El Viso

  • Qui les écrivit, on ne le saura jamais, de quand datent-ils, on ne peut en être certain, mais les contes des Mille et Une Nuits, les « Mille nuits et une nuit », selon la traduction du Dr Mardrus, nous fascinent toujours autant après avoir, durant des siècles, captivé les auditoires de Damas, du Caire et de Bagdad qui en constituent le décor.

    Georges Manzana-Pissarro (1871 - 1961), fils de Camille Pissarro, l'un des maîtres de l'impressionnisme, se prit de passion pour cet univers au point d'en faire le thème central de son oeuvre. Pour l'illustrer, il se rapprocha du Dr Joseph-Charles Mardrus dont la traduction fut célébrée, au début du XIXe, comme l'évoque le narrateur de Proust dans la Recherche. Manzana-Pissarro exécuta de nombreux projets, entre 1906 et 1923, réalisant de chatoyantes illustrations au pochoir, selon une technique demeurée secrète. On s'étonne que ces oeuvres lumineuses soient demeurées inédites. L'érotisme et la sensualité de nombreuses scènes furent peut-être un frein, à moins que les difficultés d'impression d'une édition au pochoir richement rehaussée aient découragé Ambroise Vollard, auquel le Dr Mardrus et Manzana-Pissarro avaient réservé l'exclusivité.

    Aujourd'hui, ces planches, heureusement conservées avec soin par la famille, sont révélées au public, présentées et reproduites au format initial, dans un cahier enrichi par une impression d'or et d'argent qui respecte les originaux et les met particulièrement en valeur.

    Plus d'une centaine d'illustrations et documents complètent cet ouvrage qui permet de découvrir l'étendue du rêve oriental de Manzana-Pissarro, le talent de ce peintre qui contribua avec éclat au renouveau de l'estampe originale et des arts décoratifs au sein d'une époque, les Années folles, qui allait s'enivrer des fastes de l'Orient.

  • C'est l'un des plus grands explorateurs, le premier français à avoir atteint le pôle géomagnétique Nord, le 29 mai 1951, en traineau à chiens. Il a révélé au monde le peuple des Inuits, vécu de longs mois avec eux. Mais c'est aussi un immense scientifique, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, un ethnologue, anthropologue, un éditeur et directeur de collection célèbre. Terre humaine, c'est lui, et il peut s'enorgueillir d'avoir « lancé » Claude Lévi-Strauss avec Tristes tropiques.
    Aujourd'hui, à 98 ans, dans une forme toujours éblouissante, Jean Malaurie accumule les titres de gloire. A la vérité, il s'en moque. Jean Malaurie n'a qu'une idée en tête, résister, comme ce rebelle dans l'âme l'a toujours fait. Résister contre l'implantation d'une base militaire secrète américaine au coeur du Groenland, en 1951, résister en faveur des peuples premiers et des minorités de l'Arctique, sa grande mission et la passion d'une vie.

    De ces années au pôle Nord, il a rapporté la matière de livres indispensables, dont Les derniers rois de Thulé, qui ont fait le bonheur de centaines de milliers de lecteurs. On aurait pu croire que tout était dit mais cela aurait été mal connaître Jean Malaurie. Oser, résister , publié l'année dernière, a été salué par la presse et les lecteurs.

    Et puis maintenant, plus surprenant encore, ces Crépuscules arctiques, Pastel, du Groenland à la Sibérie Tchoukotka Comment, par des températures extrêmes, un homme a-t-il pu réaliser des pastels ? Comment l'idée lui est-elle venue, quel besoin, quelle « folie » le poussait d'apporter ses craies, son papier, pour dessiner au coeur d'un monde de glace ?

    Il lui fallait saisir, explique Jean Malaurie, ce moment mystérieux où le ciel polaire lutte entre la lumière et l'obscurité, pour sombrer peu à peu dans le noir. Ce moment où des forces qui dépassent les hommes, et presque l'imagination, entrent en jeu. Rendre compte de ce mystère absolu.

    Voici donc ces oeuvres d'art raffinées qui sont aussi des témoignages d'une pensée devenue quasi « primitive », en communion profonde avec la nature et l'espace. Car Jean Malaurie, grand homme de science, est aussi un homme habité, sensible aux forces telluriques et cosmiques, un véritable animiste et presque un chaman.

    Cette quarantaine de pastels de la nuit polaire nous invite à découvrir ce visage inédit et ce témoignage unique, de toute beauté, explicité par un très important texte de présentation de Jean Malaurie lui-même.

