Connaissances Et Savoirs

  • De Durkheim à Bourdieu, la sociologie n'a accordé à l'individu et à son action qu'un rôle secondaire, subordonné aux états de fait collectifs. Les sociologues qui se sont inscrits en faux contre cette perspective qu'il s'agisse de Max Weber ou de Raymond Boudon, ont de leur côté doté l'individu d'une nature à leurs yeux évidente et qu'ils n'interrogent pas, à se demander si l'homme et la société peuvent être compris autrement que comme des réalités toutes faites.

    Pourtant, ne doit-on pas s'interroger sur l'individu en tant que tel, non pas l'individu fait mais celui qui se fait ? Ne faut-il pas lui reconnaître à cet individu une authentique liberté créative, concrète et problématique tout à la fois, toujours en quête d'un social à construire et à inventer ?

    Après Kant et Husserl qui ont en leur temps inspiré la pensée sociologique, Sartre, à son tour, prend le relais ouvrant par conséquent de nouvelles voies aux sciences humaines, ainsi André Menu amorce-t-il sa réflexion dans cet essai qui se veut offrir une analyse fouillée de l'oeuvre du philosophe.

  • La transposition de la 3* directive européenne, du 26/10/2005 sur la lutte contre le blanchiment d'argent, est effective depuis l'ordonnance n° 2009-104 du 30/01/2009 relative à la prévention de l'utilisation du système financier aux fins de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. À cela s'ajoute la 4e directive « anti-blanchiment » du 20/05/2015 qui devra être transposée par les États membres dans un délai de deux ans. Il s'agit de textes fondamentaux pour tout professionnel assujetti au dispositif de la lutte anti-blanchiment, mais ils laissent cependant encore des incertitudes. Cette approche fondée sur le risque n'est-elle pas dangereuse de par les dérives auxquelles elle peut conduire? Le soupçon malmenait la présomption d'innocence, le nouveau dispositif imposant des obligations modulables en fonction du risque de blanchiment s'avère-t-il plus satisfaisant au plan théorique? Plus efficace en pratique? Est-il compatible avec les autres obligations auxquelles sont tenues les professionnels, acteurs de la lutte contre le blanchiment? De plus, dans quelle mesure la transposition de la 3* directive européenne retenue par le droit pénal français était la seule transposition possible ou, du moins, la plus pertinente? L'analyse de l'ordonnance de 2009 ne doit-elle pas justement permettre de prévoir des améliorations pour la transposition de la 4e directive? Enfin, la véritable solution n'est-elle pas l'adoption d'une incrimination internationale de blanchiment?
    D'une actualité brûlante, cette étude rigoureuse démontre que la lutte anti-blanchiment est à parfaire à bien des niveaux, tant au niveau national qu'international. Des mesures uniquement nationales ou européennes, sans harmonisation ni coopérations internationales, ne permettront pas de lutter efficacement contre ce phénomène, d'autant que les criminels, eux aussi, adaptent leurs techniques. Rappelant quinze années d'avancées multiples mais disparates, l'auteur prouve l'urgente nécessité d'unifier les législations et de créer une infraction de droit pénal international. Regard critique et force de proposition pour un ouvrage de référence.

  • La langue des grands classiques italiens, celle de Dante, Boccace, Pétrarque, Villani, Sacchetti, Alberti, Laurent de Médicis, Machiavel, L'Arioste, Vasari, Bandello, Cellini, Le Tasse... expliquée au fil de son évolution, à travers les exemples puisés dans les oeuvres majeures du Moyen-Âge et de la Renaissance. La scène esquissée, la bribe de discours ou d'idée, la situation de parole, le mouvement affectif, l'éclat descriptif... contenus par la brève citation d'illustration, éveillent certes la curiosité et l'intérêt, mais deviennent surtout capables d'éclairer le sens de la forme linguistique ambiguë, de l'obscure construction ancienne ou du tour de phrase énigmatique, davantage que de longues explications grammaticales.

