Gremese

  • Son enfance derrière son père Joseph - lui aussi basketteur -, ses premiers pas en Europe, l'explosion de la NBA. Tout au long de son immense carrière. Kobe n'a jamais été un joueur facile à entrainer. Déjà à l'âge de 15-16 ans. il avait décidé qu'il voulait devenir le plus fort de tous les temps, et il était déterminé à atteindre son objectif. Après tout, s'il n'avait pas agi de la sorte, avec une détermination aussi obsessionnelle, Kobe n'aurait peut-être pas accompli tous les exploits qu'on lui connait, y compris ce match d'adieu sous forme de One Man Show, avec 50 tirs et 60 points au tableau d'affichage. Le dernier de ses nombreux records.

    Ce livre, plein d'anecdotes peu connues, nous raconte la vie et la carrière de l'inoubliable Black Mamba, depuis son enfance et ses années passées en Italie. Lorsque le très jeune prodige du ballon orange enchantait les spectateurs par ses dribbles pendant la mi-temps des matches joués par son père.

  • John Wayne

    Anton Giulio Mancino

    Fort, déterminé, taciturne, parfois rude, John Wayne a personnifié le parfait héros américain, et avec environ 200 films tournés en 50 ans de carrière, il a été l'un des plus durables porte-drapeaux cinématographiques des États-Unis. Pourtant, malgré sa renommée mondiale, l'Academy l'a toujours écarté pour ses idées farouchement conservatrices, ne lui décernant qu'un seul Oscar en 1970 pour Cent dollars pour un shérif.

    Dans cet ouvrage, Mancino reconstruit une large biographie artistique de l'acteur, qui se confond avec une fresque grandiose de l'Amérique du XXe siècle. De ses débuts à l'époque du cinéma muet (Tom, champion du stade, 1926) à La Chevauchée fantastique (1939), film décisif pour sa carrière, suivi de la Trilogie sur la cavalerie (Le Massacre de Fort Apache, La Charge héroïque et Rio Grande), La Prisonnière du désert (1956) et L'Homme qui tua Liberty Valance (1962), jusqu'aux rôles plus "modernes" comme dans Brannigan (1975), le récit de cette filmographie immense accompagne celui d'un pays divisé entre élans idéalistes et tradition conflictuelle, désirs de liberté et chasses aux sorcières névrotiques. Il en émerge le portrait d'un acteur qui, peut-être mieux que tout autre, a incarné avec tant de conviction les parts d'ombre et de lumière du mythe américain.

    Complété d'un très riche catalogue d'images tiré directement des photogrammes des films, cet ouvrage retrace l'aventure artistique légendaire du "Duc" d'Hollywood, la star bourrue et réactionnaire qui aimait dire au sujet de son travail : "Dans les films je joue John Wayne à chaque scène, peu importe le personnage, et je m'en sors bien, non ?".

  • Michael Cimino a été l'un des noms les plus célèbres du cinéma américain entre les années soixante-dix et quatre-vingts. Mais, à une ascension fulgurante, a succédé une chute tout aussi soudaine, tout cela en l'espace de quelques années, faisant de lui un miraculé, puis un paria. Voyage au bout de l'enfer a attiré l'attention du grand public et celui de l'Academy. qui l'a récompensé avec 5 Oscars, tandis que l'échec commercial de La Porte du paradis a été tellement considérable qu'il a servi à sanctionner symboliquement la fin d'une époque, valant à son auteur un ostracisme inflexible de la part des producteurs et accélérant la fin de sa carrière.

    Et pourtant Cimino incarnait une figure d'artiste très particulier, cultivé et visionnaire, perfectionniste jusqu'à la paranoïa, partisan d'un cinéma résultant d'une synthèse extrême entre l'emphase spectaculaire du Hollywood classique et une conception personnelle d'une très grande originalité. Excentrique et têtu. Cimino a failli parce que différent des grands noms de Hollywood : isolé et ambitieux, arrogant parce qu'orgueilleusement convaincu de ses propres capacités, obsessionnel jusqu'à friser la pathologie. Son cinéma, anachronique avec candeur, fait d'amples structures narratives et d'une direction maniaque des acteurs et des figurants, n'a jamais laissé indifférent mais a toujours provoqué d'âpres débats et polémiques, même pendant les quelques années de son grand succès international.

    Ce livre, enrichi de nombreuses illustrations et se terminant par une interview du réalisateur, jamais publiée, n'a pas pour objectif de revaloriser l'oeuvre d'un auteur qui aurait pu devenir immortel, mais qui a fini tristement aux oubliettes. Il tente, au contraire, une analyse soignée de son travail pour aller au-delà de l'anecdote et du scandale qui. à partir de La Porte du paradis, ont influencé l'objectivité de nombreux juges sur son cinéma et sur sa vie.

