Littérature générale

  • Joe Simpson et Simon Yates, deux jeunes alpinistes britanniques, tentent la première et ambitieuse ascension de la face ouest du Siula Grande dans les Andes du Pérou.
    Ils atteignent le sommet, mais c'est à la descente que se produit le drame. Dans la tempête, Joe tombe à travers une corniche de neige et se blesse gravement à la jambe. A 6000 mètres, sur cette montagne isolée du monde, il n'a aucune chance de s'en sortir. Il le sent. Et Simon sait qu'en voulant porter secours à son compagnon, il n'en réchappera pas non plus.
    Que se passe-t-il dans la tête d'un homme condamné à trancher la corde au bout de laquelle est suspendue la vie de son ami ? A quoi peut penser celui dont l'existence ne tient plus qu'à un fil ? Comment peut-on trouver la force de lutter encore, contre toute raison, alors que la mort semble déjà avoir gagné ?
    Cette expérience effroyable et exceptionnelle, Joe Simpson l'a racontée dans un livre (Touching the void en anglais) traduit en une quinzaine de langues et devenu un best-seller international. Son récit est d'une intensité dramatique exceptionnelle. Car au-delà du combat pour survivre qu'aucun romancier n'aurait osé imaginer, La Mort suspendue est un témoignage bouleversant sur la souffrance, physique et psychique, mais aussi sur l'amitié.
    Ce livre, Joe Simpson l'a écrit avec une maîtrise littéraire étonnante. Le drame qui aurait dû lui coûter la vie lui a ainsi ouvert une carrière d'écrivain. En effet, il a depuis publié cinq autres ouvrages, tous traduits en plusieurs langues.

  • L'incroyable histoire de Tommy Caldwell qui, avant de devenir l'un des meilleurs grimpeurs du monde, a dû faire un jour ce choix : mourir ou tuer.

    C'est l'histoire d'un enfant de trois ans qui découvre l'escalade avec son père et décide de ne plus jamais s'arrêter.
    C'est l'histoire de quatre jeunes grimpeurs partis découvrir les falaises du Kirghizistan. Pris en otage par des rebelles armés, le groupe doit son salut au courage de Tommy Caldwell qui pousse un de leurs ravisseurs du haut d'une falaise...
    Mourir ou tuer, il a fallu choisir.
    C'est l'histoire d'un homme qui se bat pour sauver une histoire d'amour à bout de souffle.
    C'est l'histoire d'un grimpeur exceptionnel qui, alors qu'il a perdu accidentellement un doigt, réussit l'ascension de la grande voie la plus extrême du monde après sept années de tentatives infructueuses :
    Le Dawn Wall, dans le Yosemite, près de 1 000 mètres d'un granit raide et lisse. Tommy Caldwell et son comparse Kevin Jogerson livrent un combat titanesque de 19 jours sous les jumelles et téléobjectifs des médias du monde entier.
    Leur exploit, raconté sous la forme d'un feuilleton en une du New York Times, passionne les Américains au point de détrôner le Super Bowl.
    Presque un roman, plus qu'un livre d'aventure, Push ! La vie au bout des mains est une ode à la persévérance.

    Extrait :
    Je me tourne vers Beth et murmure : « Je vais devoir le faire. Ça ne peut être que moi. » Elle se met à trembler. Une ombre traverse son visage. Sa bouche s'entrouvre sans qu'aucun son en sorte. Pendant quelques instants, nous nous regardons droit dans les yeux. Elle baisse la tête.
    Je sais.
    Mon énergie grandissante a donné vie à un monstre que je ne reconnais pas, une bête surgissant de nulle part et de partout à la fois. Dans l'obscurité, je passe furtivement d'une prise de pied à une autre avec la vitesse d'un chamois. Cinq, trois, deux mètres, Su ne me voit toujours pas venir. Le canon de sa mitraillette brille sous les étoiles. Je vois son grain de beauté grotesque se dessiner sur sa lèvre. Mon pied fait tomber un bloc de pierre.
    Il se tourne vivement vers moi. Nous nous dévisageons. Soudain, je me jette sur la bandoulière de son fusil.
    Je tire de toutes mes forces tout en poussant son épaule. Sa silhouette cambrée se découpe sur la lune puis s'enfonce dans l'obscurité. Il lâche un cri de surprise et de peur mêlées. Son corps atterrit sur une vire en un claquement terrible avant de rouler et de sombrer dans l'oubli.

