Frison-roche Belles-lettres

  • Les prêtres sont des anges gardiens très discrets. Il est indispensable de leur donner la parole afin de prendre conscience de leurs états d'âme, leurs analyses, leurs espoirs comme leurs doutes. En nous parlant d'eux-mêmes, de leur façon de nous voir et de nous aimer, ils nous parlent de nous. Ils ont tant de choses à dire sur les rapports humains, sur la vie, sur la mort, sur le bonheur et la souffrance. L'Église, traversée par des séismes liés au comportement pédocriminel et sexuel de certains de ses bergers, broie parfois les âmes qu'elle voudrait sauver. Elle a trop longtemps nié cette évidence malheureuse. Tout groupement humain renferme un pourcentage d'individus qui se comportent en barbares, se laissant dominer par le mal dont nous sommes tous porteurs et que nous sommes libres de choisir en renonçant à lui résister. Mais il n'est pas possible de résumer la communauté de nos prêtres à la minorité capable du pire alors même qu'ils avaient décidé de consacrer leur vie et leur pouvoir de bienveillance à leur prochain. De la même manière, l'Église n'a pas de leçons à donner aux autres cultes, à ceux qui ont préféré d'autres symboles que celui de la croix. Paroles de prêtres est nourri par des textes contemporains : témoignages, lettres, journaux intimes ; s'y rajoutent des textes restituant l'évolution du ressenti des prêtres depuis l'Inquisition ainsi que quelques écrits intimes de gens d'Église qui ont marqué l'histoire, que leurs noms aient été médiatisés ou non. Paroles de prêtres n'est pas un témoignage à charge ou à décharge, c'est une pièce à conviction précieuse sur une institution et sur des hommes qui vivent entre deux mondes.

  • Elsa Ballanfat s'intéresse à l'existence corporelle de notre être. Elle a déjà interrogé les effets culturels et philosophiques des violences sexuelles sur les individus et les sociétés dans ses précédents ouvrages. Elle poursuit ici son exploration avec un roman poétique qui prête davantage à l'introspection, puisqu'il nous découvre avec force l'intimité de ces corps - et de ces vies - laissés béants par le traumatisme et la violence. Ce récit répare les espaces dans lesquels disparaît le soi qui ne sait plus habiter son corps meurtri. Il répare la dissociation de notre être physique et psychologique. Elsa Ballanfat rappelle à la vie ces disparus, ces détruits qui flottent dans les interstices d'un corps qui se désagrège. Cette dépossession existentielle, cette fracture que le viol a causée, Elsa se propose d'y faire passer le faisceau de ses mots. L'écriture reconquiert ici les failles, elle se réapproprie les mémoires. Elle recompose à travers les fragments d'existences féminines un espace : celui de la parole, celui de la traversée. Il s'agit de réparer ses espaces intérieurs, ce lien qui unit nos êtres et nos existences, et de s'y accrocher farouchement. Les corps ouvrent ces récits, libèrent les paroles et engagent un combat pour l'existence. Elsa accompagne et amplifie ces chants pour que résonnent dans l'espace littéraire public ces silences réparés. Il n'est pas ici question de connaître et de réfléchir, mais bien de dire, d'ouvrir ces espaces à reposséder.

  • Fragments Nouv.

    Cette perle se lit comme on ferait un voyage ou une balade. Il retrace à travers ses différentes thématiques les épreuves et expériences de trois années de vie à Paris, ainsi que le cheminement spirituel qui en découle.

  • Les palabres Nouv.

    Un vieil homme assis sur un banc confie l'histoire de sa vie à un passant qu'il ne connaît pas. De sa jeunesse pauvre et marquée par la guerre à l'écriture et aux succès littéraires, jusqu'à son entrée dans la pègre, c'est une trajectoire anguleuse qui se dessine dans son récit. De métamorphose en métamorphose, son destin est celui d'un caméléon passant de l'ombre à la lumière et, à nouveau, de la lumière à l'ombre. Avec ce roman porté par une langue colorée, vivante et vibrante, Gaëtan Panzica apporte une bouffée d'air frais à la littérature contemporaine.

  • Jour bleu Nouv.

    Une femme a rendez-vous avec un homme en gare de Lyon.
    Du moins, c'est ce qu'elle croit. Cela fait trois mois qu'ils se sont rencontrés. Trois mois au cours desquels ils ne se sont pas vus. Elle a décidé de venir très en avance, de prendre ce temps de l'attente, assise au café. Le hall de la gare revêt l'allure d'une salle de spectacle, d'une pièce de théâtre où chaque personnage qu'elle croise la renvoie à ses propres souvenirs, aux moments-clefs de la trajectoire qui l'a menée jusqu'ici et qui a façonné le décor de sa vie.
    Dans ce premier roman, Aurélia Ringard décrit avec minutie une poignée d'heures de la vie d'une femme, dans un huis clos magistral, époustouflant de maîtrise et de mélancolie.

  • Devenu sur le tard patron d'un bistrot rue de Sèvres, JeanLouis ne vit que pour et par son café. Derrière son comptoir, il se plaît à observer les couples d'étudiants amoureux, les hommes solitaires, les femmes blessées. Il sait bien qu'il est presque invisible aux yeux de ces inconnus, pourtant, ils font tous un peu partie de sa vie. Inévitablement, Jean-Louis a parfois quelques coups de coeur pour ses fidèles clients. Inévitablement, il éprouve parfois quelques désillusions. Ainsi assiste-t-il à l'idylle naissante entre Florence Galtier, charmante avocate écorchée par sa récente rupture, et le trappeur, un énigmatique quinquagénaire qui noircit avec frénésie son bloc de papier. Il y a aussi Francesco, macho d'un naturel violent, pour qui il s'est pourtant pris d'amitié. Sans oublier ce nouvel habitué, un aveugle qui, chaque matin, vient déguster son grand crème. Voilà quelques-uns des destins solitaires qui se croisent jour après jour à La Chaumette. Finiront-ils par accepter de s'ouvrir les uns aux autres ? L'enlèvement d'un enfant de trois ans va étrangement redistribuer les rôles et donner lieu à d'étonnantes métamorphoses. Dans ce roman, où l'on retrouve la saveur tendre d'une atmosphère de bistrot, Charles Lancar poursuit avec une belle sensibilité son analyse des comportements humains.

