Editions B2

  • L'inventaire de la chrétienté Nouv.

    Cette étude, menée par les médiévistes Hélène Noizet et Florian Mazel, s'intéresse à l'île de la Cité et à l'importance de sa cathédrale dans le jeux de pouvoir territorial et politique qu'ont menés l'Eglise et l'Etat au Moyen-Age.

  • Architecture préhistorique : habitats néolithiques et mésolithiques européens (b2-79) Nouv.

    Traiter de l'« Architecture » de la Préhistoire peut paraître une gageure dans la mesure où, en ces temps reculés, il n'y avait pas d'architectes. Pourtant, l'évolution de l'habitat, depuis les huttes en peaux jusqu'aux agglomérations de grands bâtiments «aristocratiques» du Néolithique final, a connu plusieurs révolutions. Cet ouvrage témoigne de ces mutations au cours d'une longue période de huit millénaires, entre 10 000 et 2 000 avant J.C. Les auteurs se proposent d'explorer les lignes de force architecturales se dégageant de cette Préhistoire de l'architecture. Respectivement spécialistes de l'habitat et de la culture matérielle du Néolithique et du Mésolithique, Cyril Marcigny (professeur à l'école du Louvre) et Emmanuel Ghesquière sont archéologues à l'Inrap.

  • Naypyidaw cité de l'espace (B2-91) Nouv.

    New York, Paris, Naypyidaw. Au jeu des villes, cette dernière n'est pas la plus connue. Elle est pourtant capitale, et parmi les plus vastes au monde. Or, non seulement les Thaïlandais ou les Chinois, ses proches voisins, ne sauraient la situer, mais les Birmans eux-mêmes hésitent : « Ce n'est pas Rangoun la capitale ? ». Ajoutons : il y a quelques années, ils ignoraient jusqu'à l'existence de cette cité de l'espace installée au coeur du territoire bamar, sur un plateau de jungle, à distance des collines où bataillent les minorités ethniques. Cité massive, autoritaire, toute-puissante. Immense et muette. Cité « royale » dont la fonction fait débat depuis sa création, il y a quinze ans. Cité que l'on peut visiter, mais qu'il est impossible de voir.

  • Ce petit ouvrage rassemble divers texte publiés par l'architecte paysagiste Philippe Rahm sur sa conception du paysage et de son intégration dans la ville. Il accompagne l'exposition conçue par Philippe Rahm au Pavillon de l'Arsenal à Paris à l'automne 2020.

  • Très divisée sur la valeur de son oeuvre, la critique littéraire semble pourtant unanime sur la faculté de Michel Houellebecq à dire quelque chose de son époque. Comment interpréter la récurrence des thèmes liés à l'espace et au monde dans son oeuvre ? À quelles topologies les non-lieux de l'architecture et la ville font-ils écho ? Cette nouvelle édition du livre de Clémentin Rachet sur la question de l'espace chez Michel Houellebecq est mise à jour avec des ajouts concernant ses derniers romans, Soumission et Sérotonine.

  • Quinze ans après leur concert mythique, sans aucun spectateur, dans les ruines de Pompéi (1971), Pink Floyd et ses membres formés en écoles d'architecture décident d'offrir à Venise un concert flottant gratuit devant la Place Saint-Marc, retransmis en world live. Le compositeur Samuel Lorrain ainsi que les chercheuses Sara Marini et Léa-Catherine Szacka reviennent sur cette expérience unique : une grand-messe de la pop culture qui met en tension l'histoire des Walking Cities selon Archigram pour les concerts rocks avec le patrimoine respectable de la Sérénissime.

