Editions Du Patrimoine

  • 36 chefs d'oeuvre de la peinture française du XVIe siècle, les plus beaux portraits de la Renaissance, autrefois présentés au château d'Azay-le-Rideau, y sont à nouveau présentés pendant l'été 2021.
    En 1939, un exceptionnel ensemble de portraits du XVIe siècle était donné au musée Condé de Chantilly par la vicomtesse de Montaigne de Poncins. Cette collection avait été réunie aux XIXe siècle par ses ancêtres, les marquis de Biencourt, alors propriétaires du château d'Azay-le-Rideau. Pour la première fois depuis ce don, 36 chefs-d'oeuvre restaurés pour l'occasion, quitteront Chantilly pour retrouver les murs du château d'Azay-le-Rideau où ils étaient autrefois admirés. L'occasion de retrouver les portraits de Charles VII, Charles IX, Catherine de Médicis, Marguerite de Navarre, Anne de Montmorency ou encore d'Henriette de Balzac d'Entragues... dont les auteurs se nomment Jean Fouquet, François Clouet, Jean Decourt ou François Quesnel, les plus grands noms de la peinture française de l'époque. Conservateur du patrimoine au musée Condé, Mathieu Deldicque fait revivre ici l'art du portrait à la française, mis au point par Jean Clouet et son fils François Clouet, qui allie vérité des traits du modèle et acuité psychologique. Il permet également au lecteur de comprendre le fonctionnement d'un atelier de portraitiste, ainsi que l'usage du portrait à la Renaissance qui pouvait être aussi bien un cadeau diplomatique que destiné à orner une galerie familiale. Alexandra Zvereva, spécialiste de la peinture du XVIe siècle, retrace quant à elle l'histoire de cette collection unique.

  • En 2020, le Centre des monuments nationaux a conclu un accord avec le musée de l'Armée qui permettra de dévoiler, au fil d'expositions temporaires dans les monuments, les trésors méconnus de cette prestigieuse institution. La première étape sera gasconne, et aura l'accent rocailleux des mousquetaires ! C'est l'histoire, entre mythe et réalité, de cette élite militaire que furent les Gascons qui est dévoilée dans l'album Regards qui accompagne l'exposition accueillie au château de Cadillac, au coeur de l'Aquitaine.
    Les mousquetaires caractérisent un tournant de l'histoire où les cadets de Gascogne passent du service des Grands à celui des Rois et de la nation. Mais l'ouvrage embrasse une période plus large, du Moyen-Âge à l'Empire. Pourquoi a surgi du Sud-Ouest une telle élite militaire ? Comment a-t-elle perduré ? Issus du musée de l'Armée, les auteurs l'abordent sous l'angle de douze figures de Gascons, héros de guerre réels qu'on découvre à travers de précieux objets de collections rassemblés pour l'occasion.
    L'éclat de quelques personnages est revu au prisme du réel : d'Artagnan redevient Charles de Batz de Castelmore, le Bergerac de Cyrano se retrouve dans la vallée de Chevreuse, et une Gascogne historique mythifiée se confronte à la géographie. Ces valeureuses compagnies sont forcément constituées de cadets, bretteurs désargentés intrépides et fiers - à moins qu'ils fussent vaniteux et sanguins... Cet album révèle une réalité plus complexe, tant le passé ne saurait être résumé à l'ardeur de quelques héros.

  • Édifiés sur les rives de la Loire ou de ses affluents, parfois plus distants, voire éloignés dans les terres, les châteaux qui jalonnent la «vallée des rois» ont largement dépassé la centaine d'édifices entre le XVe siècle et l'aube du XVIIe. Aujourd'hui, quelques-uns ont disparu, mais beaucoup ont survécu et sont ouverts au public. Généralement modifiés au fil des siècles, ils ont suivi les évolutions architecturales et culturelles de la France.

    Une introduction historique guide le lecteur avant la découverte en images d'une cinquantaine de châteaux, à visiter, classés par ordre alphabétique et accompagnés d'une carte pour se repérer dans la région.

