Arts et spectacles

  • Un dialogue entre le philosophe et l'historienne de l'art autour de la rencontre.

    D'une rencontre est né un dialogue au sujet de la rencontre : un étonnement partagé de la possibilité qu'ait lieu l'incalculable, l'imprévisible et l'irréductible. Une curiosité pour la justesse de ce qui n'a été ni concerté ni décidé.
    Hasard, providence, intrication quantique, rituel, animisme, étreinte ou porosité, pensée ou art sont autant de tentatives de tourner autour de ce qui nous échappe quand nous nous rencontrons. Et autant de façons de se rencontrer là où la philosophie reconnait que l'art lui échappe.

  • Après la crise constitue une plate-forme internationale de discussion entre artistes, écrivains, théoriciens, curateurs et historiens questionnant le statut même de la photographie aujourd'hui, notre relation à l'image, ainsi que les dimensions politiques et culturelles de celle-ci, à partir d'une mise en perspective de l'image photographique contemporaine à l'ère numérique avec la crise de la représentation à l'époque de la naissance de la photographie.
    Les contributeurs viennent aussi bien de la théorie critique, du roman, de la performance, de la photographie de mode, des musées, du film et du design, mais ils abordent chacun la question du support photographique. Dans leurs conversations, l'histoire de la photographie et sa pratique contemporaine ne sont jamais séparées : la photographie est conçue en dehors du cadre limité de notre obsession du numérique. En comparant la situation actuelle des images photographiques avec la crise vécue par la représentation à l'époque de la naissance de la photographie dans les années 1820 et 1830, nous comprenons qu'il faut mettre en perspective la radicalité de notre relation à l'image photographique. Nous pouvons ressentir le fardeau existentiel d'être entouré d'images, tout en essayant de mieux comprendre la profondeur historique d'un questionnement qui a commencé bien avant la génération actuelle qui se livre à des interrogations cruciales de notre époque en termes de politique, de culture et de créativité. Cette crise de la représentation est peut-être arrivée à sa fin et a été remplacée par un nouvel état du monde dans lequel la concurrence entre peinture et photographie n'est plus le seul et unique problème.

  • L'art contemporain comme question philosophique : un essai sur les relations entre art et politique et sur la manière dont la prétendue radicalité de l'art contemporain apparaît comme liée voire assujettie à l'idéologie libérale actuelle, à l'encontre de la possibilité de tout changement social effectif.
    Il est difficile de concevoir un art qui soit aussi étroitement lié à son présent que ne l'est l'art contemporain. En effet, l'art contemporain est issu d'une rupture inouïe avec les pratiques artistiques du passé. Il semble prendre son point de départ dans une profonde amnésie par rapport à ce qui le précède. Les distinctions esthétiques traditionnelles, entre forme et contenu, autonomie et hétéronomie, ou oeuvre et critique, ne sont plus pertinentes quand il s'agit de cet art.
    Mais qu'est-ce alors que l'art contemporain ? Cette question a pu être posée par l'historien, le théoricien, voire le sociologue de l'art. Mais elle n'a pas encore été soulevée comme question philosophique - comme question qui cherche à établir l'essence de l'art contemporain. La réponse donnée, dans ce livre, à ladite question est double. D'une part, elle est positive: dans son essence, l'art contemporain est la fiction d'un pur faire. D'autre part, elle est négative : l'art contemporain est le site où se révèle comme nulle part ailleurs l'idéologie politique du capitalisme néolibéral.

  • Lorient-Keroman, 2016.

    Je marche sous la pluie. Une odeur de poissons envahit mes narines.
    Des docks, des entrepôts, des marins, des navires.
    La pluie souvent fouette le bassin, le Slipway où l'on répare et repeint les bateaux. Dans les Dom-bunkers, immenses cathédrales allemandes de la Seconde Guerre mondiale, les soudeurs travaillent le métal.
    Au fil de deux années, je vais réaliser un travail lent, réfléchi qui mêle portraits et lieux, objets et paysages. Je cherche à capter la poésie qui se dégage de ce vaste théâtre industriel, dans lequel l'homme se mesure à l'océan. J'utilise une chambre photographique, qui fonctionne avec des plan-films de 4x5 inch, pour suspendre le temps, pour conserver la mémoire du quartier de Keroman. Je compose chaque image sur mon dépoli, m'abritant sous mon voile noir, positionnant mon appareil lourd, monté sur pied, enregistrant le monde dans son épaisseur.

