Langue française

  • Les amazones des sept mers

    Gérard A. Jaeger

    • Felin
    • 17 Mars 2022

    Des Caraïbes à la Méditerranée, de la Manche à la mer de Chine, les rapines de ces fougueuses aventurières furent aussi célèbres que leurs amours impétueuses. À la tête de leurs expéditions, elles subjuguèrent tous ceux qui ont croisé leur chemin, ennemis ou compagnons de fortune, parce qu'elles surent jouer de la ruse et de la force, suscitant ainsi le respect, la colère et l'envie. Un mélange d'attirance et de répulsion.
    Avec ces 17 portraits taillés au sabre tranchant de l'aventure maritime, dans la fumée suffocante des canonnades, des abordages audacieux, des courses au bout du monde, Gérard A. Jaeger retrace plusieurs siècles d'exploits flamboyants.

  • Bien malin celui qui a quelques mois de l'élection présidentielle serait capable de donner le trio de tête !
    Avec force témoignages et citations, Le Troisième homme nous replonge plaisamment dans « la surprise » suscitée par le troisième homme, que ce soit dans un sens de promotion comme Lecanuet, Duclos, Chirac, Bayrou, Le Pen ou, à l'inverse, dans un processus de relégation comme ce fut le cas pour Chaban-Delmas, Barre, Balladur, Jospin et bien sûr, le dernier d'entre eux : François Fillon.

  • Comment la droite, qui venait pourtant d'élire Valéry Giscard d'Estaing, un président jeune et dynamique soutenu par les plus purs héritiers du Gaullisme dont le premier d'entre eux, Jacques Chirac sera aussi le Premier ministre, comment cette droite au sommet de sa gloire a réussi l'improbable : perdre l'élection présidentielle de 1981 !?
    Si de nombreuses études sont revenues en détail sur les conditions de la victoire de François Mitterrand, le propos de Pierre-Frédéric Charpentier entend en premier lieu inverser le prisme de l'analyse en s'attachant plus particulièrement à celui que l'histoire oublie volontiers :
    Le vaincu.

  • Histoire(s) de vin ; les 36 grandes dates des vignobles français

    Eric Glatre

    • Felin
    • 30 Octobre 2020

    Comment explorer plus de 22 siècles de l'histoire du vin en France !? Éric Glatre a sélectionné pour nous 36 des dates qui ont façonné les vignobles français tels que nous les connaissons aujourd'hui.

    De l'invention du tonneau à celle du bouchon de champagne, des premières lois des burgondes aux classements Grands crus, du travail des moines du moyen-âge aux prémices du marketing. La grande histoire des vins de France regorge de ces petites histoires qui sont le reflet de la diversité et de la richesse de nos vignobles.

  • Les Rosenberg : la chaise électrique pour delit d'opinion

    Gérard A. Jaeger

    • Felin
    • 22 Avril 2021

    II y aura soixante-dix ans, le 5 avril 1951, que les époux Rosenberg furent condamnés à mort pour des faits d'espionnage qu'ils n'ont pas commis. Exécutés 2 ans plus tard, parce que juifs et communistes en pleine guerre froide.
    Au-delà des jugements sur leur innocence ou leur culpabilité, leur geste de liberté face à l'accusation ne doit pas être considéré comme un épiphénomène de l'Histoire, mais bien comme un acte de résistance contre la « chasse aux sorcières ».
    Tout cela nous rappelle avec force qu'aucune fin ne peut justifier l'injustifiable : l'atteinte aux libertés individuelles.

  • L'histoire méconnue du soldat inconnu

    Christophe Soulard

    • Felin
    • 30 Octobre 2020

    Le soldat inconnu est, en France, avec le bleuet, le casque Adrian et nos 36 000 monuments aux morts, l'un des symboles emblématiques de la Première Guerre mondiale et de l'armistice du 11 novembre 1918. Il en est même le symbole universel pour avoir été « adopté » dans de nombreux pays.