  • « Le plus beau livre de montagne de cette dernière année... ».
    Paolo Cognetti, prix Médicis étranger 2017 pour Les huit montagnes.

    « La montagne m'a vu naître, elle m'a nourri, m'a appris, m'a protégé. Alors je suis devenu le seigneur des corniches rocheuses, la sentinelle des cols reculés, le maître des moraines isolées. Je règne sur ce royaume de pierres non parce qu'il est à moi, mais parce que je lui appartiens. La montagne m'a accepté auprès d'elle et je suis devenu son gardien respectueux, le berger de ses bouquetins, en toutes saisons et par tous les temps ».

    Louis Oreiller est né en 1934 dans le Val d'Aoste, à Rhêmes-Notre-Dame, aux confins sauvages du parc du Grand-Paradis, à 1 700 mètres d'altitude. La montagne ne lui a jamais inspiré ni défi ni performance. Elle est sa terre et son ciel, un horizon avec lequel il fait corps. Pour conjurer la pauvreté, il a été braconnier, contrebandier... Puis il a pu changer de camp, devenant garde-chasse et finalement garde du parc national. Une vie éloignée des sentiers balisés par la société, le plus souvent à l'écart des hommes, dans une vallée que les avalanches coupaient autrefois du monde six mois par an. Une vie à caresser la roche et la glace, à parler aux arbres et aux marmottes, à suivre le vol des aigles et à veiller sur les mouflons. Une vie en communion avec la montagne. Le monde de Louis Oreiller va disparaître, enseveli sous le déferlement de la modernité. Alors sa parole, rare, résonne de toute la puissance des éléments. À qui, comme Irene Borgna, sait l'écouter, elle semble poésie et sagesse. Il n'est pas tout d'avoir de la mémoire, encore faut-il la langue de Louis et son esprit libre pour nous conduire là-haut, où l'air est plus pur et les pensées plus claires.

  • En 1996, huit alpinistes périssent à l'Everest dans une tempête tragiquement célèbre, tandis que le neuvième homme de l'expédition, déjà considéré comme mort, en réchappe miraculeusement, au prix d'un calvaire inhumain. Beck Weathers a survécu, mais l'épreuve la plus difficile reste devant lui : le retour à une existence « normale ».Car lorsque le docteur Beck Weathers est arrivé en Himalaya, obsédé par l'ascension du plus haut sommet de chaque continent, sa vie était en miettes. Son mariage ne tenait plus qu'à un fil et la relation avec ses deux enfants ne valait guère mieux. La dépression le minait depuis des années et la montagne était une échappatoire.Un second miracle a voulu que Beck Weathers, le corps, le coeur et l'esprit meurtris, se relève de cette tragédie personnelle. Sa femme, qui n'avait pas cru à sa mort, ne s'est pas résolue davantage à condamner leur couple, pour peu que Beck vienne à bout de ses démons.Le témoignage de Peach Weathers se mêle au récit de l'alpiniste pour raconter avec sincérité, humour et lucidité la renaissance d'un homme et d'une famille. En 3D et sur les écrans dans plus de 50 pays le 23 septembre 2015, Everest, un film de fiction de Baltasar Kormákur, met en scène le dépassement de soi des alpinistes et la « tragédie à l'Everest » relatée par Jon Krakauer dans son bestseller international Into Thin Air. Josh Brolin et Robin Wright incarnent Beck et Peach Weathers, aux côtés de Jason Clarke, Jake Gyllenhaal, John Hawkes et Keira Knightley.

  • Partir ! Plein nord, entre Islande et Groenland... C'est là que Sandrine Pierrefeu a choisi de faire ses premiers pas de capitaine. Trois mois d'aventure qu'elle livre dans un récit plein d'humour et de poésie.

    « Ils ont l'air de mauvais poil, les glaçons. Ils halètent, soufflent, plongent et ressortent, tout dégoûtants et si puissants. «On va mourir ?» demande un passager livide. J'aurais bien fait demi-tour et contourné ce manège à manger les bateaux si nous n'avions avec nous cette tigresse de Teresa ».

    Moitié chronique locale, moitié carnet de mer, Partir 66° Nord évoque un nord drôle, rugueux et tendre à la fois. À bord des voiliers Arktika et Aurora, aux côtés de Siggy, le « Père Noël » armateur et de Sandrine, aux prises avec son nouveau métier de capitaine, on navigue, bonnet capelé, du quotidien des Westfjords islandais aux tempêtes de sable sur l'île volcan Jan Mayen, jusque dans les communautés inuits de la côte est du Groenland.

