Entremises

  • Dictionnaire de l'occulte, de l'insolite et du fantastique Nouv.

    Dictionnaire de l'occulte, de l'insolite et du fantastique

    Jean-Louis Bernard

    • Entremises
    • 28 Avril 2022

    L'occulte, l'insolite et le fantastique sont, depuis le déclin de la philosophie et de la religion, l'unique échappée qui puisse offrir des horizons plus vastes et plus exaltants à l'homme de la rue, anxieux d'échapper au rouage infernal et impitoyable d'une civilisation broyeuse d'âmes. Depuis dix ans, toute une littérature d'essais fait éclore un nouveau romantisme qui dépasse le plan des sentiments pour atteindre le spirituel.
    A cette littérature, il manquait un code, c'est-à-dire un dictionnaire.
    Celui-ci n'a pas la prétention d'être complet. Il n'en représente pas moins un quart de siècle de recherches, d'expérience vécue, de voyages et de contacts avec des chercheurs « en marge ».
    L'auteur s'est attaché à écarter tout ce qui relève du banal, de la mythomanie ou de l'imposture. Et pourtant, ordonner cet univers mi-surréel était une gageure. Pour venir à bout de cette entreprise énorme, il fallait un esprit véritablement passionné.

    Comment se servir de ce dictionnaire ? Le plus simple est encore de l'ouvrir au hasard, d'accrocher un mot et de l'étudier en fonction des associations de mots qu'il suggère et qui sont indiquées. Nous conseillons aussi la lecture par ordre alphabétique. Celui-ci n'est pas vraiment arbitraire : il existe une kabbale des lettres (voir ce mot) qui les agence selon une mathématique pythagoricienne.
    Au lecteur qui désire entreprendre une étude méthodique, nous proposons la démarche suivante :
    - pour l'homme insolite, commencer par le mot Double ;
    - pour l'archéologie fantastique, commencer par le mot Géants ;
    - pour la philosophie occulte, prendre au départ les mots et expressions: Tarot, Sept Lois de Thôt-Hermès ou Symbolique des chiffres. Voir aussi Yoga, Tantrisme.

  • Daphnée est née le 7 mai 1980. A un peu plus de quarante ans, elle vit une année de questionnements auxquels elle ne trouve pas de réponse. Tiraillée entre les projections de ses parents et grands-parents durant son enfance et ce qu'elle perçoit de ses qualités profondes aujourd'hui, elle cherche des réponses qui soient enfin SES réponses.
    Au travers de cet exemple, David Dierickx, accompagnant, conférencier et professeur de numérologie et de tarologie, vous dévoile les secrets des énergies contenues au coeur de la date de naissance. Vous découvrirez comment, par cette seule analyse, vous pourrez extraire les énergies fondamentales de l'individu et comment il vous sera possible de les interpréter pour analyser ses tendances naturelles.
    Vous pourrez ainsi aller plus loin dans la plus essentielle des connaissances : vous-même.

  • Se libérer des conditionnements toxiques Nouv.

    Se libérer des conditionnements toxiques

    Pascal Dion

    • Entremises
    • 28 Avril 2022

    Addiction, dépression, agressivité, sentiment d'exclusion, perte de capacité... Les formes que prennent en nous les conditionnements sont aussi pénibles que multiples. Pour tout dire, bien souvent ces conditionnements nous pourrissent la vie. Et un jour, nous ne supportons plus ce que nous avons toujours supporté : une limite a été atteinte. Bien sûr, nous voulons changer les choses, sortir de nos problèmes, de ces schémas toxiques qui se répètent. Or, fort de sa longue expérience de thérapeute, Pascal Dion nous montre que le paradoxe, c'est que nous voulons à fois changer et garder notre problème. Autrement dit, nous résistons au changement.
    Comment nous y prendre pour lever cette résistance ? C'est tout l'enjeu de cet ouvrage, qui nous donne des clés pratiques et concrètes pour nous déconditionner, pour trouver ou retrouver un peu de fraîcheur et de nouveauté dans notre vie.