    Cependant, le Soldat inconnu n'est pas arrivé sans mal sous l'Arc de Triomphe. Loin de rassembler, ce combattant français anonyme a suscité, d'emblée, de nombreuses polémiques, devenant un point de crispation et de cristallisation des querelles idéologiques et politiques franco-françaises.

    C'est à la découverte de cette histoire méconnue que le lecteur est convié.

  • Juillet 1893 ; le Mai 68 de la IIIe république

    Bernard Hautecloque

    • Felin
    • 10 Novembre 2020

    Les émeutes étudiantes du Quartier latin, en Juillet 1893, sont aujourd'hui à peu près totalement disparues des mémoires. Les premiers jours de ce mois, à la suite d'une « bavure » policière, la communauté étudiante de Paris, alors peu nombreuse mais très solidaire, volontiers brutale et frondeuse, s'insurgea, érigea des barricades, pratiqua une véritable guérilla urbaine contre les forces de l'ordre.
    Fidèle à leurs traditions, les étudiants formaient une communauté fière de son originalité, souvent turbulente et il ne s'écoulait guère de mois sans qu'aient lieu des charivaris bruyants, des bagarres et des échauffourées qui pouvaient dégénérer et prendre la figure de véritables émeutes. La plus violente fut celle qui enflamma le Quartier latin, les premiers jours de juillet 1893.

  • En 10 ans, Inter-France va devenir la plus importante agence d'information au service de la presse de province. Des centaines de titres, de ceux qui irriguent les terroirs et sont parcourus, chaque jour, par des millions de lecteurs attentifs y puisent le coeur de leur information.
    D'abord ouvertement nationaliste avant de devenir franchement hitlérienne, c'est un formidable outil de propagande nazie et les Allemands ne s'y sont pas trompés en lui accordant, à elle seule, le droit d'irriguer la France entière de ses dépêches.
    Gérard Bonet analyse la trajectoire fulgurante d'une composante essentielle et pourtant quasiment inconnue de la collaboration française, dans une somme colossale qui marquera à n'en pas douter les recherches sur l'histoire de la presse en France.

  • Une guerre civile par procuration. Les intellectuels français et la guerre d'Espagne (1936-1939) entend restituer, si ce n'est de façon exhaustive, du moins de manière précise et détaillée, la relation entre les écrivains français engagés et la guerre civile espagnole.
    Cet essai vient combler une importante et paradoxale lacune historiographique. La guerre d'Espagne fascine les lecteurs et les universitaires, et les intellectuels français atteignent sans doute leur plus haut degré de notoriété dans les années 1930 notamment pour leur engagement dans les conflits contemporains ; or, l'idée de les confronter est inédite.
    Comment se sont comportés les intellectuels français pendant la guerre d'Espagne ? En France ou sur place, qu'ils soient journalistes, penseurs ou écrivains, d'un côté ou de l'autre de l'échiquier politique, par leur plume ou leurs actions, Pierre-Frédéric Charpentier tourne les projecteurs sur leur vision du conflit. Ce dernier est le sujet d'un vif débat intellectuel au cours des années 1936 à 1939 dont les conséquences leur ont été parfois fatales.
    Cet essai est enrichi d'un riche appareil critique (chronologies, courtes synthèses sur le devenir d'une sélection des principaux auteurs évoqués dans l'ouvrage, index des noms propres, des publications et des oeuvres, bibliographie sélective détaillée), lui permettant de prétendre à devenir une référence historiographique.

