Littérature générale

  • Contes Nouv.

    Ce titre va remplacer les 3 précédents volumes des « Contes » d'Andersen.Une nouvelle sélection de 11 contes : les plus connus, les plus souvent cités dans les programmes scolaires, auxquels a été ajoutée l'inévitable « Reine des neiges » qui n'apparaissait pas dans les précédents volumes (elle est bien éloignée de celle de Disney, mais peut fournir l'occasion d'une comparaison intéressante entre le texte et le film avec des élèves). « La princesse au petit pois », « La petite Poucette », « La petite sirène », « Les habits neufs de l'empereur », « L'intrépide soldat de plomb », « Le rossignol », « Le vilain petit canard », « La reine des neiges », « La bergère et le ramoneur », « Les souliers rouges », « La petite fille aux allumettes ».

  • Épopée maritime, roman universel, allégorie biblique, livre culte, Moby Dick résiste, par son immensité, à toutes les approches, toutes les définitions.
    On y entre comme on poserait le pied sur un continent ; on en sort non pas en lecteur, mais avec le sentiment d'avoir vécu une expérience. D'ailleurs, on n'en sort jamais tout à fait.
    Ce livre est hanté : il suffit d'en parcourir quelques pages pour être habité - définitivement. Pourtant, son intrigue même tient en quelques mots : la traque obsessionnelle par un homme du cachalot qui lui a arraché une jambe...

  • L'édition de référence dans une présentation renouvelée. Lecture recommandée en 6 ème et en 5 ème par le Ministère de l'Education National. L'énigme laissée par un alchimiste du Moyen Age est découverte et déchiffrée par un savant intrépide, irascible et un peu fou. La mission transmise par l'alchimiste est aussitôt acceptée. Le professeur Lindenbrock, son neveu Axel, adolescent candide, et le fidèle serviteur Hans s'engouffrent dans un volcan islandais, début d'une descente aux entrailles de notre Terre.
    Là, les héros découvrent un univers totalement différent de celui qu'ils ont quitté : tempêtes, monstres antédiluviens, forêts pétrifiées, torrents de lave, rien n'y manque...Si la plupart des prophéties de Jules Verne se sont réalisées aujourd'hui, le centre de la Terre n'a encore jamais été exploré, sinon par l'imaginaire. C'est peut-être pour cette raison que ce roman exerce une fascination toute particulière sur ses lecteurs.
    A partir de 12 ans.

  • « Chaque fois que Vronski lui adressait la parole, un éclair passait dans les yeux d'Anna, un sourire entrouvrait ses lèvres ; et, si désireuse qu'elle parût de la refouler, son allégresse éclatait en signes manifestes. "Et lui ?" pensa Kitty. Elle le regarda et fut épouvantée, car le visage de Vronski reflétait comme un miroir l'exaltation qu'elle venait de lire sur celui d'Anna. »

  • Emma Bovary yearns for a life of luxury and passion of the kind she reads about in romantic novels. But life with her country doctor husband in the provinces is unutterably boring, and she embarks on love affairs to realize her fantasies. This new translation by Margaret Mauldon perfectly captures Flaubert's distinctive style.

  • De février 1903 à Noël 1908, Rainer Maria Rilke correspond avec le jeune Franz Xaver Kappus, et l'encourage dans sa vocation. Les Lettres à un jeune poète se signalent par une qualité toute particulière du ton, une intimité chaleureuse qui n'exclut ni le scrupule ni la rigueur. Une lucidité de philosophe y épouse sans cesse étroitement la sensibililté lyrique. Elles sont devenues l'un des textes les plus célèbres et les plus appréciés du grand poète.

  • Les trois mousquetaires est certainement le roman le plus populaire d'Alexandre Dumas père. Le fougueux aspirant-mousquetaire gascon, d'Artagnan, et ses trois compagnons mousquetaires du roi, Athos, Porthos et Aramis, mettent toute leur audace et toute leur bravoure au service de la « bonne cause ». Ancêtres des justiciers, détectives et agents secrets, ces quatre amis font revivre passionnément l'époque de Louis XIII.

  • Quand il débarque à Paris en 1880, Georges Duroy n''a qu'une idée : réussir. Mais la haute société est inaccessible à un petit employé de bureau. Un jour, il croise un ancien camarade devenu journaliste. "Vois-tu, mon petit, lui dit celui-ci, tout dépend de l'aplomb, ici. Il faut s'imposer et non pas demander. "Quand aux femmes, aujoute-il, "c'est encore par elles qu'on arrive le plus vite". Deux conseils que Duroy n'oubliera pas...

