Dervy

  • Encouragés par des interprétations hâtives, certains ont cru bon, aussi bien en Inde qu'en Occident, de décrire le yoga traditionnel et le tantrisme comme deux systèmes opposés et inconciliables, deux visions incompatibles du monde.
    Cette conclusion provient d'une double méprise. Premièrement, retenir uniquement du yoga sa volonté d'ascèse négative, son désir de suppression et de refus des choses sensibles et des phénomènes au profit d'un isolement absolu qui serait la solution radicale au problème de la douleur. Deuxièmement, présenter le tantrisme comme une théorie de l'acceptation systématique et ainsi le réduire à un laxisme accompagné volontiers de dépravation des moeurs.
    Mais tantra sans yoga n'aurait guère de sens. Car, lié au tantrisme, le yoga devient le chemin qui conduit à l'unique et indivisible réalité du couple conscience-énergie, qui vainc la mort et magnifie la vie.
    Dans Tantra et Yoga, édité depuis 1988, Jean Papin partage sa fine analyse de l'univers tantrique qu'il expérimente depuis plusieurs décennies. Il y examine notamment les structures et les modalités de la conscience, de Shiva et Shakti, des huit membres du yoga, avec un sens nouveau des yama et nyama (réfrènements et disciplines).
    Une invitation au voyage, un récit lumineux.

  • Dans le livre des anciens égypti ens, l'égyptologue et savant Grégoire Kolpaktchy nous fait découvrir un texte vieux de plus de 4000 ans, que l'on peut considérer comme «la Bible de l'ancienne Égypte».
    Rédigé en des temps immémoriaux, ce livre servait à guider le défunt dans l'au-delà. Pour les initi és de l'Égypte ancienne détenteurs d'une science initi ati que et magique, la mort physique n'était que le début d'une série de métamorphoses de la conscience.

  • Peu d'auteurs d'expression française remontent à Patanjali, dont les célèbres aphorismes sont pourtant le texte le plus ancien servant de référence pour tous les yogas de méditation. La Voie du yoga offre dans une première partie le texte original des fondements traditionnels du yoga, ce qui lui confère une valeur sur le plan scientifique. Dans une seconde partie, l'auteur dégage les fondements doctrinaux du yoga, donnant des éclaircissements sur les modes de pensée et les concepts indiens, ainsi que des précisions touchant cette discipline et l'état d'esprit qui doit l'accompagner.

  • Au Japon, les dieux et les déesses de la mythologie sont toujours là. Leurs sanctuaires sont remplis de visiteurs fervents. Un peu partout, des monuments, (les torii), indiquent leur présence.
    Dans les textes sacrés, les ancêtres du monde sont les kami « celui qui est placé en haut », à commencer par le premier couple divin, Izanagi et Izanami, qui donne naissance à l'archipel formant le Japon, mais aussi au vent, aux arbres, à la montagne...
    Nous n'avons pas, nous Occidentaux, dans nos manières de penser, de quoi saisir aisément cet ensemble de croyances et de rites qui possèdent de multiples visages, ignore les dogmes et honore des kamis (dieux) puisés dans le réel ou dans l'énergie des éléments. Il existe certaines ressemblances avec la religion des Celtes. Mais le mieux est de tenter de vivre cette relation à l'univers au sein de sanctuaires toujours érigés en des lieux aux puissances telluriques.
    Ces croyances et rites se retrouvent dans deux courants : le shintoïsme appelé « la voie des dieux » et le bouddhisme. Du VI e siècle à la fin du XIX e siècle, le Shintô se mêla de plus en plus étroitement au bouddhisme. Tous les Japonais partageaient leurs activités religieuses entre les deux religions, chacune étant considérée comme convenant mieux pour certaines cérémonies.
    Les prêtres de l'une allant jusqu'à jouer un rôle dans les temples de l'autre.
    Les aspects du shintô sont liés à la sacralisation de la nature, aux mythes fondateurs de la civilisation japonaise, aux relations avec les âmes défuntes. Après sa disparition à la fin de la seconde guerre mondiale, les Japonais qui ont grandi pendant cette période ne connaissaient que quelques éléments de leur cosmogonie. Depuis une trentaine d'année un retour aux traditions s'opère lentement.