  • Avec la médicalisation de la mort, les soins aux défunts doivent-ils désormais être « l'affaire » de spécialistes ? La toilette mortuaire, pratiquée par les soignants, a-t-elle encore une raison d'être ? L'acte de laver le corps après la mort, fil conducteur de cet ouvrage, explore les confins de deux essences contradictoires. A la sacralité ancestrale du mort s'oppose la technicité et les changements sociétaux induits. Qu'a-t-on à apprendre des pratiques soignantes dans ces derniers soins à la personne ? Démêlant les fils du propre et du sale, de la purification symbolique et religieuse, la toilette funéraire est au coeur du rite de séparation, rite de passage, où s'entremêlent les dimensions morales, laïques et religieuses. Mais la sacralisation-désacralisation, la thanatopraxie, les évolutions sociétales soulèvent l'inéluctable question: toucher le mort, est-ce toucher la mort ? Nul ne peut échapper aux réflexions métaphysiques que les soins aux morts interrogent. Le prendre soin des morts, enjeu éthique pour les soignants et la société ?

  • « Et voilà, en plus, des souris et de gros rats courant de tous les côtés. Je les entends sous ma tête mordiller la paille, les musettes et faire remuer les gamelles. À chaque instant, il me faut donner des coups sur ma toile de tente que j'ai étendue sous moi et que je ramène sur ma figure car il en passe des quantités. » Avec la Grande Guerre dont le qualificatif n'est justifié que par la durée du conflit et l'ampleur du massacre collectif, les anonymes entrent dans l'Histoire, mêlant leur expérience pétrie de boue et de sang à l'anti-épopée du monde moderne, à l'aube du siècle nouveau. Parmi les oeuvres de fiction souvent marquées par les souvenirs personnels d'écrivains célèbres (Barbusse, Céline, Giono, Genevoix, Dorgelès, Proust...) surgissent des textes d'inconnus, à la frontière du littéraire et du vécu, fragments de vies brisées et témoignages des survivants ou des disparus dont il ne reste que des lettres, des journaux, des mémoires. Ces deux carnets de guerre retrouvés dans une malle font partie de ce patrimoine de l'ombre. Plus que des souvenirs exhumés c'est une résurrection intégrale du passé, n'évoquant pas la gloire des Anciens mais la vie quotidienne humble et prosaïque de tous ces hommes de bonne volonté embarqués dans une aventure qui les dépasse. Au jour le jour, nous les suivons dans leurs pérégrinations, de village en village sur une carte qui n'a rien de tendre et qui indique les étapes d'un long calvaire collectif au seuil de la barbarie moderne. Auguste et Robert sont les témoins et les héros d'un autre temps qui n'est déjà plus le nôtre.

  • L'Action en justice intentée en matière de Responsabilité Sociale de l'Entreprise révèle certaines limites lorsque les justiciables parties prenantes souhaitent protéger leurs intérêts. Par une juridicisation du droit de la RSE à mi-chemin entre la "soft law" et la "hard law", l'action en justice des parties prenantes pourrait être véritablement efficiente. Dès lors, les mécanismes processuels traditionnels sont insuffisants lorsqu'il s'agit d'agir en justice dans ce domaine. C'est notamment à travers l'intérêt et la qualité à agir en justice des parties prenantes que des aménagements de la procédure civile vont être véritablement nécessaires. Des améliorations supplémentaires telles que l'instauration d'une action de groupe élargie au domaine de la RSE et davantage américanisée permettrait notamment aux parties prenantes d'assurer leur défense grâce à un dispositif nouveau très efficace. De plus et par la voie extrajudiciaire des modes alternatifs de règlement des litiges, les acteurs de la RSE peuvent également décider de porter le différend qui les oppose hors de la connaissance du juge étatique. Ce choix d'action peut être révélateur d'une préférence pour une justice davantage négociée. Ces propositions semblent être indispensables à la mise en oeuvre d'une action en justice efficace en matière de RSE. Les parties prenantes pourront alors agir en justice de manière inédite afin de parachever leur protection. Les nécessités juridiques et sociales actuelles semblent ainsi faire évoluer le droit afin que les parties prenantes puissent bénéficier d'une action en justice considérée comme un véritable contre-pouvoir face à l'entreprise.

