Dervy

  • " Avant de devenir un breuvage, le thé fut d'abord une médecine.
    Ce n'est qu'au VIIIe siècle qu'il fit son entrée, en Chine dans le royaume de la poésie, comme une des distractions élégantes du temps. Au XVe siècle, le Japon l'ennoblit et en fit une religion esthétique, le " théisme ".
    Okakura Kakuzo.

    Lettré de la fin du XIXe siècle attaché aux traditions qui firent la grandeur de la civilisation nippone et adepte du " théisme ", Okakura Kakuzo est l'un des plus célèbres chantres du thé.
    Son Livre du thé, baigné de poésie, est un classique fourmillant d'anecdotes, d'idées, de légendes sur la vie héroïque, religieuse, intime, du vieux Japon.

  • Dans ce livre, l'auteur donne de sa propre expérience un récit qui nous éclaire sur cette exercice du tir à l'arc pour parvenir à la maîtrise zen de son mental.

  • " le serpent vert " est un conte merveilleux à tous les points de vue, qui n'a pu être conçu que sous l'influence de ce somnambulisme spécial auquel goethe attribuait lui-même la production de ses plus purs chefs-d'oeuvre.
    Je n'ai pas la prétention de révéler tout ce que goethe a voulu taire.
    Le fait est que la clef de tout un côté de la symbolique de goethe nous est très probablement fournie par ce fantastique récit qui réserve le rôle principal à un certain serpent vert. " osnald wirth.

  • Parmi tous les arts, la musique est la forme la plus à même de générer quasi instantanément plaisir et émotions. En s'appuyant sur la charge spirituelle tout à fait singulière qu'elle porte en elle, Gérard Kurkdjian en fait le coeur d'une nouvelle pratique de méditation : la méditation musicale. Cette forme tout à fait inédite d'écoute contemplative de la musique suit un protocole précis, soigneusement établi, à travers lequel les musiques vont se révéler comme des flux d'énergie, porteuses d'un sacré qui transcende tous les univers religieux.
    La méditation particulière que propose ici l'auteur et qui en fait l'originalité, s'appuie sur de « véritables » et riches musiques, prises dans les divers courants et répertoires de la planète : musiques du monde, musique classique, jazz, musiques liturgiques et rituelles, créations contemporaines...
    Choisies en fonction de leur beauté, de leur profondeur, de leur résonance émotionnelle, de leur capacité à recentrer et de leur potentiel spirituel, ces musiques deviennent, durant le temps de cette méditation musicale, des supports de contemplation et de recueillement..

  • Au début du XXe siècle, Raymond Roussel, Alfred Jarry, Maurice Leblanc et Gaston Leroux, écrivains célèbres et talentueux, entreprirent la plus grande mystification littéraire de tous les temps et ce, afin de léguer un message vital à la postérité. Ils tramèrent leurs oeuvres à partir de canevas communs. Usant d'un procédé littéraire, ils composèrent des textes se lisant à différents niveaux : historique, politique, religieux et hermétique. Leur but ? L'instauration d'une société plus juste.
    André Breton et Georges Pérec, qui utilisèrent plus tard ce même procédé, firent une découverte stupéfiante : le canevas utilisé par nos quatre écrivains était deux livres signés Fulcanelli, pas encore publiés à leur époque. Dans ce livre, Richard Khaitzine nous explique que, voulant renouer avec leurs illustres prédécesseurs (les trouvères, Villon, Rabelais, Cyrano de Bergerac.) qui prenaient prétexte de compositions poétiques et littéraires pour véhiculer des messages de toute autre nature, ils remirent au goût du jour cette langue fictive et secrète qui consiste, à l'aide de jeux de langages et de différents codes, à masquer leurs écrits. Ce procédé est appelé la « langue des oiseaux ».

  • Mon " Introduction to Zen Buddhism ", publiée en 1934, présentait une courte ébauche de l'enseignement du Zen.
    Avec le " Training of the Zen Monk ", je me suis attaché à décrire la vie que l'on mène dans un centre de méditation (également en 1934). Comme troisième volet de ce triptyque, je propose ce " Manuel de Bouddhisme Zen " (Manual of Zen Buddhism). On y trouvera un matériel littéraire varié, lié à la vie monacale. Les étudiants étrangers manifestent souvent le désir de savoir ce que les moines Zen peuvent bien lire devant le Bouddha au cours des cérémonies quotidiennes, ce qu'ils font de leurs moments de détente et quels sont les différents supports de leur culte.
    Cet ouvrage satisfera, je l'espère, leur curiosité. Ceux qui trouvent mes Essais sur le Zen trop volumineux ou trop complexes préféreront peut-être un travail plus ramassé ; celui-ci s'efforce de l'être. D. T Suzuki. Kyoto, Août 1935