  • Claude Mercier (1924 - 2019 ), immense sculpteur, est admiré pour ses oeuvres de métal pleines d'élan ou au contraire concentrées, repliées sur leur propre mouvement.

    A partir de 1949 et jusqu'en 2016, il aura mené un travail inlassable et patient qui lui vaudra l'amitié de nombreux artistes et, dès ses débuts, les conseils et les encouragements de Henry Moore et Alberto Giacometti. On trouve ses oeuvres dans quelques-uns des plus grands musées et collections, Museum of Modern Art (MoMa) à New-York , Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, Musée de Toronto, Canada, Fonds national d'art contemporain, Paris et de nombreux musées en région et collections privées.

    Mais une facette de son talent reste très peu connue et « invisible » : il s'agit de ses dessins, gravures et peintures. Pourtant ils sont indissociables de ses sculptures, les complètent, les éclairent, s'enrichissent mutuellement de leur voisinage.

    Oeuvres à part entière, ce ne sont en aucun cas des esquisses ni des croquis, moins encore des « relevés » dessinés ou peints de ses sculptures mais la force de leur volume, l'impression de relief, le même mouvement qui les anime fait invinciblement songer à son oeuvre sculpté dont, par un chemin inverse, on saisit alors toute la « picturalité », la précision et la légèreté, comme si l'acier, le laiton ou le cuivre avaient été dessinés d'un trait dans l'espace.

    La soixantaine d'oeuvres graphiques reproduites dans cet ouvrage constitue donc une révélation et un éblouissement, aussi bien pour les amateurs déjà familiers de la carrière de Claude Mercier que pour ceux qui le découvriront grâce à ce précieux volume.

  • Sorolla est né à Valence, en Espagne ; il est le fils aîné d'un marchand, également nommé Joaquín Sorolla, et de son épouse, Concepción Bastida. Sa soeur Concha naît un an plus tard. En août 1865, leurs deux parents meurent et les enfants sont pris en charge par leur tante maternelle et leur oncle. Sorolla fut d'abord formé dans sa ville natale par Francisco Pradilla y Ortiz, puis en Italie et à Paris. Là, il subit l'influence des impressionnistes. À 18 ans, il s'établit à Madrid, étudiant les chefs d'oeuvre du Musée du Prado. À 22 ans, Sorolla obtint une bourse pour étudier la peinture à Rome. Il y développa son style et sa technique.

  • Cet ouvrage nous fait pénétrer dans la Rome du XVIe siècle où l'effervescence de la création artistique de la Renaissance est à son apogée. L'auteur nous invite à suivre la genèse de ces sculptures et de ce projet monumental qui occupa Michel-Ange quelque quarante ans.

  • Cette édition revue et argumentée presente une nouvelle sélection de la remarquable collection d'art moderne et contemporain du Musée.
    Parmi les 375 oeuvres représentées (chacune fidèlement reproduite et accompagnée d'un texte informatif), 170 objets et 120 artistes font leur première apparition dans Highlights, témoins de l'engagement pérmanent du MOMA envers l'art de notre temps- et l'éxaltante diversité d'idées, de publics et de perspectives qu'il englobe.

  • Sa peinture est celle d'un autodidacte passionné, d'un surdoué. Comme il n'a pas été aux Beaux-Arts et s'est formé seul, en suivant son goût et ses admirations, il possède une force et une originalité, un caractère qui lui appartiennent et qu'on ne trouve que rarement.

    On connaît l'histoire de Heinrich Schlieman, le découvreur de Troie, qui dut attendre la quarantaine passée pour abandonner le commerce et, fortune faite, se consacrer à sa passion de l'archéologie.

    Dans un autre domaine, la peinture, Bernard Bouin ( né en 1945 ) a mené une aventure semblable. Jusqu'à la quarantaine, il mena une vie d'apparence rangée. Après des études en pharmacie, il ouvre la sienne près de Vannes, en 1972 et durant seize ans tient son officine. Pourtant, depuis sa jeunesse, il rêve de peindre, non plus le dimanche ou le soir, mais d'en faire son « véritable » métier. Car depuis toujours, déjà enfant, il a une facilité inouïe pour la couleur, le dessin, la peinture, au point que son professeur de dessin l'accuse de faire exécuter son travail par un adulte !

    Alors il lâche tout, vend la pharmacie, abandonne l'existence confortable de notable et peint chaque jour de sa vie.

