Littérature générale

  • Charlotte

    David Foenkinos

    Le roman de David Foenkinos retraçant la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans à Auschwitz, a connu un succès considérable depuis sa publication en septembre 2014.
    Il a obtenu deux prestigieux prix littéraires, le prix Renaudot et le prix Goncourt des lycéens, avec près de 500 000 exemplaires vendus à ce jour.
    De nombreux lecteurs ont demandé à l'auteur de montrer les oeuvres peintes de Charlotte, quelques-unes des centaines de gouaches qu'elle a laissées et dont l'ensemble, intitulé Vie ? ou Théâtre ? raconte son histoire.
    Cette édition intégrale illustrée du roman est accompagnée de cinquante gouaches de Charlotte Salomon choisies par David Foenkinos, et d'une dizaine de photographies représentant Charlotte et ses proches.
    Ce livre représente une nouvelle expérience pour les admirateurs de David Foenkinos qui ont été touchés, bouleversés par l'histoire de Charlotte et qui ainsi entreront plus profondément dans l'univers de ce roman inoubliable.

  • Si À Rebours, grand roman de l'esthétique ?n-desiècle, af?rme le désir de briser les limites que s'imposait le naturalisme des années antérieures, ce « roman mental » n'en est pas moins truffé d'allusions et de références à l'époque. Son héros, Des Esseintes, s'est dépris des « peintres de la vie moderne ». Entendons Degas, Forain, Manet... Redon, Moreau, Rops et Whistler conviennent mieux à son nouvel idéal de vie. Au-delà des oeuvres et des artistes que le texte s'approprie à différents niveaux, d'autres présences, de la torture endiamantée aux ?eurs arti?cielles commandées sur catalogue, des locomotives érotisées aux virées nocturnes, reposent sur une iconographie d'époque, dont Huysmans était friand. En somme, il faut traiter À Rebours comme un imagier où l'auteur aurait déposé ses goûts et ses dégoûts, résumé son parcours esthétique et exprimer l'in?ation du visible dans le monde moderne. Un oeil, le sien.

  • Un peu de Paris

    Sempé

    Un peu de Paris est un album entièrement consacré à la capitale, mais vue avec l'humour et l'oeil inimitables de Sempé, où l'on retrouve, à travers les scènes et les lieux du Paris qu'il aime, toute la tendresse et l'ironie délicatement distanciée qui ont fait le succès des albums précédents.

  • « Hervé Guibert a commencé à photographier en 1972, à 17 ans, avec un petit Rollei 35 offert par son père ». C'est ainsi qu'Agathe Gaillard commence le texte accompagnant l'exposition qu'elle consacra à ses photographies d'Hervé Guibert quelques mois après sa mort, le 27 décembre 1991. En 1993 paraissait chez Gallimard un premier recueil, Hervé Guibert, photographies. Vingt ans après sa disparition, une nouvelle génération s'intéresse à l'écrivain et au photographe. A l'occasion d'une exposition rétrospective à la Maison européenne de la photographie, Christine Guibert et Agathe Gaillard ont rassemblé les plus beaux exemples d'une oeuvre courte dans le temps, mais qui a conservé toute sa force, sa beauté et son impact. Plus de deux cents photos sont présentées dans ce livre, qui donne ainsi un panorama complet du parcours photographique d'un auteur mythique. Le texte d'accompagnement est signé de Jean-Baptiste Del Amo, jeune écrivain actuellement pensionnaire à la Villa Médicis à Rome, comme l'a été Hervé Guibert, qui s'intéresse passionnément à son oeuvre littéraire, sur laquelle il a publié un texte dans La NRF. Il étudie ici les photographies, en particulier dans la représentation du corps, le sien et celui des autres, et aussi dans le passage du temps, de l'instant, de la vie.

  • Traduit du turc par Savas Demirel, Valérie Gay-Aksoy et Jean-François Pérouse.

  • Ce coffret contient : le fac-similé de l'exemplaire unique d'Alcools aquarellé par le peintre cubiste Louis Marcoussis, 40 eaux-fortes inédites gravées par l'artiste ainsi qu'une étude consacrée à l'ouvrage par le directeur de la réserve des livres rares de la BnF.

