Editions De L'aube

  • Que veulent les habitants ? Qu'attendent-ils de leur quartier, de leur ville ? Comment connaître les préférences d'habitants encore absents ? Ces questions s'imposent aux promoteurs quand ils deviennent "opérateurs urbains", pilotant de grandes opérations de longue durée, sous le regard des collectivités locales. L'enquête sociologique dont on fait ici le récit tente d'y répondre. Elle s'est focalisée sur les métropoles et couvre le "milieu" de la société française, hors les plus riches et les plus pauvres.

  • Yves Laffoucrière et Nicolas Binet ont pour eux la diversité de leurs formations et de leurs origines.
    Tous deux spécialistes reconnus des problématiques liées au logement et à l'aménagement des villes, ils ont pu, lors de la décennie passée, observer et vivre la rénovation urbaine d'un belvédère particulier : soit au sein d'un même espace urbain, soit dans la diversité des situations locales. Plus qu'à un récit monographique, c'est à une découverte de la complexité du sujet que nous convient ces deux experts à travers leur témoignage, là où dimensions spatiales et sociales trouvent leur convergence, dans une quête d'adaptation sans fin vécue par des cohortes successives d'habitants aux caractéristiques et aux modes de vie toujours en cours de transformation." Gilbert Emont

  • La question du logement se pose aujourd'hui avec une acuité nouvelle dans de nombreux pays. Cet ouvrage aborde les difficultés relatives à l'accès et au maintien dans l'habitat en croisant des enquêtes conduites dans des villes des hémisphères Nord et Sud.
    Interrogeant la notion de « vulnérabilité résidentielle », les auteurs identifient les risques associés au mal-logement, au non logement et à l'expulsion, ainsi qu'aux déplacements contraints ou forcés. Ils décrivent les inégalités structurant les rapports sociaux résidentiels, mais aussi les ressources individuelles ou collectives permettant aux habitants de « rebondir ». Il s'agit ainsi d'objectiver la complexité des vulnérabilités résidentielles contemporaines, marquées par un regain de ségrégations et de mécanismes spéculatifs.

  • Cet ouvrage analyse les grandes évolutions de l'action publique urbaine depuis un demi-siècle à la lumière des grandes transformations sociétales :
    Individualisation des sociétés, montée en puissance de la société du risque, montée en puissance de la société de la connaissance, transformation des modes de régulations sociales, etc. Il s'agit de rendre compte de ce qui change l'action publique et non ce qui change dans l'action publique. Pour ce faire, les auteurs croisent des analyses quant aux transformations sociétales et des analyses portant sur l'action publique urbaine.

  • La récente crise des Gilets jaunes a remis en avant la question des fractures territoriales et l'opposition entre des Villes centres qui iraient bien et une France périurbaine qui irait mal. Il faut toutefois penser la ville dans sa globalité et combiner des approches géographiques, sociologiques et juridiques du sujet métropolitain. Comment mieux relier la Ville à sa périphérie, comment faire de la Ville un acteur de l'action sociale efficient pour qu'une vraie solidarité s'exerce dans les territoires, comment garantir à tous un droit à la métropole ? Sans surjouer les oppositions, en déjouant quelques idées reçues, en observant rigoureusement les initiatives locales qui pullulent, il est possible de l'affirmer : le bonheur est dans la métropole.

  • "Des hommes, d'abord, des lieux ensuite, des pouvoirs enfin, et non pas l'inverse ! C'est ce que nous appelons la République des territoires. La « République des territoires » surprendra peut-être par sa formule. N'est-elle pas en apparence un oxymore ? La République ne s'est-elle pas construite historiquement contre les pouvoirs régionaux et locaux dans leurs particularismes ? Nous tenterons de prouver le contraire. La diversité est une force. Les territoires sont une richesse. Leurs citoyens et leurs représentants sont là pour faire vivre la République. Ils ont vocation à en être les alliés indéfectibles."

  • Cet ouvrage, nourri par une trentaine d'années d'interventions et de recherches dans les grands ensembles d'habitat social, révèle la diversité de ces quartiers et des modes d'habiter de leurs occupants. Il montre l'importance que représente l'habitat pour ces personnes et le rôle décisif qu'il joue dans leur inscription dans la société. Dépassant les vaines oppositions entre l'urbain et le social, conditions de vie et cadre de vie, il met en évidence les interactions entre les situations socio-économiques des habitants, la conception des espaces urbains et leur gestion, ainsi que les politiques publiques qui contribuent à façonner modes d'habiter et situations habitantes.

