Entreprise, économie & droit

  • «L'autorité que donne la fortune est très grande, même dans une société civilisée et opulente. De toutes les périodes de la société, compatibles avec quelque notable inégalité de fortune, il n'en est aucune dans laquelle on ne se soit constamment plaint de ce que cette sorte d'autorité l'emportait sur celle de l'âge ou du mérite personnel...» Adam Smith Classiques de l'économie politique

  • «L'Économie politique, considérée comme une branche des connaissances du législateur et de l'homme d'État, se propose deux objets distincts : le premier, de procurer au peuple un revenu ou une substance abondante, ou, pour mieux dire, de le mettre en état de se procurer lui-même ce revenu et cette subsistance abondante ; - le second, de fournir à l'État ou à la communauté un revenu suffisant pour le service public : elle se propose d'enrichir à la fois le peuple et le souverain.» Dans ce texte fondateur de l'économie politique moderne, Adam Smith analyse, à partir des exemples de l'Angleterre et des Pays-Bas, les origines de la prospérité d'un État. Élaborant une théorie sur la division du travail, la concurrence sur le marché ou encore l'idée d'un intérêt individuel convergeant vers l'intérêt commun, La Richesse des nations (1776) pose les bases du libéralisme économique.

  • L'été 1764, à Livourne, en Italie, un jeune homme de vingt-six ans publie anonymement un court essai traitant «de la cruauté des supplices et de l'irrégularité des procédures criminelles». Le marquis Cesare Beccaria, auteur de l'essai, ne va pas rester longtemps inconnu. Son texte connaît un succès foudroyant, pénètre sur la scène française, est traduit, se répand dans toute l'Europe. Voltaire, Diderot, d'Alembert l'acclament... Beccaria pose les bases de la réflexion pénale moderne.
    Beccaria, frère spirituel des Encyclopédistes, veut fonder «en raison et en humanité» les principes d'une nouvelle justice criminelle. Il développe une pensée originale qui voit dans la peine une garantie de la loi et non une mise hors la loi. Tenant d'une justice laïcisée, et soucieux de défendre l'utilité sociale, Beccaria dénonce la peine de mort et ses méfaits. Toute peine doit être rapportée à la liberté et non au pouvoir, à l'exigence sociale et non à l'arbitraire du souverain ou du juge.
    Beccaria, célébré par les Lumières, fut une référence fondamentale de la Révolution, et jusqu'à nos jours les principes de sa pensée ont eu une influence internationale.
    Préface de Robert Badinter

  • La France est sans doute le pays qui a connu le plus grand nombre de constitutions : quinze en un peu plus de deux siècles, soit en moyenne une tous les quinze ans... Cependant, chacune de ces constitutions a été rédigée, sinon pour l'éternité, du moins dans la perspective d'une durée qu'on espérait très longue, et les législateurs se sont appliqués à en soigner la forme autant que le fond. À ce titre, elles appartiennent au patrimoine littéraire de la France.

    Afin de faciliter la lecture de ces constitutions, cette édition propose, pour chacune d'entre elles, un texte introductif qui rappelle les conditions entourant sa rédaction et analyse ses spécificités.

  • Le droit, qui offre à la réflexion une masse virtuellement infinie de faits - normes juridiques par millions, soumises à un renouvellement permanent, sans cesse appliquées, interprétées, violées, sanctionnées -, est aussi foisonnant que la vie sociale, qu'il encadre et qu'il reflète. Quels sont les fondements du droit ? Ne suppose-t-il pas la violence autant qu'il s'y oppose ? Quels rapports entretient-il avec la contrainte, la raison, l'éthique ? Quels sont les problèmes posés par sa mise en application ? Telles sont quelques-unes des questions abordées dans cette anthologie, qui explore une notion d'autant plus riche et mouvante qu'elle implique un lien étroit entre l'absolu et le relatif, la théorie et la pratique.

  • La présente édition offre une nouvelle traduction de l'oeuvre majeure de David Ricardo (1772-1823), "Des principes de l'économie politique et de l'impôt" dans sa version remaniée de 1821. Elle lui ajoute une sélection des notes de Jean-Baptiste Say qui avaient accompagné la première traduction française de 1819.
    Cette oeuvre majeure de la pensée économique traite de la valeur et de la répartition du produit national, du commerce international, de la monnaie et de la banque, de l'impôt et l'emprunt.
    Ces thèmes sont étudiés dans le cadre d'une dynamique dite "grandiose" où le fonctionnement à perte du capitalisme agraire entraîne la perte du capitalisme dans son ensemble. Ce modèle dynamique, initialement très simple, est enrichi par l'intervention du commerce extérieur et de l'Etat ; puis ses principales variables sont soumises à toutes les hypothèses possibles.
    Le tout forme une "économie politique" dont l'objet est d'étudier la répartition du produit de la terre et du travail entre les classes de la société. Une économie surdéterminée par les problèmes politiques du moment : les débats sur la stabilité de la monnaie, les lois sur le blé (Corn Laws), les emprunts liés aux guerres napoléoniennes, ou les crises sociales introduites par le machinisme.
    Mais, au-delà de ces traits conjoncturels, l'oeuvre de Ricardo, de Marx à nos jours, a fécondé toute l'histoire de l'économie politique.