  • Le château de Blois témoigne d'une histoire architecturale longue et complexe, réunissant autour d'une même cour quatre châteaux, quatre époques : la forteresse médiévale avec la salle des États et la tour du Foix ; l'aile gothique de Louis XII, construite à la fin du xve siècle, qui révèle une préciosité inédite et une ornementation luxueuse ; l'aile de François Ier, d'inspiration italienne et caractéristique de la première Renaissance française, avec l'imposant escalier monumental en vis et la grandiose façade des Loges ; enfin l'architecture classique du xviie siècle de l'aile Gaston d'Orléans, avec sa façade extérieure sobre, qui cache à l'intérieur la coupole de François Mansart et son extravagante cage d'escalier. Le château porte donc la trace de ces expérimentations architecturales variées, les nouveaux bâtiments s'imbriquant à chaque période dans les précédents.

    Les auteurs retracent l'histoire exceptionnelle de ce château et expliquent certains événements marquants, dont le « coup de majesté » du roi Henri III qui fit assassiner le duc de Guise en 1588 dans ses propres appartements.

    Le portfolio témoigne ainsi de ces nouvelles façons de concevoir l'espace bâti au fil des siècles ainsi que de la richesse des trois musées abrités au sein même du château : le musée archéologique dédié à l'actualité des fouilles ; le musée lapidaire lié à la restauration ; le musée des Beaux-Arts réunissant des oeuvres d'art allant du XVIe siècle au XIXe siècle (peinture, sculpture et arts décoratifs).

  • Véritable icône de l'architecture moderne, la villa E-1027, première création architecturale de la designer d'origine irlandaise Eileen Gray, est construite de 1926 à 1929 sur un terrain dominant la baie de Roquebrune-Cap-Martin face à Monaco. Elle a valeur de manifeste, tant pour l'architecture elle-même que pour les meubles fixes et mobiles, les luminaires et les décors qui en sont indissociables. Le Corbusier, habitué des lieux depuis 1937 et amoureux de la Méditerranée, y réalisa plusieurs peintures murales.
    Sur la parcelle voisine, Thomas Rebutato fait construire en 1947 son cabanon de week-end qui devient en 1949 le restaurant-guinguette « L'Etoile de mer ». Une forte amitié naît alors entre le propriétaire, son fils, le jeune Robert, et Le Corbusier. Ce dernier y réalise deux peintures murales et un tableau, qui viennent habiller la construction préfabriquée en bois et plaques de fibrociment reposant sur des plots de béton.
    En 1951, Le Corbusier demande à son ami Thomas Rebutato de lui céder un morceau de sa parcelle, pour y construire, juste à côté de la guinguette, une habitation de vacances, témoignage des réflexions de Le Corbusier sur l'habitat minimum et la production standardisée.
    Ce nouvel album de la collection Regards est la première présentation de ce site unique dont la gestion est désormais assurée par le Centre des monuments nationaux.

  • Ce catalogue fait écho à l'exposition Mallet-Stevens et ses photographes qui se tiendra à la Villa Cavrois du 29 mai au 2 septembre. Le portfolio comprendra les 50 photos sélectionnées pour l'exposition (à partir de la collection de Jean-Louis Cohen qui en comprend env. 225). L'exposition bénéficie du label « Année européenne du patrimoine culturel 2018 ».

    Cette exposition a pour but de montrer toutes les qualités, la diversité et l'amplitude chronologique de la collection Jean-Louis Cohen, fonds photographique issu de l'agence de Robert Mallet-Stevens.
    Ce fonds révèle toute la gamme des représentations de l'architecture de la photographie documentaire à la photographie artistique en passant par les nombreuses missions prosaïques qu'ont dû remplir ces clichés : photographies de presse destinées aux publications, images de chantier ...
    En outre, le fonds comprend des images particulièrement rares. Peu montrées, peu publiées elles relèvent par exemple des débuts de la carrière de Mallet-Stevens qui n'est connue qu'au travers de rares documents. L'absence d'archives constituées de son agence explique la préciosité de ces images.
    Elles représentent des architectures qui ont parfois disparu et dont elles sont les seules traces. Quelques-unes d'entre elles ne sont d'ailleurs pas localisées.

