Flammarion

  • Entre littérature et spectacle, le théâtre s'appréhende de manière privilégiée dans la rencontre d'un texte et de sa mise en scène, d'un personnage et de l'acteur qui l'interprète, de la scène et de la salle. Comment comprendre cette rencontre ? S'opère-t-elle de la même manière à toutes les époques et dans tous les genres dramatiques ? Et comment rendre compte d'écrits dont l'interprétation est susceptible de diverger radicalement d'une mise en scène à l'autre ? En synthétisant les théories du théâtre depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, la présente anthologie met en lumière l'essence et la richesse de ce genre polymorphe.
    Elle souligne l'importance d'un art inscrit dans la cité et qui en reflète les interrogations. Cette anthologie rassemble les plus grands textes sur le théâtre, d'Aristote à Bernard-Marie Koltès, en passant par Shakespeare, Diderot, Beaumarchais, Hugo, Musset, Artaud, Brecht, Beckett, Genet ou encore Vitez.

  • Il faut se soucier de la démocratie. Les philosophes l'ont bien compris, eux qui, depuis l'Antiquité, ont interrogé ce régime politique où le pouvoir est détenu par le peuple et où chacun, à la fois gouverné et gouvernant, a charge de veiller au bien commun.
    Ce régime est-il vraiment le meilleur de tous ? Si le démocrate est d'abord celui pour qui le lien social doit être pensé selon une norme d'égalité, de quelle égalité parle-t-on ici ? Comment la démocratie articule-t-elle liberté de l'individu et souveraineté commune ? Ne contient-elle pas aussi en elle les germes de la tyrannie ?
    Alors que la démocratie est en passe de devenir, dans le discours contemporain, un terme vide, visant essentiellement à teinter d'une nuance laudative ce qu'il est supposé qualifier, il est urgent de relire les penseurs qui se sont attachés, fût-ce pour la critiquer, à la questionner et à lui donner sens.

    Cette anthologie rassemble les plus grands textes sur la démocratie, de Platon à Habermas, en passant par Aristote, Cicéron, Hobbes, Spinoza, Montesquieu, Rousseau, Kant, Constant, Hegel, Tocqueville, Marx, Arendt, Castoriadis ou encore Rawls.

  • Présente des textes de divers philosophes ayant pour thème la volonté : la nature de la volonté ; la connaissance de la volonté ; que veut la volonté ? ; le pouvoir de la volonté ; la liberté de la volonté.

  • Cette édition de l'Essai sur les données immédiates de la conscience (oeuvre intégrale) prend place dans le cadre des oeuvres complètes de Bergson publiées dans la GF sous la direction de Paul-Antoine Miquel.

  • L'amour

    Collectif

    Quoi de plus varié que les différentes nuances de l'amour? Amour-passion des amoureux, amour filial, amour platonique, amour hétéro- ou homosexuel, amour des belles choses, du vin ou du chant, amour du pouvoir, amour de Dieu, «de Saint-Simon et des épinards» (Stendhal) : où situer l'unité conceptuelle de l'amour?
    Aimer, c'est élire. L'aimé est exceptionnel. Mais d'où vient cette préférence pour un être plutôt qu'un autre? L'amour est-il ce je-ne-sais-quoi qui nous fait tomber sous le charme, ou est-ce la reconnaissance de qualités intellectualisées? L'amour suspend parfois le réel, et nous fait voir l'être aimé meilleur qu'il n'est en réalité. Il s'apparente alors à une illusion, une chimère, une image idéalisée. Aimer, serait-ce une folie? Aime-t-on toujours au risque de se perdre? Entre félicité et soumission, coup de foudre et déception, l'amour se décline dans toutes les langues et sur tous les tons.

    Cette anthologie rassemble les plus grands textes sur l'amour, de Platon à Levinas, en passant par Aristote, Sophocle, saint Paul, saint Augustin, Descartes, Molière, Racine, Pascal, Spinoza, Leibniz, Rousseau, Kant, Balzac, Hugo, Stendhal, Kierkegaard, Schopenhauer, Nietzsche, Freud, Thomas Mann ou encore Proust.