  • "L'objet de cet Essai est principalement d'examiner les effets d'une grande cause, intimement liée à la nature humaine, qui a agi constamment et puissamment dès l'origine des sociétés, et qui cependant a peu fixé l'attention de ceux qui se sont occupés du sujet auquel elle appartient (...). La cause que j'ai en vue est la tendance constante qui se manifeste dans tous les êtres vivants à accroître leur espèce, plus que ne le comporte la quantité de nourriture qui est à leur portée".
    Ainsi commence le célèbre ouvrage de Malthus, objet de critiques, d'incompréhension et d'éloges sans nombre. Il faut en redécouvrir l'actualité. Au moment où l'homme met en péril les conditions de sa propre survie, Malthus rappelle la nécessité d'une pensée des limites, d'une interrogation de la finitude face à l'extension du royaume de la marchandise et à l'excès technoscientifique de cette fin de millénaire.

  • " Dans le sport.
    L'important, c'est de participer. " La phrase résonne régulièrement à l'oreille du vaincu, qui l'accepte généralement. mais toujours avec une pointe d'amertume. Si cette réaction est ambiguë, c'est que la définition même du sport n'est pas univoque, et que les valeurs qui lui sont associées ont varié au cours de l'histoire. Quelles sont celles que le sport véhicule aujourd'hui ? Soupçonné d'être manipulé par les institutions politiques et médiatiques, de se perdre dans un culte excessif du corps et de favoriser certaines formes d'exclusion et de violence, le sport est-il encore un lieu de rassemblement, d'intégration et d'apprentissage ? Pour notre société, réfléchir à l'image qu'il lui renvoie revient à oser se regarder en face.

  • Ami de mirabeau, diderot et d'alembert, collaborateur de l'encyclopédie et médecin touche-à-tout, françois quesnay fut l'un des principaux représentants de la physiocratie, école de pensée très en vogue au xviiie siècle et dont le nom signifie, littéralement, " gouvernement par la nature ".
    Selon les physiocrates, l'économie ne saurait avoir d'autre fondement que l'agriculture, seule productrice de richesses, l'industrie et le commerce se contentant de transformer des produits issus de la terre. avec la théorie du " royaume agricole " exposée dans physiocratie, véritable idéal économico-politique d'un etat fondé sur la nature, la terre, la liberté et le " despotisme légal ", quesnay proposa, avant adam smith, une approche systématique de l'économie, et jeta, par sa critique du colbertisme et sa réflexion sur le libre-échange, les bases de l'économie politique moderne.

  • Pour l'auteur (1767-1832), l'économie politique est un savoir pratique qui permet à la société industrielle de surmonter ses crises par une meilleure connaissance des lois de la production, de la distribution et de la consommation. Dans ce système de la répartition fondée sur un ensemble de marchés, l'entrepreneur a une place prépondérante.

  • Dictionnaire Oxford

    Michael Janes

    Ce dictionnaire a été conçu pour répondre aux besoins des étudiants, des touristes et des voyageurs de langue française et anglaise.
    On y trouvera 45 000 mots et expressions, des termes techniques et argotiques, des indications claires permettant de faire son choix entre des traductions différentes, la prononciation des mots anglais et français, la conjugaison des verbes français réguliers et irréguliers, le passé simple et le participe passé des verbes anglais irréguliers.

  • L'ouvrage commence par poser les notions essentielles du droit fiscal, ce que l'on appelle la théorie générale de l'impôt. La compréhension des règles fiscales suppose ensuite de connaître les implications économiques et sociologiques de l'impôt. L'étude du système fiscal (première partie), soit celle des principales impositions existant en France, consiste à « déballer le matériel ». L'examen des sources du droit fiscal (deuxième partie) permet d'en lire le mode d'emploi. En effet, remonter à la source d'un droit revient à classer ses règles par catégories, afin de déterminer leur valeur respective et de savoir comment les utiliser. Que faire, enfin, en cas de panne, de problème ? Les plus grandes difficultés, dans le domaine de l'impôt, naissent du contrôle fiscal. Le contentieux, autrement dit le procès fiscal, a pour objet de les résoudre. Contrôle et contentieux appartiennent à la procédure fiscale (troisième partie).

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