  • La fabrication des villes s'est toujours organisée à partir de la constitution d'un centre. Lieu des échanges, des pouvoirs et du sens (religieux, politique, identitaire), le centre rassemblait une multiplicité de fonctions et quelque chose de plus : l'innovation, l'imprévu, l'ouverture sur le monde et l'altérité, l'effervescence sociale et, dans les démocraties, le débat public. Le centre de la ville était aussi celui de la société. Aujourd'hui ces caractéristiques sont plus que jamais d'actualité et pourtant le centre s'est décomposé en une multitude de centralités.
    Dans une lecture urbanistique et socio-économique, ce livre s'interroge : à quoi sert le centre aujourd'hui, en particulier dans la production de différents types de valeurs ?

  • Aujourd'hui, plus de la moitié de la population mondiale vit en ville et le taux d'urbanisation atteindra 68 % en 2050. Les pays émergents joueront un rôle majeur dans ce futur d'une urbanisation généralisée mais c'est l'Inde qui contribuera le plus à cette croissance, devant la Chine et le Nigeria. À cette date, le nombre d'habitants dans les villes indiennes sera de 800 millions, contre 377 millions en 2011, soit une fois et demie la population totale de l'Europe. Ces chiffres sont vertigineux et rendent nécessaire une appréhension fine de ce qu'est la transition urbaine de l'Inde. Trois grandes lignes de force structurent cet ouvrage : la nature du processus d'urbanisation, les effets de libéralisation économique sur les villes indiennes et la persistance de très fortes inégalités.

  • La Seine Saint-Denis est un territoire social et politique singulier, un territoire médiatisé et stigmatisé - le « 9.3 » - qui a connu aux cours des quatre dernières décennies de profondes mutations. La Seine-Saint-Denis reste emblématique des banlieues populaires, de leur histoire et de leurs transformations. Alors que certains observateurs défendent que les enjeux d'intégration et de cohésion, sociales et urbaines auraient quitté la banlieue pour se déplacer vers les grandes périphéries des métropoles, cet ouvrage a pour ambition de rappeler et de démontrer que les banlieues populaires ont constitué et constituent encore aujourd'hui un fait social majeur de notre époque.

  • Ce livre est un dialogue entre Jean-Paul Alduy, sénateur-maire de Perpignan, ville des records nationaux de pauvreté, de chômage, de criminalité, de diversités culturelles, et le sociologue Alain Tarrius, qui étudie les formes et destinées de la mosaïque cosmopolite de cette ville. La ville de Perpignan est abordée sous toutes ses coutures, "par le haut" (réseaux culturels mondialisés, développement culturel, transformations urbaines...) et "par le bas" (économies souterraines, trafics de drogues...) Un livre passionnant pour comprendre les enjeux de cette ville du Sud, mais aussi pour s'interroger de façon plus large sur l'ensemble des sujets évoqués et leur impact sur un certain nombre de communes européennes.

  • Partout dans le monde surgissent des projets urbains qui réfèrent aux « territoires intelligents » : simple effet de mode ou signe d'une mutation profonde dans la manière d'articuler sobriété énergétique, mobilités innovantes, pratiques participatives ? En croisant les approches de spécialistes venus des horizons les plus variés (sciences et techniques, sciences humaines et sociales, communication, responsables territoriaux), cet ouvrage vise à interroger le sens de ces transformations émergentes.

  • Promenade illustrée dans la ville de Bordeaux, témoignant notamment des transformations à l'oeuvre depuis 1995, de la rénovation du centre historique à la mise en place du tramway en passant par le développement du vélo, la création d'écoquartiers ou la classification à l'UNESCO.

  • Cet essai politique à plusieurs voix convergentes tente de reposer les fondations d'une « gauche du réel » qui s'attacherait aussi à porter haut des valeurs et des idéaux.

    La gauche traverse aujourd'hui une crise existentielle. L'ouvrage collectif La gauche du réel - pour une refondation idéologique du progressisme rassemble des contributions individuelles représentant une diversité d'opinions, d'approches et de thèmes, autour de deux convictions communes : la nécessité que continue à exister, en France et en Europe, une gauche réformiste ou social-démocrate prête à gouverner; et l'importance que ce courant se dote, pour convaincre à nouveau et réussir une fois au pouvoir, d'une assise idéologique solide.

  • Révolution numérique, mondialisation, dérèglement clima­tique... suscitent un grand désarroi. L'ampleur des défis est inédite. La destruction est en train de l'emporter sur la création. Dans cet ouvrage, Jean Carassus expose que la réorientation radicale de la troisième révolution industrielle passe par une décarbonation massive de l'investissement et la formation des personnes non qualifiées aux métiers de l'investissement décarboné. La décarbonation de l'économie signifie également une profonde transformation des modes de vie. Comment agir?? Contrairement à l'idée dominante, en particulier en France, l'auteur pense que l'État n'est pas l'acteur essentiel pour piloter le changement des modes de vie. L'action se situe selon lui dans les territoires, qui sont lieux de vie et espaces de relations entre acteurs mobilisant énergies, compétences et désirs. Un débat essentiel.