    Sandrine Pierrefeu raconte ici trois mois de voile entre l'Islande et le Groenland sur des bateaux islandais. Ou comment elle parvient à survivre au jour perpétuel, au régime ultra-carné, aux moustiques, à l'abstinence et à l'espièglerie mutique des marins nordiques grâce à l'amitié d'une Anglaise apprentie Inuit, aux bains glacés, à l'infusion citron gingembre et à l'époustouflante beauté des lieux.

    Mise en bouche :

    On dirait qu'une tornade est passée sur Aurora. Le sol est couvert de miettes et de papiers froissés. Les coffres sont ouverts. Des outils, des canettes et des boîtes de biscuits traînent partout. Les cabines passagers sont en vrac, la moquette bleue pleine de plumes (les duvets et les doudounes des clients en laissent partout), de cheveux, de débris. Quand il retrouve la parole après son second café, le skipper, amical mais comme lassé d'avance, lâche : « Pour apprendre à connaître un bateau, la meilleure manière, c'est de le nettoyer de fond en comble. L'aspirateur est là. Les produits ménagers et les gants ici. Il y a à manger dans le frigo, sers-toi et jette ce qui n'est plus bon. J'ai à faire en ville ».

    Minute ! Nous allons vivre deux mois ensemble. Nous partons dans quatre jours avec des clients dont nous avons la responsabilité, dans un coin mal famé de l'océan glacial Arctique et il me lâche ? J'ai un milliard de questions. Il est à demi dehors quand je retrouve mon souffle et réussis à lui demander où trouver le moteur. Pourquoi le moteur ? Aucune idée mais l'information, d'un coup, me paraît vitale.

  • L'histoire de l'alpinisme se concentre sur quelques vedettes, oubliant certains de ses protagonistes, trop discrets, trop originaux. Gilles Modica a choisi de mettre en lumière ces figures mémorables de la montagne.

    Ils ont marqué l'évolution de l'alpinisme, qui par une première osée, qui par l'exploration d'un massif, qui par une oeuvre littéraire. Ils n'étaient pourtant pas des stars ; ils avaient tous une activité qui les faisait vivre et déterminait souvent leur personnalité. Du comte Russell, écrivain voyageur (1834-1909), pionnier de la conquête des Pyrénées, jusqu'à Benoît Grison, mort à l'Annapurna en 1986, à 25 ans, ils étaient industriel de la soie, géologue, chirurgien, ouvrier de la banlieue parisienne, architecte, guide, notaire, ingénieur, officier des troupes alpines... Gilles Modica leur rend l'hommage qui leur est dû en mettant en exergue les chapitres essentiels qu'ils ont signé dans l'histoire de la montagne. Le destin de ces hommes pour qui l'alpinisme fut une source de vie et d'inspiration, résonne aujourd'hui de manière édifiante.

  • Quand un homme incarne une montagne et la figure du montagnard... Le roman vrai d'un des épisodes les plus passionnants de l'histoire de l'alpinisme.

    Le 16 août 1877, Pierre Gaspard, guide de Saint-Christophe-en-Oisans, son fils et son client, le baron Emmanuel Boileau de Castelnau, gravissent le dernier sommet majeur des Alpes encore vierge : le Grand Pic de la Meije.
    Les meilleurs alpinistes de l'époque, français mais aussi anglais et suisses, convoitaient cette cime magnifique et s'y livraient une véritable compétition.
    Elle a finalement cédé à l'audace d'un "sportif" de vingt ans et à la pugnacité d'un chasseur de chamois qui a vu se dessiner sur cette montagne la voie du salut pour échapper à une vie paysanne misérable.
    /> La dramaturgie d'une ascension historique, l'intensité des personnages, un décor somptueux, le cheminement du héros pour s'élever au-dessus de sa condition, tous les éléments d'un roman existaient... Isabelle Scheibli s'en est emparée pour écrire ce texte et, avec Bruno Gallet, le scénario d'un film de télévision produit par France 3.

  • Apnéiste chevronné, Pierre Robert de Latour est aussi un grand spécialiste de celles qu'on appelle injustement les « baleines tueuses ». Il livre ici le récit de vingt ans de plongée aux côtés des orques libres de Norvège, avec qui il a noué des liens exceptionnels. L'histoire de cet homme sensible et passionné nous ouvre également une fenêtre sur l'intimité d'un peuple mystérieux et fascinant : le peuple des orques.

