Sciences humaines & sociales

  • Après une expédition en 2017 en Bolivie sur les sites de Tiahuanaco et Pumapunku, il apporte la preuve scientifique que les blocs gigantesques à la précision micrométrique sont fabriqués en grès rouge et en roche andésitique artificiels, c'est-à-dire façonnés et moulés sur place. Or, sur l'île de Pâques, on trouve des murs dont les formes montrent le lien évident avec ceux d'Amérique du Sud. Comment les peuples sud-américains ont échoué sur l'île, comment et pourquoi ont-il bâti les premières statues avant l'arrivée des Polynésiens ? Avec sa découverte sur la nature artificielle des pierres des bâtisseurs des grands sites des Andes, Joseph Davidovits poursuit son hypothèse pour expliquer pourquoi l'Île de Pâques a hérité de cette connaissance particulière, venue de l'Est, en accord avec l'hypothèse de Thor Heyerdhal.

  • Autorité spirituelle et pouvoir temporel Nouv.

    L'étude d'une opposition fondatrice qui court tout au long de l'histoire humaine.
    Ce livre traite de la suprématie du spirituel sur le temporel avec comme point de départ la révolte des Kshatriyas (la caste chevaleresque) contre les Brâhmanes (la caste sacerdotale) dans la civilisation hindoue. En Occident, cette querelle s'incarne en l'opposition du pape et de l'empereur, dont Victor Hugo parlait comme des " deux moitiés de Dieu ".

    René Guénon souligne que les deux pouvoirs, temporel et spirituel, étaient à l'origine réunis dans un principe commun, ce qu'illustrait encore dans l'Empire romain le titre d'Imperator Pontifex Maximus. Au Moyen Âge, la représentation emblématique d'une figure à double-face - celles du Christ et de Janus - révèle cette unicité : la figure détenait dans une main le sceptre, symbole du pouvoir royal, et dans l'autre la clé, symbole du pouvoir spirituel.

    L'usurpation du temporel par rapport au spirituel est aujourd'hui encore une querelle récurrente. Notre actualité donne une saveur particulière à ces considérations que l'on pourrait penser obsolètes, alors même que ce livre est plus que jamais nécessaire pour surplomber et comprendre cette opposition majeure.

  • En donnant ce titre à son livre, irène mainguy exauce littéralement, par cette nouvelle édition devenue indispensable, les voeux qu'exprime jules boucher à la fin de la préface de sa célèbre symbolique maçonnique qui a fait le bonheur de plusieurs générations de maçons par son érudition.
    Elle se place dans la stricte tradition d'un des plus importants ouvrages consacrés à cette question, tout en renouvelant, à la fois l'approche historique des symboles et de l'histoire maçonnique, mais aussi la structure et les éléments de base.
    C'est à la lumière des études contemporaines, qui ont fait suite à une période parfois confuse oú tout était admis sans passer au crible de la critique objective, qu'irène mainguy propose une refonte complète de la vénérable symbolique maçonnique, tout en en respectant l'esprit.

    Avec ce livre, une page maçonnique se tourne. c'est une femme qui apporte sa pierre, une pierre de couronnement, à l'édifice dont jules boucher a posé les fondations. dorénavant, cette nouvelle symbolique, grâce à l'ampleur et à la précision de sa documentation, prend une dimension universelle. cette oeuvre correspond à l'aspiration de tous ceux qui désirent une information fiable sur ce sujet. elle leur permettra de prendre le bon cap dès le départ.