    Au début de l'année 1919, quelques mois après la mort de Guillaume Apollinaire, le peintre cubiste Louis Marcoussis (1878-1941), ami de longue date du poète, entreprend d'aquareller son exemplaire d'Alcools, publié au Mercure de France en 1913. Il illustre alors quelques pages puis reprend ce travail en 1930-1931, à la suite d'une commande du collectionneur André Lefèvre.
    C'est en 1934 qu'il s'attelle à la création des Eauxfortes pour "Alcools", une suite de quarante planches gravées qu'il expose dans une galerie parisienne et tire à une vingtaine d'exemplaire. Il est alors envisagé d'extraire dix de ses gravures a?n d'orner une édition spéciale d'Alcools publiée par le NrF ais ce projet restera sans suite. L'exemplaire aquarellé ne constitue pas un préalable à la suite gravée, mais on y retrouve tout de même des motifs ?guratifs très similaires et l'on y devine l'importance pour celui qui fut l'ami de Braque, Degas et Picasso, d'illustrer Alcools. Il offre ainsi une interprétation plastique admirable du recueil en pénétrant au coeur de l'oeuvre.

  • Boris vian

    Collectif

    Jazz, théâtre, prose, poésie, traductions, chansons, peinture. l'exposition consacrée à Boris Vian, présentée à la Bibliothèque nationale de France réunit les multiples facettes de son oeuvre afin d'en dégager l'unité et la richesse.
    Peu reconnu de son vivant, Boris Vian (1920-1959) est découvert de façon posthume quand Jean-Jacques Pauvert réédite L'Écume des jours en 1963. La postérité, fascinée par cet homme toujours jeune, créateur d'une langue originale et d'un univers foisonnant, en fait une légende. Diplômé de l'École centrale, Boris Vian n'exerce son métier d'ingénieur que quelques années et préfère se consacrer à l'écriture.
    Sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, il rédige J'irai cracher sur vos tombes, dans le style des romans noirs américains, en se faisant passer pour le traducteur. Bien que l'ouvrage, jugé scandaleux, soit censuré, trois autres titres de Vernon Sullivan voient le jour jusqu'en 1950. L'image de l'écrivain en pâtit : après L'Écume des jours, les romans signés de son véritable nom passent inaperçus. En 1953, devant l'échec de L'Arrache-coeur, il se détourne de l'écriture romanesque au profit de la chanson, en tant que parolier, chanteur et directeur artistique chez Philips.
    Il crée également pour le théâtre et le cabaret. Cet ouvrage, publié à l'occasion de l'exposition, emmène le visiteur sur les traces de Boris Vian, de Saint-Germain-des-Prés au Collège de Pataphysique, des clubs de jazz aux cafés fréquentés par les intellectuels engagés comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir.

  • Avec sa couverture ivoire à filets rouges et noir marquée du monogramme NRF, la collection "Blanche" inaugure le catalogue des Editions de la Nouvelle Revue française, créées le 31 mai 1911 par André Gide, Jean Schlumberger et Gaston Gallimard.
    Sous l'impulsion de ce dernier, rejoint par son frère Raymond et son ami Marcel Couvreux, la modeste association, rebaptisée Librairie Gallimard en 1919, se développe durant l'entre-deux-guerres ; elle se transmettra d'une génération à l'autre, avec une ambition inchangée : mettre l'esprit d'entreprise au service de la littérature et de la vie des idées. De "Métamorphoses" au "Chemin", de la "Bibliothèque de la Pléiade" à la "Série noire", de "Folio" à "L'Imaginaire", des sciences humaines et des essais aux livres pour enfants, dans la diversité des productions culturelles, un enjeu demeure : se donner les moyens de mener en toute indépendance une politique d'auteurs et de collections.
    Du manuscrit au livre, dans la durée de la création, de la lecture et du dialogue entre l'écrivain et son éditeur, se joue de l'histoire de la vie littéraire et intellectuelle du XXe siècle. Ainsi le parcours singulier de cette maison centenaire éclaire-t-il l'histoire du métier d'éditeurs et de ses savoir-faire.

  • Cet ouvrage retrace la vie d'aventure et de création du grand écrivain péruvien Mario Vargas Llosa.
    Romancier, journaliste, homme politique, Vargas Llosa est l'auteur d'une oeuvre dense, polymorphe et audacieuse, traduite en plus de trente langues. Ses amis intellectuels et artistes vivant au Pérou - Alonso Cueto, Juan Ossio, Frederick Cooper Llosa, Fernando de Szyszlo et Fernando Carvallo - comme en France - Jorge Semprun, Albert Bensoussan et Michel Braudeau - lui rendent hommage. Des documents inédits, photographies privées et fac-similés de manuscrits originaux illustrent ce portrait.

