Ecole Nationale Superieure Des Beaux Arts

  • Public Nouv.

  • "Robert Walser Grosse kleine Welt Grand petit monde" réunit les actes du colloque, organisé dans le cadre de l'exposition Robert Walser aux Beaux-Arts de Paris, (oct. 2018 - janv. 2019).

    Ces actes mettent en dialogue, artistes, universitaires, écrivains, traducteurs et conservateurs. Ils ont pour point de départ la figure de l'écrivain suisse Robert Walser et sa pratique très particulière de l'écriture qu'il qualifiait "d'esquisse au crayon", proche du dessin. Cet ouvrage étudie notamment les relations entre lisible et illisible et l'apport de Robert Walser à la création artistique contemporaine.

  • Dans ce livre, Sally Price, ethnologue et historienne de l'art, met à plat le statut que revêt l'art dit « primitif » aux yeux de la majorité des publics « éclairés » de l'Europe occidentale et des États-Unis.
    Son étude magistrale s'appuie sur une enquête menée auprès de conservateurs de grands musées, de collectionneurs privés, de marchands d'art et d'ethnologues.
    Elle prend en compte les travaux de critiques d'art comme William Rubin, Kenneth Clark, Henry Kamer ou René Huyghe.
    Sally Price approfondit le débat sur la notion objet d'art-objet ethnographique en expliquant les mécanismes multiples - des stratégies d'acquisition aux modèles d'interprétation - qui ont mis en place la déshumanisation de l'Art primitif et de ses créateurs.
    La lecture de ce texte s'impose pour comprendre les enjeux actuels et le regard porté sur ces arts dits « primitifs » ; le succès populaire du musée du quai Branly rend encore plus pertinents ses analyses et commentaires qui dressent un tableau de ce que Malraux appelait les « arts primordiaux ».
    Cet ouvrage est la réimpression mise à jour en version poche du best-seller de Sally Price.

  • À pied, à cheval et en Spoutnik.
    Conformément à sa logique du refus des étiquettes et des tiroirs, Jean-Jacques Lebel a abordé non seulement des thèmes divers, mais tous les genres d'écriture, du billet d'humeur à l'étude historique fouillée, du journalisme d'intervention à l'hommage respectueux ou frondeur en passant par les objets poétiques mal identifiables. On trouvera dans ce recueil tous les tons, tous les registres, toutes les allures de texte, vives ou lentes, spontanées ou mûries.
    Indépendamment de la question du happening, de la poésie sonore et de Fluxus, on y distinguera trois grandes pistes: celle du passeur essentiel entre la Contre-Culture américaine et les avant-gardes européennes, celle de l'écrivain libertin/libertaire, celle de l'historien passionné par les rapports entre l'art et l'hallucination. Le tout sur fond de fidélité aux idéaux Dada et à cette valeur cardinale qu'est l'amitié.

  • Titulaire de la chaire d'histoire de l'art européen médiéval et moderne au Collège de France, Roland Recht dévoilera ici ses lectures des oeuvres de René Magritte, Robert Filliou, Marcel Broodthears, Jean-Luc Godard, Ian Hamilton Finlay, Anselm Kieffer, Giuseppe Penone, Claudio Parmiggiani, Sarkis, Hubert Duprat, Etienne Pressager, Claire Roudenko-Bertin, Thomas Huber et Lee Ufan.

  • Livre pratique qui présente les matériaux de peinture : à l'eau, à l'huile, à la caséine et à l'oeuf, à la cire, au pastel, les pigments, les encres. Le professeur à l'Ecole des Beaux-arts de Paris aborde aussi les supports et leur préparation, les différentes sortes de gommes, colles, siccatifs, liants, essences, résines, mais aussi la dorure, la conservation et restauration, le marouflage.

  • Les Principes fondamentaux de l'art néo-plastique, traduits pour la première fois en français par Isabelle Ewig et Didier Semin, ont été publiés en 1925 chez Albert Langen dans la collection des Bauhausbücher (Livres du Bauhaus). Ces Principes fondamentaux de l'art néo-plastique, par leur forme d'essai synthétique, sont emblématiques de la démarche de Theo van Doesburg, et figurent en bonne place dans la bibliothèque idéale de l'art moderne au côté des ouvrages de Kandinsky, Klee ou Mondrian.


  • dezeuze s'exprime avec sapeur et perspicacité sur cézanne, malévitch, munch, goya, parmentier, clyfford still, et d'autres.
    mais on trouve également des réflexions sur des matières plus éloignées ; qu'on en juge : les gnostiques, le mexique, l'art du colophon dans la peinture chinoise. a ce choix déjà dense, on a ajouté ici l'ensemble des interviews et des poèmes donnés par l'artiste. fondée sur une connaissance historique, linguistique, culturelle, politique, souffrant sans doute peu d'exemples parmi ses contemporains français, l'oeuvre de daniel dezeuze est paradoxalement - ou en conséquence - marquée par la transparence, le jeu, l'improbable, l'économie, la discrétion, la retenue.
    elle hésite entre la litote et l'ellipse. elle fait de l'allusion sa force. elle y gagne en intonation, en tranchant, en radicalité. [extrait de la préface d'henry-claude cousseau].