  • Le constat du mal

    Jean Granier

    • Entremises
    • 17 Février 2022

    La misère mentale, que l'on déplore jusque dans les sphères les plus élevées de la réussite sociale, gagée souvent sur les diplômes !, se manifeste par l'inaptitude, de nature ou de mauvais vouloir, à penser le monde et l'expérience humaine selon une authentique exigence de vérité. Néanmoins, surtout à l'occasion des épreuves les plus douloureuses, et à l'approche de la mort, peut se produire un sursaut de conscience ; mais il est alors trop tardif pour modifier notablement le style global d'une existence. Les miséreux mentaux quittent la vie sans en avoir saisi le vrai sens, ils ont raté la destination humaine.
    Aussi, nulle tâche n'est-elle plus urgente et impérative, aux yeux du philosophe, que celle de montrer comment la vérité de la destination humaine, telle que la pensée métaphysique la conçoit, résiste à toutes les objections que l'on peut tirer de la misère mentale, malgré son angoissante extension ; ce qui suppose un esprit de justice et une résolution de lucidité prêts à envisager des solutions fort éloignées de l'humanitarisme idéaliste et de la théologie de fraternité lénifiante...

  • Décrypter le projet des Nouvelles routes de la soie, c'est comprendre l'émergence de la Chine sur la scène internationale, avec ses défis et ses risques. C'est se plonger au coeur de la renaissance chinoise, avec tout ce qu'elle soulève d'enjeux en termes de puissance économique, politique et militaire. Pesant près de 1000 milliards de dollars et englobant 55% du PIB mondial, ce projet concerne tous les continents. Or, si son ambition affichée est d'améliorer la communication entre les pays, la connectivité des routes, de faciliter le commerce, la circulation financière et les déplacements des personnes, ce projet soulève aussi des craintes : par son ampleur, il recompose l'équilibre des forces dans plusieurs régions - qui plus est, lorsque l'arrivée des investissements s'accompagne de navires militaires. Finalement, ces Nouvelles routes de la soie seraient-elles destinées à diffuser un modèle économique, social et politique ?
    Dans cet ouvrage, Florent Detroy soulève et analyse de façon magistrale les problématiques majeures que ces Nouvelles routes de la soie font émerger.

  • De la beauté

    Frédéric Monneyron

    • Entremises
    • 17 Février 2022

    Dans le contexte actuel où l'interrogation métaphysique semble avoir déserté le champ de la pensée et où la seule efficacité technocratique et économique remplace l'exigence politique - voire l'éthique elle-même, bref, dans un monde privé de valeurs et de questionnements essentiels, une autre perte se profile, peutêtre la plus grave : celle du sens esthétique. L'homme pourrait-il y survivre ? C'est la question qui a motivé ce livre, car certaines évolutions des sociétés contemporaines peuvent laisser craindre que la beauté elle-même, au moins en tant que valeur, ne puisse être remise en cause.
    Passant d'abord au crible une tradition esthétique qui a progressivement réduit notre appréhension de la beauté, Frédéric Monneyron propose une réflexion qui, en nous donnant les moyens d'identifier la sensation du beau, pose les bases de ce que pourrait être une anthropologie esthétique fondée sur l'image plutôt que sur le concept. Par là, il invite à reconsidérer l'esthétique occidentale pour en faire une philosophie de la nature plutôt qu'une philosophie de l'art. Ce renversement de perspective rend possible une nouvelle herméneutique dans laquelle non seulement les apparences peuvent être profondes, mais ce qui était devenu invisible est rendu de nouveau manifeste...

  • L'entrelacs de la vie et de la mort et le sens vital de la connaissance Nouv.

    Diverses interrogations se profilent dans notre situation contemporaine sur rien moins que le sens même de la vie. Les cancers, les 93 millions de personnes atteintes dans le monde par la maladie d'Alzheimer, le retour des maladies infectieuses en lien avec les phénomènes de résistance, enfin le développement de recherches biomédicales visant le rajeunissement voire l'immortalité suggèrent qu'en dépit d'un contexte assez sombre, associé à la nécessaire critique du mode de vie contemporain, le vieillissement ne serait pas une fatalité.
    Il convient en un premier temps d'interroger à ce propos les philosophes et les scientifiques, afin de préciser où se situent les problèmes dans un monde traversé par des compétitions de toute nature.
    À cet effet, conjuguer aujourd'hui les efforts de biologistes et philosophes venant de part et d'autre du Rhin consiste à remettre sur le métier un dialogue entre l'Allemagne et la France dont l'histoire des sciences, des arts et des idées témoigne qu'il n'est pas tout à fait sans ressource. Le pari étant que les divergences enrichissent la réflexion.
    Tel est l'objet des rencontres organisées à Paris par Laurent Cherlonneix, philosophe et lecteur de la Biologie, avec la participation de hauts représentants en provenance notamment de l'université de Heidelberg, Francfort et Berlin ainsi que de l'École Normale Supérieure à Paris et de l'Inserm de Lyon.
    Il s'agit donc de faire le point sur la portée philosophique de certaines des grandes avancées de la Biologie, telle que la découverte de «la mort cellulaire programmée» et, plus généralement, sur le concept même qu'il conviendrait d'attacher de nos jours à la valeur de la connaissance.
    [extraits de la Préface de François Gros]