  • Pourquoi rions-nous ? Est-ce à cause de la situation dans laquelle nous nous trouvons, si naturellement amusante que nous ne pouvons retenir ce réflexe ? Ou bien le mérite en revient-il à notre esprit, dont l'enjouement colore le réel ? Symptôme d'une joie que nous aimons partager, le rire peut cependant se révéler tranchant et son irrévérence salvatrice virer à la cruauté. Cette ambivalence a interpellé moralistes et théoriciens qui, au cours des siècles, ont sondé notre hilarité pour la comprendre et la policer, la susciter ou l'interdire.
    Déconstruisant les mécanismes du comique afin d'en analyser les constantes, la présente anthologie dévoile les enjeux esthétiques, psychologiques et politiques du rire. Cette anthologie rassemble les plus grands textes sur le comique, d'Aristote à Mikhaïl Bakhtine, en passant par Juvénal, Rabelais, Montaigne, Scarron, Molière, Beaumarchais, Hugo, Baudelaire, Freud, Bergson ou encore Jarry.

  • Sous les textes, la bibliothèque : voilà ce que nous rappelle la notion d'intertextualité. Du plus modeste opuscule au plus imposant classique, chaque livre s'inscrit au milieu du réseau tissé par les autres oeuvres, qui l'irriguent et l'éclairent à la fois. Peut-on encore apercevoir le réel derrière la maille serrée de ces écritures croisées ? Quelle place accorder à l'auteur, si les textes dialoguent librement entre eux ? Et ces connexions existeraient-elles sans le regard du lecteur qui les établit ? En retraçant la genèse de l'intertextualité, la présente anthologie permet de mesurer le bouleversement qu'a suscité son introduction dans les études littéraires.
    Nous n'avons pas fini d'explorer les perspectives ouvertes par un modèle théorique d'après lequel les écrits du présent contiennent toujours en germe la littérature à venir. Cette anthologie rassemble les plus grands textes sur l'intertextualité, d'Homère à Michel Riffaterre, en passant par Euripide, Montaigne, Proust, Joyce, Borges, Blanchot, Barthes, Foucault, Genette, Kristeva ou encore Rushdie.

  • Le désir

    David Rabouin

    Je voudrais réussir dans la vie, mais l'avenir est incertain ; je suis attiré par cette femme, mais elle ne m'accorde pas un regard ; j'aimerais manger ce gâteau, mais aussi rester mince...
    Le désir est d'abord source d'inquiétude. A l'origine de toutes les frustrations et de toutes les convoitises, il menace notre équilibre. Comment le maîtriser ? En sommes-nous toujours capables ? Et d'abord, faut-il vraiment, pour être en paix, en finir avec le désir ? Marque de notre nature imparfaite, n'est-il pas aussi ce débordement de vie qui pousse l'homme à espérer, à agir, à créer, à connaître ? A la fois manque et excès, nostalgie de et aspiration à, le désir offre à l'homme la possibilité d'une aventure sans fin.

  • Le langage

    Pascal Ludwig

    Au commencement était le verbe.
    Exprimer, raconter, convaincre, persuader, infirmer, échanger, concevoir, penser : rien de tout cela ne serait possible sans le langage, qui nous distingue de la bête. Qui que nous soyons, d'où que nous venions, quelle que soit notre langue maternelle, nous parlons. Quelle est l'origine du langage ? Comment fonctionne-t-il ? Grâce â lui, nous pouvons décrire la réalité, la modifier, voire la réinventer; mais quel rapport le mot entretient-il avec la chose qu'il désigne ? Et que penser des beaux parleurs, des mensonges, des malentendus - faut-il se méfier du langage ? Aux frontières de la philosophie, de la linguistique, de la psychologie et de la biologie.
    L'interrogation sur le langage met en lumière les multiples facettes de cet instrument unique par lequel l'homme se constitue comme sujet.

  • Le droit, qui offre à la réflexion une masse virtuellement infinie de faits - normes juridiques par millions, soumises à un renouvellement permanent, sans cesse appliquées, interprétées, violées, sanctionnées -, est aussi foisonnant que la vie sociale, qu'il encadre et qu'il reflète. Quels sont les fondements du droit ? Ne suppose-t-il pas la violence autant qu'il s'y oppose ? Quels rapports entretient-il avec la contrainte, la raison, l'éthique ? Quels sont les problèmes posés par sa mise en application ? Telles sont quelques-unes des questions abordées dans cette anthologie, qui explore une notion d'autant plus riche et mouvante qu'elle implique un lien étroit entre l'absolu et le relatif, la théorie et la pratique.