  • Una città in forma di palazzo : dans le dernier tiers du Quattrocento, à Urbino, Mantoue ou Milan, des princes voulurent faire de leur résidence des cités idéales, à l'écart de la ville mais s'imposant à elle, l'ordonnant. Ils suivaient en cela la leçon d'Alberti, qui avait fait de son De re aedificatoria un traité non pas de l'art de bâtir, mais de sa politisation. Car l'architecture humaniste devenait un art de la persuasion. Elle était chargée d'exprimer ce que les mots n'osaient pas encore dire : l'absolutisation du pouvoir princier. Ce petit livre confronte cette folle ambition au déniaisement machiavélien, rappelant que s'il existe un langage architectural, alors celui-ci ménage aussi des non-dits, suscite des incompréhensions, trahit des lapsus.
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  • De la grille muette et implacable du Monument Continu (1969-1971) aux histogrammes d'ameublement (1969-1970), le « modèle architectural pour une urbanisation totale » dissémine son monolithe dystopique résolument moderne en une énigme moins invisible que les Douze Villes idéales qui en clôturent le cycle en 1971. Pourtant, dès 1972, passé maître en questionnement de la relation entre la représentation et la critique du système, Superstudio inaugure au MoMA une refondation anthropologique et philosophique radicale de l'architecture par des Actes Fondamentaux : Vie, Éducation, Cérémonie, Amour, Mort (1972-1973). Les témoignages d'Adolfo Natalini, Cristiano Toraldo di Francia et Gian Piero Frassinelli en dévoilent la fabrique radicale... (747s) Propos recueillis et introduits par Gabriele Mastrigli, architecte, critique et enseignant à l'Université de Camerino.
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  • David Claerbout : dark opticks (B2-96) Nouv.

    Depuis des années, David Claerbout accompagne ses oeuvres de commentaires sur la sphère visuelle et intellectuelle dans laquelle elles s'inscrivent. Au centre de ses réflexions figure la rupture de l'accord que nous avions passé de manière tacite autour d'images supposées objectives, car produites selon les lois de l'optique et de la photographie. Or, à l'ère des deep fakes calculés, instantanés et automatiques, ce qu'il nomme dark optics se passe de toute négociation avec le « réel », renouant paradoxalement avec la pure invention de la peinture figurative antérieure au XIXe siècle, voire avec les théories de la vision antiques et médiévales. Ces témoignages d'un constructeur d'images sont ici délivrées sous la forme d'un carnet de dessin. Essai visuel et texte de David Claerbout, préface d'Olivier Michelon, historien et critique d'art.

  • Comment faire vieillir les villes intelligentes ? Telle est la question philosophique soulevée par Antoine Picon. Car il semblerait que la smart city est encore le résultat des opérations humaines et matérielles qui la traversent. Mais confrontés aussi bien à une nécessité d'efficacité écologique et énergétique qu'à une surveillance automatique permanente, les systèmes d'exploitation des villes mondiales parviendront-ils à surmonter l'inquiétante entropie de notre époque ?

  • L'architecture n'est peut-être rien d'autre que l'art de construire des climats : « corriger artificiellement ce que la nature a d'incommode », comme l'écrivait Vitruve. Pour Philippe Rahm, l'architecture existe parce que le climat naturel est le plus souvent inhospitalier au séjour des hommes : trop chaud ou trop froid ; trop sec ou trop humide ; trop sombre ou trop ensoleillé. L'architecture doit adoucir, intensifier, mitiger : réguler le climat naturel pour le rendre habitable. Le réchauffement climatique modifiera l'écologie urbaine mondiale : un parc de 67 hectares à Taiwan en constitue un prototype tropical. Sous forme de contes, « Jardin Météorologique », « Extérieur Atténué » ou « Gradation d'intériorité » nous montrent la voie...

  • Dans ce troisième et dernier volume consacré au Centre Pompidou, la parole est donnée à trois spécialistes théorisant l'Effet Beaubourg. Louis Pinto livre une fine analyse de cet équipement culturel et sociétal. Alain Guiheux étudie son évolution durant quatre décennies d'industrie et de tourisme culturels. Enfin, Jean-Louis Violeau propose une déconstruction intellectuelle du centre inspirée de Jean Baudrillard.