  • Une réflexion autour d'une nouvelle façon de penser la démocratie. Pour l'auteure, "agonisme" est l'expression d'une théorie politique qui exploite les aspects potentiellement positifs de certaines formes de conflits politiques. En évitant de se focaliser sur les rapports de classe et l'exploitation économique, elle offre un nouveau regard sur les mouvements sociaux des années 1960.

  • Les écrits de Buraglio, à la fois concis et elliptiques, laconiques et lapidaires (un peu à la manière de sa propre production picturale) s'apparentent à un large éventail de critiques de l'époque. Sauf ;que l'érudition, ici, est " prise à la légère " : il s'impatiente des systématisations théoriques proposées par bon nombre de ses contemporains, à partir du milieu des années 1960. À la construction de système, il préfère un zigzag et il s'agit bien là d'une forme assumée dont son parcours rend compte. Pour Buraglio, on sent que l'espace entre les lignes est aussi éloquent que le texte lui-même. Les hommages à l'art (picturaux et écrits) sont entrecoupés d'exégèses assez détaillées (mais toujours partant du point de vue d'un peintre) d'oeuvres, d'observations sur le jazz, l'architecture, le cinéma, l'éthique des commissions publiques, la pratique du carnet, d'extraits de ses lectures. Ce " parcours citationnel ", se présente sous la forme d'une suite de riffs musicaux, de thèmes et de variations, voire comme les " pancartes écriteaux " dans les films de Godard. Les écrits constituent des notes sur le monde, " en tant que citoyen, en tant que peintre ". Tout comme les Salueurs d'Hélion, Buraglio salue ceux qui furent des modèles pour sa propre évolution. Ainsi qu'il le dit lui même : " La mémoire travaille en étoile. "

  • La nouvelle édition des écrits de François Morellet rassemble une série de textes datés de 1949 à 2010. Parmi les nouveautés figurent principalement des textes des dix dernières années, souvent écrits à l'occasion d'expositions de l'artiste et commentant son oeuvre ainsi que plusieurs entretiens (avec Serge Lemoine en 1982, Marianne Le Pommeré, Didier Fiuza-Faustino, Alice Fleury, et un long échange avec Natacha Pugnet datant). Cet ouvrage paraît à l'occasion de la rétrospective que le Centre Pompidou consacre à François Morellet (mars-mai 2011).
    François Morellet (1926, Cholet) a sa première exposition personnelle en 1950 à Paris. En 1960 il est cofondateur du Groupe de Recherche d'art visuel (GRAV). Ses oeuvres au langage minimal par lesquelles il utilise des néons assemblés sur toile, sont autant dirigées par un esprit Dada et absurde que par une recherche mathématique et géométrique (lignes, carrés, nombre ?). « Je ne suis en fait qu'un amateur de mathématiques frivoles et de logique absurde ». Il est présent dans les collections des grands musées français (centre Pompidou, Musée d'art moderne de la ville de Paris, Musée d'art contemporain de Strasbourg, Musée de Grenoble .) et est particulièrement connu des collectionneurs allemands. Le Musée d'art moderne de la ville de Paris lui a consacré une rétrospective en 2008. En 2010, il a réalisé des vitraux pour une commande pérenne au musée du Louvre.

  • Cet ouvrage rassemble les discours et les conférences prononcés par Marcelin Pleynet en écho à son enseignement aux Beaux-Arts de Paris. Il y aborde l'esthétique, l'histoire de l'art et la poésie, et consacre des textes importants à Giotto, Poussin, Cézanne, Giacometti, Matisse, Picasso ou Motherwell. Ces écrits sont introduits par un entretien inédit avec Augustin de Butler, qui met en exergue le fait qu'il ne s'agit pas là d'un ouvrage qui donne l'avis d'un critique, d'un historien de l'art ou d'un spécialiste, mais celui d'un écrivain, d'un poète. "C'est d'abord et essentiellement mon expérience d'écrivain et de poète qui ordonne mon approche de l'oeuvre d'art."