    Sa peinture est celle d'un autodidacte passionné, d'un surdoué. Comme il n'a pas été aux Beaux-Arts et s'est formé seul, en suivant son goût et ses admirations, il possède une force et une originalité, un caractère qui lui appartiennent et qu'on ne trouve que rarement.

    Des galeries importantes sont convaincues par son travail, des musées l'exposent, séduits par cette peinture méditative, secrète où se lisent la solitude du monde moderne et la mélancolie de l'homme, qu'il s'agisse de portraits ou de paysages. Il y a du Edward Hopper chez Bouin, peut-être des souvenirs de Magritte et Delvaux mais aussi des réminiscences de la peinture la plus classique dont il a appris seul le métier, dans la fréquentation des musées.

    Son amour et sa compréhension profonde de Poussin lui valent l'amitié et l'estime de Pierre Rosenberg, président-directeur honoraire du musée du Louvre, auprès de qui souvent il va approfondir sa connaissance des peintres.

    Régulièrement exposé ( Toulouse, Paris, Angers, Vannes, Saint-Rémy de Provence, Le Mans, Mons, Venise etc.), il manquait à Bernard Bouin une monographie qui rende compte de l'étendue et de la variété de son immense et singulier talent.

    Avec près de 200 illustrations, et un texte de grande ampleur par l'historienne de l'art et critique réputée Lydia Harembourg qui suit son travail depuis vingt ans, cette lacune est

  • Venice in silence

    Gaby Wagner

    • El viso
    • 10 Novembre 2020

    Nuit et jour, durant la période de confinement, Gaby Wagner a photographié Venise. Elle a marché dans les ruelles étroites de la Sérénissime, passé les ponts, sillonné les places... avec pour seul compagnon l'écho de ses pas. Venice in silence restera le témoignage d'une rencontre troublante avec le temps, où la beauté parait lutter sans cesse, non sans un certain mystère, avec un sentiment d'abandon.

    Au fil des pages, les spectaculaires photographies de Gaby Wagner révèlent une Venise déserte et silencieuse : les gondoles à l'amarre ont perdu leurs gondoliers et leurs chants, les palais se mirent dans les eaux endormies au point qu'on peine à les distinguer de leurs reflets, créant de vertigineux effets de symétrie..., la Place Saint-Marc semble démunie, le Rialto sans ses échoppes parait futile... et le Pont des Soupirs fait figure d'orphelin... Devant cette Venise insolite, réduite à un simple et splendide décor, certains ressentiront un sentiment de trouble, d'autres apprécieront la majesté des palais et des places immobiles et silencieuses. Délivrée de ses touristes, la Sérénissime serait-elle enfin sereine ? Mais est-ce la vraie Venise ? Celle qui depuis le XVIIIème siècle est inséparable de son activité humaine.

  • Quelle est l'histoire du tableau - et du modèle - le plus célèbre au monde ? En quelque sorte, comment devient-on la Joconde ? On peut être aujourd'hui le chef-d'oeuvre le plus célébré de toute la peinture et rester mal connu, être admiré par des millions et des millions de visiteurs mais avoir été, en d'autres temps, considéré comme un tableau de maître presque « comme les autres ». D'ailleurs, quand elle entre au Louvre, en 1797, la Joconde n'arrive pas en grande pompe mais quatre ans après l'inauguration du nouveau musée, pour compléter un accrochage ! Une manière de « bouche-trou » ...
    Peinte entre 1503 et 1507, la Joconde n'a donc pas toujours été regardée comme l'oeuvre incomparable que les visiteurs du monde entier se pressent d'admirer à présent derrière sa vitre blindée.
    Cécile Scailliérez, conservateur général au département des peintures du musée du Louvre, a mené l'enquête autant sur l'histoire de la Joconde, son commanditaire, son modèle, ses acheteurs et son prix que sur la façon dont elle fut « reçue », admirée mais aussi, un temps, presque oubliée.
    Ce précieux volume de la collection Solo était épuisé depuis des années. A l'occasion de l'immense événement que constitue la prochaine exposition du Louvre consacrée à Léonard de Vinci (24 octobre 2019 - 24 février 2020 ), le voici réédité, augmenté d'une postface qui confirme toutes les pistes, recherches et intuitions du formidable travail de Cécile Scailliérez.
    Voici une nouvelle Joconde révélée afin que, mieux connue, elle cesse un peu, ce livre refermé, non pas d'être célèbre mais opaque à force de trop de gloire. C'est bien elle, toute neuve, « comme jamais encore vue », à qui « il ne manque que la parole », que nous découvrons de nouveau.