  • Si le XXIe siècle semble encore très dépendant du pétrole, l'«  huile de roche  » est pourtant d'un usage très ancien. Sumériens et Indiens d'Amérique la connaissaient, et Dieu lui-même aurait conseillé à Noé de s'en servir pour son Arche. Souvent au mépris du droit, de la paix et de la démocratie, le dernier siècle a quant à lui prouvé notre addiction à l'égard d'un carburant inégalé. Or face aux nouveaux impératifs écologiques, l'impossibilité d'un mix énergétique idéal nous oblige à repenser les rouages politique, économique, industriel et fiscal en amont et en aval de son extraction. S'ouvrant sur une étude du cas saoudien, premier producteur mondial dans une région très instable, c'est à une passionnante socio-anthropologie que se prête ici Alain Gras.

  • Des BD de Hergé, Objectif Lune et On a marché sur la Lune (1950-1954), au documentaire mythique Opération Lune de William Karel (2001), on pensait quasiment tout savoir sur les fictions et réalités du plus « grand pas » de toute l'histoire de l'humanité. Or l'Odyssée spatiale américaine a capitalisé une abondante culture matérielle sur la Conquête de cette nouvelle Frontière... Dans son essai, l'auteur en dévoile quelques jalons oubliés : non seulement les centres de Cap Canaveral et de Huntsville (qui plus tard épouseront les noms de Kennedy et Johnson), mais aussi le simulateur d'alunissage à Langley, le pavillon américain à l'Expo '67, le propulseur Saturn-V, le module Eagle, le rover lunaire, sans oublier la combinaison spatiale fabriquée par Playtex.

  • En 1970, en pleine guerre du Vietnam, Pepsi-Cola fait appel au collectif d'artistes EAT (Experiments in Art and Technology) pour réaliser son pavillon à l'Exposition universelle d'Osaka. Fred Turner, spécialiste de l'histoire des médias et de l'émergence de la cyberculture, raconte comment ingénieurs et artistes ont créé l'une des premières installations immersives monumentales du XXe siècle.

  • Quarante ans après l'Exposition internationale de Paris en 1937 - qui avait vu le Pavillon soviétique faire face à celui du Reich - en 1967, Leonid Brejnev fait désormais face à Lyndon Johnson à l'Expo Montréal '67. Faisant face au Pavillon américain de Buckminster Fuller, le pavillon soviétique en prend le total contrepied. Conçu par Mikhaïl Posokhine, éminence grise du Kremlin en matière architecturale, la halle prolétarienne et kolkhozienne expose ses évidents miracles techniques et économiques.

  • Le film Glass House, héritier des contreplongées spiralées du Monument à la IIIe Internationale de Tatline et contemporain de la créativité filmique d'Octobre aurait dû mettre en abyme l'Architecture et le Cinéma. Fils de l'architecte Mikhaïl Eisenstein, Sergueï Eisenstein (1898-1948) réinvente la transparence de l' espace cinématographique . Mais comme constructiviste et homme de théâtre, il entendait également scénariser la dystopie capitaliste par le biais d'une transformation sociale inspirée par les tours de verre de Mies van der Rohe et Frank Lloyd Wright.

  • Longtemps je me suis borné à penser le paysage comme une image. Je le considérais comme un arrêt sur image tout-puissant, émergence épiphanique qui absorbait pour un instant, une fois qu'elle s'était imposée, la réalité toute entière. Or, il suffit de fixer la surface de la toile et de la tourner dans l'esprit, pour découvrir derrière elle des aspects normalement oubliés ou occultés. Il y a, au fond de la représentation, un univers à découvrir, une épaisseur recouverte par la dernière strate, hautement visible, la seule, pourtant, à être vraiment prise en considération. Notre investigation suivra de ce fait un trajet qui mènera des technologies de la représentation à celles liées au point de vue (au positionnement du regardant), pour aboutir à une réflexion sur la construction du regard.

  • Blade Runner landmark : le bradbury building au cinéma (b2-67) Nouv.