    En cet été 1968, Pierre Robert de Latour n'a pas neuf ans lorsqu'il découvre les fonds sous-marins sur l'île de Beauté. Il ressent alors au plus profond de son être l'attraction magnétique de l'océan.
    Cinquante ans plus tard, il revient aux sources de sa passion et voit défiler le film de toutes ces années dans un grand vertige, depuis sa première expédition Orca, en 1998, jusqu'à son adoption par Anna, la matriarche des orques, en passant par le sauvetage de Heiko et la parade nuptiale avec Leilani la sirène... Durant vingt ans, au fil de plus de cinq mille rencontres sous-marines, il tisse une relation unique avec les orques libres de Norvège, dont il possède une connaissance sans égale. Témoin privilégié de leur vie en milieu naturel, il se forge une expérience unique de ces cétacés et met au point une méthode d'approche non intrusive. Il fait aussi le constat des inquiétants changements qui impactent leur environnement. Frère des orques nous entraîne dans les eaux glacées des fjords norvégiens, pour une immersion dans le monde fascinant de ces grands prédateurs, qui sont loin d'avoir livré tous leurs secrets.

  • Découvrir la relation puissante entre un petit-fils et son grand-père exceptionnel, tel est le voyage au long cours, et pas toujours reposant, proposé par Guillaume de Monfreid. Une biographie qui fera date, traversée de moments de grâce et de drames, nourrie par une grande familiarité avec l'oeuvre et une vaste exploration des souvenirs familiaux.

    Août 1958, La Réunion. Henry de Monfreid (1879-1974), qui a raconté sa vie aventureuse en mer Rouge et dans la corne de l'Afrique à travers plus de soixante-dix ouvrages, est porté disparu dans l'Océan Indien à près de quatre-vingts ans. Guillaume a huit ans, il a grandi au bord de l'eau, et son île est tout son univers.

    Ainsi commence la découverte peu banale d'un grand-père aux antipodes de l'image d'Épinal. Commence aussi une série de coïncidences qui feront de ces deux hommes les inséparables protagonistes d'une sorte de vie à deux.

    Étranges destinées. Guillaume, bien qu'il s'y refuse, remet ses pas dans ceux d'Henry. Toujours il est confronté à sa complexe personnalité, romanesque, libre, imprévisible, indomptable.

    Guillaume a peint le portrait d'un Henry vivant, intime, infatigable malgré les échecs. Il révèle, à travers une correspondance inédite, des questionnements qu'on ne soupçonnait pas, en même temps que l'art de conteur d'Henry, inimitable.

    Il livre aussi un « lexique monfreidien » subversif, à ne pas mettre entre toutes les mains.

    Ce texte passionnant est complété par les dessins de Guillaume, ainsi que par une longue chronologie, unique en son genre, qui vise à restituer le foisonnement des événements couvrant les quatre-vingt-quinze ans de vie d'Henry et au-delà (1854-1976), et rectifie quelques erreurs publiées ici ou là.

  • Un roman dans lequel on progresse à corde tendue, tenu en haleine par les rebondissements d'une saison en montagne, dramatique à bien des égards.Ou comment un guide se retrouve confronté aux principes universels de sécurité, de responsabilité et de liberté...

    « Le 2 juin 1990, vers 10 heures du matin, Michel Charmoz ne regrettait rien.

    Somme toute, il était plutôt content d'avoir accepté cette course, même si elle retardait son chantier. En juin la neige est bonne, les jours sont longs et le massif est désert, alors... Michel éprouvait comme un sentiment d'évidence à se trouver là, surveillant devant lui chaque pas de son client, gardant la corde tendue dans la descente, supputant l'état du glacier au-dessus du refuge et se demandant s'il aurait le temps de finir aujourd'hui les 2,80 m de lambris dans la chambre du gamin... » Repérer les dangers, les éviter, gérer le risque fait partie de la vie de Michel Charmoz. C'est l'obligation d'assumer ses responsabilités, la capacité d'exercer son libre arbitre, la notion d'engagement, le sens du devoir et le goût du partage qui lui ont fait embrasser le métier de guide. Là-haut, il est à son aise. Il connaît les lois de la montagne et les respecte. Il a plus de mal avec le fonctionnement et les codes du monde d'en bas, surtout quand ils vont à l'encontre de ses convictions et de ce qu'on exige de lui en haut. Le drame se joue souvent là où on ne l'attendait pas.