  • Une philologie punk.
    Ce numéro unit un étrange couple, fait rimer skill avec kill et junk avec spunk, écrits Dolls, Pistols et Clash dans l'alphabet grec et en termes latins, invite à se confronter au passé, ouvre des perspectives d'avenir en paysages de textes et en proclamations à grands cris.
    Qu'y a-t-il encore à lire dans les provocations du passé ? Quelle est cette liberté qui force un texte à prendre sens ? Pourquoi la philologie n'est-elle pas une île face aux barbares, alors que punk signifiait la « la sciure pourrie dont on fait de l'amadou » ? Pouvons-nous exister simultanément avec le punk, son programme d'intersectionnalité politique, et dans l'abandon de soi-même ?
    Dan-el Padilla Peralta s'exerce à l'anti-commentaire. Dennis Cooper et Richard Hell trouvent la vraie vie dans les livres. Cosey Fanni Tutti détaille le script de son strip. Sina Dell'Anno nous parle avec bonheur de la tristesse de la lecture. Yannick Haenel évoque les démons rouges et noirs de son passé. James Spooner souligne les fondements textuels de l'Afropunk. Simon Critchley dévore le temps avec ses oreilles. David Rimanelli demande à « Se faire baiser », tandis que Charlie Engman montre pourquoi le contexte règne. Donatien Grau, à la tête de ce bizarre orchestre, nous fait traverser un univers hybride encore méconnu, et nous offre le quatrième accord du punk.

  • Réunis à Sils Maria pour une soirée de nouvel an, le peintre Gerhard Richter et l'écrivain Alexander Kluge découvrent leur « parenté de temps » : nés tous les deux en février 1932, ils entrent de concert dans un siècle qu'ils parcourront chacun d'une façon singulière. Fruit de cette rencontre, Décembre met en regard 39 histoires et 39 photographies en lien avec ce mois. Dans un style incisif dont l'ironie confine parfois au cynisme, Kluge mêle anecdotes amusantes et récits absurdes, détails glaçants et démonstrations fatalistes, qui alternent avec les photographies enneigées - des paysages de haute montagne aussi familiers qu'inquiétants - de Richter. L'ouvrage propose une nouvelle facette de l'artiste à qui une rétrospective a récemment été consacrée au Centre Pompidou, ainsi qu'un almanach du siècle rédigé par un écrivain et réalisateur incontournable en Allemagne.

  • Concave thoughts

    Yves Netzhammer

    Dès ses débuts les dessins numériques font le fond de l'oeuvre complexe d'Yves Netzhammer. Comme toutes les autres formes d'expression de cet artiste extraordinaire ils déploient un cosmos autant poétique que réfléchi. Parfois ses pensées- images sont abstraites, parfois enjouées, drôles, bizarres, cauchemardesques...
    Mais toujours il y révèle avec une plus grande clarté une idée inouï, une pensée originale en naissance. Avec une évidence tout à fait étonnante Netzhammer met en scène à la vue de tous l'interaction des corps et des appareils, les métamorphoses des objets en hommes, la transmutation des bêtes en architectures.

    « Concave Thoughts » est un livre dessiné de centaines d'histoires possibles, un livre artiste comme espace-livre, un univers de poche, un vade-mecum pour les penseurs en images, un story-board d'un artiste à la page.

  • En Somme

    Alexa Brunet

    Pendant un an à intervalles réguliers, Alexa Brunet s'est attachée à observer la jeunesse dans ses activités autour d'Albert dans la Somme. Tissant un réseau de connaissances elle s'est fait accepter et a su orchestrer la banalité des situations quotidiennes : la baignade dans le canal, le pique-nique dominical, le match de foot des grognasses, la soirée télé, les ball-traps, les commémorations des Première et Deuxième Guerres mondiales...
    Ses images nous interrogent sur la vie qui s'offre aux jeunes en milieu rural.

  • En tant que projet idéologique, l'art contemporain se caractérise par sa croyance en l'incorruptibilité du présent. Une « contemporanéité » qui engendre immobilisme et impasses, selon le philosophe Ludger Schwarte qui propose dans cet essai en cinq actes de penser un art à la temporalité renouvelée, un art de la futurité à la recherche des commencements et des possibles.