  • Les mathématiques ont beau être qualifiées d'universelles, les élèves issus de l'immigration rencontrent souvent plus de difficultés dans cette discipline que leurs camarades nés en France. Plusieurs facteurs peuvent être avancés pour expliquer ce phénomène. Parmi eux figure la mauvaise maîtrise de la langue française. Mais quelles sont les répercussions exactes des difficultés langagières des élèves sur leurs apprentissages en mathématiques ? La connaissance de la langue usuelle ou la fréquentation des cours de mathématiques ordinaires permettent-elles de surmonter cet obstacle ? À ce propos, il nous paraît intéressant d'observer de plus près comment se déroulent les leçons dans les classes accueillant des élèves allophones. Ces derniers profitent-ils des enseignements au même titre que leurs camarades ? Les difficultés langagières ne perturbent-elles pas l'activité des élèves et de leur enseignant ? Les enseignements proposés par les professeurs qui les accueillent sont-ils adaptés aux spécificités de leur public ? Considérant qu'il convient d'examiner l'ensemble du système didactique pour appréhender correctement cette problématique, nous regarderons en effet aussi bien l'enseignant que ses élèves ainsi que leurs interactions. Pour éclairer ces questions, nous nous appuierons sur des recherches issues principalement de la didactique des mathématiques et du français langue seconde. Nos propres expérimentations auprès de classes accueillant des élèves allophones ainsi que nos analyses des pratiques professionnelles des enseignants nous permettront de compléter cette étude. Ces réflexions nous conduiront à envisager des adaptations ou des dispositifs susceptibles de pallier les obstacles relevés et de faciliter ainsi l'enseignement des mathématiques aux élèves allophones.

  • L'ouvrage est consacré aussi bien aux aspects juridiques et économiques des activités douanières qu'aux techniques des contrôles utilisées par l'Administration des douanes.
    Ensemble des lois et des réglements, le droit douanier ne régit pas seulement les activités douanières comme les relations entre l'Administration des douanes et ses usagers, mais il est aussi une science ayant pour objet l'étude de ces règles. Cet arsenal juridique se moule à l'organisation des services au sein desquels par leur présence tantôt ostensible et tantôt furtive les agents de douane canalisent les marchandises importées et exportées vers les bureaux où les formalités de dédouanement sont effectuées. Les litiges qui en résultent sont réglés soit par voie transactionnelle soit devant les tribunaux.

  • L'ouvrage relate la vie de ce savant, natif du Luxembourg belge, dont les découvertes sur la structure de la cellule ont été récompensées par un Prix Nobel de Médecine ou Physiologie en 1974.
    Sa nomination comme directeur scientifique de l'Institut Bordet lui a permis de créer les structures médico-administratives indispensables à un centre du cancer multidisciplinaire de qualité.

  • Face au constat de Landry Ebang que la méthode expérimentale est « loin d'offrir un modèle convaincant s'agissant des faits sociaux », il propose dans cet ouvrage d'établir une méthodologie adaptée à une nouvelle épistémologie, en accord avec le monde social. S'appuyant sur les grands courants de pensée de la sociologie, il s'attèle à construire une nouvelle procédure méthodologique de l'enquête, reposant sur l'analyse et la comparaison des « cas » ou des contextes.
    À la fois brillante et menée avec dextérité, La Logique de l'enquête en science sociale nous ouvre les portes d'une nouvelle conception de cette discipline.