  • Parce que le chemin était suivi volontairement et ne concernait que l'individu, la religion égyptienne n'eut jamais l'esprit missionnaire. Elle était tolérante avec le monde et bienveillante avec ses enfants.
    L'Égypte ne voulut jamais chercher ailleurs que dans ses temples sa conscience du monde. Elle ne souhaita jamais l'imposer aux autres, c'est pourquoi elle ne reçut qu'avec réticence quelques étudiants grecs à qui elle reprochait leur ignorance et leurs bavardages. Ils avaient pour nom Homère, Solon, Pythagore, Démocrite, Eudoxe, Hérodote, Jamblique, Platon, Plutarque et Thalès.
    Cependant, par un paradoxe dont l'histoire a le secret, ce sont les Grecs qui chantèrent partout le nom de l'Égypte et répandirent dans toute l'Europe le culte d'Isis et d'Osiris. Ce sont eux qui révélèrent quelques aspects de la sagesse des anciens prêtres. Respectueux, ils turent ce qu'ils avaient acquis de la Connaissance cachée dans les sanctuaires. Habiles dans l'art de la parole, ils laissèrent le Voile d'Isis recouvrir les secrets initiatiques dont ils devinrent les héritiers. Dans notre nouveau millénaire, Connaissance et Lumière sont recouvertes de ténèbres, mythes et divinités ont disparu à nos regards. Nul Homère ne chante l'apparition des dieux, nul pharaon n'accueille plus le Soleil. Pourtant, c'est vers l'Égypte que les yeux se tournent lorsque la nuit gagne les consciences. C'est toujours dans ce miroir du ciel que brillent les Lumières célestes. Il suffit de regarder et d'ouvrir sa conscience car, comme l'affirmait Guillaume Apollinaire, « il est grand temps de rallumer les étoiles ».

  • La symbolique maconnique

    Boucher/Rabuf

    • Dervy
    • 1 Janvier 1990

    La symbolique maçonnique est depuis sa première édition, en 1948, un livre qui ne vieillit pas.
    Les symboles de la franc-maçonnerie font partie de sa tradition. or une tradition - qui n'a rien à voir avec une répétition d'habitudes - est un système de valeurs qui traverse les siècles, comme l'étymologie du mot l'indique, sans être fondamentalement modifié par le temps.
    Cet ouvrage est une somme et un livre de référence. en franc-maçonnerie, on parle du " boucher " comme on parle dans la conversation courante du " larousse ".
    C'est une somme oú l'auteur y exprime, chapitre après chapitre, article après article, non seulement sa conception personnelle de nombreux sujets qu'il traite, mais aussi la conception d'autres auteurs francs-maçons qui font également autorité. c'est un livre de référence qui renvoie à des compléments bibliographiques qui permettent d'enrichir l'enseignement maçonnique des chercheurs.
    Enfin la symbolique maçonnique montre que la franc-maçonnerie est une société initiatique dont l'objectif consiste à aider l'homme à s'élever lui-même au-dessus de sa condition ordinaire et à lui donner accès à la connaissance - qu'il ne faut pas confondre avec une accumulation de connaissances diverses -, connaissance dont nous avons plus que jamais besoin pour continuer l'édification de notre temple intérieur, c'est-à-dire pour découvrir la vérité de notre moi caché et préparer l'avènement d'une société plus humaine et plus éclairée.

    L'ouvrage essentiel de jules boucher - désormais classique - est, en la matière, un auxiliaire précieux et indispensable.

  • Dès le XIe siècle, le blason codifie la composition et la description des armoiries. Privilège de l'Europe médiévale, le langage de l'héraldique résulte de la fusion en un seul système d'éléments déjà existants, tous issus des enseignes primitives, des bannières, des boucliers ou des sceaux.

    Au XIIe siècle, l'héraldique recouvre le monde occidental de ses émaux multicolores, et dans cette société qui était avant tout celle du paraître, chacun se devait de pénétrer dans l'emblématique pour s'identifier et assurer ainsi son existence, qu'il soit baron, prélat, bourgeois, paysan, artisan ou gente dame.

    L'apparition des armoiries et des noms de famille apporta des signes d'identité nouveaux à une société en train de se réorganiser. Par le jeu de ses règles de composition, l'héraldique situe l'individu dans un groupe, et ce groupe dans l'ensemble de la société, créant ainsi la synergie indispensable à l'évolution de celle-ci. Par un vocabulaire choisi, ce code subtil nous entraîne à la découverte d'un univers historique, où la vérité des êtres se cache dans les couleurs, les métaux, les fourrures, les figures, les meubles et les mots.

