cette immense entreprise, elle pointe aussi les contradictions : les naturalistes furent souvent d'avides chasseurs, et c'est par la mort de l'animal que s'ouvrait la vie éternelle du spécimen.

  • LE LIVREEn s'attachant à l'étude des slogans, des images et desgraphies, l'ouvrage propose d'interroger l'insubordinationgraphique des années 68. Dans une perspective demobilisations collectives et de circulations internationalesdes idées, un véritable régime visuel s'est, en effet,constitué durant cette période. Influencés par letiers-mondisme, le pacifisme, le guevarisme et lemaoïsme, de nouveaux codes d'expression se définissent,dans de nouveaux lieux (rues, palissades, usines,universités, barricades), par des motifs récurrents (lepoing dressé, l'usine, les chaînes brisées, les moutons,De Gaulle), mais aussi à travers une terminologie ciblée(la chienlit, la lutte, les pavés, la beauté). Des affichesdes Ateliers populaires des Beaux-arts aux photographiesde Gilles Caron, Henri Cartier-Bresson, BrunoBarbey en passant par les dessins de Siné, Willem, Topor,Crumb... sans oublier les collectifs d'artistes français etinternationaux, cette étude passionnante permet demieux comprendre les images de cet incontournable «moment 68 ».
     SOMMAIREIntroduction : Insubordination graphique,contestations politiques1. Circulations et décolonisations graphiques2. Dépersonnalisation de l'art et création collective3. Imaginations graphiques4. Territoires urbains, scènes graphiques...5. Batailles de signes et rivalités graphiques6. Libération des moeurs et culture popÉpilogue : Libération des moeurs et culture pop  POINTS FORTSun riche corpus iconographique : graffiti, affiches,slogans de banderoles, caricatures ou dessins publiésdans la presse « parallèle » ou alternative.une véritable étude, très étayée et à l'échelleinternationale, sur le style graphique 68douze focus sur des personnalités ou momentsclés : les visages de Che Guevara, Chicago Women'sGraphics Collective, le Salon de la jeune peinture,Gilles Caron, le Larzac...
     

  • La rencontre de la religion et de l'architecture engendra de nombreux chefs-d'oeuvre, à travers l'Europe entière.
    Pays des Rois catholiques, l'Espagne donna naissance à des monastères qui comptent parmi les plus beaux d'Europe. Les vingt principaux monastères étudiés dans ce livre font partie des joyaux des architectures romane et gothique. L'étude originale et scientifique de Pédro Navascués Palacio nous donne à découvrir le paysage monastique espagnol. A l'esthétique et à la chronologie, l'auteur a préféré une approche historique par ordres religieux, qui met en valeur les spécificités de chaque ordre : Bénédictins, Franciscains, Cisterciens, Dominicains, Hiéronymites, Prémontrés, Chartreux, chacun donna lieu à l'édification de monastères parcourus ici par l'oeil du photographe Domi Mora.
    Le monastère fut le lieu d'épanouissement d'un des modes de vie les plus caractéristiques de l'époque médiévale. Moines et moniales y partageaient les travaux et les jours selon une règle et une discipline qui finirent par imprimer à l'architecture les traits propres de l'ordre auxquels ils appartenaient. À travers ces vingt monographies est également mise en valeur la diversité des paysages espagnols : immensité de la montagne qui domine San Juan de la Peña, vignobles qui enserrent Santa Maria de Poblet, aridité des collines de Santa Maria de El Parral ou champs d'oliviers qui entourent le village où trône Nuestra Señora de Guadalupe...
    Accompagnant magnifiquement le texte, un reportage photographique inédit dévoile façades et cloîtres, retables et chapiteaux, et permet au lecteur de pénétrer un peu plus au coeur de la vie monastique indissociable de son splendide environnement.

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