    L'art moderne a cédé sa place à l'art contemporain. Dans ce passage, il n'en va pas simplement d'un changement d'époque, mais d'une mise à l'épreuve de ce que le mot art peut bien vouloir dire, et notamment d'une transformation radicale de sa fonction sociale. Impossible de parler de l'art contemporain sans s'interroger sur ce qui soutient ce système de l'art contemporain, ce qui conditionne son engagement et ses orientations et ce qui génère ses effets. Cette tendance qu'à l'art contemporain de s'occuper avant tout de lui-même lui a valu le reproche d'être complaisant et autoréférentiel. Le temps est venu de réinventer notre façon de concevoir l'art, et cela passe tout d'abord par une prise en considération du sens de cette « contemporanéité ».
    Sortir l'art de ses impasses, et notamment de la « contemporanéité », c'est lui frayer de nouvelles voies vers le futur. L'art contemporain s'est installé dans un temps qui ne peut envisager le futur que sur le mode du ressouvenir, de la répétition et de la différenciation, or, il s'agit d'inaugurer à nouveau d'autres horizons du possible. Aussi longtemps que l'avenir se pense à partir du donné, rien ne pourra réellement advenir ; impossible de rendre compte de l'initialité du futur et de sa discontinuité radicale. Penser l'art qui vient, c'est penser les façons dont celui-ci constitue une césure avec son propre temps, donc penser un art de la futurité.

  • Un ensemble de contributions issues de l'histoire de l'art, de l'histoire, de la littérature, des études de genre et de l'ethnologie pour repenser le siècle des Lumières en Suisse, à partir des collections muséales helvétiques.
    « Exotique » est synonyme de lointain, curieux, étrange, ou étranger... Pourquoi un objet, un vêtement, voire une personne, est « exotique » ? Comment se construit notre regard sur les choses ou les gens qui nous semblent appartenir à d'autres régions, d'autres cultures ? Comment les objets « exotiques » conservés dans les musées sont-ils parvenus jusqu'à nous ?
    Cet ouvrage réunit pour la première fois des chercheurs issus des sciences humaines (histoire de l'art, histoire, littérature, étude de genre, ethnologie) et des spécialistes du monde des musées pour repenser le siècle des Lumières en Suisse. Pensé en parallèle à une exposition, ce livre rassemble des contributions de fonds ainsi que des textes plus courts centrés sur des livres, des images, des objets ou des spécimens naturels issus des collections muséales helvétiques. Le gouvernement suisse n'a jamais mené de politique impérialiste. Cependant les Suisses entretiennent des liens étroits et complexes avec les territoires extra-européens dans le cadre d'engagements individuels, militaires, diplomatiques, missionnaires ou marchands, avec les royaumes européens expansionnistes. Des individus partent, collectent des objets et des spécimens, puis les ramènent pour en tirer un profit financier, social ou culturel. Les artistes et les artisans imitent et commercialisent des techniques (laque, porcelaine, indiennes) provenant de l'étranger. « Exotique » signifie alors ce qui vient d'ailleurs et peut être utilisé et « amélioré » au profit des puissances européennes. Cet adjectif nous invite à reconsidérer à la fois le long 18e siècle et l'histoire internationale de la Suisse.

  • Eisenstein s adaptation of Karl Marx s Capital (1927 1928) is a phantom in a double sense: although never realized, it has nonetheless haunted the imagination of many filmmakers, historians, and writers to the present day, most recently with Alexander Kluge s News from Ideological Antiquity: Marx Eisenstein Capital. Furthermore, its first public materialization a ten-page fragment of the director s work diaries was marked by what remained absent: Eisenstein s images and working materials.
    Dance of Values aims to conjure the phantom of Capital once again only this time on the basis of the full scope of Capital s archival body. This visual instruction in the dialectical method, as Eisenstein himself called it, comprises over 500 pages of notes, drawings, press clippings, expression diagrams, plans for articles, negatives from October, theoretical reflections and extensive quotations. Dance of Values explores the internal formal necessity underlying Eisenstein s choices in Capital, arguing that its visual complexity as well as its epistemic efficacy reside precisely within thestate of its material: the dance of heterogeneous themes and disparate fragments, a non-linear, provisory, and non-articulated flow.
    Sequences from archival materials, published here for the first time, are constructed not as mere illustrations, but as visual arguments of their own leading to a more concrete understanding of Eisenstein s stake in Capital: a visual theorization of value. A close reading of Eisenstein s archive in its formal necessity allows not only for the reconstruction of morphological elements present in Marx s theory of value but also for the theorization of a more fundamental crisis of the political-medial representation, a present that extends from its contemporary context to today. Employing an unambiguously morphological procedure, Eisenstein s montage sequences produce a kind of surplus value entirely their own: a semiotic excess, which stirs the materials and represented bodies into a dance analogous to Marx s dance of petrified conditions. It is in this polymorphic and diffuse language associated with the stream of consciousness of Joyce's Ulysses that Eisenstein saw the strongest critical and affective potential for the future cinema.