    Cette syntaxe, tracée à la pointe de l'épée, partitionne le champ de l'écu de ses coupes guerrières pour en faire l'énonciation ; nous invitons ici lecteurs et lectrices à nous suivre dans une enquête passionnante, celle de notre nom à blasonner, même s'il faut pour cela bousculer quelques gardes endormis dans les couloirs du temps.

  • « Une image vaut mille mots » dit Confucius et c'est en images que les auteurs rentrent dans le monde Jung afin de pénétrer sa pensée car une représentation graphique se révèle souvent plus explicite.

    Compte tenu de l'amplitude de l'oeuvre jungienne, des choix, des priorités, une organisation s'imposait et toute tentative de vouloir relater l'intégralité de ce qui fût s'avérait voué à l'échec.

    L'oeuvre jungienne est un feu d'artifice, un jaillissement éblouissant au coeur de la nuit la plus noire de l'être.

    Certes, la plus belle rencontre avec ce penseur passe par la lecture de ses écrits mais les auteurs offrent aux néophytes avec ce livre, un premier accès inattendu et aux connaisseurs un « plus » qu'ils voulent joyeux et inventif.

    Le propos des auteurs est de s'introduire dans la psychologie jungienne par une porte dérobée. Dérobée aux diktats conventionnels mais conformes à leur éthique et à la justesse. Sans aucun doute, le monde actuel, pétri de chaos et de turbulences, cherche un sens, le Sens...

    Il nous semble, que, Jung, plus que jamais, par sa pensée et sa capacité « visionnaire » nous interpelle dans l'exigence à Être, à Naître à nous même dans cette quête du Sens.

  • Ce livre nous invite à mieux connaître notre arbre généalogique et à en élucider l'organisati on secrète.
    Avec l'aide de simples données dont chacun dispose sur sa famille, l'auteur nous propose d'examiner ce qui se cache derrière le moment de notre concepti on, celui de notre date de naissance ou encore dans le choix de notre prénom... Rien ne nous arrive par hasard...
    Notre vie est infl uencée par les multi ples événements familiaux qui nous ont précédés. Quels sont-ils et comment agissent-ils dans notre vie aff ecti ve, sociale, économique et parfois jusque dans notre santé ?
    Tel est le but de la psychogénéalogie : parvenir à devenir soi-même afi n d'exprimer son individualité et élargir ses possibilités d'existence.
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  • Que signifie la répétition des dates de naissance, de mariage et de décès au sein d'une même famille ? Comment se forment les programmes généalogiques et quelles en sont les conséquences en termes de destinée ? Les événements pourraient-ils être programmés par l'inconscient familial, et si oui, de quelle manière et pour quelles raisons ? C'est à ces questions fondamentales que répond ce livre, en démontrant qu'il peut être fort utile d'anticiper sur ces déterminismes temporels. La seconde partie de l'ouvrage est consacrée à la possibilité de dialoguer avec l'inconscient familial et concerne la découverte d'un ancêtre intime. Un Ancêtre-Guide médiateur entre l'inconscient familial et soi-même. Ces deux parties se veulent complémentaires et utiles dans la quête d'une unité de la personnalité.

  • Dans la première partie de cet ouvrage, l'auteur reprend un certain nombre de concepts de la psychologie analytique développée par Carl Gustav Jung, tels que l'animus, l'anima, l'ombre, la projection, la dimension psychoïde des archétypes et la fonction transcendante. Ces idées sont mises en lien avec les données générales d'un thème astrologique comme les planètes, la lune noire et les signes du zodiaque. Dans la seconde partie, il est question de l'analyse du thème astrologique de Jung. Ses expériences intérieures et les grands événements de sa vie offrent un éclairage nouveau sur le sens, notamment, des planètes dites « transpersonnelles » : Uranus, Neptune et Pluton.