  • L'auteur entreprend dans son premier livre l'exploration d'une piste inhabituelle : l'approche philosophique du massage en kinésithérapie. Comme dans son parcours universitaire et professionnel où se côtoient des éclairages différents d'un même questionnement de nos actes, deux univers souvent considérés comme distincts et opposés se répondent ici dans une continuité intellectuelle et concrète inédite. C'est ainsi que philosophie et « massage rééducateur » harmonisent leurs complémentarités tout naturellement au service d'une profession qui pourrait peut-être, qui sait, être envisagée autrement... Cet engagement humain, cette réflexion originale née de la pratique même, nous intriguent et nous interpellent fortement. Parions que ce chant philosophique du « Toucher », allant bien au-delà des normes et de la technique, prendra corps et âme, suspendu à nos sensations, notre raison et nos émotions pour ouvrir la porte d'entrée à d'autres pays, d'autres aventures de la vie, au gré de l'humeur de chacun.

  • En investissant l'espace public africain, le débat sur l'homosexualité ne manque pas de susciter des réactions passionnelles. Celles-ci oscillent entre l'homophobie effrénée et l'homophilie réactionnaire. Face à ces réactions irréductibles, ce livre se propose de rendre intelligibles, sous le rapport des valeurs du devenir et du devenir des valeurs, les grands enjeux de l'homosexualité en Afrique. Les contributeurs y questionnent au sujet du mariage pour tous, de la crise communicationnelle inhérente à l'homosexualité, des identités hétérosexuelles hégémoniques, de l'ambiguïté des droits de l'homme, des rapports des religions à l'homosexualité, de la différence culpabilisée, de l'évaluation genrée et/ou sexospécifique de l'homosexualité... Cet ouvrage collectif rassemble les contributions des spécialistes des sciences humaines et sociales : Marcel Silvère Blé Kouaho, Marie Sylvana Brou-Messou, Adolphe Oulaye, Brou Dieudonné Koffi, N'guetta Aristide Molou, Guy Serge Blé, Kouadio Bernard Yao, Amenan Madeleine Kouassi, Bawala Léopold Badalo et N'dri Marcel Kouassi.

  • Alexandre Yersin, chercheur interdisciplinaire, soutint à 25 ans une thèse de doctorat en médecine qui lui valut la médaille de bronze de la Faculté de médecine de Paris en 1889. Bactériologiste, avec Emile Roux, il apporta la preuve définitive que le bacille de Klebs-Löeffler est la cause de la diphtérie, produisant un poison très actif, la toxine. Yersin fut aussi un éminent biologiste et un agronome visionnaire. Créateur de l'Institut Pasteur de Nha-Trang, il fut à l'origine de la cité de Dalat, au coeur des hauts plateaux de l'actuel Vietnam. La multiplicité de ses centres d'intérêt intellectuels et la qualité de ses découvertes expriment une constante préoccupation : la place de l'homme au sein de l'univers et l'amélioration de cet état, l'apparentant à d'autres savants " passe-muraille" fameux tels Jean Boulbet, Georges Dumézil, André-Georges Haudricourt ou André Leroi-Gourhan. En proposant une biographie des vies de Yersin, en présentant, pour la première fois, l'intégrale de ses publications, et en rééditant le récit, désormais introuvable, de l'une de ses grandes explorations, ce livre souhaite rendre hommage à un grand homme de science et de conviction.

  • L'année 2000 a vu la célébration joyeuse et multicolore du cinquantenaire de l'obtention des indépendances dans la plupart des pays africains ayant appartenu à l'ancienne AOF (Afrique Occidentale Française). Partout sur le continent, la fierté d'être sorti de la colonisation fut célébrée. Cependant, un questionnement a eu lieu sur la gestion de cinquante années d'indépendance africaine. En effet, le son mélodieux des instruments de musique pouvait difficilement cacher la symphonie macabre des cris des prisonniers politiques détenus par des pouvoirs dictatoriaux, qui s'étaient installés sur les décombres de l'empire colonial. De tous les romanciers africains contemporains, Ahmadou Kourouma fut certainement celui qui réussit le mieux à montrer les limites et les crimes du nouveau pouvoir dans un roman jusqu'à présent inégalé : « les soleils des indépendances ». À travers l'étude du phénomène historique tel que narré dans ce roman, et de ce qu'il conviendrait de qualifier de fatalité, le présent ouvrage entend apporter la preuve que les conditions de l'échec relatif des pays africains étaient déjà réunies au moment où fut proclamée l'indépendance : il s'agit d'une classe intellectuelle insuffisamment préparée au pouvoir politique, l'inexpérience des conditions de gestion d'un État moderne et fort, le micro-nationalisme volontairement suscité par l'ancienne puissance coloniale, et les querelles de personnes et de préséances. Fama, prince sans couronne, apparaît ainsi comme le symbole d'une Afrique, dont le sort a été définitivement changé par le fait colonial.