  • La prison des conditionnements Nouv.

    La prison des conditionnements

    Pascal Dion

    • Entremises
    • 28 Avril 2022

    Qui d'entre nous n'a pas pris conscience, un jour ou l'autre, d'être prisonnier de schémas qui se répètent dans sa vie ? Nous nous sentons alors démunis, parce que, bien que nous nous rendions compte du fait que nous répétons ces mêmes schémas, nous les reproduisons malgré tout négativement. Comment expliquer cette situation et comment comprendre ces programmations, ces conditionnements qui s'avèrent toxiques pour beaucoup d'entre nous ?
    Dans cet ouvrage, Pascal Dion explore ce monde des conditionnements culturels, sociétaux et éducatifs, un monde qui, depuis des générations et des générations, nous propose - nous impose - des systèmes de programmation qui exigent de nous que nous correspondions à quelque chose d'autre que nousmême.
    Comprendre l'origine et la nature de ces conditionnements est un premier pas sur le chemin de l'épanouissement, sur lequel s'invite une question simple : « En fait, qui suis-je vraiment et qu'est-ce que je vais m'autoriser, quelle sorte de permission vaisje me donner ? »

  • Ce livre a pour objet de construire une réflexion autour de la notion générale de « scènes politiques ». Dans le contexte général des représentations politiques, il est possible de souligner que, parfois, il existe une confusion entre la « théâtralisation du politique » et la « politique-spectacle ». À travers la description de pratiques ritualisées, ou d'authentiques rituels, peut se construire un espace politique se codifiant dans ses formes, se symbolisant dans ses représentations, se légitimant par ses usages. Cet « espace », dans une configuration contemporaine et inédite, se trouve confronté aux formes envahissantes et dominantes du spectacle. Dans un tel contexte que deviennent les valeurs sociales normatives telles que celles de hiérarchie ou d'autorité, ou encore de respect et d'honneur ? Que dire de la place et de la fonction des figures fondatrices des mythes républicains modernes comme l'Avant et l'Après, la référence à un Âge d'or, les grands faits historiques, les personnages héroïques ?

  • Sans nul doute, une menace plane sur l'humanité et la biodiversité - une menace d'extinction. Le professeur Jean Paul Escande estime que nous avons tout ce qu'il faut pour réussir à y échapper. Mais, avertit-il aussi, c'est loin d'être gagné : pour la raison, entre autres, que, si l'on a certes pris conscience de l'orage qui gronde, aucune solution aux problèmes n'a encore été apportée - peut-être parce que les problèmes eux-mêmes, trop souvent, ont été mal posés...
    Dans ce premier tome, Jean Paul Escande propose donc de poser le problème. Pour ce faire, il explore d'un regard nouveau les grandes problématiques de notre temps et de notre condition. Sont ainsi convoqués et mis en perspective l'écologie, l'informatique, les médias, l'industrie, la biologie, le transhumanisme,... dans une réflexion qui veut ouvrir sur de nouveaux - et salutaires - horizons.