  • Nos rêves regorgent de renseignements utiles pour notre avancement personnel. Alors pour- quoi les ignorer ? Les analyser nous permet d'obtenir des réponses ainsi que l'inspiration qui nous manque pour atteindre plus rapidement tous nos objectifs de vie.

  • Irène mainguy, auteur de la symbolique maçonnique du troisième millénaire, poursuit dans le même esprit sa recherche sur les compléments du grade de maître que sont les degrés de perfection du rite ecossais ancien et accepté et les deux premiers ordres de sagesse du rite français.

    S'appuyant sur un large éventail de documents et de rituels, l'auteur étudie chaque grade sous tous ses aspects et, par une analyse comparative des textes d'origine, fait découvrir les passerelles qui existent entre les deux rites, mettant pour la première fois en évidence le corpus maçonnique commun qui les sous-tend.
    Cet important travail de recherche mené avec rigueur doit permettre au lecteur une meilleure approche du vécu des loges bleues et redonner un surcroît d'intérêt pour ce vaste domaine de l'art royal que sont les hauts grades et les ordres de sagesse.

    Judicieusement illustré, servi par une authentique originalité d'expression, cet ouvrage ouvre des pistes nombreuses et riches qui aideront tout maître maçon à avancer dans sa quête et à poursuivre son chemin initiatique vers un idéal d'universalité.

  • Vade-mecum de l'apprenti

    Claude Darche

    • Dervy
    • 21 Août 2006

    L'apprenti, en étant initié, entre dans un univers de symboles qu'il s'agit pour lui de décrypter, avec son intelligence culture et sa sensibilité. Le Vade-mecum l'aider appréhender son vécu, de façon claire, tout en l'ordonnant par rapport au symbolisme profond de chaque moment de l'initiation. L'ensemble des symboles du grade décrit et des pistes d'interprétation en sont données, sans intellectualisme, mais en s'efforçant de donner des bases fondatrices, des pierres d'angle, sur lesquelles l'apprenti peut concevoir la " transformation de soi " à laquelle, l'initiation l'invite. Ouvrage pratique, le Vade-mecum de l'apprenti contient tous les éléments d'instruction nécessaires à une authentique auto-formation.

  • Le présent manuel ne prétend rien inculquer : ce n'est pas un livre de classe oú l'élève apprend sa leçon en vue de pouvoir la réciter correctement.
    L'initiation enseigne à penser, donc à faire l'effort personnel qui conduit à l'élaboration de la vérité. celle-ci n'est jamais révélée à l'initié, dont la mission consiste à découvrir par lui-même les secrets qui l'intéressent. l'art auquel il s'adonne veut qu'il sache construire selon ses convenances personnelles l'édifice de ses propres convictions. toute liberté lui est laissée à cet égard, pourvu qu'il construise solidement, avec des matériaux judicieusement choisis, car toute pierre n'est pas acceptable par le constructeur, qui doit éprouver, au point de vue de la cohésion, le grain de tout bloc qu'il met en oeuvre.
    Il en va de même dans le domaine des idées, oú nulle conception ne doit être acceptée sans examen.

  • La part des dieux

    Gilbert Le Cossec

    • Dervy
    • 10 Juin 2020

    Interpelé par deux versets se trouvant dans la Bible (Genèse 6.4 et 13.33) dans lesquels la présence de géants est mentionnée, l'auteur a recherché les traces de ces êtres hors normes dans les légendes et les mythologies du monde entier ainsi qu'à travers des travaux d'ethnologues. Gilbert Le Cosses relève des similitudes, et notamment celles laissées par des êtres venus d'on ne sait où. Les mythologies irlandaises racontent qu'une race de personnages extraordinaires fut initiée au druidisme dans les îles d'Hyperborée.
    Mais ces initiateurs, qui sont-ils et d'où viennent-ils ? Et ces druides, intermédiaires entre les dieux et les hommes, personnages très importants de la société celtique au point qu'ils sont à la fois ministres du culte, théologiens, philosophes, gardiens du Savoir et de la Sagesse, historiens, juristes et aussi conseillers du roi, ont-ils laissé des descendants ? Ces adeptes de l'oralité, qu'ont-ils laissé derrière eux ? Leur savoir est-il conservé dans nos mémoires, ou sommes nous encore en mesure de le redécouvrir ? Ce livre est prétexte à expliquer une part inconnue de l'homme, de l'origine des mégalithes et permet de faire le point sur le monde druidique.
    Ce qu'il fut, ce qu'il est, ce qu'il en reste et pourquoi et comment se relie-t-il encore au monde des dieux ?