  • L'atalante doit sa célébrité aux cinquante gravures qui sont le coeur de l'oeuvre. La qualité artistique est incontestable et leur valeur doctrinale est attestée.
    L'éclat des images ne doit pas cependant faire méconnaître l'intérêt des discours. L'auteur procède par allégories, associations, allusions. Se conformant ainsi à la nature de l'oeuvre hermétique, il se montre en définitive plus clair que ces écrivains qui égarent le lecteur par leurs conseils techniques.

  • C'est la première fois en ce siècle que sort une traduction du Yi Jing en français à partir du texte chinois, qui est présenté avec le texte d'origine et sa transcription Pin Yin.

    Tous les idéogrammes importants et particulièrement significatifs du texte sont analysés au cas par cas pour permettre au lecteur d'avoir une vue non figée, globale du texte.
    Cela libère le lecteur, au lieu de l'enfermer dans la traduction et lui autorise une approche plus intime, plus personnelle.

    De même que l'on transcrit une partition d'orchestre symphonique pour en faire une partition pour un instrument, de même on ne peut jamais que transcrire un texte chinois.

    Cette présentation, par sa fluidité et son ouverture incite le lecteur à approfondir. Les mots utilisés en français sont le plus neutre possible pour éviter de provoquer des sens induits involontaires à la lecture.
    Le lecteur devient l'interprète du texte comme le musicien l'est de sa partition.

    Les commentaires officiels du Yi King sont absents dans cet ouvrage et feront l'objet d'une transcription ultérieur.

    L'analyse des idéogrammes permet de faire remonter à la surface la trame du texte et de faire sentir la puissance d évocation qui y est contenue.

    Le sens des hexagrammes, leur signification intrinsèque sont abordés sans à priori et en utilisant seulement les notions fondamentales de la pensée chinoise (Inn Yang, symbolique, position des traits, etc ...
    ).

    Les anecdotes historiques et autres faits célèbres qui illustrent le texte sont remis à leur place respective. Ils ne servent que d'exemples, de références classiques pour lecteur et ne sont pas des conseils d'actions ou des exemples de conduite, mais de simples illustrations qui tendent à la globalisation.

    Il règne dans cette présentation une liberté de tons qui est le meilleur gage de la justesse de la transcription.

  • Les mythes concernant la mort, et l'Au-delà de la Vie, sont les plus nombreux et les plus complexes de la pensée religieuse universelle.
    Ils illustrent l'expérience de l'âme humaine dans ses incarnations, ses morts et réincarnations. Les mythes décrivent les phases de tout parcours spirituel individuel comme ceux des civilisations et de l'humanité. C'est pour cette raison qu'ils nous concernent. En cette fin de millénaire, nombreux sont les occidentaux qui dirigent leur quête de sens vers les spiritualités d'Extrême-Orient. Faute d'une culture appropriée, celles-ci sont cependant difficiles à aborder car elles parviennent au public dans des versions adaptées qui en voilent leurs significations profondes.
    C'est le cas pour le Livre des Morts tibétain, ou Bardo Thödol, spécialement destiné à l'âme franchissant le passage si redouté de la mort. L'enseignement du Bardo Thödol est très proche de celui des anciens égyptiens. Cependant, s'il n'existe aucun texte occidental comparable au livre des Morts tibétains l'étude de Robert-Jacques Thibaud éclaire d'un nouveau jour les mythes grecs, romains, celtes et nordiques, plus connus pour leur féerie que pour leur spiritualité, mais destinés, tout autant que la Bardo Thödol, à amener l'âme des morts vers sa libération lumineuse, sa vie éternelle, illustrée par l'Olympe, la Walhalle, les lies Fortunée ou l'île d'Avallon.
    On y arrivait après de longues navigations et des épreuves héroïques semblables aux embûches décrites dans le Livre des morts tibétain. C'était là le point de rencontre des deux civilisations et de tous les hommes en quête d'infini.

  • Fondée sur le concept bouddhique holistique ou intégration du corps et de l'esprit, la médecine tibétaine est un système de thérapie psycho-cosmo-physiologique, dont la philosophie et les techniques curatives peuvent apporter une grande contribution à la campagne mondiale contre la maladie. Malheureusement, la tradition médicale souffre de la négligence, des préjugés et de l'indifférence dont elle est grandement l'objet. C'est à la lumière de cette situation actuelle regrettable que nous accueillons chaleureusement les efforts de Terry Clifford pour introduire la médecine tibétaine bouddhique et sa psychiatrie respectivement dans leurs contextes religieux, médical et historique. Ce sera un grand pas en avant vers de nouvelles recherches et davantage d'intérêt pour notre gso-ba-rig-pa (science thérapeutique), tradition très profonde et de grande valeur. Tenzin Choedhak, médecin personnel de S.S. le Dalaï Lama.

