Editions Des Regionalismes

  • Comment peut-on parler de géographie sans s'ennuyer ? Pour cela, il faut peut-être (re)lire l'Histoire d'une montagne d'Elisée Reclus : un texte à la fois scientifique, humain, poétique et romantique dont le but est de faire découvrir, à travers tous ses aspects physiques, humains, religieux ou purement scientifiques ce que peut cacher ce terme générique de montagne.
    C'est l'occasion d'une balade foisonnante dans ce véritable univers que sait recréer - avec quel talent ! avec quelle langue ! - un des plus grands géographes français.

  • L'ancienne et majestueuse abbaye de Saint-Jean de Sorde se compose de bâtiments conventuels, du logement de l'abbé, organisés autour du cloître aujourd'hui disparu, l'ensemble totalement ruiné. L'église abbatiale, malgré les rigueurs du temps demeure debout. Sous les terrasses, un crypto-portique aménagé au XVIIIe siècle donne accès à la rivière.
    Son histoire débute au coeur du Moyen Âge pour finir à la Révolution. Quelles en furent les péripéties à travers les siècles troublés ? Voilà une question auquel cet ouvrage, agrémenté de nombreuses photographies, tente de répondre. Prosper Mérimée, alors Inspecteur général des Monuments historiques, déclarait péremptoirement qu'aucun édifice antique ou moyenâgeux dans les Landes n'était digne d'intérêt. Opinion largement contredite par de nombreuses fouilles et réfections qui permettent de mettre en lumière un patrimoine désormais incontestable.
    Après les quelques pages de L. Zéliqzon sur le français de Metz, Le parler de Lorraine, vue générale sur les régionalismes de notre région et Le Fichier de Lerouge, plus axé sur les régionalismes meusiens de Commercy, dans la première moitié du XIXe siècle, voici une nouvelle pierre à l'édifice, qui concerne la région la plus intéressante de Lorraine, du point de vue linguistique, mais qui a été fort peu explorée jusqu'à présent.

  • La Journée d'un journaliste américain en 2889, nouvelle publiée initialement en anglais, en 1889, dans la revue américaine The Forum, puis dans le recueil posthume Hier et Demain, en 1910.
    Sur un ton volontiers sarcastique l'auteur s'essaie à imaginer la vie en 2889 au travers de la journée de travail d'un patron de presse bien peu recommandable en fait. Oscillant entre deux tendances (où l'on retrouve, peut-être, la patte de Michel Verne, le fils) : l'optimiste, la foi en l'avenir que transcende le progrès et les sciences d'un côté, et la pessimiste avec cette sombre vision d'un monde où l'information est contrôlée et monopolisée de l'autre. Thématiques qui traverseront le XXe siècle et restent de non moins brûlante actualité au XXIe !
    Mais l'on retiendra aussi le catalogue fabuleux - et parfois aussi inquiétant que dans notre propre réalité - d'inventions décrites dans cette nouvelle. Le Humbug fait partie également du recueil Hier et Demain (contes et nouvelles publiées en 1910, après la mort de Jules Verne). Mot anglais signifiant « fumisterie » ou « canular ». Comment du récit d'une escroquerie dans l'Amérique des années 1860, Jules Verne réalise une dénonciation des dérives de la publicité qui n'en est encore qu'à ses prémices.

  • Frederic Mistrau foguèt l'òme del renadiu de la lenga d'òc - del mitan del sègle XIXen duscas a la primièra guèrra mondiala - ; obtenguèt, en 1904, lo Prèmi Nobel de literatura per l'ensem de son òbra en lenga d'òc.
    Lo Pouèmo dóu Rose, belèu pas tant coneissut coma Mirèio, es çaquelà un dels caps-d'òbra del mèstre de Malhana.
    Aquela frèsca bèla - en vèrs e en provençal - nos conta l'epopèia de la batelariá fluviala, entre Lyon e la mar Miegterrana, al sègle XIXen, del temps que la vapor e lo camin de fèrre ne vòlon lèu prendre, definitivament, la plaça.
    L'òbra es presentada, pel primièr còp, en version monolingüa provençala e en grafia occitana classica que respècta menimosament la lenga de l'autor.
    Frédéric Mistral fut l'homme de la renaissance de la langue d'Oc - du milieu du XIXe siècle jusqu'à la Première guerre mondiale - ; il obtint, en 1904, le Prix Nobel de littérature pour l'ensemble de son oeuvre en langue d'Oc.
    Le Pouèmo dóu Rose, peut-être moins connu que Mirèio, reste cependant un des chefs-d'oeuvre du maître de Maillane.
    Cette fresque imposante - en vers et en provençal - nous raconte l'épopée de la batellerie fluviale, entre Lyon e la mer Méditerranée, au XIXe siècle, à l'époque où la vapeur et le chemin de fer vont en prendre, définitivement, la place.
    L'oeuvre est présentée, pour la première fois, en version monolingue provençale et en graphie occitane classique qui respecte minutieusement la langue de l'auteur.

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