  • Conçue et réalisée entre 1902 et 1908 sur le modèle des maisons nobles de l'île de Délos (IIe siècle av. J.-C.) la villa Kérylos n'est pas une simple reproduction mais une réinvention de la Grèce antique.

    Loin du pastiche, il s'agissait pour Théodore Reinach et Emmanuel Pontremoli de créer une oeuvre originale en « pensant grec ». La demeure allie avec subtilité le luxe antique et le confort moderne propre aux villas de la Belle Epoque. L'architecte et son commanditaire ont non seulement créé une maison grecque mais ils en ont aussi restitué les meubles, la vaisselle, les tissus, le décor. La villa Kérylos est l'aboutissement d'une recherche à la fois artistique et intellectuelle.

    Cet album abondamment illustré revient sur l'histoire de cette création originale et permet de découvrir la richesse et la subtilité de ses décors.

  • Achevée en juin 1932, la villa Cavrois constitue un véritable choc esthétique, dont les effets sont toujours perceptibles. L'architecte Robert Mallet-Stevens accomplit là sa création la plus aboutie, grâce à la grande liberté que lui laissa son commanditaire, Paul Cavrois.
    Le concept de la villa est en soi passionnant car il s'agit d'une oeuvre de transition entre l'architecture résidentielle traditionnelle et l'architecture moderne. C'est un véritable programme de « château moderne ». Ses proportions sont imposantes - près de 60 m de long, 3 000 m² de surface - organisées selon les principes d'axialité et de symétrie des châteaux du XVIIe siècle. Si le concept de la villa reste traditionnel, tout est néanmoins conçu pour offrir le plus grand confort moderne.
    Après une longue période d'abandon et de vandalisme (1988-2001), la villa Cavrois a été acquise par l'État en 2001. La commission nationale des monuments historiques a souhaité retrouver la distribution et les volumes intérieurs d'origine, modifiés par les cloisonnements et entresolements créés à la fin des années 1940.
    La villa présente, par ses matériaux, son aspect, son confort intérieur et son vocabulaire décoratif, un parti pris résolument moderne. Elle demeure toutefois, pour ce qui concerne son organisation spatiale et son programme, la transcription du modèle de la « demeure de campagne », hérité du XVIIe siècle et très abondamment reproduit aux XVIIIe et XIXe siècles.

    Cet album raconte l'histoire tourmentée de la villa et présente, dans un portfolio d'une cinquantaine d'images, ses transformations et vicissitudes, depuis son inauguration jusqu'à sa réouverture en 2015.

  • Édifice majeur de l'architecture du XXe siècle et de l'oeuvre du célèbre et talentueux architecte Charles-Édouard Jeanneret, dit Le Corbusier, la villa Savoye à Poissy (Yvelines), livrée en 1931, frappe par sa radicalité formelle. Implantée sur un terrain de 7 ha dominant la vallée de la Seine, cette villa, baptisée " les Heures claires " par ses propriétaires, Pierre et Eugénie Savoye, achève la période dite " des villas blanches " de l'architecte. Cette construction est la parfaite illustration de la théorie des cinq points de l'architecture moderne formulée en 1927 : les pilotis, les toits-jardins, le plan libre, la fenêtre en longueur et la façade libre.
    Au-delà de l'histoire de la villa et du décryptage de ses particularités architecturales abordés dans les deux premières parties de l'ouvrage, l'auteur convie à une découverte renouvelée de cet édifice dans les riches annexes de l'ouvrage.

    Historien de l'architecture, Dominique Amouroux est l'auteur de guides, de monographies et de chroniques sur l'architecture moderne et contemporaine. Il collabore régulièrement aux revues 303, Recherches et créations, Archi-Créé, Architecture à vivre. Il est également l'auteur de Louis Arretche dans la collection " Carnets d'architectes ".