  • Jusque sur le toit du monde, Emma n'a pas froid aux yeux ! Altitude, performance sportive, recherche du plaisir comme de la vérité, elle s'engage corps et âme pour résoudre à la fois son équation personnelle et un suspens qui nous laisse le souffle court.

    Comment Sophie Charraz a-t-elle trouvé la mort au Manaslu il y a plus de vingt ans, tandis que son mari redescendait vivant de ce 8 000 himalayen ? C'est taraudé par cette question que leur fils Matthieu, star de l'ultra-trail et des sports extrêmes, se retrouve au Pakistan pour tenter la première descente en snowboard du K2. Au camp de base du deuxième plus haut sommet du monde, une communauté improbable d'âges, de nationalités, expériences et de motivations hétéroclites, évolue en un huis-clos qui échauffe les esprits. En altitude, les alpinistes s'épuisent sur les pentes de la redoutable « montagne sauvage » en attendant l'annonce du beau temps qui autorisera l'effort ultime. Leur succès ou leur perte peut dépendre des prévisions météo... Emma, la séduisante et émancipée compagne de Matthieu participe à l'agitation de ce microcosme. Un terrain d'étude rêvé pour cette sociologue, elle-même amatrice de running ! La prise de risques n'est-elle pas son sujet de thèse ?
    Et l'exultation du corps sa recherche personnelle ? Elle n'hésite pas à s'exposer ni à poser les questions dérangeantes en remuant le passé.Enfin une héroïne moderne au centre d'une histoire de montagne ! 

  • C'est sa vie, bien sûr, qu'Odette Bernezat raconte à travers ses nouvelles.

    Une vie inspirée par la passion de la montagne et du désert.

    Une vie animée par le plaisir de l'ascension et du voyage, par la curiosité de la rencontre, par le goût de l'écriture. Toute une vie avec Bernouze, guide, époux et héros.

    « Je dois emmener Zou à la montagne. En douceur. Elle a 17 ans et sa référence est le Mont-Saint-Michel... » Les premières lignes de la première nouvelle, déclinée en cinq variations, donnent le ton : il va être question de partager l'amour de la montagne, et l'humour sera de la partie. Ainsi paré, on ira en Oisans, au mont Blanc, dans le Hoggar, en Suisse à 4000 mètres, dans le Haut Atlas, le Vercors, la Chartreuse ou le Dévoluy. On rencontrera toutes sortes de compagnons de marche, de cordée ou de méharée. Car elle en a vécu, des aventures, Odette Bernezat, en cinquante ans de vadrouille là-haut en montagne et là-bas dans le désert ! Son oeil qui frise et sa plume alerte donnent leur saveur aux nouvelles que sa belle vie lui a inspirées.

    Avec elle, la montagne d'en haut et de là-bas est toujours humaine, belle et aimable, jamais tragique.

  • Un roman initiatique, sur fond de la redoutable « guerre blanche » qui opposa les troupes de montagne italiennes et austro-hongroises entre 1915 et 1918 dans les massifs du Stelvio, de l'Ortler et de l'Adamello.

    Juillet 1913, dans les montagnes entre Autriche et Italie. Jean, encordé à son cousin Dante et à Walter, leur guide et ami tyrolien, assiste impuissant à la chute mortelle de son père, un industriel milanais. La vie du jeune homme, jusqu'alors harmonieuse, rythmée par la passion paternelle pour l'alpinisme et la musique enseignée par sa mère, pianiste française, se disloque. L'attentat de Sarajevo va précipiter les trois jeunes gens dans le chaos du monde et la tragédie.  Alors que Walter intègre un régiment de Kaiserjäger, Jean reçoit un ordre de mobilisation de l'armée française. Il choisit plutôt l'armée italienne, restée neutre, et part pour l'Académie militaire. Las, le 23 mai 1915, l'Italie déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie.Promu sous-lieutenant dans les alpini, Jean rejoint le front dans le massif de l'Adamello où il retrouve son cousin, engagé de la première heure.
    Dans ce cadre grandiose d'arêtes et de glaciers, les offensives à outrance fauchent la fine fleur de l'alpinisme italien. L'hiver est pire encore avec les assauts du froid, de vent et des avalanches.
    À la faveur d'une permission à Milan, Jean présente Dante à Antida, dont il est amoureux. Comment ne pas remarquer le contraste entre le chaste et fragile « lieutenant français » et le sergent aux épaules larges, auréolé de cicatrices et de médailles ! C'est en rivaux que les deux cousins retournent au front...
    Un jour, une colonne autrichienne dont les alpini observaient la progression est engloutie par une avalanche. Contre l'avis de Dante, Jean se porte au secours de l'ennemi. Parmi les survivants se trouve Walter, leur ami guide. Les retrouvailles des anciens compagnons de cordée tournent bientôt au drame...