  • De l'extase aux abîmes du péché, Baudelaire explore les dédales de la conscience. Il nous fait partager le drame qui se joue en lui et qui n'est autre que celui de la tragédie humaine.
    Recueil condamné par la censure, cette oeuvre est l'archétype d'une nouvelle esthétique où beauté et sublime se côtoient.

  • Librement inspirée de la vie de Savinien de Cyrano de Bergerac (1619-1655), Cyrano de Bergerac est re­présenté pour la première fois le 28 décembre 1897. Edmond Rostand qualifiait sa pièce de " comédie héroïque ". Car Cyrano est un héros, un mousquetaire intrépide, dont la vie s'organise autour des valeurs de l'amour et de l'honneur. Amoureux de Roxane, il n'ose se déclarer, car elle est belle et il est laid (à cause de son fameux nez !).
    Alors, par amour, il va protéger Christian, son rival, allant jusqu'à l'aider à séduire Roxane (sous un fameux balcon !). Comment ne pas être séduit par ce personnage à la fois soldat, musicien, astronome et poète, qui improvise l'amour sous les balcons, tire son épée pour l'honneur, se sacrifie pour son ami et signe toutes ses actions de poésie et de panache ?

  • Célèbre réquisitoire contre la peine de mort, Le Dernier jour d'un condamné relate les dernières vingt-quatre d'un condamné à mort. Dans un journal, celui-ci y décrit ce qu'il a enduré depuis son procès jusqu'à son exécution. Le prisonnier se penche sur ses tourments intérieurs, sur les conditions de vie qu'il subit et sur les souffrances qui l'animent.

  • Paris, fin 1819. Dans la sordide pension Vauquer, cohabitent les acteurs ou témoins de l'une des histoires les plus cruelles de la littérature : Vautrin, Rastignac et Goriot. Vautrin, ancien bagnard qui se fait passer pour rentier, tente en vain d'entraîner dans un marché criminel Eugène de Rastignac, jeune étudiant venu faire son droit à Paris. Quant au père Goriot, doyen de la pension, c'est un vieillard pathétique qui dissimule un secret qui fait de lui un homme de plus en plus pauvre. Goriot se ruinerait-il en entretenant des femmes ? Oui. Mais ces femmes, ce sont ses filles, Anastasie et Delphine, deux ingrates entrées dans la haute société et qui ont honte de leur père. Pour qu'elles lui vouent un peu d'amour, ce « Christ de la paternité » poussera l'abnégation jusqu'au sacrifice...

  • Dorian Gray a bien de la chance ! Il est jeune, il est riche, il est intelligent, il appartient à la meilleure société londonienne de son temps, et surtout il est beau : d'une beauté unique, angélique, sublime, fascinante, d'une beauté qui exerce des ravages sur tous ceux qui l'approchent, hommes ou femmes. Normalement, cette extraordinaire capacité physique de séduction devrait s'affaiblir avec l'âge. C'est-à-dire, avec l'apparition des rides, avec la calvitie, les rhumatismes, l'écroulement des traits, l'empâtement du menton, etc. Mais ces désagréments vont être épargnés à Dorian grâce au portrait qu'a fait de lui un ami peintre. En effet, le tableau possède l'étrange vertu de prendre à sa charge le vieillissement de son modèle. Par cette fable qui évolue vers les affres du cauchemar, Oscar Wilde, esprit brillantissime et auteur scandaleux de l'époque victorienne, nous assène un pronostic inquiétant : à savoir que chacun de nous, sous l'effet de ce qu'il est, finira par prendre la tête qu'il mérite...

  • Dans une atmosphère de lutte des clans et de haines ancestrales, l'amour entre Roméo et Juliette, deux jeunes gens que tout oppose, oblige la société, mais trop tard, à reconsidérer rancoeurs et préjugés. Il faudra un double suicide pour qu'enfin les valeurs sociales dominantes soient mises en cause... Au-delà du destin tragique de ses personnages, Shakespeare exploite un arsenal d'épisodes que l'on qualifierait aujourd'hui de « gothiques » : meurtres, duels, fausse mort, empoisonnements, profanation de tombeaux... C'est sans doute ce qui a conduit le classicisme français à ignorer ce théâtre, mais aussi le romantisme à y voir le parfait modèle du mélange des genres, où le grotesque voisine avec le sublime.

