Editions Sociales

  • Socialisme utopique et socialisme scientifique Nouv.

    Socialisme utopique et socialisme scientifique (1880) est un des textes les plus connus et diffusés de Friedrich Engels. Pourtant, il n´existe aucune édition de référence faisant précisément le point sur le contexte de l´élaboration du texte, et sur les raisons de son extraordinaire postérité. La présente édition, préparée dans le cadre de la GEME, proposera, outre une édition du texte avec des annotations précises, une introduction historique et scientifique, ainsi qu´une série d´annexes de documents du XIXe siècle permettant de mieux comprendre les multiples facettes des utopies de l´époque , utopies à propos desquelles Engels exprimait des critiques en vue de dépasser ce qu´il percevait comme une impasse politique.

  • Alors qu'il séjourne entre mai et octobre 1843 dans la petite ville de Kreuznach, Marx s'attèle à l'élaboration d'une critique de la philosophie du droit de Hegel, dont la pensée constitue alors l'horizon philosophique des jeunes penseurs critiques allemands. Ce travail prend la forme d'un commentaire ligne à ligne des paragraphes 261 à 313 des Principes de la philosophie du droit consacrés à la constitution interne de l'État.

    Marx laisse finalement ce travail inachevé sous la forme d'un manuscrit. C'est ce texte que nous publions aujourd'hui dans une nouvelle traduction qui, pour la première fois en France, s'appuie sur l'édition critique allemande la plus récente, et tente de faire apparaître le manuscrit de Kreuznach comme ce qu'il est?: un brouillon qui est aussi un véritable laboratoire de la pensée de Marx en train de se construire et de se préciser au contact du texte de son maître.
    Une introduction, un plan détaillé du texte, un appareil de notes, un glossaire et un choix de textes complémentaires, dont les paragraphes de Hegel commentés, permettent de replacer ce texte étonnant dans le cheminement de pensée de Marx, et en particulier dans le débat qu'il n'a jamais cessé d'entretenir avec la pensée de Hegel.

  • Voici donc une nouvelle traduction des deux premiers livres de L'idéologie allemande de Karl Marx, Friedrich Engels et Joseph Weydemeyer. Les éditions existantes (celle, complète, de Gilbert Badia aux ES en vente par ailleurs, celle de Maximilien Rubel, et celle de Hans Hildenbrand chez Nathan) se fondent sur le texte du volume 3 des Marx Engels Werke. Entre-temps, le Marx-Engels Jahrbuch 2003 a établi une version plus scientifique du texte qui se refuse à une reconstruction a posteriori d'une « oeuvre » qui se présente en réalité comme une série de manuscrits.
    La présence de Marx, et de L'idéologie allemande en particulier, au programme de la session 2015 de l'agrégation de philosophie justifie d'autant plus ce projet. Dans le cadre de la Grande Édition Marx-Engels (GEME) aux Éditions sociales, nous pourrons ainsi offrir au public francophone une édition rigoureuse tenant compte des dernières avancées de la recherche menée sur les manuscrits de ce texte classique de 1845-1846 qui constitue la première grande formulation qu'ont donnée les deux auteurs de la « conception matérialiste de l'histoire ».
    Ce projet s'inscrit par ailleurs dans le cadre des recherches en philosophie allemande, dans la continuité du travail philosophique des traducteurs. Une nouvelle traduction de L'idéologie allemande doit notamment pouvoir permettre de mettre en évidence l'importance du vocabulaire et de la conceptualité propres à l'idéalisme allemand et la philosophie post-hégélienne à l'intérieur du texte de Marx et Engels.