  • Modernité hermaphrodite aborde près de deux siècles de l'histoire de ceux qu'on appelait jusqu'au début des années 2000 les hermaphrodites, qui, pour beaucoup, aujourd'hui préfèrent adopter la dénomination d'intersexes. Il commence au moment où pendant la seconde moitié du xviiie siècle les savants, anatomistes, philosophes, mythologues, artistes, littérateurs et érudits éclairés leur ont accordé un intérêt méthodique et symbolique particulier, et se termine au début du xxe siècle lorsqu'on a commencé à vouloir faire disparaître leurs anatomies sous les scalpels des chirurgiens. L'attention toute particulière qu'accorde Johann Winckelmann, père de l'histoire de l'art, aux hermaphrodites en fait le symbole du beau idéal, transcendant l'anatomie de deux sexes au travers d'un individu, jusqu'au xxe siècle où les mutilations quasi systématiques de ce qui représente, dès la naissance, un tabou médical et social deviennent la norme. Magali Le Mens met en lumière les paradoxes et le conséquences de la confusion entre une population bien réelle et tout l'imaginaire qu'elle véhicule.
    Ce volume enrichi de 110 illustrations en couleur vient combler un manque dans l'histoire des personnes intersexuées. Jusqu'à présent, les ouvrages existants se concentraient uniquement sur l'aspect médical et biologique de leur histoire. Magali Le Mens propose de redonner une présence à cette population oubliée qui nous permettra de mieux aborder encore l'histoire binaire de la différence des sexes, pour mieux la dépasser.

  • La lettre d'un homme décrivant à sa femme ce qu'il reste de leur maison après qu'elle fut rasée par l'artillerie allemande ; La canne sculptée par le Poilu Claude Burloux dans la boue d'une tranchée ; Le combat de la veuve Maupas pour la réhabilitation de son mari ou encore la présence de la délégation des gueules cassées à Versailles en 1919 sont autant de « petits sujets sur la violence du fait guerrier ».
    Stéphane Audoin-Rouzeau aime cette micro-histoire, Le temps court (le plus court possible parfois), l'incident (souvent minuscule), l'objet isolé ou l'image unique, et finalement l'acteur social dans sa singularité irréductible.
    Le texte est accompagné d'un cahier en couleurs illustrant les sujets du livre.

  • La guerre de l'indépendance de la Grèce, qui s'étend sur une dizaine d'années, constitue avec l'expédition d'Espagne menée par le duc d'Angoulême en 1823, l'un des deux actes déterminants de la politique étrangère de la Restauration.
    Long, acharné, confus le plus souvent car étant de type guérillas et razzias, c'est un conflit atroce pendant lequel les belligérants multiplient les exactions sur les combattants et les populations civiles, femmes et enfants compris.
    Si la situation géographique de la Grèce attise la convoitise des « Puissances » de la fameuse question d'Orient, ce sont bien les opinions publiques européennes - entre poussée du romantisme et résurgence du christianisme - qui forceront leurs gouvernements à intervenir en faveur du peuple grec.

  • Histoire de Corse ; le pays de la grandeur

    Michel Vergé-Franceschi

    • Felin
    • 16 Mai 2019

    Depuis sa première édition en 1996, l'Histoire de Corse de Michel Vergé-Franceschi est devenu un classique sur le continent comme sur l'île de Beauté avec pas moins de 18 000 exemplaires vendus, faisant parti du fonds des grandes librairies métropolitaines et représentant un réassort régulier de la part des librairies corses. Les éditions du Félin l'ont commercialisé d'abord en deux volumes, puis en édition de luxe sous coffret et en semi-poche.
    C'est donc une sixième édition que nous proposons ici, en un seul volume, dans la collection « histoire et sociétés » cette fois, où il trouvera sa place en tant qu'ouvrage de référence augmenté d'une nouvelle présentation par l'auteur, d'une nouvelle couverture dans l'esprit de la collection et d'une nouvelle maquette plus aérée. Cette nouvelle version paraîtra en avril 2019, au printemps donc, période où chaque année les libraires corses réassortissent le livre en fonds en vue de la saison touristique, alors que le succès de Michel Vergé-Franceschi se confirme à chacune de ses nouveautés.
    L'Histoire de Corse met à mal les idées reçues et dresse le portrait d'une île repliée sur elle-même, et montre combien le destin de la Corse, et des Corses, s'inscrit dans la trame d'une histoire européenne multiséculaire. La longue et passionnante aventure de l'île que relate l'auteur permet de comprendre la situation économique, culturelle et politique de la Corse au début du xxi e siècle. Cette mise au point devrait servir encore longtemps de référence.