  • Dans cet ouvrage rare et magistral, l'auteur, qui est un contemplatif cistercien, livre le fruit de quarante années de réflexion. Il s'appuie, du côté de l'Occident, sur les Pères et Docteurs de l'église les plus autorisés, tel saint Thomas, et, du côté de l'Orient, sur les maîtres révérés, comme Çankara et Ramakrishna. Le sous-titre de l'ouvrage dit bien le but de l'auteur : après avoir étudié le non-dualisme hindou - l'homme doit réaliser sa vraie nature par la compréhension intime qu'il ne fait qu'un avec le Tout -, il pourra répondre à la question qui anime tout l'ouvrage : peut-on envisager légitimement un « non-dualisme » chrétien ? Un livre qui compte dans les conversations qui se sont établies depuis plus de cinquante ans entre Orient et Occident.

  • La Voie des fleurs (en japonais, ka-dô) remonte aux origines mêmes du bouddhisme.
    C'est seulement au XVIIIe siècle qu'est apparu, avec sa vulgarisation, le mot Ikebana, formé de deux idéogrammes : ike, du verbe ikeru, « faire vivre, maintenir en vie », et bana, de hana, « fleur ».
    Depuis les temps les plus anciens, il était de tradition de présenter des offrandes de fleurs au Bouddha, ce qui dans le tch'an-zen, revêtait une importance symbolique puisqu'elles commémoraient la « présentation de la fleur » par le Bouddha Shâkyamuni à ses disciples.
    Une telle coutume ne pouvait recevoir que le meilleur accueil au Japon où, dans le shintô, on célébrait le culte des fleurs et de leur déesse. L'art de la composition florale n'est pas un art au sens propre du mot mais l'expression d'une vision de la vie beaucoup plus profonde. Comme tous les arts soumis à l'influence du bouddhisme zen, il repose sur le dépassement de la dualité et l'abolition des tendances objectives du moi.
    L'oeuvre intérieure doit aller de pair avec l'oeuvre extérieure. Détaché de lui-même, l'artiste, qui a renoncé à mettre son soi au premier plan, peut vivre intimement sa relation avec la loi de l'Etre universel en pénétrant dans la nature de la fleur où se manifeste le Cosmos. Formé au Japon pendant plusieurs années par Maître Bokuyo Takeda, Gusty L. Herrigel nous offre avec ce petit livre au langage clair tout l'esprit de cet art traditionnel et mystérieux.

  • En une grande diversité de chapitres, l'auteur décrit les principes fondamentaux et les modalités de l'ésotérisme, éclairant ainsi une réalité souvent fort méconnue ou abusivement interprétée.
    L'ésotérisme, c'est d'abord une manière de voir ou de connaître car «La prérogative de l'état humain, c'est l'objectivité, dont le contenu essentiel est l'Absolu. Il n'y a pas de connaissance sans objectivité de l'intelligence ; il n'y a pas de liberté sans objectivité de la volonté ; et il n'y a pas de noblesse de caractère sans objectivité de l'âme... Or l'ésotérisme, par ses interprétations, ses révélations et ses opérations intériorisantes, tend à réaliser l'objectivité pure et directe ;
    C'est là sa raison d'être.»

  • "L'Esotérisme ne peut être écrit ni dit ni, par conséquent, être trahi. Il faut être préparé pour le saisir, le voir, l'entendre - à votre choix. Cette préparation n'est pas un savoir, mais un pouvoir, et ne peut s'acquérir finalement que par l'effort de la personne elle-même, par un combat contre ses obstacles et une victoire sur la nature animale humaine. L'initié véritable peut guider un élève doué pour lui faire parcourir le chemin de la conscience plus rapidement, et l'élève, arrivé à des étapes d'illumination par sa propre lumière intérieure, lira directement l'ésotérisme de tel enseignement."

  • Si l'enseignement authentique du Bouddha est contenu dans le canon pâli, il n'est pas dépourvu d'intérêt de connaître certains textes mahâyânistes qui foisonnèrent entre le premier siècle avant notre ère et les deux premiers siècles de l'ère chrétienne, conservés dans des traductions en chinois et en tibétain.
    Parmi ces sûtras, Le Lotus blanc de la Loi merveilleuse joue encore un rôle particulièrement important dans le bouddhisme chinois et japonais. Le texte présenté ici contient les sermons prononcés pas le Bouddha sur le pic des Vautours. Tel qu'il se présente, le traité du Lotus blanc de la Loi merveilleuse est non seulement un ouvrage très caractéristique de la littérature mahâyâniste, mais encore un important document de spiritualité.