  • Fruit du travail commun de trois architectes - le Français Bernard Zehrfuss, l'Américain d'origine hongroise Marcel Breuer et l'Italien Pier Luigi Nervi - le siège de l'Unesco est inauguré à Paris, le 3 novembre 1958 à la suite d'une consultation qui rassembla les plus grands noms de l'architecture mondiale. Leur réalisation est l'une des plus belles prouesses de l'usage du béton armé.

    Au bâtiment principal - la célèbre « étoile à trois branches » - s'ajouteront par la suite trois autres édifices. À l'ombre des bâtiments, Isamu Noguchi réalise son fameux jardin japonais, ou « Jardin de la Paix ». Pendant le chantier, un « comité pour l'architecture et les oeuvres d'art » est mis en place pour sélectionner des artistes chargés d'exécuter une ouvre monumentale pour un emplacement précis : on compte ainsi des sculptures d'Henry Moore, d'Alexander Calder et d'Eduardo Chillida à l'extérieur, et à l'intérieur une céramique de Joan Miró ainsi qu'une fresque monumentale de Picasso. En plus de ce noyau initial, l'Unesco a acquis au fil des ans d'autres ouvres et cette « maison de l'Unesco », symbole de paix universelle et de diversité culturelle, compte aujourd'hui plus de 700 oeuvres d'art.

  • La cité antique de Glanum, à quelques kilomètres d'Arles, occupée à partir du VIe siècle avant notre ère, concentre autour d'un sanctuaire de source celtique des influences métissées d'origine grecques et romaines.
    Près d'un siècle de fouilles archéologiques et 50 ans de mise en valeur permettent de découvrir un parc archéologique unique niché au coeur du massif des Alpilles.
    Le plateau des Antiques où l'on découvre l'arc de triomphe qui marquait l'entrée de la ville antique et le célèbre mausolée des Jules constitue le prélude à la découverte du site.
    Les carrières de calcaire de l'Antiquité tardive accueillent le visiteur qui peut déambuler dans le quartier des résidences hellénistiques, en passant par les grands thermes, le forum augustéen et le sanctuaire protégé par son rempart hellénistique.
    Les riches collections archéologiques de Glanum sont aujourd'hui présentées au coeur de Saint-Rémy-de-Provence au sein de l'Hôtel de Sade, exceptionnel ensemble architectural antique, médiéval et moderne réouvert au public par le Centre des monuments nationaux depuis 2015.
    Un album qui permet au lecteur de s'immerger au coeur des Alpilles, et de visiter l'hôtel de Sade.

  • Fille de la Seine, Paris a grandi au fil de ses méandres, tandis que ses monuments et ses palais tissent la toile de son histoire. C'est à un carrefour fluvial qu'elle doit sa naissance. Mais sa première implantation est aujourd'hui encore imprécise.
    Paris s'est bâtie à la campagne en absorbant les villages, les fermes mais aussi les forêts, les prairies, les marais et même les vignobles qui faisaient l'orgueil du Bassin parisien.
    Au fil des siècles, il suffit de suivre l'évolution de ce petit bout de terre que l'on appelait Lutèce et qui abritait les Parisii. Tout en s'accroissant, la cité prend le nom de Paris au IVe siècle tandis qu'en 508, Clovis lui octroie le statut de « siège du royaume ». Des Carolingiens aux Bonapartes, Paris s'affirme dès lors comme capitale. Elle triomphe des invasions, des révoltes, des massacres et des occupations diverses. Elle se protège derrière ses enceintes que sa croissance démographique repousse chaque fois un peu plus loin.
    Cette longue promenade dans les quartiers de Paris à la recherche de leur passé révèle bien des surprises. Car si la « ville lumière » demeure attachée à ses vingt arrondissements créés en 1860, elle reste la capitale touristique du monde. Au fil des pages de ce « Regards » exceptionnel, le lecteur vagabondera du Louvre à la Fondation Louis Vuitton, des quais de Seine aux passages couverts, de la Sainte-Chapelle à la Tour Eiffel.

