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Communic'art

  • A l'occasion de l'exposition de l'artiste dans sa galerie parisienne, du 25 mars au 22 mai 2021, la galerie e´dite en seul ouvrage, la double re´flexion de Ge´rard Garouste et de Marc-Alain Ouaknin sur Kafka et son oeuvre.

    C'est dans le dialogue entre ces deux pense´es amies que se sont cre´e´es les correspondances qui donnent leur nom a` l'exposition.

    Sous la main Ge´rard Garouste sont ne´es 25 toiles et un immense triptyque, autant de portraits re^ve´s de Kafka et d'interpre´tations de symboles frappants de son oeuvre. Ces toiles sont accompagne´es d'une quinzaine de dessins pre´paratoires.

    Marc-Alain Ouaknin a rassemble´ dans son essai 30 ans de re´flexion et de recherche sur Kafka, sa relation au yiddish, a` l'he´breu et a` la Kabbale.

    Pour reprendre le propos introductif de Marc-Alain Ouaknin « Ce qui est privile´gie´ ici est le dialogue du peintre avec le philosophe, qui souligne la complicite´ de leur e´tude jubilatoire et montre comment l'oeuvre de Ge´rard Garouste, a` l'instar d'une correspondance qui se de´ploie au fil du temps, re´pond a` la lecture que fait Marc-Alain Ouaknin de Franz Kafka.

    Lecture qui, avec tout le se´rieux ludique des kabbalistes, invite a` de´cortiquer les mots et leurs sens, a` explorer les jeux de langage de la tradition he´brai¨que et a` en pointer la pre´sence extraordinairement forte dans l'univers de Kafka.

    Des personnages, des situations, des objets inattendus et des cre´atures e´tonnantes se mettent a` vivre sous le pinceau, profond et vigoureux, joueur et e´blouissant de Ge´rard Garouste, dont chaque de´tail questionne le regard, invite la pense´e vers d'autres hauteurs. Au-dela` du classicisme revendique´ d'une peinture virtuose, Ge´rard Garouste interpelle le spectateur contemporain sur son rapport a` l'art, a` l'image et a` l'avant-garde. »

  • Bruno Moinard et Claire Bétaille nous livrent 25 ans de création d'intérieurs iconiques du luxe à la française. Un livre indispensable pour les passionnés d'art de vivre.
    Bruno Moinard et Claire Bétaille, architectes d'intérieur, sillonnent le monde en ambassadeurs du luxe à la française.

    Ce livre retrace 25 ans de création, sans limite de ressources et d'idées, pour les grandes marques du luxe, les palaces, les restaurants étoilés et une clientèle privée d'exception, de Paris à Londres, de Tokyo à Shanghai, de l'Hotel Eden à Rome au Plaza Athénée, en passant par les adresses londonniennes d'Alain Ducasse ou Anne-Sophie Pic.

    Le luxe créatif des architectes d'intérieur Moinard Bétaille est fait de volumes purs, simples et élégants, aux lignes sophistiquées et contemporaines, riches de contrastes de matières. Un style fait pour durer, au-delà de tout effet de mode.

    Du dessin initial jusqu'aux détails les plus subtils, la très riche iconographie de ce beau livre nous fait découvrir l'univers et la vision de deux créateurs d'art de vivre.