  • À Beauvais, ce lieu de détention a cessé de fonctionner en décembre 2015.
    Avec sa fermeture, allaient disparaître de petites histoires, banales, mineures, qui témoignent de la condition carcérale et différentes manières de la vivre.
    Andréa Eichenberger et Isabelle Marseille ont réuni photographies et paroles pour en donner une image et raconter comment les détenus et personnel de la prison affrontaient ce lieu, s'y inventaient et tentaient de créer des mécanismes pour qu'il devienne supportable. Denis Dormoy a travaillé à la mise en forme du recueil des paroles.
    « Les mille briques » constitue un dernier témoignage de cet enfermement au coeur de la ville.

  • La traduction anglaise des écrits d'Antonin Artaud au cours de son séjour apocalyptique en Irlande en 1937.

    Voir aussi Antonin Artaud / Nurse With Wound.

  • Le numéro (double) estival de la revue Diaphanes, qui paraît pour la première fois en édition anglais / français, dissèque les fantômes et les revenants des avant-gardes historiques, questionne leur postérité et aussi leurs échecs. Avec un insert de 80 pages comprenant 155 photographies d'Antoine d'Agata et un essai de Mehdi Belhaj Kacem.
    L'échec des avant-gardes était-il inévitable ? Que reste-t-il de la tentative de dissoudre l'art dans la révolution des modes de vie ? De la confrontation entre le spectacle total et la résistance critique, entre la radicalité formelle et l'engagement politique, entre l'enthousiasme progressiste et le ressentiment ? Quels sont les futurs communs possibles de l'art et de la vie ? Où sont les partisans aujourd'hui face à un monde (artistique) profondément déterminé par l'économie et l'institutionnalisation ?
    Au sommaire : les artistes Hun Kyu Kim, Soham Gupta et Wang Qingsong ; Mehdi Belhaj Kacem sur Guy Debord, et en conversation avec Philipp Sollers ; Elena Vogman sur Hubert Fichte ; Barbara Basting sur Filippo Tommaso Marinetti ; Paul Edwards sur l'avant-garde anglaise et Wyndham Lewis ; Raphaëlle Milone sur Marc Dachy ; Discoteca Flaming Star sur Boris Lurie ; Malte Fabian Rauch sur Bernadette Corporation ; contributions de Jean-Luc Nancy, Clayton Eshelman, Theater Neumarkt, etc.

    Diaphanes n° 6 & 7 inclut un insert intitulé DIAGONALE DU VIDE, rassemblant une série de photographies d'Antoine d'Agata et un essai de Mehdi Belhaj Kacem. La « diagonale du vide » ou « diagonale des faibles densités » est une large bande traversant le territoire français du nord-est au sud-ouest, de la Meuse aux Landes, à la densité de population relativement faible. Le photographe de renommée internationale Antoine d'Agata et le philosophe franco-tunisien Mehdi Belhaj Kacem ont parcouru la trajectoire entre villes sur le déclin et zones industrielles. Le long des routes nationales, ils ont rencontré des avant-postes et des groupes dispersés de gilets jaunes, ainsi que des bataillons de police sécurisant la tournée du président de la République. Leur analyse sobre dépeint une France aussi réelle que fantomatique, portant les traits monotones d'un Occident vidé par le néo-libéralisme.

  • Un essai sur le processus de constitution de la modernité polonaise, partant du traumatisme de la Première Guerre mondiale et des mouvements émancipateurs qui s'en sont suivis pour examiner la dimension historique et politique du corps et de la corporalité dans les pratiques artistiques, sociales et culturelles contemporaines.

  • Comment l'architecture conditionne-t-elle l'émergence du sens ?
    Ce livre a été conçu dans le cadre du projet de recherche « Architecture of Embodiment », qui s'intéresse à l'architecture d'un point de vue « énactiviste » et par le biais de pratiques esthétiques. Cette recherche n'a pas pour objectif premier de formuler des réponses à sa question de départ - comment l'architecture conditionne-t-elle l'émergence du sens ? -, mais de fournir les outils conceptuels et méthodologiques adéquats pour cela. Elle vise finalement à déstabiliser ses objets de recherche afin de révéler de nouvelles intelligibilités des questions étudiées. En ce sens, le projet entend remplir une fonction cognitive fondamentale de la recherche par le biais de pratiques esthétiques.
    Le pluriel d'« architectures » dans le titre de ce livre fait référence à des constructions conceptuelles plutôt que matérielles relatives aux aspects fondamentaux de l'architecture et de la recherche. Des textes d'Alex Arteaga, Mika Elo, Ana García Varas, Lidia Gasperoni, Jonathan Hale, Susanne Hauser, Dieter Mersch et de Gerard Vilar dialoguent entre eux par le biais de commentaires et de commentaires sur les commentaires. L'ouvrage est conçu comme un dispositif de recherche dialogique : une invitation à participer à un processus de recherche ouvert dans le cadre d'une écologie croissante des pratiques de recherche.