  • La découverte du sarcophage d'Eshmunazor II de Sidon en 1855, son transport à Paris et son exposition au public représentèrent, pour l'époque, un véritable événement médiatique. Ils déclenchèrent l'envoi d'une mission d'archéologie en Phénicie en 1860, confiée par l'empereur Napoléon III au sémitisant Ernest Renan. Certes sa taille et sa corpulence massive suffisent à attirer l'attention sur l'oeuvre, mais son intérêt est surtout d'ordre épigraphique : il est en effet le support de la plus longue inscription phénicienne trouvée au Liban, la seule qui relate des événements historiques sur le règne d'un roi phénicien, en l'occurrence Eshmunazor II.
    Cet ouvrage s'articule autour de plusieurs points : épigraphique, historique, stylistique et historiographique. Une traduction de l'inscription revue et commentée est accompagnée d'une réflexion sur l'histoire de la dynastie des rois de Sidon, Eshmunazor I, Tabnit et Eshmunazor II. Une attention particulière est portée à la question du moment de l'importation, depuis l'Égypte, de ce sarcophage d'époque saïte. Ce sarcophage remployé par un roi sidonien témoigne en effet de transferts entre l'Égypte et la Phénicie et constitue un très bel exemple de ce qui a permis, selon des modes divers, l'appropriation de l'art égyptien par les Phéniciens. Enfin, c'est autour de ce monument majeur que la collection d'antiquités phénicienne du Louvre s'est développée et organisée. L'exploitation de documents d'archives, manuscrits et photographies, permet de suivre pas à pas le sarcophage depuis sa découverte grâce au duc de Luynes, Aimé Péretié et Alphonse Durighello, jusqu'à sa présentation dans la crypte Marengo du musée du Louvre où il se trouve aujourd'hui.
    Cette oeuvre est conservée dans les collections du département des Antiquités orientales.

  • Cet ouvrage, richement illustré de 220 photographies grand format, offre un vrai voyage visuel à travers les demeures de la duchesse d'Albe à Madrid (Palais de Liria), à Séville (Palais de las Dueñas), Salamanque (Palais de Monterrey), Ibiza et Saint-Sébastien.

  • Le Tombeau de Philippe Pot est l'un des plus spectaculaires de la fin du Moyen Âge. Huit pleurants drapés de noir et porteurs d'écus armoriés semblent marcher, portant la dalle où repose le corps du chevalier en prière, en armure et tunique héraldique.
    Ce monument sans équivalent est d'autant plus fascinant qu'il a été commandé par Philippe Pot de son vivant pour prendre place dans une chapelle de la prestigieuse abbaye de Cîteaux. Filleul du duc Philippe le Bon, Philippe Pot (1428-1493) joua un rôle éminent à la cour de Bourgogne avant de se rallier au roi de France Louis XI, qui le nomma grand sénéchal de Bourgogne. Il avait des intentions bien précises sur le souvenir qu'il entendait ainsi laisser de lui dans le contexte politique troublé de la fin du duché de Bourgogne, ce dont témoigne la longue inscription qui se déroule sur le bord de la dalle.
    La magistrale originalité de la composition, la hardiesse technique de cette dalle de pierre posée sur huit points étroits, le traitement vigoureux de la sculpture intriguent les historiens de l'art depuis sa redécouverte à la fin du xixe siècle. La restauration, en 2018, et l'étude technique qui l'a précédée apportent des éclairages nouveaux sur cet incomparable monument.

  • Anglais The Louvre

    Geneviève Bresc-Bautier

    • El viso
    • 18 Juin 2020

    Chaque année plus de dix millions de visiteurs du monde entier arpentent ses 68 000 mètres carrés de galerie qui offrent aux regards plus de 35 000 oeuvres. Enrichi par l'ouverture d'un huitième département, celui des Arts de l'Islam, par la création du Louvre-Lens, par le Louvre Abou Dabi, le musée du Louvre assoit sa place de premier musée du monde.
    Quelle est l'histoire de ce haut lieu du patrimoine ? Comment se sont constituées ses prestigieuses collections ? C'est ce que propose de retracer, à travers une riche iconographie, le présent volume.

  • Pourquoi l'imprudence, cette attitude commune aux enfants, aux amoureux et aux aventuriers, ne trouverait-elle pas à l'occasion sa récompense?

    Ce serait justifier tous ceux qui prennent des risques, abandonnant la sécurité du quotidien pour les clés d'une quête passionnante, telle que ce roman, le sixième de son auteur, la situe à la fois dans le monde de l'art et dans celui du théâtre, tous deux empreints de faux-semblants.