  • Depuis ses débuts, le peintre belge Jan Van Imschoot confronte langage pictural et langage verbal en explorant les multiples strates de signification laissées par les grands peintres occidentaux dans leurs oeuvres. Avec La présentation des absents, nouvelle série de tableaux de Jan van Imschoot exposée à la galerie Templon en novembre 2021, l'artiste belge « anarcho baroque » poursuit ses recherches sur la signification du langage pictural en détournant l'oeuvre de l'un de ses prédécesseurs. Après avoir exploré les natures mortes de l'Ecole du Nord du XVIIe siècle dans Le bouillon d'onze heures, Van Imschoot prolonge l'immersion dans ce genre avec par exemple des toiles comme La vision féérique. Toutefois, c'est le travail de Manet qu'il a cherché avant tout à appréhender dans cette deuxième série. Comme il le dit, il « confronte l'infini de [son] imagination aux libertés que prend Manet avec l'histoire de l'art ». Cette rencontre conduit à une mise en abyme vertigineuse. L'échange des bêtises fait référence au Déjeuner sur l'herbe de Manet, lui-même écho à Suzanne et les Vieillards du Tintoret. Van Imschoot apporte son propre regard en multipliant les clins d'oeil et références érotiques, historiques ou religieuses, dans une fantaisie symbolique magnifiée par une maîtrise des lumières et des couleurs digne des plus grands Flamands. « Le rapport qu'entretiennent la langue et l'image reste un territoire ouvert ; les mots y rencontrent leurs propres limites, alors que l'art, tel un oiseau, le survole en toute liberté. », conclut l'artiste. Le beau livre édité par la galerie Templon laisse tout loisir au lecteur d'explorer cette liberté dans tous ses détails.

  • « Myth is timeless, as painting has become. My works usually revolve around stories that are so old we cannot determine their origin. It is the very idea of the origin that interests me, no doubt precisely because it can't be found ! Just as the truth of myth is utterly elusive. » Gérard Garouste Gérard Garouste is one of the major figures of French painting. This monograph presents the artist's journey through the great mythological sources he has drawn from in order to build his oeuvre. Whether literary, biblical or personal, these myths are the framework of his painting and have fed, for over forty years, his quest for meaning, as well as his philosophical and poetic investigations.

    This book was published on the occasion of the exhibition Gérard Garouste - The Other Side presented at the National Gallery of Modern Art, New Delhi.

  • La galerie Templon publie un livre d'art ovni avec ROBIN KID: IT'S ALL YOUR FAULT, à l'occasion de l'exposition événement éponyme de l'artiste à la galerie. Un véritable "O.V.N.I." - Ouvrage Visuel Non Identifié - en édition limitée collector, co-publié par l'artiste et la galerie Templon.

    L'artiste contemporain pluridisciplinaire néo-Pop ROBIN KID (a.k.a. THE KID) questionne le monde polarisé de notre XXIe siècle. Détournant l'imagerie sociale, politique et archétypale des médias, de la publicité, de l'internet, de l'entertainment ou encore des jeux vidéos et s'inspirant aussi de ses souvenirs d'enfance, ROBIN KID crée des peintures, des sculptures et des installations aux récits narratifs ambitieux et énigmatiques. Il nous invite ainsi à la réflexion au travers de multiples dimensions sous-jacentes savamment entrelacées qui convoquent l'esprit de rébellion, le sentiment du religieux, l'univers du fantastique et flirtent aussi parfois avec l'esprit de pure provocation pour réveiller le spectateur.

    Ce livre est un objet éditorial collector unique et surprenant, entièrement designé par l'artiste : avec ses doubles couvertures cartonnées - aux formes toutes différentes - cet ouvrage d'art reflète fidèlement le nouveau corpus d'oeuvres sociales et hypnotiques de l'artiste, constitué de peintures à l'huile sur toile grand format marouflées sur des bas reliefs 3D en aluminium, présentées à la galerie Templon Paris, lors de l'exposition muséale ROBIN KID : IT'S ALL YOUR FAULT.
    Au travers de ses 160 pleines pages couleurs, l'ouvrage révèle pour la première fois des vues inédites du processus de création du jeune artiste autodidacte.
    Conçu dans l'esprit des livres jouets en hommage au très confidentiel Index Book créé par Andy Warhol en 1967 et désormais introuvable, cette édition exclusive offre également un accès presque intime à l'étonnant atelier de l'artiste. Permettant ainsi de pénétrer son univers imaginaire très personnel et la façon dont ROBIN KID s'efforce au travers de ses créations de redonner un peu de sens à notre monde toujours plus polarisé. Édition "collector", à ne pas manquer !

