Corlevour

  • On ne résume guère cette pièce, qui est d'une extrême complication, digne des pastorales baroques et maniéristes. Une cour entière est réfugiée en forêt autour de son roi exilé, Frédéric.
    C'est alors la peinture des intrigues amoureuses avec masques et changements de sexe, mélancoliques et passionnés, sages et bouffons, jusqu'au rétablissement final de chacun dans ses droits.

  • En 1935, l'année de création d'Ivan Vassilievitch, Staline étendait la peine capitale aux enfants de douze ans après avoir interdit tout recours contre les sentences de mort prononcées par les juridictions spéciales du NKVD - la police d'État. C'est avec ce repère historique en tête qu'il faut lire Ivan Vassilievitch. Alors on goûte mieux l'insolence formidable et l'humour dévastateur de cette pièce en trois actes, pleine de rebondissements, de quiproquo et de coups de théâtre. Hélas, catalogué de petit-bourgeois réactionnaire, Boulgakov ne verra jamais monter son oeuvre théâtrale, ni publier ses romans. La censure savait ce qu'elle faisait : nul doute que cette pièce aurait connu l'énorme succès que ses répétitions présageaient. Dans un décor familier à tous les soviétiques - un appartement communautaire - Timoféïev, un savant fou a mis au point une machine à faire tomber les cloisons du temps et de l'espace. Son déclenchement met en scène Ivan le Terrible en même temps que le terrible Ivan, syndic de l'immeuble qui, s'il porte le même nom que le tsar, lui ressemble aussi comme un jumeau. Sur le principe des poupées russes, ce vaudeville truculent et sarcastique cache une satire du pouvoir, qui dévoile à son tour celle de la société moscovite, puis de l'intelligentsia de l'époque.
    Le génie satirique de Boulgakov est tel, que la machine de Timofeïev se met en marche pour chaque lecteur, quels que soient le monde, l'époque, et la société qu'il habite. Il ne peut plus alors que pleurer...
    De rire.
    Christiane Rancé

  • Oeuvres poétiques

    Salvatore Quasimodo

    Salvatore Quasimodo (Modica 1901- Naples 1968) est l'un des principaux poètes italiens du vingtième siècle. Son oeuvre a été couronnée par le prix Nobel de littérature en 1959.
    Dès 1930, le poète renouvelle le genre (Eaux et terres) par une concision, une densité et une puissance d'évocation peu communes. Ce recueil et les suivants seront rassemblés en 1942 sous le titre Et soudain c'est le soir. Le succès de ce livre est immédiat.
    Viendront, après la guerre, des textes plus amples chantant l'épopée de la Résistance et la difficile conquête quotidienne de la liberté (Jour après jour, 1947; La vie n'est pas un songe, 1949; Le vert, faux et vrai, 1954; La Terre incomparable, 1958 ; Donner et avoir, 1966). Continûment, Quasimodo explore la nostalgie d'un impossible retour aux origines, qu'il s'agisse de l'enfance ou de sa Sicile natale, confondues dans un seul mythe dominé par la perfection du modèle grec antique.
    Ce volume, bilingue, propose au lecteur l'ensemble des recueils que Quasimodo a publiés.