  • La télévision gaulliste et la révolution cubaine (1959-1969)

    Alexis Catuhe

    • Felin
    • 21 Janvier 2021

    La Télévision gaulliste et la révolution cubaine éclaire d'un jour nouveau les relations franco-cubaines pendant la décennie que dura la présidence du Général de Gaulle (1959-1969) qui correspond précisément aux dix premières années du régime castriste.
    Il porte en particulier un regard inédit sur l'histoire de la télévision, nouveau vecteur de connaissance pour les Français mais également outil de propagande pour le pouvoir qui le mit largement à profi t afi n de servir ses intérêts.
    Contre toute attente, dans une période historique extrêmement dense, de la Crise de missiles à la Conférence tricontinentale et de la Guerre d'Algérie à Mai 68, le traitement de la révolution cubaine par la télévision française fut bien un moyen pour le général d'imposer ses choix en matière de politique intérieure et extérieure.
    En croisant les archives de l'INA et du Quai d'Orsay, Alexis Catuhe décrypte les mécanismes et les objectifs de l'information télévisuelle dont les médias actuels sont encore grandement inspirés. Il démontre que la télévision fut, et peut-être reste, un formidable outil de propagande au service du pouvoir.

  • Cet ouvrage a l'ambition de contribuer à éclairer le long chemin ayant conduit à la formation de la carte des Etats arabes, afin de mieux comprendre sa remise en cause actuelle. Il privilégie les acteurs de la frontière : les empires qui l'ont tracée, les Etats qui l'ont perpétuée, et de manière générale toutes les forces qui, depuis les livres d'histoire à la plus brûlante actualité, sont allées ou vont à son encontre.
    1916 : au coeur d'un conflit mondial, les diplomates britannique Mark Sykes et français François Georges-Picot s'accordent pour remodeler la carte du Moyen-Orient d'après-guerre selon les intérêts de leur gouvernement. Tout juste un siècle plus tard, les frontières négligemment tracées lors de cette période charnière sont devenues celles d'Etats menacés de décomposition. La Syrie, l'Irak et le Liban sont redevenus le terrain de jeu des empires qui ont jalonné leur histoire et façonné leur territoire. Derrière ce chaos, c'est en réalité l'ensemble du monde arabe qui est aujourd'hui en proie à une remise en cause profonde de ses frontières : du Yémen à la Libye, en passant par le Golfe et l'Algérie. Dans la longue histoire de la carte de la région, le « Printemps des peuples arabes » de 2011 a marqué une rupture dont nous sommes encore très loin de mesurer l'ampleur.
    La contestation de leur modèle politique par les populations a signé l'échec des Etats arabes à intégrer l'ensemble de leurs citoyens dans un projet national. Or cet échec n'est pas sans incidence sur la carte. Il s'est même révélé dévastateur dans le cas de l'Irak et de la Syrie, deux Etats de conception récente, où les logiques communautaires ont été encouragées par les dirigeants successifs. L'effondrement partiel de l'autorité centrale et sa perte de contrôle de larges pans du territoire national ont permis le développement fulgurant de groupes infra-étatiques plus ou moins violents, dont le discours n'est plus en phase avec la carte. Le chaos qui en a résulté menace aujourd'hui de s'étendre aux Etats voisins, en premier lieu le Liban et la Jordanie.
    Mais ce sombre scénario n'est pas l'apanage des Etats dont la création a découlé des si décriés accords Sykes-Picot, conclus au coeur de la Grande Guerre, il y a tout juste un siècle. Si le Moyen-Orient, avec ses nombreuses lignes de fracture, y semble plus exposé que l'Afrique du nord, où les Etats et certaines de leurs frontières sont parfois millénaires, l'exemple libyen indique qu'aucun pays arabe ne peut se prétendre totalement à l'abri d'une remise en cause du consensus territorial établi au sortir de l'époque coloniale. Du Sahara-Occidental au Sinaï, en passant par le Kurdistan et la Palestine, le territoire et ses frontières restent des supports fondamentaux de mobilisation, tant pour les pouvoirs en place que pour leurs opposants.
    Au Yémen, le plus vieil Etat de la péninsule arabique, la guerre civile qui a éclaté se double d'une intervention militaire des pays du Golfe, inquiets des prétentions grandissantes de l'Iran dans l'ensemble de la région. Comme en 1916 en effet, les enjeux territoriaux dépassent souvent les seuls habitants des régions concernées. Ils favorisent l'ingérence des puissances. A cet égard, les empires du passé, qui sont à l'origine de l'essentiel de la marqueterie territoriale apposée de l'Atlantique au Golfe, restent des acteurs de premier plan : des Européens aux Turcs, en passant par les Russes et les Américains.