    "Robin Kid : It's All Your Fault" - Livre d'art. Textes (anglais) de ROBIN KID (a.k.a. THE KID) et Hannah Bhuiya (essais & entretien). Couverture rigide cartonnée et découpée en formes multiples, 36,5 x 34,5 x 3 cm / 2 kg, 168 pleines pages couleurs imprimées en Italie. Co-publié par l'artiste (les éditions Holy Shit) et les éditions Galerie Templon.

    Photos/oeuvres/publication: ©ROBIN KID (a.k.a. THE KID) - tous droits réservés.

  • Zeugma présente une quarantaine de nouveaux tableaux de Gérard Garouste, qui poursuit avec passion et humour son interrogation sur les grands mythes et les textes sacrés en provoquant des rencontres insolites et riches de sens entre les symboles, récits et personnages fondateurs de notre culture. A travers les collisions inattendues du zeugma, l'artiste aborde ainsi des thèmes universels : le désir, le savoir, le rapport aux autres et au temps.

    Gérard Garouste revisite le mythe de Diane et Actéon en peintures et dessins inédits, mettant souvent en scène sa femme Elizabeth.

    Dans un entretien avec Claude d'Anthenaise, directeur du musée et commissaire de l'exposition, l'artiste explique sa vision.

    Dans son exposition à la galerie Templon, Gérard Garouste met en scène le pont, « zeugma » entre le Talmud, les récits mythologiques ou littéraires, et sa propre histoire. Les nouveaux tableaux invitent ainsi le roi Naaman et Pinocchio, Franz Kafka et Borges, les Rabbins Honi ou Bar Bar' Hana, le fils ou le beau-frère décédé de l'artiste.

    Ecrite comme un conte philosophique, la préface de Marc-Alain Ouaknin, philosophe, rabbin et écrivain français, explicite les références multiples de son ami Gérard Garouste.

  • Montrouge paintings

    Jim Dine

    De retour à la galerie Templon, Jim Dine fait exploser les couleurs, les formes, les techniques pour mieux interroger ses thèmes de prédilection : la création, le soi, la mémoire. A 82 ans, l'artiste et poète américain, au travail dans son atelier de Montrouge, ne s'est jamais senti aussi libre.

    La galerie dévoile un ensemble inédit de peintures réalisées à l'été 2017 dans son nouvel atelier. Autoportraits, compositions abstraites ou paysages d'objets, chacune des toile renvoie toujours au même sujet : la peinture elle-même, son inspiration, sa production, son dépassement. Chacune porte en elle une histoire des repentirs, un souvenir de la puissance physique à l'origine de sa naissance. Travaillée avec de l'acrylique et du sable, à la meuleuse, la surface des toiles acquiert volume et matérialité : Jim Dine sort du plan.

    Obsessionnel de la gravure, l'artiste s'est inspiré des travaux sur bois d'Edward Munch dans une nouvelle série d'estampes hallucinatoires composées comme des puzzles. L'artiste réimprime ses supports, y intègre de nouveaux fragments, en dessine les détails à la tronçonneuse, pousse jusqu'aux limites l'accumulation des couches. Le cerne noir de sa tête, aussi reconnaissable que le Cri de l'artiste norvégien, traverse une infinité de variations par les traces, les couleurs et les motifs.

    Point d'orgue de l'exposition, un autoportrait de bronze haut de plus de 2 mètres : la tête de l'artiste hérissée d'outils, comme une affirmation du pouvoir de la main sur celui de la tête ?

    Né en 1935 à Cincinnati dans l'Ohio, Jim Dine vit et travaille entre Paris (Montrouge), Göttingen en Allemagne et Walla Walla aux Etats-Unis. Pionnier du happening avec Claes Oldenburg, Allan Kaprow à New York dans les années 1960, Jim Dine très vite une voie singulière. Bien que son nom ait souvent été associé au Pop Art, son oeuvre défie les catégories. Bois, lithographie, photographie, métal, pierre, il expérimente toutes les techniques pour en bouleverser les règles. Pour lui, l'outil et le processus de création sont aussi cruciaux que l'oeuvre achevée.
    Depuis sa première exposition en 1960, son oeuvre a été présentée dans près de 300 expositions personnelles à travers le monde. Jim Dine est représenté dans plus de 70 collections publiques à travers le monde, dont celle du Metropolitan Museum of Art de New York, du Musée national d'art moderne - Centre Pompidou à Paris, de la Tate Collection à Londres.