  • Sans nul doute, une menace plane sur l'humanité et la biodiversité - une menace d'extinction. Le professeur Jean Paul Escande estime que nous avons tout ce qu'il faut pour réussir à y échapper. Mais, avertit-il aussi, c'est loin d'être gagné : pour la raison, entre autres, que, si l'on a certes pris conscience de l'orage qui gronde, aucune solution aux problèmes n'a encore été apportée - peutêtre parce que les problèmes eux-mêmes, trop souvent, ont été mal posés...
    Dans ce deuxième tome, Jean Paul Escande poursuit sa réflexion pour, finalement, montrer que l'on ne pourra résoudre le problème écologique que si les biologistes et les neuroscientifiques acceptent de prendre un risque : celui de postuler que l'ADN n'est pas le Maître Unique de la Vie et qu'une autre instance, encore mystérieuse mais à découvrir, organise les relations établies par les êtres vivants, entre eux et avec leur environnement...

  • Autrement que Félix Guattari et Arne Naess, qui ont employé ce terme, Jean-Yves Leloup nous introduit ici à cette écologie intégrale qu'il appelle écosophie. Elle intègre en effet l'écologie rationnelle et scientifique, l'écologie instinctive ou chamanique, l'écologie intuitive ou non dualiste et l'écologie affective et religieuse ou écologie sacrée. Changer notre regard sur nous- mêmes et notre environnement est le préalable à tout désir de préserver ou de changer le monde.
    Aux regards de la politique, de l'économie, de la science et de la philosophie, il faut joindre celui de la contemplation et de la Philocalie ; Rumi et François d'Assise ont été les précurseurs de cette écosophie qui respecte, prend soin de la nature et en célèbre la beauté - l'Être infini y est manifesté et caché.

  • Ce n'est pas le moindre intérêt du 2d Discours que de montrer qu'à vouloir penser rigoureusement la fondation contractuelle de l'État, il faut penser tout aussi rigoureusement, fût-ce hypothétiquement, un état antérieur dit « de nature », et que, dès que l'on va au bout de cette tâche, on s'aperçoit que ce qui a été conçu, loin de montrer en quoi l'institution de l'État civil a pu être nécessaire, en atteste au contraire la radicale contingence.
    Ainsi, pour penser l'État comme un contrat, suivant la formule que Hegel reprochera à Rousseau, il faut commencer par penser un état de nature qui l'exclut, mais on s'expose alors à un dilemme :
    Ou bien cette pensée de l'état supposé naturel ne sert à rien pour rendre compte de son abolition volontaire ; ou bien il faut attribuer à l'être humain non seulement une impuissance advenue à y demeurer, mais une capacité naturelle d'en sortir, ce qui est après tout une manière de retrouver la vérité de la vieille formule selon laquelle c'est par nature que l'homme est fait pour vivre en Cité.
    Platon ne s'est peut-être jamais montré autant philosophe qu'en développant de sa propre « théorie des idées » une autocritique interne qu'Aristote eut à peine à compléter, et qu'aucun commentateur ultérieur n'a vraiment surpassée. Rousseau n'a à certains égards rien fait d'autre en prenant à charge les exigences du conventionnalisme politique moderne pour donner à celui-ci la rigueur qu'il requérait.
    Si l'on veut comprendre pourquoi plus d'un auteur, au XXe siècle, jugea nécessaire de revenir à une conception du politique que ce conventionnalisme prétendait dépasser, rien ne vaut mieux qu'une relecture du Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes.

  • L'intérêt majeur de la troisième des Critiques kantiennes est que son auteur s'y affronte à lui-même en cherchant la solution de difficultés dont il a conscience que son système les laisse pendantes, bref en cherchant à sauver ce dernier de ce qui le menace de l'intérieur.
    Parallèlement, nul doute que cette dernière oeuvre ait préludé à l'histoire de la science naturelle ultérieure en réhabilitant philosophiquement les concepts et principes majeurs du finalisme aristotélicien, soit d'une conception de la nature qui donne à comprendre comment l'agir humain peut s'exercer et être pensé sans contradiction avec ce qui le précède et le rend possible.
    Dès lors que ladite science en est arrivée à renoncer au pseudodéterminisme de la mécanique classique, le principe qui pour Kant menaçait essentiellement l'humanisme moral doit cesser du même coup d'être considéré comme un a priori constitutif de l'explication scientifique des réalités naturelles. Disparaît alors ce qui a été, de l'aveu même de Kant, la motivation fondamentale qui a donné son sens à la construction de son système. Si l'on ajoute à cela les contradictions qu'un Vaihinger, entre autres, n'a pas manqué de relever dans la Critique de la raison pure, on trouvera chez Kant les meilleures raisons de faire retour à la métaphysique à laquelle il passe pour avoir mis fin.
    C'est peut-être à ce titre qu'il y a lieu de considérer la Critique de la faculté de juger comme le « couronnement » de l'oeuvre de Kant, soit comme le moment où, poussant à sa limite l'intelligence de son propre système, il indique la voie dans laquelle celui-ci se révèle apte à produire des fruits philosophiques que sa lettre ne laissait pas prévoir.