  • La première biographie sur l'un des plus grands noms de l'alpinisme, héros de l'Annapurna.

    Lionel Terray. Le destin hors du commun d'un fils de bonne famille qui avait choisi d'être paysan. Tout à la fois indépendant et faisant preuve d'un fort esprit d'équipe, intimement lié aux parcours de Louis Lachenal et Guido Magnone avec lesquels il a formé des cordées légendaires, cet être complexe et formidable, alliant la simplicité et le génie, va écrire quelques-unes des plus belles pages de l'alpinisme et des expéditions lointaines (Annapurna, Jannu, Makalu, Pérou, Patagonie, etc.). Face à l'attentisme de la compagnie des guides de Chamonix et de l'armée, il participera activement à l'un des épisodes les plus dramatiques de l'alpinisme en organisant une cordée de secours terrestre pour aller sauver les alpinistes Vincendon et Henry en perdition sous le mont Blanc.

    Au-delà de ces exploits, il a marqué à jamais la littérature de montagne avec la parution en 1961 de son remarquable livre Les Conquérants de l'inutile, très en avance sur son temps.

    C'est sans doute pour cela que personne n'a osé jusque-là écrire sa biographie. C'est aujourd'hui chose faite grâce à Marcel Pérès, qui par ses recherches approfondies et les nombreux témoignages recueillis récemment, nous apporte les éclairages indispensables pour découvrir les multiples facettes de ce conquérant oublié.

  • Un roman palpitant où se mêlent amour, sexe et trahison et dont l'action se déroule dans le milieu de l'ultra-trail et des sports extrêmes de montagne.

    Emma, étudiante américaine en sociologie, débarque pour un an à Chamonix, lieu d'observation idéal pour sa thèse dont le sujet est la prise de risques en montagne. Au-delà des alpinistes et grimpeurs de haut niveau, c'est pour elle l'occasion de se frotter aux stars des sports extrêmes que sont l'ultra-trail, le freeride, le base jump, la wingsuit...

    Sa rencontre avec Matthieu, le champion chamoniard de freeride et de trail running, va entraîner Emma dans une aventure amoureuse et sexuelle inédite. Mais au fil des semaines, les rivalités, jalousies et trahisons vont émerger et s'amplifier jusqu'à plonger Emma dans l'angoisse et la peur.

    Une intrigue haletante durant laquelle les protagonistes et le lecteur auront du mal à reprendre leur souffle.

  • Le journal aux pages manquantes du voyage d'un homme qui lutte pour la vie, traverse la montagne corse en hiver, erre, se perd... et s'oublie.

    Cet ouvrage est la retranscription intégrale de deux carnets Moleskine retrouvés fin mai 2016 en Corse par l'un des gardiens du refuge de Ciuttulu di i Mori. Abîmées par l'humidité, de nombreuses pages étaient illisibles, complètement ou partiellement. Ces carnets contenaient également une vingtaine de photos Polaroïd. À ce jour, l'auteur a été identifié : un alpiniste, de métier écrivain-voyageur, scénariste et photographe. Par respect pour ce qui semble être sa volonté puisqu'il ne mentionne jamais lui-même son nom ni ceux des divers protagonistes qui apparaissent au fil des pages, ainsi qu'à la demande expresse de sa famille, nous ne révélerons pas son identité.

    Malgré les recherches, aucun corps n'a été retrouvé depuis la découverte des carnets, aucune trace du passage de l'auteur en Corse ou ailleurs.

    Il est officiellement porté disparu.

    Cet « Alpiniste Errant » jette en vrac sur le papier ses réflexions, ses pensées, ses idées, dans une sorte de bloc-notes mémoire foutraque, souvent avec humour et poésie, spiritualité, mysticisme même, et beaucoup d'autodérision. Avec un goût certain pour la narration, il raconte sa vie, la Vie, ses amours, ses blessures, ses histoires, ses anecdotes, ses passions, et surtout celle de la montagne et de l'alpinisme. Dans cet acte de matérialisation de sa mémoire transparaît une volonté farouche de ne pas oublier, de ne pas être oublié, une lutte pour faire comme si... pour continuer.

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