  • Henri IV et le château ducal de Cadillac seront mis à l'honneur dans l'exposition (Cadillac, 12 juin - 29 septembre 2019) et le livre qui l'accompagne. Le personnage fascinant de Jean-Louis de Nogaret de La Valette, plus connu sous le titre de duc d'Épernon, ne sera pas en reste : il est le bâtisseur du château, mais aussi un proche du roi, puis un de ses opposants, voire même peut-être celui qui commandita son assassinat. Le duc fut éloigné par le roi qui voyait en sa puissance une menace, mais qui lui permit de se bâtir une demeure à la mesure de son statut.

    Le fastueux château ducal de Cadillac et le château de Versailles dévoileront pour l'exposition de riches peintures, sculptures et objets d'art du xvie au xixe siècle qui évoqueront à la fois l'histoire et la légende du bon roi Henri, à la lumière de ses relations avec le duc d'Épernon.

    Le livre contient deux essais : dans le premier, Véronique Larcade traite des relations qu'entretiennent Henri IV et le duc d'Épernon et, dans l'autre, Olivier du Payrat revient sur les paradoxes de cette exposition. Ces essais seront suivis d'un magnifique portfolio présentant les plus belles oeuvres de l'exposition, puis d'un catalogue complet des oeuvres exposées.

  • Le musée des Plans-Reliefs présente en l'hôtel national des Invalides et au musée des Beaux-Arts de Lille un ensemble sans égal dans le monde de 100 maquettes historiques de forts ou de villes fortifiées situés aux anciennes frontières françaises ou ayant été contrôlés par la France.

    Depuis sa création sous Louis XIV, en 1668, jusqu'au dernier quart du XIXe siècle, époque de l'abandon de la fortification bastionnée, la collection des plans-reliefs témoigne de plus de deux siècles d'histoire de guerre de siège.

    Utile autrefois à l'enseignement militaire, cette collection constitue aujourd'hui une source de documentation exceptionnelle pour l'histoire de l'architecture, de l'urbanisme et du paysage. Les maquettes ont été exécutées avec une grande précision sous la direction d'ingénieurs militaires à l'aide d'une très importante documentation graphique parfois conservée au musée. Projets ou portraits de villes fortes, les plans-reliefs montrent aussi l'équipement des campagnes qui entourent les villes contenues dans leurs remparts.

    Grâce à des campagnes photographiques récentes, l'ouvrage offre au visiteur, ou à l'amateur, une visite au coeur de ces villes et lui permet de découvrir l'histoire de la collection, de connaître les techniques de construction et de restauration, de comprendre l'intérêt documentaire de ces maquettes.

  • Situé au cour du triangle formé par Avignon, Arles, Nîmes, et aux portes de la Méditerranée, le château royal de Provence, à Tarascon, constitue le plus beau château gothique édifié au XVe siècle par les princes d'Anjou, comtes de Provence.
    C'est en 1400 que Louis II d'Anjou (1377-1417), comte de Provence, ordonne la construction du château actuel, un palais-forteresse présentant à la fois les caractères d'un château-fort médiéval et l'architecture raffinée d'une demeure princière. Après le rattachement de la Provence au royaume de France, la forteresse sert de résidence de passage aux rois de France et aux grands seigneurs, avant d'entamer une fonction carcérale, du XVe au début du XXe siècle.
    À l'initiative de Prosper Mérimée, le château est classé dès 1840, à l'occasion de la parution de la première liste dressée par la Commission des monuments historiques. Malgré ce classement, il faut attendre 1894 pour que l'État décide d'entreprendre des travaux de restauration. Au cours de la visite, l'on découvre les majestueuses salles d'apparat, l'élégante cour d'honneur et les anciennes chambres des princes. Plus de trente salles s'offrent ainsi au regard des visiteurs, dans la nouvelle scénographie de Christian Lacroix.
    Le château abrite également une suite exceptionnelle de tapisseries du XVIIe siècle retraçant "L'histoire de Scipion".