    En 2016, Jim Dine a été invité à collaborer avec la Manufacture de Sèvres. Il y a crée Thru the stardust, the heat on the lawn (Claude), un ensemble de 10 vases-sculptures en terre cuite vernissée, à la surface couverte des poèmes calligraphiés de l'artiste, plantés d'outils. Ils seront exposés dans le jardin des Tuileries dans le cadre de la programmation hors les murs de la FIAC en octobre 2017.

    Début 2018, le Mnam - Centre Pompidou consacrera une exposition à la donation exceptionnelle au musée, par l'artiste américain, d'une vingtaine de ses oeuvres.

    Premier ouvrage en français consacré à l'artiste depuis 10 ans, un catalogue bilingue anglais sera édité à l'occasion de l'exposition, introduit par un entretien mené par Guy Boyer, journaliste et rédacteur en chef de Connaissance des arts.

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  • Cet ouvrage monographique rassemble les oeuvres inédites exposées à Paris 30 rue Beaubourg et Impasse Beaubourg.

    « Le temps imaginaire » réunit un ensemble de portraits, mêlant personnages historiques ou de fiction - Lucrèce Borgia, Barbe Bleue, Mowgli - et figures religieuses comme Marie ou Krishna, tout autant que les différents visages du monde contemporain, du soldat de l'opération Sentinelle aux stars de la K pop coréenne.

    Les oeuvres présentées dans l'exposition sont mises en regard de pièces déjà emblématiques de ces quatre dernières années - comme la « Marianne » ou le portrait de Stromae.

    Parmi les modèles anonymes ou célèbres, on reconnaîtra Isabelle Huppert, Sylvie Vartan, Etienne Daho, Marie France, Dita Von Teese...

    Avec une préface de Charles Dantzig, et une nouvelle de Arthur Dreyfus, cette monographie propose une nouvelle vision du mystère Pierre et Gilles : un univers intemporel traversé par l'actualité, peuplé d'icônes hybrides ; hommes ou femmes de cultures mêlées, saisis dans une jeunesse éternelle et nostalgique, versant parfois des larmes de béatitude ou de tristesse.

  • . En 2015, Daniel Templon a rendu hommage à la Belgique dans une exposition et un beau livre a été édité à cette occasion. La vingtaine d'oeuvres qui y sont présentées offrent un panorama de l'art contemporain belge des années 1990-2010, à travers le dessin, la peinture et la sculpture.                                                                                                                                                 . L'ouvrage fait notamment voisiner les objets détournés de Wim Delvoye avec les mers mélancoliques du poète Thierry de Cordier, les fantasmes de Jan Van Imschoot avec les expérimentations de Jan Fabre, représenté par la galerie depuis quinze ans. Il convoque les paysages nocturnes de Hans Op de Beck, les natures mortes de Michaël Borremans et des personnages figés de Luc Tuymans ; mais aussi les assemblages dérangeants de Peter Buggenhout, feints dans les sculptures de Berlinde de Bruyckere.

  • Jim Dine, a day longer

    Collectif

    En 88 pages et six dépliants, pour donner toute leur puissance aux oeuvres monumentales de l'artiste, le livre déploie les 22 pièces de l'exposition, accompagnées de textes de Anne-Claudie Coric, directrice générale de la galerie Templon et grande amie de Jim Dine, d'Annalisa Rimmaudo, attachée de conservation au Centre Pompidou, et de John Yau, poète et critique.

    Avec A Day Longer, que l'on peut traduire par « un jour de plus » ou « un jour plus long », l'artiste de 85 ans exprime la course contre le temps qu'est aujourd'hui sa vie, mais aussi l'imbrication de son oeuvre peint avec son oeuvre poétique - Jim Dine a donné le même titre à un livre de poésie qu'il a publié récemment.