  • Tant qu'on n'a pas lu Achterberg, on ne peut se figurer qu'il est possible d'écrire de la poésie explicitement mystique de manière aussi concrète, dans un style le plus souvent « sec » et en recourant à des éléments aussi banals. Nombre de ses poèmes produisent sur nous une sensation comparable à celle des peintures d'Edward Hopper : à première vue, il ne se passe rien, mais il suffit de s'arrêter deux secondes sur ce qu'on a sous les yeux pour être transporté dans un espace singulier, hermétiquement isolé du « monde ordinaire ». Ce sentiment d'« espace clos », tel était pour moi le coeur de l'oeuvre d'Achterberg.
    Quel que fût le chaos ou le boucan qui régnait autour de moi, dès que j'ouvrais l'un de ses recueils et me mettais à le lire, plus rien ne subsistait si ce n'est un silence chuintant dans mes oreilles, un paysage silencieux dans lequel un homme, pareil à un grain de sable, se niche dans le corps de sa bien-aimée - une bien-aimée qui, à y regarder de plus près, est en réalité une poupée, une marionnette, mais qui, l'instant d'après, une fois la page tournée, tel un mannequin dans une vitrine, revit, tout aussi morte et tout aussi chaude, emplie du souffle de l'homme qui, dans son obsession, ne voit partout qu'une seule silhouette, qu'une seule forme - celle de cette femme. Voilà pourquoi le poète ne me paraissait pas tant l'Orphée que beaucoup voient en lui, qu'un démiurge ou un rabbi Loew hollandais. Dès lors, chaque objet est sujet à caution, pourrait avoir partie liée avec le complot entre le « je » et le « vous », adopter inopinément une énième et nouvelle forme ou constituer l'abri le moins engageant où la femme en question se trouve.
    Les vers du Hollandais m'amenaient à poser sur les choses les plus ordinaires un regard empreint d'une suspicion pleine de passion. C'est qu'ils réalisaient ce qui apparaît dorénavant comme un rien naïf, mais qui ne constitue pas moins une grande force propre à maintes poésies : ils ne cessaient de personnifier les choses. Tout était symbole, tout avait une fonction, la neige fracturait les yeux, l'armoire respirait, la chambre attendait un miracle - bref : Achterberg était « lié de près aux éléments / qui en moi se fondent en vous ». Régi par ces lois, le monde en question s'était fermé au monde extérieur qui nous est familier.
    En conséquence, je ne concevais pas même deux façons de lire Achterberg : ne pas lâcher son oeuvre, la vivre intensément toujours plus à l'écart des autres, de l'intérieur même de l'aquarium étanche aux bruits qu'elle constitue, ou bien ignorer totalement cet univers. Là réside d'ailleurs la raison pour laquelle ses critiques sont des lecteurs particulièrement maniaques : Gerrit Achterberg n'est pas un poète qu'on lit le cas échéant ; quiconque s'y risque n'en ressort qu'avec une impression de maladresse et d'émotionnalité énigmatique. Le jour où j'ai arrêté de le lire, j'ai éprouvé un même sentiment d'isolement que lorsque je le lisais : je venais de tirer sur moi la porte d'une chambre que j'allais laisser en état. [...] ».

    Stephan Hertmans Extrait de la préface.

  • Cet essai tente d'approcher les intimités lyriques et épistolaires de la pratique de la Lettre, sa convergence avec l'usage de l'in- conscient chez Marina Tsvetaeva, plus particulièrement autour de deux signifiants qui sont les siens : Mur et Sacrifice.
    Ne faisant qu'un avec sa voix de poète, Marina Tsvetaeva (1892-1941) se dira « murée vive ». Dans son mariage ? Pas seulement et plus profondément encore, dans l'élan qui la pousse à parfaire le sacré. L'amour est sacrifié sur l'autel de l'idéal de Marina, créa- trice d'hérésies, telle la formule dénégatrice « Dieu-Diable ». Ce même Idéal mortifère attise-t-il la jouissance du sacrifice chez la poétesse ?
    La poétesse exhorte le monde à la vérité de la perte et... au franchissement poétique du mur s'appelant tour à tour Tatiana, Ariane, Sonetchka, Anna, Frère féminin, Rilke, Pasternak, Diable, Noyé, Musique, Mère-Morte, Meurtrimère... Vide, Âme, Dieu... Poète de l'être à l'âme toute nue, Marina se fonde et se refonde dans une position (une exposition !) poétiquement hérétique et, pourquoi pas, lyriquement croyante.