  • Catalogue d'une exposition en trois volets au Helmhaus de Zurich sur le thème des dérives du développement et de l'inquiétude concernant l'état actuel du monde.
    Abordant les problématiques de la migration, de l'isolement, des catastrophes climatiques, de l'excès de communication et de la capacité ou de l'impossibilité de l'art à y faire face, déconcertant par le rapprochement de la banalité et de sujets brûlants, de démarches conceptuelles et documentaires, le projet Refaire le monde (titre emprunté à une oeuvre de Gianni Motti) provoque, par les ruptures et contrastes qu'il donne à voir, et incite à prendre parti, rapprochant culture et politique, à défaut d'offrir des réponses univoques au sentiment d'impuissance qui en émerge.

  • Africa America

    Philippe Guionie

    • Diaphane
    • 17 Octobre 2011

    Nous connaissons les influences africaines au Brésil et dans les Caraïbes, mais que savons-nous de la présence de populations noires dans la partie andine du continent sud-américain ?
    Africa-America est une itinérance construite autour de portraits photographiques qui interrogent les traces contemporaines de l'africanité chez les diasporas noires des Andes. En effet, à partir du XVIe siècle, l'économie de plantation en Amérique espagnole s'est développée sur les côtes atlantique et pacifique avec l'importation massive d'esclaves venus des côtes africaines. Aujourd'hui, ces populations noires, " afrodescendantes " vivent un tournant historique exprimant publiquement leurs cultures plurielles, syncrétisme original entre influences indigènes, colonisation espagnole et racines africaines avec la volonté affirmée de trouver leur place dans des états où elles restent largement minoritaires. à des degrés divers, elles sont toutes à la recherche de leurs racines africaines qu'elles connaissent peu ou pas.

  • Compiègne

    Jean-Pierre Gilson

    • Diaphane
    • 1 Novembre 2011

    À travers ce livre, Jean-Pierre Gilson livre sa vision poÉtique d'une cité dont le puissant passé historique est présent dans chaque pierre.
    Avec une intuition très personnelle de la lumière, il brosse un portrait sensible du Compiégnois.
    Ces photographies d'un inconditionnel de l'aube révèlent une troublante atmosphère : feuillages figés dans le givre matinal, premiers éclats du soleil dans la futaie, paysages déserts dans la brume d'où l'on ne serait pas surpris de voir s'échapper quelque créature surnaturelle.

  • Territoires d'expériences

    Collectif

    • Diaphane
    • 15 Octobre 2013

    Territoires d'expériences est un projet artistique et culturel mené, à l'échelle du département d'Ile-et-Vilaine, à l'initiative de L'aparté, lieu d'art contemporain du pays de Montfort (communauté de communes situées à l'ouest du département) et du Carré d'Art, galerie de photographie du Centre Culturel Pôle Sud de Chartres de Bretagne (commune de Rennes Métropole).
    C'est une expérience exceptionnelle qui a permis de favoriser la rencontre entre des artistes pratiquant la photographie et un territoire. Il en ressort des représentations qui tiennent à la fois de la réalité des espaces explorés que de l'univers esthétique propre à chaque artiste.
    Le parti pris artistique a été de retenir une technique ancienne datant du XlXe siècle, le collodion humide et la prise de vue à l'aide d'une chambre photographique, l'intention étant de faire émerger des représentations à la fois documentaires et artistiques.
    L'originalité du projet s'appuie sur la volonté de favoriser la création dans le département par l'échange durant une année entre les photographes invités. Elle repose également sur dans la dimension internationale de l'évènement par l'invitation faite à un artiste catalan.

  • Le paysage architectural d'après-guerre en Picardie est remarquable et incontournable. La région ayant été dévastée par les Première et Deuxième Guerres mondiales, la tâche démesurée de reconstruction a touché toutes les formes de structure bâtie : agricole, civique, domestique et religieuse. Des villes et illages entiers furent reconstruits, créant un environnement architectural exceptionnel pour le XXe siècle.

  • Ute Holl propose un essai de théorie culturelle et politique de la migration et de la violence à partir d'oeuvres majeures de Freud, de Schönberg et de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, toutes inspirées de la figure de Moïse.

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