    Fruit de trois années de travail, et en partie terminées pendant le confinement du printemps 2020, les nouvelles oeuvres de Jim Dine assemblent épaisses couches de peinture, outils, bois de récupération et visages énigmatiques sculptés sur bois ou moulés dans le métal pour former un univers poétique tantôt inquiétant, tantôt ironique.

    Ainsi, la figure sinistre du Prophet in the Storm, qui hante les cauchemars de l'artiste depuis l'enfance, fait face à The Tongue, joyeusement connotée, tandis que les masques hiératiques de l'immense Forgotten Harvest, Forgotten Spirit nous immergent dans un temple oublié dont les dieux ne se parlent plus, ne nous parlent plus.

    Les couleurs éclatantes des silhouettes des deux sculptures de bronze moulées d'après d'improbables montages faits en atelier dialoguent avec les 14 petits formats de la série d'autoportraits Me, où l'artiste fait subir à son visage imperturbable les pires transformations, à petites touches ou en larges coups de pinceau.

    Avec ces pièces réalisées dans son atelier de Montrouge, l'artiste américain entame une nouvelle étape du travail qu'il poursuit depuis sa première exposition en 1960. Né en 1935, Jim Dine a d'abord été un des pionniers des happenings dans le New York des années 1950, avant de devenir compagnon du pop art dans les années 1960. Poète, profondément indépendant et touche-à-tout, Jim Dine trace rapidement sa propre voie.

    Entre sculpture, peinture, gravure ou photographie, Jim Dine développe un langage original entre abstraction et figuration, hanté par une iconographie unique faite de silhouettes antiques, d'outils, de coeurs ou de Pinocchio.

    Ses oeuvres ont été présentées dans près de 300 expositions personnelles et figurent dans plus de 70 collections publiques à travers le monde, dont celle du Metropolitan Museum of Art de New York, du Musée national d'Art moderne - Centre Pompidou à Paris ou de la Tate Collection à Londres.

  • Symbolistes, quasi-mystiques, les 36 huiles de la nouvelle série de Franscesco Clemente présentées dans ce beau livre s'expriment en des couleurs fraîches et des motifs faussement naïfs qui interrogent le rapport à l'autre, à la mort, à l'âme.
    Les huit poèmes de Enrique Juncosa écrits pour l'occasion en donnent une interprétation sensible, propice, comme les oeuvres qu'elles évoquent, à l'envolée de l'imagination du lecteur-spectateur.

  • Tahiti ; Kehinde Wiley

    Elvan Zabunyan

    Les nouvelles oeuvres de Wiley portent sur la communauté Mahu de Tahiti, classification traditionnelle en Polynésie des personnes du troisième genre, entre homme et femme. Les Mahu jouissaient d'un grand respect au sein de leur société avant d'être exclus par les missionnaires catholiques et protestants. Renvoyant et se confrontant aux célèbres tableaux de Paul Gaugin où figurent également des sujets sur la communauté transgenre, les portraits de belles Tahitiennes transgenres de Wiley sont cependant chargés de connotations historiques ayant trait au colonialisme et à l'objectivation sexuelle. Développant les questionnements sur l'identité masculine et la virilité déjà en filigrane dans ses précédents portraits, ces nouvelles oeuvres explorent la question identitaire sous l'angle de la transformation et abordent l'artifice comme l'artificiel en tant que phénomène transculturel.

  • Catharsis

    Prune Nourry

    Catharsis illustre un tournant dans la de´marche cre´atrice de l'artiste. Re´cemment soigne´e pour un cancer du sein, la jeune femme s'est sentie devenir, le temps du traitement de la maladie, sujet de son propre travail et sculpture aux mains des me´decins.

    De cette expe´rience bouleversante, Prune Nourry a puise´ deux oeuvres qui a` la fois prolongent et rompent avec le passe´ : la se´rie de sculptures Catharsis et le film Serendipity.