  • Ce petit livre se fonde sur les enseignements traditionnels, reçus par l'auteur, de sages de l'Inde et de la Chine qui ont réalisé Dieu. Ces enseignements rejoignent ceux que l'on trouve dans les écritures saintes de l'Inde, de la Chine et de l'Iran ancien, que l'auteur a étudiées pendant plus de quarante ans. Ils incluent la science de la méditation telle que l'ont enseignée Patanjali, Shri Krishna, les bouddhistes zen et les soufis de l'Iran.
    La première partie du livre traite des principes de la méditation et de la technique spirituelle du yoga. La seconde partie approfondit certaines pratiques. L'auteur a accordé une attention particulière aux pratiques préliminaires les plus simples permettant de s'initier à la pratique méditative sans avoir nécessairement recours à un maître. Une telle direction est indispensable pour pouvoir pratiquer ensuite des formes de méditation et de yoga plus avancées.

  • Ce texte est une argumentation passionnée autour de la nature et la dignité de l'art comme acte d'attention. L'argumentation maintient dans la lumière un héros principal, l'artiste traditionnel indien. Ce livre nous propose une vision de l'art et sa pratique comme yoga appartenant à une culture raffinée de la pensée, de l'esprit et de la main.
    L'auteur nous livre sa compréhension des traditions artistiques en Inde, et plus largement dans le monde avant la période moderne, ainsi que sa vision des dimensions sacrées de l'art qui témoignent d'une érudition, d'une clarté et d'une sensibilité sans limite et, dans ces domaines, son autorité est sans égale. Il a recueilli et offert à ses lecteurs ce qui maintenant est reconnu comme l'énoncé même du « spirituel en art ».
    En matière d'art, de symbolisme, de mythe et de religion, Ananda K. Coomaraswamy nous offre un apprentissage pour « l'homme intérieur » qui n'accepte pas de vivre superficiellement et sans direction.

  • Pris dans son sens strict, l'ésotérisme désigne la partie la plus , "intérieure" d'une religion, le domaine oú s'organise sa recherche du secret de la réalité, de l'homme et du divin.
    L'ésotérisme musulman trouve sa source dans le coran même, oú la dualité d'allah, dieu apparent et caché, autorise la voie mystique. comme la kabbale juive, le soufisme relève de cette quête de l'absolu. coeur spirituel de l'islam, il est le , "noyau" essentiel transmis dès l'origine pour fonder et vivifier le reste de l'édifice musulman. avec hallaj, al-ghazâli, attar ou ibn'arabi, le soufisme a donné à la civilisation islamique certains de ses plus fascinants représentants que ce soit en terme de philosophie, de poésie ou surtout d'accomplissement humain.
    Bravant la diversité des croyances, le soufisme développe une vision universaliste des religions, fondée sur l'amour, et oeuvre comme un passeur culturel et spirituel entre orient et occident. introduction à l'étude de la doctrine soufie, l'ouvrage de titus burckhardt entend contribuer aux efforts de ceux qui, dans le monde moderne, cherchent à comprendre les vérités permanentes et universelles dont toute doctrine sacrée est un mode d'expression.

  • L'auteur de ce court manuel d'éveil "dix tableaux pour domestiquer le buffle " est un maître zen chinois né sous la dynastie Song du nom de Kakuan. Il est de même l'auteur des poèmes et des commentaires qui accompagnent chacune des étapes de ce trajet qui mène à l'illumination. Les peintures (10 tableaux) qui sont reproduites ici ont été peintes par Subun, un moine zen du quinzième siècle.
    Des siècles plus tard cette oeuvre est toujours d'actualité et nous invite toujours à prendre conscience de qui nous sommes, en usant de tous les moyens dont le vieux moine disposait dans sa transmission. Ces textes nous conduisent à la libération de nos conditionnements et à réaliser l'unité ici et maintenant, dans notre corps, dans notre présent, notre quotidien.
    Ces « dix tableaux » sont une incroyable méthode de libération.
    Kakuan nous dévoile ainsi, tel un « diaporama » mystique, le processus qui mène à l'Eveil.
    L'Eveil n'est pas une explication, il est un état d'être, un état d'être qui se réalise et se réactualise en chaque « ici et maintenant », en chaque présent.
    Alors, ne confondez pas la lune et le doigt qui la montre... la méthode et la réalisation...

  • Au coeur de l'islam se trouve le soufisme, doctrine ésotérique de la religion musulmane.
    Le soufisme est la voie qui peut mener à l'accomplissement en soi des attitudes qui caractérisent le musulman ; c'est en parcourant la difficile voie des soufis que l'on a une chance de devenir intérieurement, authentiquement un musulman. Cette démarche se fait par degrés, ou stations, qui sont autant d'étapes à franchir pour accéder à une authentique. , sagesse. : et acquérir la santé spirituelle. oeuvre de transformation de soi, le soufisme met en avant l'éthique, la psychologie, mais il est aussi une démarche thérapeutique visant à recouvrer la santé, c'est-à-dire à se débarrasser de l'accumulation des mauvaises habitudes acquises au long des années, pour retrouver l'état inné de bonne santé initiale.
    Telle est la finalité de la démarche sur la voie soufie, comme elle peut l'être dans la voie bouddhique, démarche qui n'est pas sans rappeler certains aspects d'une démarche thérapeutique moderne.