  • Dérèglement climatique, disparition de la biodiversité, changement de la composition chimique de l'atmosphère, déforestation, acidification des océans,... En quelques dizaines d'années, l'humanité est devenue une véritable force géologique, qui menace désormais les conditions physiques de sa propre existence sur Terre en faisant basculer la planète vers un nouvel état environnemental.
    Au-delà d'un état des lieux détaillé, Alain Papaux et Dominique Bourg proposent une méditation croisée d'une rare profondeur sur ce monde en gestation. Ainsi interrogent-ils les facteurs, notamment politiques, qui nous ont conduits à devenir « modernes » - pointant par là même ce qu'il y a lieu d'abandonner, mais révélant aussi certaines lignes de force que l'humanité pourrait déployer pour entrer dans ce nouveau monde sans perdre les conditions d'une vie décente. Alors s'engage une vaste réflexion sur l'avènement des biens communs, les quotas de ressources, le droit nouveau, la liberté positive, un rééquilibrage de faber par sapiens. Par là, les auteurs nous invitent à une prise de conscience lucide des difficultés, nombreuses et dramatiques, qui nous attendent, mais également des opportunités que présente cette situation inédite.

  • Dans ce livre, Jean-Marie Charon et Adénora Pigeolat exposent et analysent les résultats d'une enquête motivée par un constat surprenant : la durée moyenne des carrières des journalistes est de 15 ans, le nombre de détenteurs de carte de presse a reculé de 10 % ces dix dernières années (un ryhtme de recul qui a doublé en 2020) et l'omniprésence, sur les réseaux sociaux, de discussions entre journalistes autour de la question « Pourquoi je quitte le journalisme ». C'est peu dire que l'enquête révèle une réalité de l'activité de journaliste qui ne correspond pas à l'image que le public se fait de celle-ci, pas non plus d'ailleurs à celle que la profession a d'elle-même.
    Cette enquête s'ouvre sur le portrait des personnes impliquées, puis vient l'évocation des principaux motifs de quitter le journalisme - autrement dit, le « pourquoi ? ». Suivent plusieurs focus, à commencer par les conditions concrètes d'une activité qui est devenue trop dure, trop intense. Ainsi est abordée la question d'un épuisement, jusqu'à la rupture physique et psychique, avec les « burn out ». Les femmes, qui sont les plus nombreuses dans ce panel, connaissent aussi des conditions particulières qui doivent être décrites et analysées. C'est alors le moment de s'interroger sur la nature des reconversions, autrement dit le « où vont-ils ?
    » et comment ? Le dernier chapitre, conclusif, est consacré à ce que nous disent de l'évolution des médias, de la production de l'information et du journalisme, ces choix de quitter la profession.
    Quelque chose comme la part d'ombre de la mutation en cours des entreprises de presse et du système d'information.

  • Comment affronter la mort ?

    Françoise Dastur

    • Entremises
    • 3 Juin 2021

    Comment affronter la mort ? Cette question semble se poser de manière particulièrement insistante dans les moments critiques où notre vie se voit mise en danger, mais en réalité elle ne nous quitte pas et nous accompagne de manière plus ou moins patente tout au long de notre existence. Comment ne pas voir en effet dans cette frénésie d'action qui meut tant de nos contemporains une pathétique fuite en avant face à ce qui inéluctablement les attend et dont ils croient ainsi obscurément retarder l'échéance ?
    La mort a pour eux le visage d'un événement à venir, dont les sépare encore une suite indéfinie de jours, et contre lequel il s'agit à tout prix de trouver une parade.
    Nous cachons la mort, minimisant ainsi l'importance des rites funéraires qui rendaient possible le deuil. Nous voulons croire que la technique nous permettra d'en repousser les limites, nous jouons nous-mêmes à défier la marche du temps, ou au contraire à décider de notre propre fin. Pourquoi donc ne pas tenter au contraire d'assumer la mort ? Non pas la subir comme un échec, ou un scandale, mais la vivre comme le fondement même de notre existence ? Non pas nier la peur, voire l'épouvante, qui toujours l'accompagnera, mais regarder la mort comme une capacité de l'homme, nullement incompatible avec la joie d'exister.