  • Les quidams Nouv.

    Les Quidams ne se reconnaissent dans aucune essence idéologique particulière. Leur raison d'être, c'est de lutter contre les prédateurs de l'information qui abreuvent l'Occident de vérités tarabustées. Il n'y a pas de profil Quidam déterminé. Certains sont citoyens de nations ennemies, d'autres se réclament de dieux différents. Les Quidams, toutes générations comprises, ne sont ni des insoumis, ni des rénovateurs, ni des exécuteurs de volonté divine.
    En fin de compte, ils ne veulent que se regarder dans la glace en se disant qu'eux, ils n'ont jamais baissé les bras.
    Leurs péripéties nous entraînent de Vienne au Kosovo, de Jérusalem au Soudan du Sud, et de la Wallonie à l'Amérique du Sud. Les Quidams ne sont pas des paladins, rien que des mortels qui refusent de donner le change.
    Qu'ont en commun un cadre supérieur de la banque du Vatican, un chef d'orchestre viennois, un marchand d'armes, une mannequin ex-membre des forces spéciales israéliennes, un diplomate libanais délégué de l'UNESCO et une économiste américaine ? Cette fresque romanesque nous emporte au coeur d'un groupe mystérieux d'éminences grises et de leurs relations complexes.

  • Viande à viol Nouv.

    Une année, du 9 septembre au 9 septembre, à tenter de comprendre et de qualifier ce qu'elle a subi. De passer de coupable à victime, du statut de « celle qui ne dit mot consent » à celui de poupée de chiffon, tétanisée par la stupeur.

    Une année pour comprendre que l'on croit connaître l'autre, une année pour sortir de sa caverne intérieure.

    Marine Peyrard enchaîne les formes libres pour parler avec une grande justesse de la guerre que se livrent ses sentiments contradictoires en son corps usé, qui s'érige comme un rempart. Échange épistolaire contemporain, monologue intérieur, libération de la parole des autres comme miroir de sa propre souffrance... Le récit de cette belle au bois dormant nous touche en ce qu'il lève le voile sur les acceptations quotidiennes, sur les petites résignations qui, piqûre après piqûre, vrillent un peu plus chaque jour la chair et l'âme.

  • Il y a des souvenirs qu'on nous enlève, qui nous sont dérobés. Il y a des paroles et des histoires qui ne se croiseront jamais. Des nuits dans un regard attendant d'apercevoir la lumière de la lune. Il y a des voyages sans arrêt qui n'appartiennent a` rien, si ce n'est a` nous. Il y a cet amour perdu, mais pas oublié. Il y a toi. Il y a moi. Et une infinité d'histoires non retenues. Il y a cette magie oubliée dans la noirceur des villes illuminées par les lampadaires. Et il y a cette fable urbaine qui se dessine sous un clair de lune.
    Jeune trentenaire désoeuvré, Martin promène une mélancolie qui ne le quitte pas jusqu'a` Bruxelles, où il s'est installé. Incapable de trouver sa place, que ce soit au travail ou dans ses relations, il erre dans la capitale européenne. Sa rencontre avec Lula, jeune femme pétillante et mystérieuse, va transformer son regard sur le monde. Alternant entre passé et présent, l'auteur nous invite au voyage philosophique et a` la quête d'identité, a` travers une fable urbaine mélodique et mélancolique.

  • Daiku Nouv.

    Daiku

    Marc Gadmer

    La Neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven a une résonance particulière au Japon. Surnommée « Daiku », elle est encore aujourd'hui très célébrée et traditionnellement jouée pour accueillir le retour de l'hiver. Elle avait été exécutée pour la première fois le 1er juin 1918, par un orchestre de prisonniers de guerre allemands capturés lors du siège de Tsingtao. C'est cette histoire que nous conte ce roman, ode à la musique classique allemande dévoilant une page méconnue de l'histoire mondiale. À travers le destin de Markus Kramer, jeune mélomane suisse engagé dans l'armée allemande et futur premier violon de l'orchestre des prisonniers, la petite histoire se mêle à la grande pour nous offrir le récit passionnant des fronts orientaux de la Grande Guerre et du parcours de l'oeuvre de Beethoven au Japon.

  • L'être aimé Nouv.

    Un recueil minimaliste aux accents romantico-tragiques. Une merveille.

    La relation amoureuse se construit, se déconstruit sous toutes ses formes.
    L'absence tragique réinvente la présence salvatrice dans une dichotomie toute romantique.

  • Et demain, le soleil reviendra Nouv.

  • Et les anges se turent Nouv.

  • Derives Nouv.

  • En finir avec l'amour Nouv.

  • Tout ce que je n'ai jamais su dire Nouv.

    Un recueil doux, mélancolique et romantique : certains poèmes illustrés par des dessins de l'autrice, dans la lignée de Rupi Kaur !
    Une poète qui réunit autour de sa poésie une communauté Instagram active de 20 k (@jecrisparfois) !
    Un délicat enchaînement de perles poétiques, petits tournesols porteurs d'une confidence à la discrétion toute complice de son lectorat.

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