    Jusqu'ici, et depuis plus de douze ans, Prune Nourry tenait son sujet a` distance, dans une recherche objective, quasi anthropologique, questionnant le corps au filtre de la question du genre et de l'hybridation.

    Dans cette nouvelle pe´riode, avec la se´rie Catharsis, Prune Nourry, arme´e de ses outils de sculpteur, se re´approprie son corps et sa fe´minite´, tissant un e´cho intime entre ses recherches passe´es et son expe´rience de vie.

    Les sculptures de Catharsis s'inscrivent dans la ligne´e des ex-voto, ces offrandes populaires qui, sous la forme d'un objet, d'un membre ou d'un organe, cristallisent les remerciements ou les espoirs de gue´rison des hommes et des femmes confronte´s a` la peur, a` l'infertilite´ et a` la maladie, comme l'expliquent Ittay Weinryb et les arche´ologues Vale´rie Delattre et The´re`se Duvernay, qui signent les textes introductifs Dans le film Serendipity, l'artiste explore la connexion e´trange entre ses oeuvres passe´es et sa maladie. Cette premie`re oeuvre cine´matographique, sortie en salle en octobre 2019, e´te´ pre´sente´ au Festival du film de Berlin, a` la quinzaine du film documentaire du MoMA, et projete´ dans le cadre du programme d'Art Basel Film.

    Apre`s un entretien de l'artiste avec Alain Quemin, le livre Catharsis pre´sente le film et l'ensemble des oeuvres de la se´rie pre´sente´es a` la galerie Templon en septembre 2019.

  • En se proposant de constituer une 'archéologie du futur', Arman a mis en place un langage plastique qui aprofondément influencé l'art contemporain : les Accumulations posent dès 1959 le principe de la sérialisation.

    Comme l'écrit Nicolas Bourriaud, plus que l'appropriation de l'objet, c'est la 'catastrophe de la quantité' et la 'tragédie du plein' qu'évoque ce geste fondateur.
    Conçus comme de véritables tableaux, la force picturale de ces oeuvres résulte du choix des objets, de leurs couleurs et de la variété des matières. Les Accumulations traitent de la perte d'identité de l'individu et de la neutralisation des échanges humains par la société de consommation, de la violence de l'abondance, de l'esthétique du déchet, comme autant de 'prémonitions' de notre paysage post-industriel (N.Bourriaud). Ce travail de pionnier évoque les oeuvres de son contemporain Andy Warhol, tout en annonçant les recherches de nombreux artistes comme, entre autres, Damien Hirst, Thomas Hirschhorn El Anatsui ou Subodh Gupta.

    Né à Nice en 1928, Arman vivait et travaillait entre Vence et New-York où il est décédé en 2005. Une grande rétrospective de son oeuvre s'est tenue en 1998 à la Galerie Nationale du Jeu de Paume de Paris, puis en Israël, au Brésil et en Iran. Plus récemment le MAMAC de Nice (2006) et le Centre Pompidou (2010) lui ont consacré une importante exposition. Présent dans une centaine de villes du monde avec des oeuvres monumentales, il l'est également dans les plus grandes collections internationales.

  • Avec plus de 500 expositions depuis sa création en 1966, la galerie Daniel Templon est l'un des acteurs phares de la scène artistique contemporaine internationale.
    Dans une somme de 950 pages, la galerie propose un parcours rétrospectif sur ses expositions à travers les images, les écrits et les articles de l'époque.
    L'histoire de la galerie Templon reflète et anticipe le développement du marché de l'art et l'engouement actuel pour l'art contemporain.

    Abstraction, Nouveau Réalisme, Pop art, Minimalisme, Art conceptuel, Support-Surface, Transavant-garde italienne, Néo-expressionnisme, Nouvelle figuration américaine., la galerie a su pressentir ou accompagner l'émergence de nouveaux courants et de nouveaux artistes aujourd'hui reconnus.