  • Cuéllar est sauvagement attaqué par un chien et cette tragédie, qui devait rester secrète, marque l'histoire d'un groupe d'adolescents, Les Chiots, qui commencent à découvrir la liberté, l'amour et le sexe. Dans ce récit en prose expérimentale publié en 1967, Vargas Llosa fait, à travers une histoire amère et peut-être nostalgique, le portrait de la haute bourgeoisie de Lima.
    L'illustration de cette édition, confiée au photographe catalan Xavier Miserachs, représente cette même histoire de transition adolescente, certes située en Espagne et avec d'autres personnages, mais qui, pourtant, transmettent la même fougue, la même envie de vivre. La narration visuelle, aussi dynamique et ambitieuse que le texte, progresse en un jeu de lignes parallèles qui enrichit la vision du lecteur.

  • Ionesco

    Collectif

    Ce catalogue offre une approche de l'écriture dramatique de l'écrivain à travers manuscrits, notes et correspondance. Croquis de décors et de costumes et photographies témoignent des principales mises en scène françaises et étrangères et de la diversité d'une oeuvre protéiforme, puisée dans la matière des rêves qui n'a eu de cesse de questionner la condition humaine.

    Auteur dramatique et écrivain français d'origine roumaine, Eugène lonesco (1909-1994) est, avec Samuel Beckett, le fondateur de ce que l'on a appelé le « théâtre de l'absurde ». Ses pièces, dépourvues d'action, s'attachent à déstructurer le langage, symbole de l'aliénation, voire de l'exclusion. Elles sont l'expression de la solitude de l'homme et de l'insignifiance de son existence. Chez lonesco, l'humour se mêle de manière très subtile à une profonde désespérance, et son utilisation du non-sens et du grotesque aboutissent au fantastique. Après des débuts difficiles, vient la reconnaissance internationale. Son théâtre, et en particulier La Cantatrice chauve, Les Chaises, Rhinocéros et Le roi se meurt, est traduit dans toutes les langues. Très impliqué dans la lutte pour les droits de l'homme, il publie des chroniques et parcourt le monde. Pendant les années 1980 et 1990, il s'adonne à la peinture, thérapie contre la dépression. Avant-gardiste mais publié de son vivant dans la bibliothèque de la Pléiade, Satrape du Collège de Pataphysique et membre de l'Académie française, clown et mandarin, lonesco aimait à déstabiliser et demeure une personnalité complexe à l'image de son oeuvre. Les documents présentés dans cet ouvrage sont en majeure partie inédits, provenant des archives personnelles de lonesco désormais conservées à la Bibliothèque nationale de France.

  • René char

    Collectif

    À l'occasion du centenaire de la naissance de Char, l'exposition d'hommage qu'organise la Bibliothèque nationale de France est la première qui se propose de présenter cette oeuvre dans sa diversité (poésie, mais aussi textes en prose et textes dialogués) et dans son histoire, en la reliant à la biographie du poète, qui a toujours veillé à contrôler celle-ci. Le catalogue, grâce à des correspondances inédites et des photographies, présente le cadre familial et vauclusien de Char, ses liens avec le groupe surréaliste, puis avec des poètes « frères » et confidents comme Gilbert Lely et Maurice Blanchard, ainsi qu'après guerre avec Georges Bataille, Albert Camus, Pierre Boulez ou Martin Heidegger. Si la Résistance est l'expérience majeure, le combat mené en 1966-1967 contre l'installation des fusées atomiques du plateau d'Albion se situe dans la continuité d'une vie inscrite aussi dans un pays, et qui ne transige pas. Le prix qui y est accordé à la liberté n'exclut nullement, au contraire, des amours, dont se détachent quelques figures et notamment celle d'Yvonne Zervos, mécène du poète quand il fut tenté par le cinéma, puis son alliée, voire son introductrice auprès des peintres (de Miró jusqu'à Picasso), qui formèrent pour elle, avec Char, la guirlande que constitue la collection des manuscrits enluminés que la Bibliothèque nationale de France présente pour la seconde fois, complétée d'autres pièces du même ordre, tout aussi belles, et doeuvres d'art ayant appartenu au poète ou en relation avec lui.

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