    On y verra un dramaturge insatisfait et infidèle, que l'assassinat de son épouse entraîne dans une aventure policière à la recherche de sculptures perdues, autant de pièces d'un puzzle qui se résoudra aussi bien dans la vraie vie que sur les planches.

  • En juin 1906, Joaquín Sorolla a tenu sa première grande exposition monographique aux Galeries Georges Petit à Paris, un événement qui a connu un énorme succès. L'exposition confirme la réputation internationale de Sorolla, qui, depuis plus de dix ans a reçu des prix dans les grandes expositions internationales dont le Grand Prix à l'Exposition Universelle de Paris en 1900. L'artiste a présenté près de 500 peintures à l'huile, des études et des croquis à Paris, révélant la maturité artistique conféré par la conscience de son statut de grand peintre qui avait acquis un style cohérent, très individuel. Le triomphe de Sorolla a marqué un tournant majeur à ce moment clé de sa carrière, confirmant la direction sur laquelle il avait lancé et le placer comme l'un des grands peintres cosmopolites de la tendance naturaliste, au niveau de Sargent, Zorn, Chase et Whistler. "Magic nous saisit", le critique Camille Mauclair a écrit à l'époque.
    Sorolla à Paris raconte l'histoire de ce grand triomphe, à partir du premier voyage de l'artiste à Paris à l'âge jeune de vingt-trois à sa consécration définitive comme un grand peintre de la société d'élite. Le catalogue d'exposition analysera cette période afin de révéler comment le style particulier de Sorolla a été forgée et définie dans fin-de-siècle Paris, le creuset de toutes les tendances artistiques modernes et une ville que l'artiste a visité presque tous les ans, animé par son désir à voir et à étudier les tableaux exposés dans les expositions qui y sont détenus. En outre, une connaissance directe de Sorolla de la vie artistique parisienne lui a permis de se situer intellectuellement et personnellement au-dessus du provincialisme du monde de l'art espagnol, lui offrant un réseau de relations artistiques significatifs avec de grands peintres, des mécènes et des revendeurs.
     

  • Ce livre est bien plus qu'un guide: c'est la combinaison parfaite entre art et histoire et elle renvoie à une exposition novatrice et à une médiation largement inspirée par sa conception, confrontant réalité et "réalité mixte". Il permet de comprendre, de manière synthétique et claire, l'histoire du Mont Saint-Michel au fil des siècles, ses transformations et ses paris. Le Mont Saint-Michel, construit avec ferveur depuis le Xe siècle, est une "frontière" entre la Normandie et la Bretagne, entre le catholicisme et le protestantisme, entre la France et l'Angleterre, entre la terre et le ciel.

    Pour la beauté méticuleuse du spectaculaire "modèle" en relief offert au Roi Soleil en 1709 et conservé au Musée des Plans et Reliefs, des documents rares, des plans, des photos du site et des vues numériques qui racontent et explorent son histoire sont ajoutés.

  • Le peintre François Boucher (1703-1770) a accompli une des plus brillantes carrières artistiques du siècle des Lumières. Sollicité par l'administration royale ainsi que par les cours étrangères, il fournit modèles et décors qui inspirèrent toute l'Europe. En 1765, il est enfin nommé Premier peintre du roi Louis XV et directeur de l'Académie royale de peinture et de sculpture. Cette même année une gravure équivoque divulgue au public la composition d'une de ses oeuvres érotiques les plus audacieuses. L'Odalisque brune compte en effet parmi ces peintures secrètes dont le XVIIIe siècle libertin s'est montré friand. Peinte en 1745 pour un amateur discret, elle est le fruit de ce siècle curieux de tout et épris de liberté autant que de licence.
    Une belle jeune femme brune, voluptueuse et dénudée, est étendue sur un sofa d'inspiration turque. Les draperies abondent comme pour désigner le processus de « dévoilement » qui est en cours sur la toile. L'oeuvre semble évoquer autant un imaginaire du harem que l'univers des romans libertins. Le présent volume s'attache à décrypter le contexte de la création ainsi que les significations multiples de cette toile originale, séduisante et ambiguë qui témoigne du goût des masques et des fantasmes orientaux des hommes des Lumières.

  • Membre fondateur du célèbre groupe artistique Cobra, aux côtés entre autres de ses amis Pierre Alechinsky, Constant, Karel Appel, Asger Jorn, Corneille, Jean-Michel Atlan, le peintre français Jacques Doucet (1924 - 1994 ) était d'une nature secrète et s'est peu livré, s'exprimant principalement dans sa peinture qu'il laissait parler pour lui.