  • Comme tous les chefs-d'oeuvre de la littérature, La Divine comédie est un livre que l'on cite souvent, mais que l'on croit pouvoir se dispenser de lire. Ce qui est infiniment regrettable. Car ce poème de de sept cents ans, ce long poème de plus de quatorze mille vers, écrit en italien populaire, est tout à la fois un chant d'amour, une méditation spirituelle, un récit de voyage fantastique et une exploration de l'au-delà qui prend des allures allégoriques de plongée dans des mondes surnaturels. Le rêve devient cauchemar quand apparaissent des animaux fabuleux, des géants, des fées ou des monstres...
    La Divine Comédie appartient désormais au patrimoine universel. Le monument qu'est devenue l'oeuvre est si imposant qu'on hésite à y pénétrer. Il n'est pas inutile alors d'entrouvrir une porte modeste, celle d'une édition abrégée. C'est par ce moyen qu'on peut rendre familier un « classique » dont on verra qu'il a toujours quelque chose à nous dire.
    « Dante peuplait l'Enfer de ses haines et le Paradis de ses amours, écrit Alexandre Dumas. La Divine Comédie est l'oeuvre de la vengeance. Dante tailla sa plume avec son épée. »

  • L'édition de référence dans une présentation renouvelée. Lecture recommandée en 4 ème par le Ministère de l'Education National. Avril 1884 : les mineurs de la Compagnie d'Anzin, dans le Nord, reprennent le travail après huit semaines de grève : ils n'ont plus rien à manger et n'ont rien obtenu de leurs revendications. Quelques semaines plus tôt, un écrivain est venu leur rendre visite : Emile Zola.
    L'homme a pris des notes, visité les corons, il est même descendu dans la mine. Sous sa plume, Anzin va devenir le Voreux, cette mine où Etienne Lantier trouve un emploi. Le travail est rude, mal payé, la protestation gronde. Lantier prend la tête de la grève...A partir de 12 ans.

  • Dans la Russie du XIXe siècle, au fond de l'immense Sibérie, la révolte gronde. Le fil du télégraphe vient d'être coupé, rompant la communication entre le souverain et son frère, qui se trouve à Irkoutsk. Seul moyen de l'avertir du danger : lui envoyer un messager. Mais quel homme sera capable de mener à bien cette mission à hauts risques ? Un nom s'impose : Michel Strogoff. Ce capitaine des courriers du tsar connaît bien la steppe. Il a un « corps de fer », un « coeur d'or », un courage à toute épreuve. En temps normal, les courriers du tsar - corps d'élite - réussissent à couvrir la distance entre Moscou et Irkoutsk en dix-huit jours. L'agent secret Michel Strogoff, lui, n'arrivera qu'au bout de trois mois, mais on lui pardonne ce retard dû à des obstacles qui lui auront valu un détour par l'enfer ! Texte abrégé par Boris Moissard

  • Lorsqu'il publie Une vie, en 1883, Guy de Maupassant a trente-trois ans et derrière lui, déjà, une carrière d'écrivain reconnu. Il saisit Jeanne, son personnage, à l'âge de dix-sept ans. Comme son aînée, Emma Bovary, Jeanne rêve du grand amour. Elle a tout pour être heureuse, tout pour devenir la princesse de contes de fées de ses songes. Mais l'irruption de Julien dans sa vie va la faire pénétrer de plain-pied dans la réalité sociale des femmes de son époque, et la désillusion deviendra le motif obsédant qui ponctuera sa vie. L'inconséquence et les compromissions de ses parents, la muflerie et les infidélités de son mari, les hypocrisies d'une société empesée dans ses traditions vont transformer son destin en « une vie » emblématique d'une forme de résignation féminine. Emma Bovary, Jeanne, Tess d'Urberville, Effi Briest : on pourrait s'étonner que la figure de la femme bafouée se manifeste avec une telle constance dans le roman réaliste européen. S'annonce, en fait, à travers ces peintures littéraires, une prise de conscience de l'insoutenable condition de la femme, laquelle présidera aux révolutions idéologiques féministes du xxe siècle. A partir de 13 ans.

  • Retenus prisonniers dans un camp sudiste pendant la guerre de Sécession, le savant et ingénieur Cyrus Smith, le journaliste Gédéon Spilett, le marin Pencroff, l'esclave affranchi Nab et le jeune Harbert, passionné d'histoire naturelle (sans oublier Top, le chien), s'évadent en ballon et atterrissent sur une île apparemment déserte qu'ils baptisent « Lincoln ». L'île est riche de ressources naturelles, mais aussi de fort mystérieux phénomènes. Avec Les Enfants du capitaine Grant et Vingt mille lieues sous les mers, L'Île mystérieuse forme une trilogie dont le pivot n'est autre que le fameux capitaine Nemo. Dans ce roman, Jules Verne recompose un microcosme de toutes les richesses offertes par la terre à ce colon qu'est l'homme, ouvrant la porte à une interrogation très actuelle sur les rapports qu'il entretient avec son environnement. Texte abrégé par Boris Moissard