  • A 22 ans, Engels part travailler dans la fabrique textile familiale à Manchester, foyer de la révolution industrielle et du mouvement ouvrier. Pendant ce premier séjour de plus deux ans, de 1842 à 1844, et avant sa rencontre décisive avec Marx, il envoie régulièrement des articles à des périodiques de langue allemande dont les Annales franco-allemandes où il publie sa célèbre Esquisse d'une critique de l'économie politique.
    Mais la plupart de ses articles procèdent d'un regard documenté et critique sur la Grande-Bretagne des années 1840, celle de l'industrialisation et du libéralisme. Par ailleurs, Engels entame fin 1843 une collaboration avec deux journaux britanniques : l'hebdomadaire owéniste The New Moral World ; puis le journal chartiste The Northern Star. Engels s'étant lié aux milieux radicaux et socialistes, il s'agit pour lui de leur faire connaître la situation sur le continent et d'affirmer une position communiste.
    C'est dans ce cadre qu'il publie des textes majeurs comme La Marche de la réforme sociale sur le continent. Ce volume second des écrits de jeunesse d'Engels, préparé et préfacé par Fabrice Bensimon, spécialiste de l'histoire britannique, présente ici un parcours intellectuel et politique méconnu, celui d'Engels pendant les deux années antérieures à son travail avec Marx. Des textes annexes dont ceux de Flora Tristan, Tocqueville, Michelet, etc., permettent de situer l'oeuvre d'Engels dans les débats et les réalités de l'époque.
    Le volume 1, paru en 2015, concerne la période allemande des Ecrits de jeunesse d'Engels, de 1839 à 1842. Ce volume 2 et dernier, concerne la période Manchester, de 1842 à 1844, et contient les index des deux volumes.

  • Ces textes écrits par Friedrich Engels dans ses jeunes années sont mis en perspective par une présentation de leurs principaux enjeux, avec en annexe des publications de Schelling, Marx et Feuerbach autour du débat sur l'hégélianisme, ainsi que des indications biographiques.

  • Le chapitre VI du livre I du Capital est la seule partie conservée de l'ultime manuscrit préparatoire à la rédaction de l'oeuvre maîtresse de Karl Marx.
    Bien que ce texte n'ait pas été retenu dans la version parue en 1867 et qu'il soit encore sous divers rapports un brouillon, la richesse de la vue critique d'ensemble qu'il donne du mode de production capitaliste justifie les publications et traductions en nombreuses langues qui en ont été faites depuis sa première publication en 1933.

  • La Contribution à la critique de l'écononomie politique, publié le 1er juin 1859 à 1000 ex. chez Franz Duncker à Berlin, a été écrite entre octobre 1857 et janvier 1859. La préface est écrite en février 1859.
    L'introduction à la critique de l'économie politique ("Introduction de 1857"), publiée plus tard par le Neue Zeit, est écrite par Marx en août 1857.
    La Contribution à la critique de l'économie politique fait partie des rares ouvrages de Marx publiés de son vivant, et représente, avec les Théories sur la plus-value demeurées à l'état de brouillons, la confrontation la plus directe de Marx avec l'économie politique de son temps. Pourtant, trop souvent réduit à une première ébauche de la section 1 du Capital et donc souvent ignoré, le texte est aujourd'hui quasiment introuvable en français, si ce n'est dans l'édition qu'en a proposée M.
    Rubel à la Pléiade. Avant lui, la traduction de J. Molitor des années 1930 ainsi que les Éditions sociales (traduction M. Husson en 1965) sont introuvables.
    La présence de ce texte au programme de l'agrégation de philosophie est l'occasion de le retraduire dans le cadre de la GEME. Il s'agit en effet de rendre ce texte lisible en restituant le vocabulaire hégélien dont il est truffé, jusqu'ici systématiquement gommé, en proposant au lecteur un accès plus direct (grâce à un appareil de notes et des annexes substantielles) aux textes d'économie que Marx discute.
    L'Introduction à la critique de l'économie poltique est un texte court qui a provoqué de nombreux débats, ayant été souvent interprété comme un bréviaire du marxisme-léninisme. Cette nouvelle trdauction lui rend sa visée scientifique et critique.

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