  • Claude Chabrol

    Patrick Saffar

    Survenue en 2010, la disparition de Claude Chabrol a permis de jeter un regard rétrospectif sur une carrière particulièrement prolifique. Cet ouvrage a pour particularité de commenter chacun des 57 films de cinéma réalisés par l'auteur du Boucher, sans négliger pour autant sa production télévisuelle, encore largement méconnue. Cette démarche du "film après film" se veut être le reflet de celle de Chabrol lui-même, qui entendait, à l'instar de quelques-uns de ses auteurs de prédilection (Balzac, Simenon), édifier un "mur de briques", façonner une "mosaïque" propres à communiquer une "vision du monde", dont l'auteur du livre a voulu, dans une approche personnelle, montrer la cohérence aussi bien que le caractère foisonnant.

    Bien entendu, cette démarche ne néglige pas les approches transversales, à même de faire résonner en écho les films entre eux, en faisant ressortir ici un motif visuel (un "plan signature"), là une préoccupation d'ordre philosophique. À cet égard, les nombreuses illustrations de l'ouvrage, légendées avec précision par l'auteur, rendent encore plus éloquente cette approche à la fois analytique et synthétique. Si la production chabrolienne comprend son lot de titres improbables, voire ultra-mineurs, le livre présente l'originalité de chercher néanmoins à les resituer dans le puzzle d'ensemble. De même, les dernières oeuvres du cinéaste, un peu négligées par la critique française, font elles aussi ici l'objet d'une réévaluation.

    Ainsi, par-delà les diverses "périodes" de l'oeuvre de Claude Chabrol (période "Nouvelle Vague", période Génovès/Stéphane Audran...), est-ce un regard que le présent livre s'emploie à faire sentir, un regard assez unique fait de circonspection et de passion pour la nature humaine, d'interventionnisme et de désinvolture. Une fois la mosaïque patiemment reconstituée par l'auteur de l'ouvrage apparaît le portrait d'un artiste qui, à partir du confort apparent de son cinéma, de sa fluidité de plus en plus revendiquée, amène le spectateur à reconsidérer ses certitudes les mieux ancrées. Ce livre s'emploie ainsi à montrer comment Chabrol va jusqu'à questionner la capacité du langage à appréhender le réel, aussi bien que le caractère transparent de la représentation cinématographique. D'où la modernité toute paradoxale de cette oeuvre, que le présent ouvrage entend mettre en lumière.

  • Tout sur Fellini

    Enrico Giacovelli

    Tout sur Fellini a pour ambition d'être, en cet anniversaire du centenaire de la naissance de celui qui est le réalisateur italien par excellence, la plus vaste et complète publication sur cet artiste et son cinéma. Il ne s'agit pas seulement d'une oeuvre unique en raison de ses dimensions monumentales, mais aussi d'une oeuvre très particulière, à la fois une encyclopédie et ouvrage collectif, extrêmement riche d'informations basiques (utiles pour ceux qui connaissent peu ou rien sur ce sujet) mais aussi d'approfondissements critiques (pour ceux qui sont déjà connaisseurs en la matière et qui voudraient la connaître mieux). Pour résumer, c'est à la fois un ouvrage de référence et de simple lecture, accompagné de centaines de photogrammes extraits directement des films du cinéaste et regroupés en fonction de leur thème.

  • Piero Spila - un des plus grands spécialistes italiens de cinéma - retrace en détails la vie et la carrière de Bernardo Bertolucci. Le lecteur a ainsi l'occasion de découvrir, ou de redécouvrir, ce personnage populaire et incontournable du cinéma. Ses parents, son enfance, son amour pour la poésie, ses influences, ses échecs et ses succès... Afin de fournir des repères concrets, sont présents dans ce volume une biographie détaillée et datée, année après année, ainsi qu'un « Alphabet Bertolucci » qui présente et définit des objets, personnes ou concepts clefs dans la vie de Bertolucci. De plus, Spila a procédé à une analyse détaillée des oeuvres du cinéaste. Chacun de ses films est présenté, résumé et traité avec une grande minutie. Nous découvrons ainsi les dessous de l'ensemble de ses films, parmi lesquels se trouvent des oeuvres incontournables telles que Le Dernier Empereur, Le Dernier tango à Paris ou encore 1900. Toujours dans un soucis de clarté, une filmographie résumant chacun des films se trouve à la fin du livre.