  • Jeanne Tsatsos, poète et historien d'Athénaïs de Byzance, est la soeur de Georges Séféris auquel elle a consacré une émouvante biographie. Son mari, Constantin Tsatsos, est un philosophe dont la pensée a marqué la culture et la vie politique de la Grèce moderne. Elle-même n'est pas indigne de ces deux témoins majeurs de sa vie. On perçoit, en lisant son Journal de l'occupation entre 1941 et 1944, sur quelle profondeur de l'expérience humaine sa force de caractère et celle de son peuple sont fondées. Le sens inné de la compassion universelle qui se manifeste à chaque page de ce livre vient autant de la communion des saints, si forte dans la tradition orthodoxe, que d'un sens antique du destin, toujours subsistant dans l'âme grecque. Tout empli qu'il est de la douleur et du courage quotidiens, ce Journal est un dialogue inconscient entre les deux composantes d'un même esprit : dialogue que je me plais à retrouver, peut-être même à amplifier, dans les poèmes du Cycle de l'horloge que le lecteur va lire.
    Pierre EMMANUEL

  • Avec Dostoïevski Nouv.

    Avec Dostoïevski

    André Suarès

    Dès l'âge de vingt ans, en 1888, Suarès s'est reconnu dans Dostoïevski. Il est l'auteur du premier grand livre publié en France sur le romancier russe qu'il a médité toute sa vie. Cet ouvrage reprend la grande étude éditée par Péguy en 1911, devenue introuvable, mais aussi tous les textes de Suarès au sujet de l'un de ses intercesseurs majeurs, avec Shakespeare et Wagner, sur le chemin de salut artistique et spirituel qu'il propose.
    Dans une note inédite, Suarès affirme que « le monde pathétique de Dostoïevski est une quête permanente de Dieu. Qui est-il ? s'interroge-t-il ; où et comment ? Qu'est-ce que l'homme sans Dieu ? et qu'est-ce avec lui ? »?
    Ce livre permet de comprendre ce qu'il avait annoncé à Paul Claudel, et nous invite à le rejoindre sur l'autre rive, où toutes les prophéties s'accomplissent sous nos yeux : « Avec Dostoïevski, j'ai fait un voyage dans les abîmes. »?
    « Pour nous, au lendemain de la guerre, les trois grands écrivains français, c'étaient Claudel, Gide et Suarès. » André Malraux

  • La barque d'or

    Rabindranâth Tagore

    Les vingt-cinq poèmes écrits entre 1894 et 1939 et ici présentés ne sont que des gouttes d'eau dans une oeuvre océanique, mais dans chacune de ces gouttes diversement colorées se reflète le génie poétique du « Seigneur du Soleil » . De facture et d'atmosphère très différentes, comme si les uns étaient signés Rabi (son petit nom d'enfant) et les autres Rabîndranâth - en particulier les poèmes qui invitent le plus à la méditation, « Le Ferry », « Détachement », « Hic et nunc » ou « Un monde sans murs » - ils sont destinés aux grandes personnes à partir de huit ans, mettons, soit aux enfants comme aux adultes qui, dirait Bernanos, n'ont pas « mal tourné », parce que restés fidèles à l'enfant qu'ils furent. Certains trouveront peut-être quelques poèmes mélancoliques, voire tragiques - ain- si, « Le serviteur » - mais Tagore, qui prenait les enfants très au sérieux , jugeait nécessaire qu'ils n'ignorent pas les obscurités du réel, la finitude et la mort. Ce qui ne l'a certes pas empêché de rester toute sa vie Rabi le brigand, prompt à se délecter de tout ce qui est bizarre, saugrenu ou farfelu, voire délicieusement inquiétant : en dépit de ses lourdes responsabilités et de son statut d'homme public, à tout âge, et comme bien peu, il a su regarder le monde à hauteur d'enfant.