    Si l'on retrouve aujourd'hui ses oeuvres dans les plus grands musées du monde, si les meilleures galeries l'ont exposé ( Colette Allendy, Rotta à Gênes, Maeght, Suzanne Feigl à Zurich, Ariel, Boulakia, Dina Vierny etc.) on en sait donc assez peu sur l'artiste lui-même et, jusqu'à ce livre, rien sur son enfance.

    Sa compagne Andrée Doucet, artiste elle-même, raconte à la troisième personne, avec pudeur et vérité, dans ce Petit Jacques si émouvant, le lourd secret de la naissance de Jacques Doucet, ses traumatismes et sa résilience. Son courage aussi, ensuite, jeune résistant durant l'Occupation, dénoncé, arrêté par la milice, incarcéré quelques mois seulement avant la Libération et miraculeusement sauvé. Puis ses débuts et sa carrière d'artiste, ses succès, sa mélancolie ombrageuse, ses doutes toujours, ses querelles aussi.

    C'est également une évocation du Paris artistique de l'après-guerre, si vivant, où naissent les grands mouvements et les nouvelles tendances de l'art moderne, autour de véritables batailles auxquelles Jacques Doucet participa.

    Andrée Doucet dresse ainsi le portrait intime d'un très grand peintre, admiré par ses amis, indifférent aux modes, à l'argent, ayant toujours refusé les compromissions.

  • Ce livre est bien plus qu'un guide: c'est la combinaison parfaite entre art et histoire et elle renvoie à une exposition novatrice et à une médiation largement inspirée par sa conception, confrontant réalité et "réalité mixte". Il permet de comprendre, de manière synthétique et claire, l'histoire du Mont Saint-Michel au fil des siècles, ses transformations et ses paris. Le Mont Saint-Michel, construit avec ferveur depuis le Xe siècle, est une "frontière" entre la Normandie et la Bretagne, entre le catholicisme et le protestantisme, entre la France et l'Angleterre, entre la terre et le ciel.

    Pour la beauté méticuleuse du spectaculaire "modèle" en relief offert au Roi Soleil en 1709 et conservé au Musée des Plans et Reliefs, des documents rares, des plans, des photos du site et des vues numériques qui racontent et explorent son histoire sont ajoutés.

  • L'ensemble de ces lettres est conservé au musée du Louvre. Elles sont pour la première fois retranscrites, soigneusement annotées et remises dans leur contexte artistique mais aussi politique et économique par Antoinette Friedenthal. Historienne de l'art, elle a pu travailler directement à partir des manuscrits originaux conservés au musée. Durant des années elle s'est attachée à cette retranscription et à sa mise en contexte qu'éclaire sa vaste présentation.

  • Le seigneur de Katmandou : mémoires du roi Pratap Malla Nouv.

    Pratap Malla (1624-1674), régna sur le Népal durant l'âge d'or du royaume, lorsque la vallée de Katmandou s'affirmait comme l'un des centre culturels et économiques les plus importants d'Asie du Sud. Pratap Malla, également contemporain d'un autre grand roi, Louis XIV, tout comme lui contribua au rayonnement de son pays durant tout son règne.
    Monarque ambitieux, il n'eut de cesse de s'opposer à des Cités voisines de la Vallée. Mais c'est dans d'autres domaines que la guerre qu'il s'illustra le mieux : les arts et l'amour. Il se désigna lui-même comme Kavindra, « Roi des poètes », riche d'une oeuvre littéraire importante, comprenant aussi bien des poèmes que des pièces de théâtre ainsi que la création de nombreuses danses masquées. Il oeuvra également à embellir les temples de la ville de Katmandou et commandita la construction de nombreux sanctuaires. Roi adepte du trantrisme, et de ses prolongements érotiques, il se vantait aussi d'avoir séduit et honoré 30..000 femmes.
    C'est donc dans la vie de ce roi sans équivalent que nous plonge Eric Chazot, lui-même spécialiste de l'art himalayen, en défiant tous les lieux-communs sur ce que signifie être monarque, et nous faisant la démonstration que des rois moins connus que les nôtres n'ont pourtant rien à leur envier.

  • Conversations avec sam szafran Nouv.

  • Le jugement dernier dans un noix de priere : micro-sculptures de devotion Nouv.

  • Acquerir - de palmyre a pierre soulages Nouv.

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