    La galerie Daniel Templon a par exemple été la première à exposer en France Michel Journiac, Martin Barré, Christian Boltanski, Ben, Joseph Kosuth, Art Language, Donald Judd, Andy Warhol, Willem de Kooning, Jim Dine, Richard Serra, Helmut Newton, Jörg Immendorff, Jean-Michel Basquiat, Francesco Clemente, Robert Longo, Jake and Dinos Chapman, Jonathan Meese, Julian Schnabel, Eric Fischl, Iván Navarro, Kehinde Wiley ou Jitish Kallat.
    Ellsworth Kelly, Frank Stella, Roy Lichtenstein et Robert Rauschenberg, César, Arman, Claude Viallat, Gérard Garouste, Chiharu Shiota., quelque 300 artistes se sont installés entre les murs de la galerie.

    Le livre des 50 ans prend un parti documentaire qui en fait un ouvrage de référence : 1 300 photos des expositions et des oeuvres sont mises en regard des textes critiques parus à l'époque.
    Ce parti-pris permet de mesurer l'évolution de notre regard sur l'art contemporain depuis un demi-siècle et fait de l'ouvrage le livre le plus authentique et le plus complet paru sur un demi-siècle d'art contemporain.
    La rétrospective des expositions est précédée d'un texte de Germano Celant, historien et théoricien de l'arte povera, critique et curateur, actuel directeur artistique de la Fondation Prada à Milan et ami de longue date de Daniel Templon.

  • Les années 1980 marquent le temps de la reconnaissance pour Claude Viallat : après les années fondatrices de Supports/Surfaces, l'artiste s'émancipe et développe une oeuvre picturale originale qui sera exposée dès 1982 au Centre Pompidou et en 1988 au Pavillon français de la Biennale de Venise. Tout en restant fidèle au programme qu'il avait mis en place dès 1970 - s'affranchir des contraintes de composition et de représentation, désacraliser la toile libérée de son châssis - l'artiste développe une oeuvre plus nourrie, expérimentant davantage avec la couleur et les textures.

    Admirateur de la peinture vénitienne, de Matisse et de Pollock, il applique des couleurs épaissies sur des oriflammes, des rideaux, des fragments de tente ou de parasols. 'J'ai quitté Supports/Surfaces et je suis plutôt dans la Peinture/Peinture' affirme l'artiste, qui, après les expérimentations et la fluidité des années 1970, se dit 'déculpabilisé' dans son rapport au support.

    'On a salué à juste titre la continuité de l'approche de Viallat, sa fidélité aux principes établis dès le départ. Mais doit être également soulignée sa détermination à transgresser les règles qu'il s'est imposé, d'aller souvent à la limite dans les confrontations colorées, dans les associations de tissus', insiste Alfred Pacquement dans le catalogue de l'exposition.
    A partir de la forme abstraite, toujours identique, qu'il répète depuis cinquante ans, dans une démarche continue où le support est déterminant, 'chaque peinture est pourtant singulière'.

    Le travail de Claude Viallat est aujourd'hui incontournable et son approche revêt une actualité toute particulière au vu du développement de la jeune scène américaine qui retravaille son héritage (pauvreté du matériau, répétition, exploitation de l'erreur, réflexion sur la surface) mais aussi de la revalorisation du vernaculaire et des pratiques artisanales dans la création contemporaine internationale.

    Son oeuvre est présente dans de nombreuses collections publiques dont celles du Musée National d'Art Moderne de la Ville de Paris, du Mnam - Centre Pompidou, du Moma (New York). Le Musée Fabre à Montpellier lui a consacré une grande rétrospective à l'été 2014.

  • Depuis vingt ans, Laurent Dumas cultive sa passion pour les arts plastiques au travers d'échanges quasi quotidiens avec les artistes, entouré de centaines d'oeuvres. Ce premier volume, « Collection Laurent Dumas, morceaux choisis », présente 18 artistes français ou résidents en France, de Jean-Michel Alberola à Ulla von Brandenburg, à travers leurs oeuvres, commentées par des critiques, universitaires et curateurs internationaux.