  • Genèse

    Collectif

    Récit des origines, le livre de la Genèse ouvre l'Ancien Testament. Cet ouvrage en reprend les onze premiers chapitres, à l'aspect symbolique et mythique très forts. Présenté dans la traduction du chanoine Osty, ce récit met en scène la création du monde, de l'homme et de la femme, et les premiers moments de l'humanité. Texte fondateur de la civilisation judéo-chrétienne, il propose, plus qu'un récit historique d'événements passés, un regard symbolique sur la condition originelle de l'homme dans son rapport à l'univers et à Dieu, sur les liens entre homme et femme, et sur l'apparition du mal dans le coeur de l'homme. Sont évoqués tour à tour les deux récits de la création, la chute originelle, le premier meurtre de l'humanité avec Cain et Abel, l'expansion du mal, la construction de l'arche de Noé, le déluge, l'origine des nations, la tour de Babel.

    Loin du texte naïf auquel on le réduit souvent, la Genèse fait partie de ces grands écrits symboliques qui proposent à chacun une réflexion sur l'origine et la destinée humaine, dans un langage très simple. Un incontournable de notre culture subtilement enluminé.

  • Météores

    Stéphane Barsacq

    «Météores ? En Grèce, on parle de « monastères suspendus au ciel ». Ici, ce sont des Fusées. Elles font écho à Mystica, le recueil d'aphorismes que Franz-Olivier Giesbert a consacré dans Le Point comme un « livre-culte ».
    Depuis ces Météores, Stéphane Barsacq nous invite à scruter notre temps fait d'inquiétudes et de lueurs. Et à s'élever, quand tout alentour semble sur le point de s'effondrer.
    Il est question d'amour et de grâce, mais encore de figures élues propres à inspirer à chacun l'insolence de se dresser face à « la contagion des ténèbres ».
    Quand l'enjeu majeur n'est plus entre humanisme ou transhumanisme, mais entre la vie profonde ou le néant total, ce recueil fait le pari scandaleux de mettre à jour des paroles immémoriales.»

  • "Reine de ruches, char de feu, toi femme qui touches et qui transmets, centre de gravité joyeuse, mère anti-possessive, tu défies la peur et la brûles sous le souffle de Dieu. L'aurait-on oublié ? La confiance et l'audace sont deux vertus qui s'enfantent au baptême où l'Esprit est donné sans mesure, et pourtant tous les chrétiens n'en sont pas pourvus, signe que tu dois être là, petite Marie, pour donner la main au grand courage endormi." Michel-Marie Zanotti-Sorkine

  • Naviguer à vue

    Nuno Judice

    Le vent qui apaise. Le vent qui est entré dans la vie a ouvert toutes les portes afin que l'âme puisse aller sans hésitation ni retard. Il a traversé devant moi avec son souffle de feu, et a fait surgir de rien le vertige qui entraîne au fond, et pousse de nouveau vers le bleu. J'ai fermé toutes les portes pour qu'il n'entre pas mais le vent a ressurgi de moi, et sa fureur m'a libéré de mon propre sol ; il a blessé le vide avec ses ongles avides d'un désir de terre inassouvi.
    Et j'ai serré dans mes bras ton abandon, ton corps ouvert dans la floraison d'une offrande. J'ai senti ton sexe dans la germination des images, et j'ai laissé tes mains chercher le moût du vent, et le pousser vers tes lèvres. Je l'ai vu se détacher de leur bord, comme des bourgeons d'un vieux fruit, et le jus courir sur tes seins et ouvrir le cours des sens. Une lumière encore est restée pour dévoiler un tourbillon de présages, me rassurer à l'ombre des arbres, et le chant lointain d'une fontaine nous a suivi avec insistance de son rythme sur fond de feuillage.

  • Le souvenir brûle et dans le lieu des bannis son ombre percute les nuits allumés par le feu de l'insomnie la rage l'obsession les mots ne sont d'aucun secours plume papier écrit verbe ne peuvent rien rien d'autre brûler, seulement brûler les écrits embrasés laissons-les se consumer dans le temps trouvons une langue.