  • Le travail

    Collectif

    À l'heure du chômage de masse, de la précarisation des emplois et de l'automatisation des tâches, le travail est-il encore une valeur qui fédère notre société? Pouvant être défini comme toute activité effectuée en vue d'un gain, le travail tel que nous l'entendons aujourd'hui est avant tout une construction héritée du XVIIIe siècle. La révolution industrielle et l'émergence de l'ouvrier comme nouvelle catégorie sociale, le déclassement de la noblesse au profit de l'idéologie bourgeoise ou encore la naissance de la discipline économique ont participé à la valorisation du travail comme moyen pour l'individu de se réaliser. Mais faut-il voir dans le travail l'accomplissement de l'homme ou son aliénation? Joue-t-il encore son rôle d'insertion sociale ou est-il devenu un facteur d'exclusion? Devant l'essoufflement du secteur industriel, doit-on en finir avec le travail?

    Cette anthologie rassemble les plus grands textes sur le travail, de Platon à Dominique Méda, en passant par Aristote, Locke, Smith, Kant, Fourier, Hegel, Marx, Freud, Durkheim, Bergson, Marcuse, Friedmann, Arendt, Vernant, Simondon, Habermas, Baudrillard ou encore Michel Serres.

  • L'oeuvre d'art

    Collectif

    Les anthologies de la collection corpus se composent d'une introduction, d'un choix de textes présentés, d'un répertoire des principales notions liées au thème et d'une bibliographie.
    Sommaire :
    I. L'art est-il imitation ou création ?
    II. Qu'est-ce qu'une oeuvre ?
    III. Le jugement esthétique IV. L'action de l'art Cette anthologie comporte notamment des textes de : Alain, Arendt, Aristote, Balzac, Baudelaire, Benjamin, Bergson, Goethe, Goodman, Hegel, Hume, Kant, Merleau-Ponty, Nietzsche, Platon, Plotin, Proust, Rodin, Rousseau, Schopenhauer, Simondon, Vinci.
    Le vade-mecum : beau / sublime, classicisme/romantisme, dessin/couleur, esthétique, forme, génie, goût, idéal, musée, nature, perfection/utilité, pouvoir/savoir, société, symbole, technique.
    Édition relookée.

  • Le mal

    Claire Crignon

    Anthologie de textes philosophiques sur le mal.

  • Anthologie sur le genre poétique, sa poétique, la versification, le rythme, etc., accompagnée d'analyses, de définitions et illustrée d'extraits d'oeuvres d'auteurs d'époques différentes.

  • En politique, en amour, au travail, sur les bancs de l'école comme dans les cours de récréation, le pouvoir gouverne les relations humaines.
    Comment expliquer que certains commandent, tandis que d'autres obéissent ? Parce qu'il s'exerce non sur des choses, mais sur des volontés, libres de coopérer ou de résister, le pouvoir est d'abord influence ; or par quel moyen faire faire à d'autres ce qu'ils ne feraient pas spontanément ? Faut-il user de la force, de la séduction, de la ruse, ou encore de la philosophie ? Y a-t-il un art de diriger ? Comment le pouvoir se légitime-t-il, et se maintient-il dans la durée ? Existe-t-il s'il ne se manifeste pas en acte ? Et surtout, pourquoi obéissons-nous ? Ce volume rassemble les plus grands textes sur le pouvoir, de Platon à Foucault, en passant par Aristote, Machiavel, Hobbes, Pascal, Montesquieu, Rousseau, Tocqueville, Marx, Nietzsche, Weber, ou encore Arendt.

  • L'avènement du libéralisme, présenté aujourd'hui comme inéluctable, permettrait de proclamer la victoire du «modèle libéral» sur tous ses concurrents. Mais comment définir la nature plurielle du libéralisme, à la fois croyance, philosophie, système économique et pratique politique?