  • Dédiée au travail du célèbre artiste vénézuélien Carlos Cruz-Diez, cette première édition en Français de Reflexión sobre el color, publiée en espagnol en 1989 par la Fondation Juan March, offre une vue d'ensemble sur le travail de l'un des artistes les plus importants d'Amérique Latine. Connu pour ses recherches inscrites dans le mouvement cinétique, ses expérimentations ont influencé les idées sur la couleur. Ce livre inclu une section où la pensée de Cruz diez s'inscrit dans le corpus théorique sur la couleur qui va de Newton à Young ou Maxwel, de Goethe à Kandinsky ou Paul Klee présentes par exemple dans près de vingt oeuvres réalisées depuis 1954 ainsi qu'une section documentaire reprenant des photographies, et des exemples des procédures artistiques employées par l'artiste.
    Cet ouvrage est publié à l'occasion de l'exposition collective Dynamo : Un siècle de lumière et de mouvement dans l'art 1913-2013 (commissariat par Serge Lemoine) au Grand Palais 10 avril - 22 juillet 2013.
    L'artiste vénézuélien a décrit la couleur comme ne correspondant « pas seulement la couleur des choses ou la couleur des formes [mais plutôt] une situation évolutive, une réalité qui agit sur l'Homme avec la même intensité que le froid, la chaleur ou le son ». Ainsi il présente la couleur comme une expérience en soit - un pur phénomène lumineux qui peut être perçu sans interprétation ou connaissance culturelle préexistante. En projetant la couleur dans l'espace, l'artiste explore les possibilité sensorielles de l'interaction direct avec le regardeur. Le regardeur, au lieu de regarder passivement une oeuvre d'art devient le participant d'un évènement phénoménologique.

  • Il faut apprivoiser les espaces avant de les filmer.
    Fritz lang disait qu'un cinéaste devrait être un peu architecte ; lui, il avait étudié l'architecture. et un cinéaste devrait aussi être un peu arpenteur. les gens ne savent plus filmer une plaine ou une colline. parce qu'ils ne savent pas où se mettre, ils filment n'importe comment. pour filmer un village, il faut savoir exactement où l'on se trouve, il faut savoir où est le clocher de l'église, où est la mairie, où est le château d'eau, comment le village est construit, comment il se situe dans une vallée ; il faut tourner autour pendant un certain temps avant de trouver, pour employer un vocabulaire militaire, un point stratégiquement juste.
    Il n'y en a pas beaucoup. quand on fait le tour de la question plusieurs fois, en y retournant pendant quelques mois, on s'aperçoit qu'il y en a un seul, en général, mais il faut le trouver.

  • Carlos Cruz-Diez en conversation avec Ariel Jiménez est le fruit de décennies d'échanges entre le curateur Ariel Jiménez et l'artiste vénézuélien Carlos Cruz-Diez, lié au mouvement de l'art cinétique.
    Ces entretiens offrent un aperçu des différents aspects de la recherche formelle de Cruz-Diez autour de la dématérialisation de la couleur.
    Publié en espagnol et en anglais à l'initiative de la Fondation Cisneros, cet ouvrage s'inscrit dans un programme d'entretiens entre des artistes et curateurs vivants parmi les plus importants aujourd'hui.
    À travers de multiples rencontres et une démarche inscrite dans la durée, cet ouvrage propose une approche riche et complète de l'évolution protéiforme du travail esthétique et intellectuel de l'artiste de sa formation à l'École des Beaux-arts de Caracas à ses premières puis ses réalisations pionnières dans le cadre de l'art cinétique.
    Proche de l'artiste depuis 1977, Ariel Jiménez fut l'assistant de Carlos Cruz-Diez à l'atelier parisien pendant de longues années. Il fut ainsi le témoin de nombreux évènements qu'il décrit dans cet ouvrage. Cette relation privilégiée lui confère une grande proximité et connaissance du travail de l'artiste et lui permet une approche critique de la façon dont se matérialisent les idées dans l'oeuvre prolifique de Carlos Cruz-Diez.
    Parmi les nombreuses thématiques abordées dans ces échanges, la question fondamentale du matériau se trouve longuement abordée de même que le rapport à l'histoire, à la peinture, à la notion de couleur et à sa mise en espace ainsi que celle de l'engagement social de l'artiste à travers son approche de la ville et ses interventions dans l'espace architecturale.

  • Dans l'histoire de l'architecture, Francesco Borromini (1599-1667) occupe une position très particulière.
    Il est l'un des protagonistes majeurs de l'architecture du Seicento, et notamment du baroque romain. On peut citer Saint-Charles-aux-Quatre-Fontaines (1638-1641), l'Oratoire de Saint-Philippe Neri (1637-1640) ou encore Sant'Ivo alla Sapienza (1642-1662) parmi ses constructions les plus célèbres. Artiste de la nouveauté, il déclarait ne pas être né pour être copiste tout en revendiquant une parenté avec Michel-Ange.
    Son oeuvre a fondamentalement changé le cours de l'architecture moderne. Les communications de Giovanni Careri, Paolo Portoghesi, Werner Oechslin, Jean Castex et Sir Howard Colvin, réunies dans ce volume, s'éloignent de l'habituelle historiographie ou des polémiques que le travail de l'architecte a toujours provoquées, pour étudier la diffusion de son art en Europe ainsi que son esprit complexe et bien souvent contradictoire.

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