  • « Où que j'aille, où que je regarde, quoi que j'entende à la radio ou à la télévision, tout me rap- pelle le Londres de 1984 ». Le dissident slovaque Milan Simecka rendait ainsi hommage à l'ahurissante lucidité de George Orwell. L'écrivain anglais restera le seul à avoir su saisir, comprendre et exprimer l'essence même des inventions politiques monstrueuses du vingtième siècle - qu'on les nomme tyrannies modernes, religions séculières, totalitarismes, Sphinx ou Béhémoth.
    Son oeuvre a conservé entière sa puissance de stupéfaction.
    En 2017, après une élection marquée par les fake news et la notion de post-vérité, 1984 se classa en tête des ventes des livres aux États-Unis. Pour quelles raisons cette oeuvre continue-t-elle de nous parler à ce point ? Quel point de vue a permis à son auteur de voir et d'exprimer ce que les autres ne voyaient pas ?
    Et si l'enfance était cet arrière-pays dont s'est nourri la lucidité de George Orwell ?
    Cet essai propose d'interroger le rôle-clef joué par l'enfance dans l'oeuvre de l'auteur de 1984.

  • Peu importe le nombre d'agrandissements,cette photographie prise par un soldat allemandde ma grand-mère à Lida en 1916reste parfaitement claire. Ses yeuxjaugent froidementle soldat qui pouvait déciderde pointer sur elle son arme plutôt queson objectif si ça l'avaitplus amuséque de la photographier.Ainsi vala guerre - je sens sa peurmême si je la voismaintenant avec les yeuxde l'oppresseur.Et je connais leur honte à tous les deux.

  • Le mythe d'Europe

    Nuno Judice

    Le mythe est une notion bien présente dans l'oeuvre de Nuno Júdice. Il a jadis travaillé sur les mythes fondateurs de l'identité portugaise, et d'une manière plus générale, il nourrit beaucoup sa poésie de la mythologie gréco-latine.
    Le livre Le Mythe d'Europe nous invite à la croisée des chemins, dans cet espace-temps où la mythologie côtoie le quotidien. Cet ouvrage commence par des poèmes où se mélangent le quotidien et le rêve, le fantastique et l'amour - « L'amour est une sombre vocation » - dans un lyrisme coutumier au poète. Ensuite, la longue partie au titre éponyme rappelle ce que Judice a pu écrire jadis, en 2000, dans La Revue des Deux Mondes : « Il est parfois difficile de séparer dans le texte littéraire, la réalité de cette charge mythique qui accompagne les événements historiques et les bouleverse, ou leur attribue une charge surnaturelle ».
    Ainsi, dans Le Mythe d'Europe, on peut penser que la figure de l'aimée côtoie les figures féminines de la mythologie gréco-latine, et notamment celle, énigmatique et polymorphe, d'Europe. Mais on peut surtout penser que le poème se ressource à ces origines énigmatiques afin de questionner l'indigence culturelle de l'imaginaire de l'Europe contemporaine.

  • Seule chair

    Frédéric Dieu

    «Seule chair, c'est ce qui reste d'une seule chair quand elle vient à se déchirer. La vie dès lors se revêt de nuit. Qu'y peut la poésie ? Beaucoup. Et d'abord dire la vérité du déchirement car elle, et lui à sa suite, rend libre. Puis trouver dans ses coutures apparentes une écriture neuve, une trace et un sentier, un sol insoupçonné. Un autre sang circule alors. Il porte en lui la joie, reçoit et porte plus loin qu'elle notre seule chair.»

  • Alexandre Hollan

    Collectif

    Rétrospective des oeuvres d'Alexandre Hollan qui a développé une carrière de peintre et de dessinateur, à travers deux thèmes de prédilection, les arbres et les natures mortes. Cette monographie est complétée des notes de l'artiste ainsi que d'analyses critiques.

  • Chants de Balkis

    Jean Grosjean

    « Les poèmes qui composent ce recueil ont paru en 1897, insérés dans divers chapitres de La Reine de Saba. Certains avaient été publiés dans la NRF de mai 1982 à déc. 1983. Il nous a paru qu'une édition en ensemble autonome pouvait en favoriser le parfum, en accentuer le ton ; était par là même justifiée. Jean Grosjean a bien voulu y consentir. » Gaspard Olgiati (fondateur des Editions Babel).

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