  • Dans ce volume, Marie-Louise von Franz (décédée en 1998), qui fut l'éminente psychothérapeute que l'on sait et une conférencière-écrivain de renommée internationale, décrit les aspects importants du travail analytique portant sur des matériaux oniriques ou d'imagination active. Ce recueil d'essais est particulièrement riche d'enseignements grâce au lien étroit qu'il entretient avec la réalité analytique pratique. Il foisonne d'exemples vivants qui éclairent les fondements théoriques tout en donnant un aperçu des différents stades d'un traitement psychothérapeutique.

  • En un millier de noms, l'auteur dévoile la richesse de cette mythologie qui accorde une large place à la nature, à la femme et à la divination et place la vie au centre de son système.

  • Le tao te king, livre sacré, héritage spirituel de l'humanité, n'est pas un traité de philosophie.
    C'est un vivant témoignage de la connaissance qui jaillit dans le coeur de l'homme, dès qu'il s'affranchit des illusions sensorielles ou mentales.
    Lao tseu (le " maître vénérable "), son auteur serait né en 570 av. j. -c. dans une famille noble. archiviste à la cour impériale, et las du déclin de l'empire, il aurait voulu s'en éloigner.
    C'est en passant par la grande muraille qu'un officier l'aurait prié d'écrire, avant de s'exiler, un résumé de ses doctrines : le tao te king.

    Le tao te king cherche à rendre l'homme meilleur, plus spirituel, plus proche de la perfection individuelle. il faut se laisser porter par le tao te king plutôt que de chercher à en pénétrer d'emblée le sens intégral. son message, vieux de 2500 ans, conforme à la tradition, est aussi actuel de nos jours qu'il l'était lors de sa première ébauche.

  • Le colloque Humanisme et Mindfulness dont ce livre rend compte est l'aboutissement d'une recherche pour le bien de notre monde et de ses habitants. Il est apparu au fil de ce colloque que les questions d'ordre écologique et économique ont leur origine et leur solution dans nos esprits et nos comportements, leurs problèmes sont fondamentalement produits par notre mentalité humaine et notre relation à notre monde. Aussi est-ce dans la transformation de nos habitudes et de notre mentalité, de notre relation au monde et à nous-mêmes, que nous pouvons espérer transformer les réalités économiques et écologiques. Cette transformation intérieure et relationnelle est ce que nous entendons par « humanisme global » ou « humanisme intégral ». L'humanisme global se développe dans l'éducation aux valeurs humaines universelles et fondamentales. Ces valeurs sont universelles car naturelles, précédant la culture. Elles sont « premières » ou primordiales, se cultivant dans l'apprentissage d'une relation immédiate à l'instant présent.

  • Quinze siècles après l'arrivée de Saint Patrick en Irlande, on peut constater que la pensée spirituelle, symbolique et initiatique des druides se trouve dissimulée derrière les façades de nos édifices médiévaux, dans l'imagerie des chapiteaux de l'Art Roman, comme elle s'est coulée dans le moule des pratiques religieuses chrétiennes les plus enracinées.
    Outre citer les principaux noms et termes utilisés dans les cycles légendaires, le but de ce dictionnaire est de mettre en lumière ce que les récits mythiques contiennent de connaissances cachées et initiatiques, afin que chaque étape, chaque épreuve et chaque découverte participe à notre transformation spirituelle. Historien spécialiste de l'ésotérisme, conférencier, Robert Jacques Thibaud est l'auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels : Pluton, itinéraire de la vie éternelle ; Symbolique des apôtres, itinéraire initiatique de la légende dorée du zodiaque ; Le jeu de l'Oie, pratique d'un labyrinthe initiatique et divinatoire, aux éditions DERVY.