  • " Il s'était arrêté au milieu de Pont-Neuf, et, tête nue, poitrine ouverte, il aspirait l'air.
    Cependant, il sentait monter du fond de lui-même quelque chose d'intarissable, un afflux de tendresse qui l'énervait, comme le mouvement des ondes sous ses yeux. A l'horloge d'une église, une heure sonna, lentement, pareille à une voix qui l'eût appelé. Alors, il fut saisi par un de ces frissons de l'âme où il vous semble qu'on est transporté dans un monde supérieur. Une faculté extraordinaire, dont il ne savait pas l'objet, lui était venue.
    Il se demanda, sérieusement, s'il serait un grand peintre ou un grand poète : et il se décida pour la peinture, car les exigences de ce métier le rapprocheraient de Mme Arnoux. Il avait donc trouvé sa vocation ! Le but de son existence était clair maintenant et l'avenir infaillible ".

  • A la fin du XIXe siècle, la lutte s'engage dans Paris entre le petit commerce et les grands magasins. Parmi ces derniers, le Bonheur des Dames, où tout est mis en oeuvre pour que la cliente succombe à la tentation de l'achat. Selon le mot du baron Hartmann, le financier de l'histoire, à l'une de ces dames : " Prenez garde, ma chère, il vous mangera toutes. " Il en est une, cependant, qui ne se laisse pas manger : Denise ; une nature d'acier sous ses airs timides.
    Elle tient bon et, dans ce Bonheur des Dames qui n'avait rien pour faire le sien, effectue une irrésistible ascension, prouvant qu'il est d'autres empires que celui du profit et qu'on les fonde parfois sur un refus.

  • Histoire d'une âme noble, intermittences d'un coeur de femme, confusion des sentiments, combats douloureux entre le coeur et la raison, la morale et le sésir, tout est dit de la passion qui emporte et bouleverse deux êtres prisonniers de leur condition à la cour du roi Henri II.
    A travers l'amour impossible de la princesse de Clèves et du duc de Nemours, Mme de Lafayette révéla les ressources du roman, et, dans le bruissement léger des robes de cour, ouvrit la voie à l'analyse psychologique la plus audacieuse.

  • Jane Eyre, une jeune orpheline d'une dizaine d'années, est recueillie par une tante acariâtre qui la transforme vite en Cendrillon. Traitée comme une domestique, en butte aux brimades et aux humiliations, Jane se rebelle et est envoyée dans une pension où elle finira par devenir professeur, avant d'entrer comme préceptrice au manoir de Thornfield, sous les ordres de l'inquiétant et fascinant M. Rochester. Mais le manoir et son maître recèlent un terrible secret...Coups de théâtre, rebondissements inattendus, hurlements de rire terrifiants dans un manoir hanté par une présence menaçante et cachée, incendies criminels, histoire d'amour maudit, fuites éperdues dans la lande ont assuré à Jane Eyre un succès immédiat et durable. La lecture de certains passages de Jane Eyre est recommandée dans les programmes en classe de 5e pour illustrer l'entrée « Avec autrui : famille, amis, réseaux ». La lecture d'un roman autobiographique est recommandée en 5ème et 3 ème (« Se raconter, se représenter ...)12/14 ans.

  • " Les lendemains de culotte, le zingueur avait mal aux cheveux, un mal aux cheveux terrible qui le tenait tout le jour les crins défrisés.
    Le bec empesté, la margoulette enflée et de travers. Il se levait tard, secouait ses puces sur les huit heures seulement : et il crachait, traînaillait dans la boutique, ne se décidait pas à partir pour le chantier. La journée était encore perdue. Le matin, il se plaignait d'avoir des guibolles de coton, il s'appelait trop bête de gueuletonner comme ça, puisque ça vous démantibulait le tempérament. Aussi, on rencontrait un tas de gouapes, qui ne voulaient pas vous lâcher le coude : on gobelottait malgré soi, on se trouvait dans toutes sortes de fourbis, on finissait par se laisser pincer, et raide ! Ah ! fichtre non ! ça ne lui arriverait plus ; il n'entendait pas laisser ses bottes chez le mastroquet, à la fleur de l'âge.
    Mais, après le déjeuner, il se requinquait, poussant des hum ! hum ! pour se prouver qu'il avait encore un creux. Il commençait à nier la noce de la veille, un peu d'allumage peut-être. On n'en faisait plus des comme lui, solide au poste, une poigne du diable, buvant tout ce qu'il voulait sans cligner un oeil. Alors, l'après-midi entière, il flânochait dans le quartier. Quand il avait bien embêté les ouvrières, sa femme lui donnait vingt sous pour qu'il débarrassât le plancher.
    "

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