Giovanangeli Artilleur

  • Le mouchoir 1915-1918 ; un journal de tranchées

    Durouchoux/Ledieu

    • Giovanangeli artilleur
    • 15 Octobre 2009

    Avec l'immobilisation du front, à l'automne 1914, apparaissent les premiers journaux de tranchées. Leur succès est immédiat. Rédigés par des combattants d'un secteur pour leurs frères d'armes, ces journaux ont pour vocation de faire oublier ses misères à la troupe.

    Parmi les très nombreuses publications qui vont accompagner le combattant de première ligne, le Mouchoir se distingue par le nombre de numéros publiés et la qualité de ses dessins.
    Fondé le 14 novembre 1915, il reçoit le nom d'un lieu-dit du Bois-le-Prêtre, pour la conquête duquel la 73e DI livre des combats acharnés. Le Mouchoir est l'organe de cette unité, qui prend part ensuite à la bataille de Verdun et à celle de la Marne, en 1918.

    La plupart des fondateurs du journal ne survivent pas à la guerre. L'artiste peintre Joseph Lesage, qui dessina toutes les couvertures de la publication, meurt pour la France quinze jours avant l'armistice.

    Entre censure et propagande, avec l'humour naïf, puis accusateur, qui le caractérise, les soixante-deux numéros du Mouchoir constituent un témoignage exceptionnel sur le soldat des tranchées, sur son état d'esprit et l'évolution de sa perception de ses épreuves.

  • Armand Point (1861-1932) ; de l'orientalisme au symbolisme

    Robert Doré

    • Giovanangeli artilleur
    • 25 Novembre 2010

    Successivement orientaliste, puis symboliste, Armand Point est un artiste épris de beauté.
    Né à Alger, en 1861, il est durant une décennie en Afrique du Nord un peintre de genre et un luministe, qui se fait un nom dans l'école algérienne. Son talent de portraitiste témoigne de sa technique et de sa sensibilité. Son installation à Paris, en 1888, marque un tournant dans sa vie et dans son oeuvre. Il fréquente alors les célébrités du mouvement symboliste, dont Stéphane Mallarmé est la figure tutélaire.
    Sous l'influence idéaliste et mystique du " Sâr " Josephin Péladan, l'art d'Armand Point se transforme. La découverte en Italie des maîtres toscans et vénitiens complète cette transition. Idéal et tradition s'unissent désormais dans son oeuvre. En 1892, il s'installe à Marlotte, une commune située à la lisière de la forêt de Fontainebleau. Le domaine de Haute-Claire voué à l'art devient le siège d'un cénacle auquel se joignent, entre autres, Oscar Wilde, Odilon Redon, Jean Moréas, Stuart Merrill, Pierre Loups, Paul Fort, les frères Margueritte ou encore Elémir Bourges.
    Avec ses émailleurs, ses peintres, ses sculpteurs et ses doreurs, la colonie d'artistes-artisans de Haute-Claire, héritière de celle des préraphaélites et du mouvement Arts and Crafts, est un temple de l'art idéaliste à la charnière des XIXe et XXe siècles. Ce livre, qui retrace l'itinéraire artistique et intellectuel de celui qui fut le maître de ce lieu, Armand Point, reproduit pour la première fois plus de cent oeuvres importantes de l'artiste conservées dans les musées et dans des collections particulières.

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