  • Les tantra sont rédigés sous forme de dialogues entre les divinités masculines et leurs shakti (leurs aspects féminins). Ils contiennent également des indications sur les préceptes moraux, les rites et les instruments de méditation.
    Tantra est un terme appliqué à un système métaphysique pratique originaire de la région himalayo-indienne. Dans ce système on considère comme base de l'univers deux principes symbolisés par le couple masculin et féminin. Le tantra traditionnel est une « voie de transformation intégrale de l'être humain », qui passe par le corps et les cinq sens.
    Les tantra, sans rejeter la sagesse ancienne, se présentent euxmêmes comme l'enseignement ultime offrant la connaissance du monde et les pratiques les plus pointues dans le domaine de la spiritualité. Cette métaphysique repose sur deux principes :
    Une « présence » omnisciente et une « action de prise de conscience ».
    De nos jours, par ignorance, on donne le nom de « tantra » à des pratiques thérapeutiques sexologiques, souvent très éloignées de l'esprit du tantrisme originel. Le tantrisme a souffert d'une approche New Age. L'auteur dans son livre remet à leur place Tantrisme et rituel sexuel.

  • Et si un enseignement tenu secret pendant des siècles pouvait révolutionner la vie en entreprise ? S'il pouvait faire du job le plus routinier un travail passionnant ? Si vous pouviez faire de votre patron un allié ? Si, quel que soit votre poste, vous pouviez vous rendre indispensable ? Votre avenir ne serait-il pas plus radieux ? C'est ce que proposait le Maître Atisha voilà plus d'un millénaire.

    Le bouddhisme, la méditation, la pleine conscience sont des disciplines à la mode. Pour peu qu'elles soient pratiquées avec assiduité, elles peuvent réellement transformer notre rapport au monde, aux autres et à nous-mêmes. Pour autant, elles sont le plus souvent l'objet d'une approche autant fantasmée que superfi cielle. Alors que le Dalaï-Lama avoue lui-même qu'il lui fallut plus de quarante années pour intégrer des concepts comme celui de la vacuité, certains pensent que la simple lecture d'un ouvrage suffi t à se dire pratiquant. L'enseignement de réalité est une discipline exigeante et de tous les instants. Or, aujourd'hui, un cadre d'entreprise, à cause de tous les objets nomades qui le maintiennent connecté, passe plus de la moitié de son temps au travail.
    Grâce au Dharma, ce temps précieux peut trouver une dimension bien plus grande et allier au développement de carrière celui de l'esprit vers le parfait Éveil.

    Cet ouvrage a pour but de mettre sur le chemin ceux qui se sentent attirés par cette philosophie sans en édulcorer les diffi cultés et les défi nitions les plus diffi ciles. Il est donc possible d'avancer sans prendre la robe dans un monastère ou s'isoler des années dans un ermitage de haute montagne. De nombreux exemples pourront être autant d'exercices à pratiquer dans votre entreprise.

  • Avec le développement spectaculaire de l'intérêt pour les religions et le mysticisme d'Orient, de plus en plus de gens sont fascinés par les mantras, ces formules sacrées que l'on apprend par coeur pour la méditation en Inde, en Chine et au Tibet. Leur signification précise et la manière dont ils opèrent exactement ont été - à juste titre- longtemps tenues secrètes afin de les préserver contre les déformations et les abus.

    Dans ce livre, John Blofeld explique le sens et le fonctionnement de ces « mots de puissance » sacrés que les méditants psalmodient d'une voix sonore et rythmée ou répètent intérieurement, en visualisant les syllabes d'où émanent des raies de lumière éblouissante. L'efficacité des mantras pour aider à méditer est avérée ; mais de nombreuses personnes croient que ce sont les syllabes elles-mêmes qui possèdent des pouvoirs merveilleux ou miraculeux. C'est plus particulièrement cet aspect-là, le plus controversé, que l'auteur examine.
    La majeure partie de ses connaissances provient de la bouche même des moines et des lamas rencontrés tout au long de sa vie passée en Orient et de la mise en pratique de leur enseignement.

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