  • Berceau de la première humanité, la vallée de la Vézère recèle une exceptionnelle concentration de sites préhistoriques, dont plusieurs sont gérés par le Centre des monuments nationaux. C'est le cas de la grotte ornée de Font-de-Gaume riche de plus de 200 gravures et peintures magdaléniennes et inscrite au patrimoine de l'UNESCO depuis 1979 et toujours accessible au public.
    La première partie de cet ouvrage revient sur la richesse archéologique exceptionnelle de cette vallée et la découverte de Font-de-Gaume, qui constitua au début du XXe siècle un argument décisif pour ceux qui considéraient l'homme préhistorique comme capable d'expression symbolique et artistique. L'auteur s'arrête ensuite sur les décors pariétaux qui ornent la grotte, et détaille les différentes techniques et sujets ainsi que la datation de ces dessins et les différentes périodes de présence humaine dans les lieux.
    Après un portfolio qui met en lumière les détails des frises faisant de Font-de-Gaume l'un des plus beaux sanctuaires du paléolithique, l'auteur aborde trois thèmes : la découverte de la grotte en 1901 par l'historien visionnaire qu'était Denis Peyrony, la période magdalénienne et enfin la conservation des milieux souterrains.

  • À une trentaine de kilomètres de Châteauroux, au coeur du Berry, entrez dans l'intimité d'un grand écrivain du xixe siècle. Laissez-vous surprendre par la magie des lieux : ici, le temps s'est arrêté.
    La maison dans laquelle vécut George Sand témoigne de la vie exceptionnelle de cette femme du xixe siècle. Cette demeure dans laquelle elle écrivit la majeure partie de son oeuvre et reçut ses amis, Balzac, Chopin, Delacroix, Flaubert ou Liszt, conserve encore aujourd'hui le mobilier et les objets de l'écrivain. Le jardin qui entoure la maison témoigne également de la riche personnalité de George Sand et de son attachement à la nature.
    L'auteur retrace l'histoire d'amour faite d'une succession d'arrachements et de retrouvailles entre " la bonne dame de Nohant " et sa demeure, maison du bonheur puis paradis des amis et de la famille. La seconde partie très largement illustrée, " Regards sur Nohant ", emmène ensuite le lecteur à la rencontre du domaine de George Sand.

  • Au-delà de la beauté de lieux étonnamment préservés, un voyageur découvrant Lyons-la-Forêt, l'un des plus beaux villages de France, comprend que seule une histoire singulière peut expliquer le caractère pittoresque de ce bourg typiquement normand. Avec une forêt de 25 000 hectares au Moyen Âge, la vieille agglomération romaine de Leons s'est retrouvée, dès les années 600, au coeur de l'un des domaines de chasse les plus réputés du royaume. Les guerres et changements dynastiques n'y changèrent rien, la forêt de Lyons, entrée dès le Haut Moyen Âge dans le domaine royal s'y trouve toujours, 1 300 ans plus tard, à la fin de l'Ancien Régime. C'est tout naturellement à Lyons, la capitale de ce petit pays forestier, que les premiers ducs de Normandie, puis après eux, les rois d'Angleterre et de France, établirent dans la région, leur principale résidence...
    Oubliée ou presque par la Révolution industrielle, Lyons fut redécouverte à la Belle Époque. Par la magie conjuguée du train et de l'automobile, la petite cité devient alors un site de villégiature particulièrement prisé. En quête de dépaysement et d'inspiration, nombreux sont les artistes comme Maurice Ravel, l'ensemblier Jacques-Emile Ruhlmann, les hommes de lettres Louis Aragon, André Breton ou Paul Léautaud, le peintre surréaliste André Masson à venir y séjourner. Plus près de nous, c'est encore à Lyons que Claude Chabrol décide en 1990 de tourner Madame Bovary par fidélité envers Flaubert mais aussi envers le XIXe siècle tant le décor était déjà... en place.

