Editions Diagonale

  • Qu'est-ce qui nous pousse à écrire ? Si ce livre est né du désir d'éclairer les nouveaux auteurs, il a aussi donné à Laurent Mauvignier l'occasion de porter un regard sur son écriture. Dans ce grand entretien, l'écrivain nous ouvre son univers romanesque et sa boîte à outils littéraire. A la manière du peintre, Laurent Mauvignier procède par petites touches et couches successives à la recherche de la plus juste vibration du motif. Au fil des questions, il explore ce qui le pousse à écrire, répond toujours à la lumière d'événements et d'expériences personnelles. Tout au long du livre, il insiste sur ce lien indissociable entre l'écriture et la vie. Car si on veut écrire, il faut se décider un jour à sauter dans le vide.

  • Je ne peux pas écrire quelque chose en quoi, d'une certaine manière, je ne crois pas. Je sais bien que c'est de la fiction mais, en même temps, il faut que j'y croie. Il faut que j'y croie parce que sinon pourquoi irais-je l'écrire ? Il faut que j'y croie et que ce soit comme si je regardais quelque chose qui se déroule dans une espèce de petit monde.

    Saisir les secrets de la création en regardant par-dessus l'épaule d'un grand écrivain tandis que le texte s'élabore, c'est peut-être là le désir de tout nouvel auteur. Dans ce grand entretien, Pascaline David lève le voile sur le travail d'écriture et l'univers romanesque de Jérôme Ferrari.

    L'écrivain aborde des thèmes aussi variés que le rôle de l'enfance dans le déploiement de la vocation romanesque, la construction de personnages, la mise en oeuvre de la langue, l'élaboration du récit ou le travail de l'écriture proprement dit.

  • Chaque chose que nousvoyons en cache une autre, nous désirons toujours voir ce qui est caché.René Magritte*Toni Coppers livre avec L'Affaire Magritteun palpitant thriller littéraire. Alors que son héros, l'ex-enquêteur Alex Berger, lutte contre ses démons personnels, une étrange série de meurtres se déroule entre Paris et Bruxelles. Sur les lieux du crime, on retrouve chaque fois ce mystérieuxmessage : Ceci n'est pas un suicide.

  • Quête initiatique, ce premier roman nous emmène sur les pas d'un jeune espagnol, ayant fui avec sa famille la dictature de Franco. Rodrigo rêve de devenir matador comme son père, le grand Don Jésus. L'Espagne fantasmée, chacun la cherche désormais dans ce pays d'accueil pluvieux.

  • Etre femme de Kaboul. Inspiré de faits réels, le roman raconte le destin singulier de Jack. Enfant de Kaboul, groupie de Jackie Kennedy, vendeur hors pair d'oeufs en étoile, pris dans la coutume des bacha posh. Roman grave et sincère, aux aspects poignants, qui parle d'identité et de sacrifice, de la souffrance des femmes et de celle d'un peuple dépossédé de lui-même. Un roman bien d'actualité par son évocation de cet islam radical, de la folie des hommes soumis aux barbus barbares.
    Roman de voyage et d'atmosphères Jack doit fuir pour être libre, pour vivre et ne pas renoncer. Il connaît la condition précaire de réfugié, déraciné d'un pays qu'il aime tant. Avec lui, nous voyageons entre Bruxelles et Kaboul. C'est un roman d'ouverture, d'acceptation des autres et de soi, porté par une écriture sensible et poétique. John Henry signe là un roman susceptible de parler à tous. Rien d'étonnant donc à ce qu'il soit lu dans les écoles.