  • Achille et Patrocle, Oreste et Pylade, Montaigne et La Boétie : autant de couples d'amis dont l'entente a été définie comme parfaite. Mais où situer l'amitié? Concept ambigu, elle serait un sentiment moins intense que l'amour et plus profond que la bienveillance unissant des camarades. L'ami est un alter ego, un autre moi-même. On peut alors se demander si ce qu'on recherche dans l'amitié n'est pas qu'un reflet narcissique de soi. En effet, pourquoi cultiver l'amitié? Par utilité ou par désintéressement? Est-elle envisageable si elle n'est pas réciproque? Peut-on se lier à celui qui ne partage en rien nos convictions et nos envies? Enfin, ce sentiment souffre-t-il des variations dans l'intensité et la durée? S'il est vrai qu'elle est une vertu de continuité, qui exige un engagement progressif et maîtrisé, il faut aussi penser ce qui nous paraît souvent inacceptable et impossible : que l'amitié puisse finir.

    Cette anthologie rassemble les plus grands textes sur l'amitié, d'Empédocle à Maurice Blanchot, en passant par Platon, Aristote, Épicure, Cicéron, Sénèque, Plutarque, Épictète, saint Augustin, Thomas d'Aquin, Montesquieu, La Rochefoucauld, Hume, Kant, Kierkegaard, Nietzsche ou encore Proust.

  • L'Etat

    Collectif

    Les anthologies de la collection corpus se composent d'une introduction, d'un choix de textes présentés, d'un répertoire des principales notions liées au thème et d'une bibliographie.
    Sommaire :
    I. L'État, appareil d'administration de la société II. Contractualisme et essentialisme III. La liberté, la justice et l'État-providence IV. L'État de droit V. Le nécessaire recul de l'État Cette anthologie comporte notamment des textes de : Arendt, Aristote, Buchanan, Engels, Hayek, Hegel, Hobbes, Kant, Locke, Mill, Montesquieu, Nietzsche, Platon, Popper, Rawls, Rothbard, Rousseau, Schmitt, Spinoza, Tocqueville, Weber, Weil.
    Le vade-mecum : anarchisme, autonomie, contrat social, droit naturel, égalité, État libéral, État-providence, libéralisme, liberté, marché, nation, service public, socialisme, totalitarisme.
    Édition relookée.

  • Nous sommes nés pour la connaître, la nommer : liberté.
    Elle est le propre de l'homme, la condition du bonheur et la pierre d'achoppement de toute philosophie. Intimement liée à la responsabilité, au devoir, au respect, elle est au coeur de la réflexion morale. Associée aux notions de souveraineté, de loi, de droit, elle est l'horizon de la politique et la raison d'être de la cité. Mais la liberté est aussi de ces mots qui chantent plus qu'ils ne parlent, et dont le sens demeure fuyant.
    Si elle se manifeste au pluriel - libertés d'expression, de pensée, de mouvement-, que désigne-t-elle au singulier ? Sommes-nous bien sûrs qu'elle n'est pas une illusion ou un idéal inaccessible ? Par quel biais l'éprouve-t-on ? Quel rapport entretient-elle avec l'autorité ou avec la raison ? Souffre-t-elle les compromis ? Et l'homme, face aux déterminismes de tous ordres, peut-il se prémunir absolument contre l'aliénation ?

  • La religion

    Michaël Foessel

    En quatre parties : la nature du lien religieux ; Homo religiosus ? ; religion et pouvoir ; religion et vérité.

  • La fiction

    Collectif

    « Bovarysme » : affection dont est atteinte l'héroïne de Flaubert, Emma Bovary, qui construit sa vision du monde à partir de ses lectures de romans. Cette version féminine de Don Quichotte symbolise la tension entre univers fictionnel et univers réel.
    Les fictions, qu'il s'agisse d'oeuvres littéraires, de séries télévisées ou encore de jeux vidéo, sont définies comme des constructions imaginaires indépendantes de la réalité. Pourtant, est-il justifié de refuser à ces productions toute prétention référentielle ? Ne faut-il pas plutôt envisager la fiction comme une manière de penser et d'expérimenter le monde ? Dans ce cas, l'art ne serait-il pas le meilleur outil pour représenter le réel ? Reconnaître un texte comme fictionnel implique un mode de lecture particulier, une « suspension volontaire de l'incrédulité », d'après le mot du poète Coleridge. Flaubert ne prétend pas à ce que je croie sérieusement à l'existence d'Emma Bovary, ni à sa maison, ni à ses rêves. Libre à moi de jouer le jeu et d'entrer dans sa maison comme j'entre dans un livre : en croyant y être tout en sachant que je n'y suis pas. Et vous, comment « entrez »-vous dans la fiction?

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