  • Le Dhammapada, qui contient la quintessence des enseignements du Bouddha, est considéré comme un des grands textes canoniques du bouddhisme.
    Il occupe dans le bouddhisme une place centrale comparable aux Evangiles du monde chrétien. Sa plus ancienne version remonte au IIIe av J-C dans sa version pâli (423 versets en 26 chapitres), précieusement conservée au Sri Lanka ; le texte sanscrit ou Dharmapada (414 versets en 22 chapitres) datant du début de notre ère a été retrouvé en Asie centrale. Ces aphorismes, dépouillés de toute formulation accessoire, incisifs et denses, sont très précieux pour qui veut accéder à la compréhension de l'enseignement direct du Boudda.
    Parmi la demi-douzaine de traductions françaises existantes, la présente, faite à partir de la version pâli, est celle qui reflète le mieux l'Esprit du Bouddha.

  • Comme Socrate, Jésus n'a rien écrit.
    Comme lui, il est un peu une "forme vide" sur laquelle nous n'avons que des paroles rapportées par ses disciples, les auteurs d'apocryphes compris. Au premier rang de ceux-ci figure Thomas. L'Evangile selon Thomas dans sa version copte est un recueil de 114 logia (ou dits) attribués à jésus. Il n'y est question que de paroles. d'un enseignement, rien sur la Passion, la Crucifixion et la Résurrection de jésus.
    La plupart figure déjà dans les canoniques, d'autres sont nouvelles. À l'inverse d'autres auteurs, Michel Théron a préféré montrer les inflexions et différences, et dans le choix qu'il fait des passages qu'il commente, valoriser ceux où elles se voient le plus. L'Evangile selon Thomas a pour une grande part une voix singulière. Est-il même chrétien, ce texte qui ne parle que de - Jésus-le-Vivant -. et n'emploie jamais le nom de "Christ" ? II nous met simplement en présence d'un enseignement sur lequel nous sommes appelés à réfléchir.
    Jésus est un compagnon de route pour chaque jour, si on consent à ce que sa voix soit constamment en nous.

  • Le déchirement des séparations, la maladie, la vieillesse... Le caractère éphémère et douloureux de la vie est un sentiment que chacun d'entre nous a malheureusement expérimenté bien souvent. Cette souffrance est diagnostiquée par le Bouddha qui, tel un bon médecin, en décrit les symptômes et en détermine les causes. Tel est l'objet des deux premières Nobles Vérités. Mais L'Eveillé n'en reste pas là et, dans les deux dernières Nobles Vérités, il ouvre la voie vers l'espoir : oui, il existe un état où l'on échappe à toute souffrance et voici le remède qui permettra d'en jouir. Ces quatre Nobles Vérités, qui furent exposées par le Bouddha lors de son tout premier enseignement, sont reconnues, de manière unanime, par toutes les écoles bouddhistes comme l'essence de la voie. Depuis des siècles, elles ont été et sont toujours l'objet de nombreux commentaires. C'est dans la lignée de cette tradition ancestrale que s'inscrit le texte présenté ici.

  • Méditation Zen et Psychanalyse, suivi de Transformer Souffrance et Colère en énergie d'éveil  est en fait la réunion de deux textes qui se complète parfaitement.

    « Méditation zen et psychanalyse » comprend quatre parties :
    La première, historique, expose brièvement les chemins qu'empruntèrent Freud et le Bouddha.
    La deuxième partie met en avant la théorie en des termes simples et abordables, régulièrement entrecoupés d'exemples, de cas pratiques et de questions/réponses à des maîtres zen.
    La troisième partie est faite d'exposés mettant en exergue les différents aspects théoriques du Bouddhisme et de la psychanalyse démontrant qu'ils ne sont pas opposés et permettent un chemin de vie complémentaire.
    Enfin, la quatrième partie est faite d'un témoignage.

    L'intérêt de ce livre est de nous faire sortir de l'aspect abstrait que nous imposent les discussions théoriques. Le lecteur pourra ainsi s'identifier aux protagonistes et le cas échéant, choisir un chemin pour sortir de sa souffrance. L'auteur a construit  Les Pervers narcissiques, son premier livre, de la même façon et il a reçu de nombreux témoignages disant : « On se reconnaît dans votre livre. ».
    Transformer souffrance et colère en énergie d'éveil,  est plus axé sur les mécanismes de sublimation, de résilience et de transmutation de nos énergies.

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