  • La justice peut-elle avoir un sens lorsque les inégalités sociales sont banalisées ? C'est cette question qui sous-tend l'engagement philosophique de Rawls. Son projet philosophique consiste à épurer l'utilitarisme (qui a dominé le monde anglo-saxon jusqu'au milieu du XXe siècle) de ses effets pervers en imaginant une doctrine alternative susceptible de le supplanter et de concilier « libéralisme » et « justice sociale ». Son but est de redonner un sens à la justice pour promouvoir l'égalité telle que pensée par les modernes dans les démocraties occidentales où les valeurs du marché libre sont de plus en plus polluées par l'accroissement des inégalités sociales. Contre l'égalitarisme, Rawls construit son argument autour d'un concept : celui d'« inégalités justes » qui résume sa thèse et qui constitue le socle de sa théorie de la justice. Pour Musa Nabirire, ce concept suscite quelques questions : est-il pensable que les inégalités soient justes ? N'est-il pas un oxymore ? Comment intervient-il dans la théorie rawlsienne de justice ? Est-il possible d'envisager son application dans la société concrète ? Étudiant les principes rawlsiens de justice et y dégageant une solution ultime permettant de concilier « égalité sociale » et « méritocratie », l'auteur questionne les critiques de Rawls et ouvre des pistes de réflexion sur la portée éthique de sa pensée et sur sa conception politique de la justice dans les sociétés démocratiques contemporaines.

  • S'il est une partie du monde qui suscite un grand intérêt aussi bien dans la géostratégie mondiale que dans la préservation de la biodiversité universelle, c'est bien le golfe de Guinée. Du fait de la montée du terrorisme et de l'instabilité du Moyen-Orient, cette partie de l'espace monde est devenue une zone hautement stratégique, d'autant qu'elle est considérée aujourd'hui comme la seconde province pétrolière mondiale. Ce livre s'attache ainsi à analyser la question du différend frontalier de l'îlot de Mbanié en rapport avec les revendications de souveraineté maritime, principalement entre deux pays de la région spéci?que qu'est le golfe de Guinée : le Gabon et la Guinée Équatoriale. Mais le cas de São Tomé-et-Principe n'est pas en reste. Après la politique intérieure gabonaise, Patrice Moundounga Mouity élargit son champ d'analyse à la géopolitique maritime. Espace nourricier et stratégique caractérisé par une grande diversité de richesses, dont des ressources halieutiques, minières et énergétiques, le Gabon bleu ne cesse d'attirer les convoitises. En abordant les enjeux maritimes autour du Gabon et ses voisins, l'ouvrage entend situer le contexte de crise dont le golfe de Guinée a été le théâtre au cours de ces dernières décennies, traduisant ainsi l'urgence d'une prise en compte véritable des questions maritimes dans la sous-région d'Afrique centrale.

  • Dans cet ouvrage, l'auteur relève les usages marchands et sociaux liés aux textiles dans la société méridionale du Grand Siècle à travers les multiples aspects de la production, de la distribution et de la réglementation. L'enquête, au plus près des textes, l'entraîne à découvrir et à définir un style décoratif et vestimentaire, à en dégager les lignes de force, à en suivre les évolutions depuis l'affirmation du rang social, jusqu'à l'intime. Cette recherche est fondée sur une documentation en grande partie inédite, nourrie plus particulièrement d'un important dépouillement d'inventaires après décès, elle vise à mieux connaître les étoffes des XVIIe et XVIIIe siècles afin de mieux les nommer, les authentifier et les apprécier.