  • L'Inde ancienne au chevet de nos politiques

    Jean-Joseph Boillot

    • Felin
    • 10 Mai 2017

    Pourquoi un traité sur la bonne gouvernance datant de 25 siècles serait-il anachronique quand sa partie sur l'art de la guerre est toujours considérée comme un chef-d'oeuvre de la littérature militaire ?

    Arthashastra peut-être traduit comme le « traité de la Prospérité des nations ». Kautylia y fait la synthèse des débats de sciences politiques dans l'Inde antique.
    Jamais traduit en français, à l'exception des chapitres sur l'art de la guerre (Traité du politique, Gérard Chaliand, éditions du Félin, 1998) et de quelques parties secondaires (chez Marcel Rivière en 1971), sa lecture pourra sans doute éclairer le citoyen ordinaire à un moment où tous les symptômes d'une crise de la gouvernance sont là et notamment la dévaluation des élites politiques, administratives mais aussi de la justice, du monde des affaires ou des médias.
    Or on trouve dans ce traité tout un ensemble de principes régissant le choix du bon souverain, du bon gouvernement, de la bonne administration, l'art d'exercer et surtout d'appliquer la justice, pour in fine atteindre la prospérité de tous.

  • Il y a comme une injustice à l'étonnant manque de reconnaissance dont est victime aujourd'hui encore le Congrès pour la liberté de la culture. Pourtant, pendant presque 30 ans, il a bâti et animé dans plus de 35 pays à travers le monde un impressionnant réseau d'actions et d'entraide au service de la liberté de penser, de s'exprimer et du respect de la diversité des opinions. Roselyne Chenu entra au secrétariat international du Congrès en 1964.
    Collaboratrice de Pierre Emmanuel, elle y travailla sans relâche pour le programme européen : attribution de bourses de voyage et d'étude, organisation de colloques internationaux, suivi des activités des correspondants et comités locaux, envois de livres et de revues, gestion d'un fonds d'aide pour des écrivains et artistes contraints à l'exil. Son parcours est l'occasion d'emmener le lecteur à la rencontre de quelques-uns des plus importants intellectuels de la seconde moitié du XXe siècle qui, en Europe et ailleurs dans le monde, souffraient du besoin de s'informer, d'échanger, de se parler, de se lire, ce qui fut rendu possible par l'action du Congrès.
    Puisant dans ses souvenirs, ses journaux, ses archives personnelles et celles du Congrès, Roselyne Chenu, seule survivante du secrétariat international, nous livre ici un témoignage sur cette formidable aventure culturelle.

  • Hong Kong ; chronique d'une île sous influence

    Gérard A. Jaeger

    • Felin
    • 21 Février 1997

    Hong kong sonne comme le nom mythique d'une aventure où l'europe conquérante a brûlé son imagination aux feux d'un orient légendaire.