  • Une série de 40 textes-interventions, courts et enlevés, est d'une grande actualité au regard de ce que nous venons de vivre. Elle l'est aussi du fait du changement qui vient dans les municipalités. Car il traite autant de villes et de quartiers que de moments de vie urbaine, de personnages, de débats ou, avec humour et exigence, de la manière dont les politiques locales sont conduites. Il apporte également ce que toute action publique devrait intégrer : un regard sensible sur les gens et sur le monde.

  • Dans cet ouvrage, Jean-Pierre Charbonneau relate, sans fioritures ni fauxsemblants, les moments qui ont jalonné sa vie professionnelle. Cherchant à transmettre son expérience et à décrire sa méthode de travail, son approche participative de la concertation et son souci de faire beaucoup avec peu, il mêle analyses fouillées, comptes rendus de situations, escapades conceptuelles et agacements. Par le biais de ce rassemblement de textes d'intervention parfois très polémiques, d'articles de fond et d'éléments plus personnels, il propose un livre original, cohérent avec son approche atypique du métier d'urbaniste, approche qu'il explique par la diversité des enjeux et des niveaux de compréhension et d'action.

  • Alors que le pays avait su établir un consensus républicain, faisant des HLM le patrimoine de la Nation, l'incertitude s'installe sur le devenir de ce pilier des territoires, à la mission cruciale pour les plus modestes. Frédéric Paul décrit de l'intérieur cette déstabilisation alors que le Mouvement HLM était devenu l'égal des grands services publics, en dépit de contradictions et de fragilités propres à son organisation. Surtout, il propose des pistes concrètes pour redéfinir ses missions et sauvegarder un cap essentiel, celui de la solidarité. Comme l'écrit dans sa préface Cécile Duflot, ancienne Ministre du Logement, « (il) formule des propositions qui doivent alimenter l'indispensable débat, tant politique national qu'interne aux institutions HLM. »

  • Cet ouvrage comporte les contributions de Jean-Baptiste Borrès, Claude Béranger, Joseph Bonnemaire, Sophie Devienne, Philippe Lacombe et Jean-Louis Rouquette.

    Depuis la crise des années 1950 à la relance réussie de la race aubrac et aux initiatives des années 1980, jusqu'à l'émergence d'un projet de territoire pour demain par la création d'un Parc naturel régional, l'Aubrac a connu un développement de son élevage et de son territoire. Pays de « résistants », l'Aubrac s'est révélé aussi un territoire apprenant, réactif et innovant. Pour autant, les réussites de l'Aubrac et le rayonnement actuel du territoire ne doivent pas éluder une lecture critique de son histoire et de la situation actuelle. Fruit de près de trois années de travail, cet ouvrage « remet les pas dans les traces » pour rendre compte de cette dense et riche histoire agraire, analyser les mécanismes du développement agricole et rural, et porter un regard sur les enjeux d'avenir.

  • La circulation des modèles et des références en urbanisme se mondialise. La starchitecture s'impose dans les villes de tous les continents, les labels internationaux triomphent et les responsables des villes demandent toujours plus de benchmarking pour trouver de « bonnes pratiques ». Ainsi, même si les modèles urbains ont toujours existé, ils changent aujourd'hui de statut pour structurer de nouvelles manières de faire la ville.

  • En 2014, après trois mandats, Michel Destot décide de ne pas briguer la mairie de Grenoble une quatrième fois. Que représentent dix-neuf années à la tête d'une ville de près de 160 000 habitants (700 000 habitants pour l'aire urbaine grenobloise) ? Destot a oeuvré en faveur du tropisme grenoblois pour les nouvelles technologies et les entreprises innovantes. Il a également été téméraire du côté de l'urbanisme, avec le tramway et la revalorisation de plusieurs quartiers. Mais il n'a pas obtenu les Jeux Olympiques, il a fabriqué un stade pour une équipe de foot ayant rapidement disparu de l'élite. Michel Destot revient sur ce parcours politique, sur cette expérience d'être le maire d'une ville et de milliers d'habitants pendant si longtemps.

  • Les populations rurales, à tort ou à raison, vivent un sentiment d'abandon...
    Comme celles des banlieues. Et pourtant, dans cet espace rural, de nombreux territoires se développent. Dans cette période de bouleversement géostratégique, technologique, tout est remis en cause. Il est inutile de nourrir la nostalgie de la ruralité d'hier ou celle de la grande période de l'aménagement du territoire : elles appartiennent à l'histoire. Il faut, dans l'espace rural aussi, changer de vision du futur, revoir la méthode, refonder l'approche du développement et, surtout, accompagner la révolution numérique, qui constitue une opportunité exceptionnelle de prendre un nouveau départ, à condition.... de ne pas se laisser endormir par les discours... et de tout attendre de l'État !

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