  • Dans cet ouvrage ambitieux, Jean-Claude Serge Lévy revisite les étapes de l'aventure humaine à partir d'une méthodologie innovante, qui consiste en une patiente reconstruction de la mémoire par « arborescence ». S'appuyant sur le constat d'une succession historique de quatre modes de vie bien distincts - « chasse-cueillette », « culture-élevage », « ère industrielle » et « ère de la conception » et de leurs lentes transitions, il révèle et explore ici les empreintes que ces époques ont respectivement laissées en nous à la façon de conditionnements, à la fois dans les modes de pensée du moment et dans notre mode de pensée actuel, et donc également dans nos fonctionnements pratiques.
    Ainsi fait-il renaître les éléments trop souvent sous-estimés sinon oubliés qui sont pourtant toujours vivants dans notre mémoire collective. Par là, il nous invite à redécouvrir sous un jour nouveau l'influence des changements sociétaux sur notre pensée à travers de passionnantes analyses des systèmes idéologiques, politiques et religieux, des expressions artistiques - théâtre, littérature, cinéma, musique -, sans oublier l'évolution des sciences et des techniques, le sport, le travail, le jeu et les loisirs...

  • La vocation spirituelle de l'homme

    Michel Fromaget

    • Entremises
    • 28 Janvier 2021

    En Occident, l'homme est défini selon un modèle limité à deux dimensions : il est corps et âme. Michel Fromaget montre ici, conformément aux enseignements du Nouveau Testament, de l'hindouisme, du bouddhisme, du taoïsme et à la suite des anciens égyptiens, des Présocratiques, de la tradition philosophique antique, des Pères de l'Église - et, plus récemment de Nicolas Berdiaev et de Maurice Zundel, que l'esprit est une composante oubliée, et pourtant essentielle, de cette conception de l'être humain. Et c'est précisément la conception dualiste de l'homme comme seulement corps et âme qui, en tant que présupposé qui conditionne et limite notre façon de vivre et de penser, nous empêche de concevoir l'homme en trois dimensions - comme « corps, âme, esprit ».
    Dans cet essai, Michel Fromaget, nous invite à (re)découvrir cette dimension spirituelle en nous : il nous guide progressivement vers l'actualisation de cette « seconde naissance », naissance à la totalité de soi-même qui scelle la vocation de l'homme achevé.
    Un tel ouvrage n'est pas anodin : sa portée et son enjeu sont d'une gravité extrême, puisqu'ils renvoient à la question de l'acceptation ou non des conditions de notre vie et de notre mort - ou de notre éternité.

  • La médecine occidentale moderne a une approche différente de la médecine traditionnelle chinoise : c'est particulièrement vrai pour le vieillissement, considéré par la médecine occidentale comme une maladie à soigner, alors que la médecine traditionnelle chinoise le présente comme une évolution de la personne, dépendant de son équilibre de vie. L'ouvrage So Ouenn Nei King, rédigé depuis environ deux mille deux cents ans, précise même comment bien vieillir dès le premier chapitre, et distingue quatre niveaux de succès dans la démarche de chacun.
    Pour illustrer ce savoir ancien basé sur des observations cliniques, les auteurs proposent un jeu avec des personnages « typés » selon les classifications de la médecine traditionnelle chinoise, dont il faudra analyser et comprendre les comportements. Deux façons de jouer :
    ? rapprocher les personnages de relations connues, tout en faisant attention aux différences ;
    ? imaginer le « moteur » de chaque personnage, ce qui le fait agir ou réagir de cette façon.
    La raison de cet essai est d'éclairer la liberté que nous avons de préparer l'hiver de notre vie en toute sérénité.