  • Après avoir participé au désenchantement du monde, qui est l'une des composantes de la modernité capitaliste, pour reprendre l'expression du sociologue Max Weber, la science contemporaine semble retrouver, à travers de nouveaux paradigmes et une nouvelle philosophie, le sens de l'humain, du cosmique et, même, du sacré.
    La physique quantique, les géométries non euclidiennes, les mathématiques non standards, les sciences cognitives, la biologie nous offrent une image du monde bien différente de celle propagée, aux XVIIe et XVIIIe siècles, par les programmes scientistes et positivistes. Ces débats ne sont nullement confinés dans les laboratoires de recherche ou les revues scientifiques. On assiste même au contraire à la convergence entre ce nouveau paradigme et les nouvelles dynamiques sociales planétaires qui résistent à la mondialisation néo-libérale, à la marchandisation du monde, à sa réification.
    A bien des égards, l'écologie peut être considérée comme un espace de conciliation, de confluence, entre des vérités scientifiques qui reconnaîtraient, en leur sein, une sorte de principe d'incomplétude, d'autolimitation, et des vérités poétiques, philosophiques, symboliques, spirituelles, qui feraient le pari d'une autre modernité, différente de celle qui, au nom d'une rationalité totalitaire, statistique, veut éradiquer le pluralisme historique et culturel.
    Comme le disent Ilya Prigogine ou Immanuel Wallerstein, le réenchantement du monde est à l'ordre du jour. La science y contribue. Non pas celle qui est instrumentalisée par les instances marchandes (la fameuse technoscience), mais celle qui ouvre l'humain à ses horizons intérieurs et aux horizons d'une réalité aux multiples dimensions et aux multiples accents.

  • L'ombre est féminine, le mal est masculin.
    L'ombre individuelle repose tapie au fond de notre inconscient personnel, tandis que le mal est collectif ou absolu, à moins que l'ombre ne recouvre les deux. Le mal fait aux femmes s'entendra comme les blessures, crimes et infamies dont elles furent victimes à cause de leur sexe plus que de leurs fautes, proies de l'attitude collective ténébreuse qui jeta sur elles l'anathème en différents points de l'histoire de l'humanité.

    Bien évidemment, le présent ouvrage ne présente qu'un bouquet de ces fleurs prédestinées, malmenées, condamnées à cause de leur nature, de leurs idées, de leur courage, de leur savoir, de leur charisme, de leur foi, de leur indignation, de leur liberté...

    Nous l'avons vu, depuis les premiers groupes humains, la femme n'est pas, d'une manière générale, l'égale de l'homme. Elle n'a pas d'âme. Est-elle humaine ? Si elle l'est, c'est avec un cerveau plus petit qui la rend inférieure, une taille également plus petite. Malgré ses multiples traits inférieurs, elle est objet de désir au point d'être capturée, échangée, gardée dans le harem. Elle est surtout le vase pour la semence de l'homme et porte la promesse de la génération future.
    Moins pardonnable encore, au cours de l'évolution, l'intelligence de la femme, sa culture, ses connaissances et sa capacité à les transmettre, ses innovations, ses révélations, son courage, ses replis stratégiques pour se mettre sous protection et détourner le vent mauvais du pouvoir masculin.

    De transmission en transmission s'affirme la supériorité de l'homme, la nécessité de maintenir l'autre sexe sous sa coupe, de s'en servir pour le plaisir, de l'asservir. Quelles croyances, quels silences, quelles interdictions de ressentir et d'exprimer, quel manque d'amour et quelles maltraitances à la source des projections sur l'autre, sur la femme ?

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