  • L'analyse suivante apporte des clefs de réflexion sur la nature de l'agrobusiness, activité en pleine expansion dans le monde. Entre acteurs, enjeux, opportunités et risques, comment mieux comprendre le nouveau visage de la mondialisation dans le secteur de l'agriculture ? Le phénomène des biocarburants peut-il remettre en question les objectifs de sécurité alimentaire tels que définis lors du Sommet Mondial sur l'Alimentation tenu à Rome en 1996 ?

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    Les marchés publics constituent la modalité d'achat permettant d'acheter dans les meilleures conditions de financement, de confronter plusieurs offres pour pouvoir s'assurer du meilleur rapport qualité/prix et des meilleurs délais et conditions de livraison. Bien que la passation des marchés publics soit soumise à un cadre juridico-institutionnel, elle est devenue le terrain de jeu privilégié où s'exercent des pratiques très décriées à travers le monde comme la fraude, la corruption et le clientélisme qui sont devenus la monnaie courante pour décrocher un marché. Nous arrivons donc à l'intérêt que présente notre ouvrage, et nous nous interrogeons sur les procédures pour mener à bien l'audit interne des marchés publics dans un organisme public. Il s'agit d'un domaine assez ignoré par la plupart des travaux dans le champ des sciences de gestion et dans l'audit, il est fortement réglementé, il engage des sommes colossales du budget de l'État. Le code actuel des marchés publics formalise les procédures de passation desdits marchés. Par ailleurs, les deniers publics étant en jeu, l'État doit pouvoir s'assurer que les dépenses effectuées dans le cadre d'un marché public correspondent à un besoin réel et qu'elles sont sujettes à un suivi rigoureux. De ce fait, la nécessité d'un audit interne des marchés publics se pose avec acuité, il permet de se faire une vision sur la pertinence des procédures de passation en vue de déterminer si les fonds disponibles ont été utilisés avec efficacité, efficience et pertinence,il revêt une importance cruciale pour une meilleure rationalisation des deniers publics qui comme toute ressource est par nature rare, il doit devenir une activité constante qui doit être perçue comme un outil d'amélioration des performances.

  • Augustin Chaho (Tardets, 1811 - Bayonne, 1858) est probablement un des personnages les plus curieux et intéressants qu'ait jamais connu le Pays basque et, à n'en pas douter, un des personnages les plus célèbres et controversés de l'histoire basque récente. Dans un pays où régnait un fort conformisme social et clérical, l'homme étonne et détonne presque dans une société basque alors soumise à des élites souvent médiocres. Élève de Charles Nodier qu'il connut lors de son séjour parisien, Chaho fut remarqué comme écrivain ? un des meilleurs de son temps ; son ouvrage "Paroles d'un Voyant" publié en 1834 fut qualifié par les critiques littéraires parisiens de livre « bizarre et remarquable, fantastique et ténébreux » ? mais également comme poète, voire philosophe romantique et ésotérique. À la fois visionnaire, prophète illuminé, utopiste, Franc-maçon du Grand Orient, républicain, socialiste-révolutionnaire, il se montra féministe avant l'heure. Il fut en outre sinon le fondateur, du moins le précurseur génial d'une sorte d'indépendantisme basque de gauche. Il fut également un journaliste talentueux (fondateur du premier journal entièrement rédigé en basque : "Uscal-Herrico Gaseta", « Le Journal du Pays basque »). Mais c'était avant tout un tribun politique d'une grande intelligence et manifestement adulé par la population ? une foule énorme assista à ses obsèques à Bayonne en 1858 : « Le nom de Chaho, parmi tous les Basques, était vénéré » écrivait moins de trois ans après sa disparition son biographe Gustave Lambert. Ce fut également un anticlérical acharné : ses obsèques furent uniquement civiles, il n'y eut aucune cérémonie religieuse, fait absolument... incroyable dans le Pays basque d'alors ; ce fut même, écrivit plus tard Vinson, une première.