    Le 1er juillet 1997, la parenthèse britannique se refermera : l'ancienne possessioin anglaise intégrera, non sans frissons, le giron de la chine communiste. à hong kong, les successeurs de mao prennent le tournant du xxie siècle, et leur revanche sur l'occident colonial.
    En un siècle et demi, aux confins de l'empire du milieu, " l'île aux parfums " est devenue la vitrine baroque d'un capitalisme triomphant, fruit parfois amer d'une aventure haute en couleur, et qui a grandi sur les ruines d'une victoire militaire, financée par des armateurs indélicats, plus contrebandiers que négociants.

    Retracer la genèse de hong kong, c'est démêler les fils d'une histoire millénaire où surgissent les pirates des mers de chine, les occidentaux corrupteurs et les mandarins corrompus, les guerres de l'opium, la politique de la canonnière et les délices de la diplomatie secrète. c'est aussi découvrir, aujourd'hui, la puissance des triades dont le pouvoir occulte sera l'une des clés de la transition en cours.

  • La découverte du monde n'a pas commencé avec christophe colomb, mais quelques années auparavant par un exploit collectif que l'on peut considérer comme un modèle de l'exploration moderne.
    Sous l'impulsion d'un homme volontaire et visionnaire : henri le navigateur, prince portugais, né à porto en 1394, il y a six cents ans. l'europe, à la fin du xive siècle, ne connaissait du reste du monde qu'un orient exploré par voie de terre. au-delà des mers commençait l'inconnu : des régions que la géographie chrétienne peuplait de dangers mortels. avec l'élan donné par henri le navigateur, c'est une autre période de l'histoire de l'occident qui commence.
    A partir des meilleures sources, michel vergé-franceschi fait revivre la vie d'un découvreur qui fut " l'expression d'un siècle et d'un peuple, et même celle d'une époque de l'humanité ". il nous fait partager son extraordinaire aventure.

  • Quelle est le point commun entre Albert CHÂTELET, Jean LECANUET, Jacques DUCLOS, Jacques CHABAN- - DELMAS, Jacques CHIRAC, Raymond BARRE, Édouard BALLADUR, Lionel JOSPIN, François BAYROU et Marine LE PEN ? Hommes ou femme , plus ou moins jeunes, de l'extrême droite à l'extrême gauche, tous les courants, tous les profils politiques sont ici représentés mais, , lors de la grande messe électorale de la ci nquième République, ils ont tous été « Le Troisième homme ».

    Le Troisième Homme se propose de retracer l'histoire des hommes politiques qui sont arrivés troisièmes à l'élection présidentielle, soit qu'ils en aient été les grands favoris (Barre, Balladur, Jospin) ou, au contraire, des outsiders inattendus (Lecanuet, Duclos, Bayrou). Tous ont marqué l'histoire du scrutin par leur échec à atteindre le second tour, non sans peser sur son issue. Le texte se déroule chronologiquement, en autant de chapitres, de 1958 à 2012 et propose ce faisant une histoire alternative de plus d'un demi-siècle de vie politique française.
    L'étude s'est attachée à une description précise des faits, tout en la rendant vivante et accessible grâce à de nombreux témoignages totalement inédits d'acteurs politiques directement concernés ou très impliqués (Giscard d'Estaing, Balladur, Bayrou, Glavany, Sarnez, Aliot, d'autres encore), certains étant décédés depuis lors (Pasqua, Faure).
    Á l'approche de la prochaine élection présidentielle, et des enjeux politiques qui s'y rattachent, cette étude sera susceptible d'attirer l'intérêt d'un lectorat attaché à la connaissance des rouages politiques et électoraux de la V e République.