  • "Faire des films, c'est aussi replonger par ses plus profondes racines jusque dans le monde de l'enfance..." : Bergman a souvent évoqué le monde de l'enfance mais toujours en tant qu'accès privilégié à la dimension de l'imaginaire, donc de la matière sauvage et irrationnelle des rêves, où se dissimulent les pulsions les plus secrètes et révélatrices du Moi. La force prodigieuse des créations visuelles et narratives du réalisateur suédois - le chevalier médiéval qui joue aux échecs avec la Mort ; un vieil homme et les fantômes de son enfance ; la dangereuse confrontation entre les identités de deux femmes ; un enfant qui lutte contre le Mal incarné par un évêque - dérive aussi du fait qu'elles s'insèrent dans un imaginaire riche d'une tradition littéraire et figurative qui s'étend jusqu'au vingtième siècle, puisant notamment sa source chez Strindberg et Ibsen. Depuis la fin des années 1930 jusqu'à sa mort, en 2007, Ingmar Bergman a été l'auteur d'une oeuvre immense qui s'est exprimée dans les mises en scène théâtrales, dans l'écriture dramaturgique et narrative mais surtout dans le cinéma avec la réalisation de presque 70 films qui lui offrirent une renommée internationale.

    Dans ce livre, une sorte de guide analytique et historique du cinéma bergmanien, accompagné d'un important contenu iconographique basé presque exclusivement sur des photogrammes extraits des films de Bergman et choisis en rapport étroit avec le texte, sont examinées une à une toutes les oeuvres cinématographiques du maître suédois ; de Crise (1946) à Sarabande (2003), en passant par les classiques des années 1950 (Le Septième Sceau, Les Fraises sauvages), les films "de chambre" des années 1960 (Persona, L'Heure du loup), jusqu'à l'onirique Cris et Chuchotements, au film-fieuve Scènes de la vie conjugale et au magnifique film qui résume son oeuvre, Fanny et Alexandre. L'analyse de chaque film prend en compte sa matrice, son histoire entre vicissitudes et manipulations de la censure, son originalité et son autonomie tout comme ses connexions avec l'oeuvre complète du réalisateur. Et pour la première fois sont également traités, de manière exhaustive, ses films produits pour la télévision entre 1957 et 2000, qui restent "cinématographiques" à tous les effets.

  • Un temps snobée par la critique, la comédie à l'italienne est aujourd'hui considérée par tous comme une époque heureuse et unique. Genre porteur des années d'or du cinéma italien, et bien que révolu depuis 1980, la comédie continue à influencer le cinéma comico-satirique de nos jours. Cet ouvrage se consacre essentiellement à la comédie à l'italienne à proprement parler : celle compte des réalisateurs tels que Mario Monicelli, Dino Risi, Ettore Scola, Luigi Comencini, Pietro Germi ; des metteurs en scène tels que Age et Scarpelli, Benvenuti et De Bernardi ; et des acteurs comme Vittorio Gassman, Nino Manfredi, Alberto Sordi, Ugo Tognazzi, Marcello Mastroianni, Catherine Spaak, Monica Vitti et Claudia Cardinale.
    Le livre contient 127 fiches monographiques dédiées aux principaux auteurs et acteurs du genre et plus de 400 photographies tirées des films cités. Mais surtout il est écrit, sans compromettre le sérieux de l'approche historique et critique, dans le style de la comédie à l'italienne classique, courageux, anti-conformiste, polémique, amusant, amer. Ainsi, en plus d'être une histoire de la comédie à l'italienne, c'est aussi une petite histoire de l'Italie et des Italiens.

  • Durant ses années d'argent, le cinéma comique américain commence à parler mais tire encore le meilleur de la grande leçon du muet : si Keaton et Lloyd s'engagent sur le boulevard du crépuscule, Chaplin arrive à maturité et Laurel & Hardy réalisent leurs films les plus drôles et populaires tandis qu'explose la bombe sonore des frères Marx, de W.C. Fields et des films comiques musicaux.

    Mais c'est désormais la comédie sophistiquée qui règne à Hollywood et le cinéma comique pur se réfugie dans les dessins animés avant que les feux de la rampe ne s'éteignent.

  • Quentin Tarantino est un artiste aux multiples casquettes - tantôt réalisateur, acteur, scénariste, producteur et même distributeur - une icône de la culture de masse contemporaine adulée par tous.

    Cet ouvrage présente un portrait complet du cinéaste, de ses débuts difficiles à la consécration internationale avec des films comme Reservoir Dogs et surtout Pulp Fiction. Cette passionnante monographie a également la particularité de contenir un essai approfondi consacré aux films plus récents de Tarantino, à savoir les westerns à succès Django Unchained et The Hateful Eight. En se confrontant pour la première fois de sa filmographie au genre le plus sacré du cinéma américain, le réalisateur, comme à son habitude, le transforme, l'inscrit dans la modernité tout en conservant une part de néoclassicisme. Chacun des films du prodige est analysé, approfondi, expliqué et illustré. Grâce à une filmographie et une bibliographie détaillées, le livre met en avant ce vent de nouveauté que Quentin Tarantino souffle sur le cinéma et la culture dans le monde entier.

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