  • Fille de la Seine, Paris a grandi au fil de ses méandres, tandis que ses monuments et ses palais tissent la toile de son histoire. C'est à un carrefour fluvial qu'elle doit sa naissance. Mais sa première implantation est aujourd'hui encore imprécise.
    Paris s'est bâtie à la campagne en absorbant les villages, les fermes mais aussi les forêts, les prairies, les marais et même les vignobles qui faisaient l'orgueil du Bassin parisien.
    Au fil des siècles, il suffit de suivre l'évolution de ce petit bout de terre que l'on appelait Lutèce et qui abritait les Parisii. Tout en s'accroissant, la cité prend le nom de Paris au IVe siècle tandis qu'en 508, Clovis lui octroie le statut de « siège du royaume ». Des Carolingiens aux Bonapartes, Paris s'affirme dès lors comme capitale. Elle triomphe des invasions, des révoltes, des massacres et des occupations diverses. Elle se protège derrière ses enceintes que sa croissance démographique repousse chaque fois un peu plus loin.
    Cette longue promenade dans les quartiers de Paris à la recherche de leur passé révèle bien des surprises. Car si la « ville lumière » demeure attachée à ses vingt arrondissements créés en 1860, elle reste la capitale touristique du monde. Au fil des pages de ce « Regards » exceptionnel, le lecteur vagabondera du Louvre à la Fondation Louis Vuitton, des quais de Seine aux passages couverts, de la Sainte-Chapelle à la Tour Eiffel.

  • Le 27 juillet 1982, François Mitterrand commande à Jack Lang, son ministre de la Culture, un opéra doté d'une grande salle de 2 500 à 3 200 places, d'une salle à vocation expérimentale et de divers espaces composant une « maison de l'Opéra ». La victoire au concours d'architecture d'un jeune inconnu, Carlos Ott (né en 1946) est inattendue.

    Parmi les objectifs, il fallait édifier un outil de production et de représentation performant où accueillir davantage de spectateurs qu'au Palais Garnier tout en gardant un prix acceptable au sein d'un outil disponible tous les soirs. Entre tradition et avenir, offrir un outil idéal à l'art lyrique à l'aube du troisième millénaire est l'ambition qui va nourrir la conception de ce nouvel opéra.

    En trente ans, l'Opéra Bastille a contribué à accroître la renommée internationale de l'Opéra national de Paris. Principal lieu parisien de production lyrique, l'Opéra Bastille s'apparente aussi à une fabrique qui, au sein de l'équipe des 1 600 personnes qui assurent le fonctionnement de l'établissement public, réunit - aux côtés des membres du ballet, de l'orchestre et des choeurs de l'Opéra -, des régisseurs, des techniciens, des couturières, des menuisiers, des sculpteurs, des peintres et nombre d'autres talents. Depuis Les Troyens d'Hector Berlioz donné pour la mise en service en mars 1990, bien des spectacles ont fait date. En phase avec les potentialités que le bâtiment offre aux metteurs en scène, aux artistes et à tous ceux qui les accompagnent, une culture « Opéra Bastille » est née.

    Pour saisir l'identité de cet Opéra, cet ouvrage revient sur la genèse d'un grand projet public au croisement d'une décision politique et de deux histoires, celle de l'architecture et celle des arts de la scène. En explorant les coulisses de cette ruche, Christine Desmoulins nous explique comment ses créateurs se sont efforcés d'en faire un défi d'ingénierie et d'acoustique.

  • Du petit port de pêcheurs de l'an mille, il ne reste rien ; et pourtant, en 1175, La Rochelle devint la première cité française « libre », dotée de nombreux privilèges, dus pour beaucoup à Aliénor d'Aquitaine. Aujourd'hui encore, ses trois tours (Saint-Nicolas, la Chaîne et la Lanterne) sont le symbole éclatant de sa force et de sa richesse, reflets d'une époque où ce port était l'un des plus riches du royaume.

    L'ouvrage propose une histoire du port de la Rochelle depuis son dessin médiéval jusqu'à ses extensions ultérieures. Place forte de la réforme huguenote, lieu stratégique, notamment pour le trafic colonial vers la Nouvelle-France, il est aujourd'hui considéré comme un passage obligatoire par de nombreux touristes.

    Cet album propose une visite en images du port et de l'ensemble de ses bâtiments majeurs.

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