  • Oui c'est vrai, elle n'a pas tort, d'ailleurs elle pense toujours à tout, on sera bien mieux ici en attendant, pour les enfants c'est l'idéal, le grand aura de l'espace pour jouer, des arbres et des escargots à écraser, de drôles de pierres à retourner, des choses molles, et puis pour le petit, qui vient juste de naître c'est parfait parfait, une salle de bains incroyable pour bien ranger toutes ses liquettes, une cave pour la machine à lessiver, et la cuisine mon amour tu te rends compte la cuisine, presque de restaurant.
    Extrait de Les conquêtes véritables - Nicolas Marchal, Prix Première 2009 Le narrateur, écrivain velléitaire, nourrit l'ambition d'écrire un livre et cherche un sujet de roman. Il se bat avec la page blanche dans un décor pour le moins original : la bibliothèque du grand-père de son épouse, consacrée entièrement à Napoléon. Dès lors, la rigueur historique de ce grand-père décédé côtoie les rêveries et réflexions décousues du narrateur, qui installe un joli désordre dans la Grande Armée...
    C'est un roman éclaté et éclatant : structure en fragments aux multiples strates narratives, apparence d'anarchie où rien n'est laissé au hasard. Le romancier tient les fils avec humour, autodérision et élégance. Ce roman est un hommage vibrant à la littérature, cette quête acharnée, dérisoire et immense à la fois (extrait de la Préface, Paul Edmond). C'est cette conquête toujours insatisfaite, toujours recommencée et toujours, pour une part, incommunicable, qui nous est livrée ici.
    C'est donc un hommage vibrant à la littérature. Derrière les vitraux sombres, démodés, on écrit des livres sans même savoir s'il fait beau dehors, ou s'il pleut. (Révérence, encore, à Rimbaud : « Je suis le savant au fauteuil sombre. Les branches et la pluie se jettent à la croisée de la bibliothèque. ») Faisait-il beau dehors, ou pleuvait-il tandis que Nicolas Marchal se lançait dans ses « conquêtes véritables » ? Peu importe, sans doute. Mais qu'il nous offre encore, derrière des vitraux sombres, démodés, d'autres romans d'une telle élégance et d'une telle légèreté.

  • Le modèle

    Manuel Capouet

    La simulationclimatiqueJacques-san est un jeune chercheur qui débarque à Tokyo. Nous le suivons, petit à petit happé par le modèle de simulation climatique sur lequel il travaille. Jusqu'à la fusion avec sa machine, qu'il nomme Scylla. Manuel Capouet signe un roman d'une exceptionnelle originalité dont le tour de force est d'avoir su mêler érudition scientifique et légèreté, poésie et humour. Il nousinvite à une réflexion sur l'avenir de notre espèce et la beauté, fragile, de notre Terre.
    Immersion aucoeur du Japon. Manuel Capouet était-il ce chercheur exilé à Tokyo dans une autre vie? Qui sait? Car jamais le coeur du Japon n'aura paru si vivant, intuitif. Synesthésies des saveurs, des odeurs, des sensations, le roman est parsemé de kaléidoscopes visuels et sonores (certains dialogues sont d'ailleurs en japonais -traduits!). Totalement inédit. Le ton est également tendre et amusé lorsqu'on évoque les codes et rituels de la société japonaise. En définitive, Le Modèle nous rappelle que l'essentiel est de vivre, d'observer, de goûter au silence. Sagesse nippone.

  • Autopsie de la solitude urbaine. Damien Desamory connait Bruxelles et nous la fait découvrir dans La vie en ville. Dans ce premier roman au style vif et ironique, Antal, réceptionniste de nuit dans un hôtel, nous invite dans sa vie partagée entre ennui, vicissitude quotidienne et imprévus. Un thriller contemporain. Le roman dépeint l'ennui d'une génération qui se cherche encore, et qui, peu à peu, se laisse happer par la violence.
    La construction réfléchie et atypique maintient le suspense avec une redoutable efficacité. Le ton et la qualité d'un imaginaire à la fois farfelu et familier enchantent ce conte urbain [...] assorti avec un fond de fatalisme bienveillant qui en attise la force comique.

  • Autour de la flammeest un roman vibrant qui nous emmène au plusprès des mouvements intérieurs du narrateur. Récit en fragments qui traverse les années et retrace une géographie intime, celle de Georges. L'enfance et l'affection pour songrand-père, la découverte de la littérature, sonpremier travail de bureau, les aléas du couple, l'amitié, la maladie.
    Dans un style ciselé, mêlé dedérision, l'auteur met à nu les failles et les forces des protagonistes, leurs fragilités et leurs fêlures.Et s'il est question demort dans ce roman, c'est avant tout l'amour qu'il interroge, la tendresse qui nous porte etnous transfigure pour affronter l'Inéluctable. Un récit universel.

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