  • Mythe et race

    Frédéric Monneyron

    • Entremises
    • 17 Juin 2021

    Mettre au jour et démêler les confusions qui gravitent autour d'un concept, celui de « race », qui apparaît d'emblée comme des plus flous, analyser les fondements des constellations mythiques et des idéologies politiques qui se nourrissent de ce concept - alors même que les idéologies assument dans le monde occidental les mêmes fonctions que les mythologies dans les sociétés traditionnelles -, telle est la délicate tâche de démystification qu'entreprend Frédéric Monneyron dans ce livre.
    Ainsi comprend-on comment les élaborations historiques qui se développent au XIXe siècle pour justifier la suprématie ethnique voire biologique des peuples blancs - des origines aryennes et sémites aux Hamites, en passant par les Hyperboréens - ont imprégné durablement l'imaginaire occidental et continuent aujourd'hui d'influencer nos représentations sociales, notamment à travers nos canons esthétiques. Un livre magistral et salutaire.

  • Dans cet ouvrage, Yves-Marie Adeline observe, décrit, examine cette nouvelle époque des rapports sociaux et politiques, ce nouvel âge de seigneurs qui se fait jour progressivement - cette époque où le modèle oligarchique s'impose. Aussi explore-t-il notre monde où s'opposent des masses de plus en plus massifiées, de plus en plus uniformes et donc d'autant mieux gouvernables, à une élite dominante de plus en plus restreinte.
    Au-delà de l'analyse de ce mouvement irrépressible de domination par ces « nouveaux seigneurs », domination d'ailleurs masquée par notre culture démocratique, Yves-Marie Adeline rappelle aussi, en s'appuyant sur l'enseignement des philosophes grecs, quelle marge de manoeuvre il reste à la réflexion politique pour équilibrer le phénomène.

  • Guérir l'ego ou guérir de l'ego ?

    Gilles Farcet

    • Entremises
    • 15 Avril 2021

    Fruit d'une quarantaine d'années d'études théoriques et surtout de pratique spirituelle, ce petit traité propose une mise au point particulièrement claire et précise sur ce qu'est l' « ego » et sur le possible « travail » le concernant. Qu'est-ce donc que l'ego ? Une maladie dont il s'agit de guérir ? Un stade du développement humain à dépasser ? Une pure illusion, ainsi que le soutiennent certains enseignements ? Enfin, qu'implique réellement une vie « libre de l'ego » du point de vue de la personne humaine ?
    Mettant en garde contre les approximations, les interprétations morbides et partielles des enseignements spirituels, Gilles Farcet voit plutôt en l'ego un aspect de notre fonctionnement à connaître et à réguler pour, en fin de compte, s'en trouver de plus en plus libre.
    Au fil de ce petit traité, il se propose d'abord de tenter de mieux cerner la nature et l'identité de ce fameux ego pour énoncer, ensuite, les fondements d'une relation de bonne intelligence avec lui. Autrement dit, comment instaurer avec l'ego une relation consciente qui nous permette d'en faire usage plutôt que d'être son jouet...

  • Objectivisme et solidarité Nouv.

    Objectivisme et solidarité

    Emeric Travers

    • Entremises
    • 28 Avril 2022

    Doit-on concevoir le droit comme une règle de conduite s'imposant à l'homme vivant en société, ou comme un attribut dont la volonté humaine serait dotée ? Cette question n'est évidemment pas la seule que Léon Duguit pose en direction des phénomènes juridiques.
    Elle fixe cependant le cadre, le fil conducteur de ses investigations.
    L'objectivisme juridique en faveur duquel ses travaux ne cesseront d'oeuvrer, trouve ici sont fondement et le point de départ de son édification. Un tel établissement théorique est positif parce qu'il prend appui sur la positivité des faits sociaux. Duguit est positiviste parce qu'il se refuse à admettre autre chose que les données de l'expérience. Puisque toute science sécrète une ontologie et anticipe un savoir possible, le parti pris expérimental de Duguit le conduit à étudier le droit comme phénomène découlant des rapports sociaux. Son approche de juriste-sociologue, comme il se désigne lui-même, nous invite à rompre avec ce qu'il nomme le subjectivisme métaphysique du droit naturel. Emprunter les voies de l'objectivisme juridique tel que le conçoit Duguit nous offre non seulement la possibilité d'éprouver la pertinence d'une pensée, mais encore l'opportunité d'aborder le droit à partir de présupposés théoriques en rupture avec l'individualisme juridique.

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