  • Peintre obsédé par les origines de notre culture et l'héritage des Anciens, Gérard Garouste délaisse pour la première fois les grands textes de l'histoire occidentale pour opérer un retour sans complaisance sur sa propre histoire.
    À travers cette nouvelle exposition La Bourgogne, la famille et l'eau tiède, Gérard Garouste explore les trois pôles de sa vie : le paradis perdu de son enfance en Bourgogne, l'enfer de la famille et sa recherche, peut-être impossible, de " l'eau tiède ", à savoir une forme de modération ou de sagesse. Il nous livre sans pudeur, de manière frontale, certains épisodes marquants de sa vie : secrets de famille, traumatismes d'enfance, souvenirs de crises de démence et d'internement.
    Au-delà de la dimension autobiographique, Gérard Garouste s'interroge sur la notion de " sujet " dans la peinture, et cherche à soulever le mystère des origines et de la transmission. Comme il l'explique, " Dans les détails d'une vie, s'inscrivent les dysfonctionnements d'une société toute entière. En un sens, ce malade dont je peins les aventures est le pur produit de son époque. La question de la transmission de la connaissance représente pour moi le point crucial. Enfant j'ai été élevé dans le mensonge familial et l'hypocrisie de la religion. Cette grande duperie que fut mon éducation est aujourd'hui un moteur. Je lui dois mon obsession pour le démontage des images comme des mots, et mon intérêt pour l'idée d'origine. Même si l'origine est une utopie. Reste la recherche de la vérité. " Les propos de Gérard Garouste, recueillis par Hortense Lyon, sont placés en regard de chaque oeuvre reproduite dans ce livre/catalogue comme un jeu de miroir avec les toiles de l'artiste nous permettant d'entrer dans son histoire la plus intime.
    Élégant, dense et largement illustré, le livre/catalogue met en évidence la richesse des oeuvres de Gérard Garouste. Le livre/catalogue est publié à l'occasion de l'exposition de Gérard Garouste La Bourgogne, la famille et l'eau tiède à la galerie Daniel Templon, du 12 janvier au 26 février 2008.

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    Période exceptionnelle : la commande des livres est suspendue
  • A travers son travail, Philippe Cognée explore les notions d, d regard, d'image et de mémoire. Il propose une réflexion sur la, condition de l'homme moderne mais également sur la question du " sujet " en peinture, les rapports entre abstraction et figuration, entre image peinte et image photographia Philippe Cognée puis inspiration dans le quotidien le plus familier. Ses paysages urbains, tours, autoroutes, supermarchés, abattoirs, containers, déchets... sont transcendés par une touche large et puissante soulignée par une technique originale de peinture à la cire. A 50 ans, Philippe Cognée compte parmi les peintres majeurs de la scène artistique française. Cette monographie est la première consacrée à son oeuvre.

  • L'oeuvre de Pascal Pinaud se construit par strates superposées de séries produites de façon simultanée.
    Un système à la fois ludique et déroutant, rigoureux et laborieux est ainsi enrichi au fil du temps, avec des techniques et des matériaux très variés. Les repères et les conventions établies au sein des sphères de l'art et de l'artisanat sont brouillés, dans une liberté de références dépourvue de toute hiérarchie. L'incertitude qui est donnée à voir fonctionne comme une nouvelle ouverture, à la fois absolument critique (la remise en question perpétuelle) et absolument libre (la prise en compte de tout ou n'importe quoi, sans a priori).
    The work of Pascal Pinaud builds itsetf up with stacked up loyers of simultaneously produced series. The system, both playful and disconcerting, rigorous and laborious, grows therefore in time, intensifying the variety of the techniques and materials used. The reference marks and the conventions established for art and handicraffs are mixed up, and the referential system finds itsetf freed from all hierarchy.
    The uncertainty which is then offered to the viewer functions as a new break, towards a sphere of both absolute criticism (everything has to be questionedl, and absolute freedom (everything has to be observed and thought of, without any a priori).

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