    « Once upon a time in Hollywood » : il est rare de procéder à la « monographie » d'un bâtiment, surtout lorsqu'il situe à Los Angeles le Bradbury Building (1893), un monument historique inspiré de l'École de Chicago mais devenu, un siècle plus tard, l'icône « rétro-futuriste » de Blade Runner, la dystopie urbaine de Ridley Scott (1982)... Pourtant, l'appartement du généticien J. F. Sebastian où se réfugie Pris, la prostituée réplicante, est aussi l'adresse d'une séquence de Chinatown (1974) et de bien d'autres films noirs, clips de rap ou supports de pop culture. Une coupe s'immisce alors entre fiction et réalité, glissement urbain que ne renieraient ni Jean Baudrillard ni Quentin Tarantino : devant, mais aussi derrière la caméra...

  • Dans cet ouvrage, les deux écrivains et universitaires Bertrand Tillier et Christian Salmon apportent un regard critique et distancié sur le traitement médiatique de l'incendie survenu à la cathédrale Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019. Christian Salmon est notamment l'auteur en 2007 de Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits, tandis que Bertrand Tillier est historien de l'art, spécialisé dans l'histoire de l'image de presse et de la caricature. Tous deux apportent donc un éclairage sur le traitement et l'usage des images dans la presse à des fins politiques et émotionnelles au moment de l'incendie. Ils montrent comment l'immédiateté de l'image aujourd'hui, le fait que le grand public puisse désormais s'en emparer et la produire autant que la presse, en fait un événement médiatique unique, et illustrent leurs propos de couvertures et d'images de presse.

  • Dans ce deuxième volume consacré au Centre Pompidou, l'auteur prolonge le récit de Lorenzo Ciccarelli (vol. 1) à partir de la mise en chantier : modification des avant-projets, appel d'offre des corps d'état et de l'entreprise générale (GTM), fabrication, acheminement et montage de la structure modulaire conçue par Peter Rice (pour Ove Arup) et supervisée par Krupp, puis évolution du programme pendant le chantier jusqu'à l'inauguration et l'ouverture au public.

  • Au moment des chutes du Mur de Berlin et de l'Union soviétique puis du décès de son père, Kim Jong-il rédigea, auprès de son ouvrage le plus court (Pour achever l'oeuvre révolutionnaire Juche, 10 tomes), un traité d'architecture consigné dans ses oeuvres choisies (tome 11/15). Or, longtemps liée aux présences japonaise (1905-1945) et soviétique (jusqu'en 1948) puis à la Guerre de Corée (1950-1953), la " refondation " de Pyongyang (??) fut également contemporaine de Brasilia et Chandigarh. Tout ceci explique la nature " originale " d'un plan Juche conçu au pas de l'oie et aux allures de Forteresse vide ! Mais aujourd'hui, cette étrange mélopée n'interroge-t-elle pas également nos propres procédures d'aménagement, contemporaines et mondialisées ?

  • Quand on demande aux auteurs des Ghettos du Gotha ce qu'ils entendent par là, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot répondent qu'il s'agit d'un internement de riches choisi - et non subi. Procédant davantage par création ex nihilo que par reconstruction sur tabula rasa, cette dynamique spatiale débute avec la « société de cour » mais se systématise sous le Second Empire, avec des lieux comme Arcachon, Biarritz, Vichy ou Deauville. Dans son essai, Boris Veblen tente, à travers le storytelling de l'industrie du luxe, des palaces ou de l'art contemporain, de percevoir la résurgence BCBG de ces quasi gated communities. Dans la France de Nicolas Sarkozy comme dans la mondialisation victorieuse des BRIC.

  • Délaissé sur un sommet des Balkans, le monument de Bouzloudja, utopie de béton devenue un mème iconique des réseaux sociaux, incarne le rêve déchu d'édifier un Panthéon du communisme dans le ciel de la Bulgarie. De Marx à l'urbex, les tribulations de ce sanctuaire moderniste inauguré en 1981 montrent comment le rêve socialiste bulgare a été réinvesti par le tourisme récréatif de lieux abandonnés. Objet de nostalgie, le site n'en constitue pas moins un héritage encombrant pour la Bulgarie post-communiste, dont la mémoire collective s'accommode tant bien que mal de cet ovni architectural symbolisant une discordance des temps.

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