  • Ernesto Che Guevara ; la fabrique française d'une légende, 1947-1967

    Alexis Catuhe

    • Felin
    • 25 Octobre 2017

    Cinquante ans après la mort du « Che », Alexis Cahute ne peut s'empêcher de remarquer que des questions sur le rapport qu'entretient la France avec le révolutionnaire cubain restent en suspens : pourquoi un latino-américain inconnu en dehors de Cuba a-t-il si tôt passionné les Français ? Comment a-t-il su rester aujourd'hui une icône dans l'imaginaire collectif ?

    Pour y répondre, l'auteur, mêlant trajectoires cubaine et française, propose une analyse historique, politique et culturelle de son impact en France. Reçu avec un accueil favorable dès sa prise de pouvoir en 1957, il rappelle la Résistance, encore vive dans la mémoire collective, et alimente les débats sur la décolonisation et le modèle socialiste. Porté par des médiateurs comme François Maspero, il suscite l'intérêt médiatique et idéologique par ses prises de parole comme à Punta del Este en 1961 ou à la tribune de l'ONU en 1964, tant chez les intellectuels qu'auprès du grand public.

    Le livre propose une histoire épousant les phases de la vie d'Ernesto Guevara, des débuts de la guérilla cubaine à sa mort : de 1957 à 1964, période des origines de la dimension politique et idéologique du « Che » pendant la révolution cubaine ; de 1965 à 1966 avec sa disparition de Cuba qui le fait accéder au statut de légende ; puis en 1967, année d'une tentative de révolution continentale et d'affirmation du mythe.

    Au-delà d'un récit biographique, Alexis Cahute retrace les origines de la postérité en France d'une des plus grandes légendes du XXe siècle.

  • La bastoche ; bal-musette, plaisir et crime 1750-1939

    Claude Dubois

    • Felin
    • 22 Avril 1997

    "Rue de Lappe ! Rue de Lappe !", comme un cri de ralliement lancé aux bourgeois encanaillés. Qui ne sait qu'à la Bastille, autour de la colonne révolutionnaire, faubourg Saint-Antoine, on a dansé musette au son de l'accordéon !
    En nommant "Bastoche" la Bastille des rues borgnes et des bals, l'argot parisien a fait la part des choses. Et l'ouvrage de Claude Dubois est un livre d'histoire populaire, mâtinée voyou par nature, la marque de fabrique de Paname et de sa culture.
    En 1920-1930, les écrivains - Carco surtout, Mac Orlan, Henry Miller et bien d'autres - ont exalté la Bastille du plaisir. Parée de guinches, de lieux de plaisir, de femmes et de mecs en casquette ou chapeau, Bastoche représentait un Paris interlope que le monde nous enviait. En 1933, à New York, un dancing s'appelait "A la rue de Lappe !".
    Une histoire mouvementée. Grâce aux Auvergnats installés depuis le XVIIIe siècle, et aux Italiens, la rue de Lappe est célèbre, dès avant 1914, par joueurs de musette et d'accprdéon interposés. Avec le souvenir impérissable de Jo Privat, le roi du Balajo, de nombreux musiciens oubliés ont bâti la gloire de la Bastoche, de concert avec les apaches, les mauvais garçons, puis les hommes du milieu auxquels, au Bouca-Bal, au Petit Balcon et dans tant d'autres lieux, leurs bourrées, valses et javas procuraient de troubles et ineffables sensations.
    Mais la nostalgie n'est pas de mauvaise mémoire. On s'amuse toujours à la Bastoche. Même si, méchante habitude des origines, il arrive que le plaisir dérape en crime, en "fait divers", cette fleur vénéneuse du pavé parisien.
    Claude Dubois, alias le Titi du Figaroscope, est l'ultime héraut du Paris de la rue. Né rue Rambuteau, ila vu détruire la ville, exiler son menu peuple, celui qui fut chanté au fil des siècles par une kyrielle d'écrivains. Envers et contre tout, fidèle, il a repris le flambeau de la tradition.

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