  • La recherche de l'objectivité occupe une place centrale dans les productions scientifiques en sciences sociales. Cependant, plutôt d'être une donnée naturelle, bien au contraire, l'objectivité en est une construction continue. La précaution à y prendre débute déjà au choix du sujet, transite par la lecture de certains travaux antérieurs dans le domaine abordé, et, culmine à la rédaction ainsi que la communication des résultats auxquels l'étude a abouti. Une telle démarche exige du chercheur du courage, de la patience et certaines compétences. Le modèle que suggère cet ouvrage diffère de la tradition ancienne de présentation des travaux académiques héritée de certaines écoles occidentales ou nordiques, basée notamment sur la synonymie entre état de la question et revue de la littérature. Doit-on par là affirmer la naissance d'une nouvelle école, d'une nouvelle tradition ? Là n'est pas l'objectif poursuivi par cette publication. Dans construction de l'objectivité en sciences sociales, l'auteur répond à un impératif majeur : provoquer un débat sur la nuance qu'il sied de dégager entre état de la question et revue de la littérature d'une part, et, d'autre part, illustrer par une étude des cas cette nouvelle démarche. La finalité est d'indiquer une autre manière dont on peut se servir tout en garantissant l'objectivité tant recherchée dans les études des sciences sociales.

  • Cet ouvrage offre un état des relations entre êtres humains et ursidés, mêlant les travaux de 26 chercheurs statutaires (CNRS, Muséum, Université) ou indépendants, photographes et doctorants en ethnologie et éthologie, dans une approche interdisciplinaire. Huit espèces d'ursidés réparties en cinq genres (« Ailuropoda », « Helarctos », « Melursus », « Tremarctos », « Ursus ») vivent dans des habitats distincts : banquise, forêts boréales d'Amérique du Nord et d'Asie, forêts tempérées d'Europe, forêts tropicales d'Asie du Sud-Est et d'Amérique du Sud. Les peuples en contact avec lui ont accordé à l'ours une place particulière dans leurs croyances. Ce plantigrade est admiré car il hiverne et ressemble à l'être humain, omnivore avec le gros orteil non-opposable qui permet la station debout. Mais l'ours est aussi redouté et symbolise le « sauvage » qui subsiste en l'homme. Aujourd'hui menacé par l'anthropisation du monde, ce prédateur, sorte de roi des forêts, est objet de haine et de fascination, massacré et protégé mais toujours offert aux petits sous forme de peluche. Quelle place réelle, fantasmée ou rêvée peut-il espérer, et qui est-il vraiment ?

  • Ce nouvel ouvrage de la collection « Psychologie et Vie Quotidienne » est consacré aux communications et débats qui ont eu lieu lors de la 2e journée des psychogérontologues de la Région Centre (30 mars 2017), ainsi qu'aux réflexions qui s'en sont suivies. Cette journée qui avait pour thème « Le corps et la personne âgée » a été organisée à l'initiative de l'équipe « Gérontologie et vie quotidienne » du laboratoire de Psychologie des Âges de la Vie (EA-2114) de l'université de Tours. Les six contributions que nous présentons convergent toutes vers un même souci : celui d'imaginer, proposer et réaliser des environnements de qualité pour un bien-être toujours meilleur des personnes âgées, que celles-ci soient en relative bonne santé physique et mentale ou qu'elles soient atteintes par la maladie d'Alzheimer et les troubles associés. Ces contributions se font invitations à pratiquer régulièrement des activités physiques, à profiter des bienfaits de promenades en forêts, parcs et jardins, à considérer notre corps vieillissant comme constitutif inaliénable de notre identité, à se laisser guider à l'apaisement par la sensorialité, à favoriser la sexualité en EHPAD lorsque celle-ci est souhaitée, à naviguer judicieusement entre vouvoiement et tutoiement dans la relation de soin.

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