Hazan

  • Catalogue officiel de l'exposition L'heure bleue de Peder Severin Krøyer au musée Marmottan Monet du 28 janvier au 25 juillet 2021.

    Le musée Marmottan Monet présente, du 28 janvier au 25 juillet 2021, la première exposition monographique jamais consacrée en France à l'un des plus grands maîtres de la peinture danoise Peder Severin Krøyer (1851-1909). Contemporain de Vilhelm Hammershøi (1864-1916), Peder Severin Krøyer est au plein air ce que son contemporain fut à la scène d'intérieur. Plus de soixante chefs-d'oeuvre provenant du musée de Skagen - dépositaire d'un des premiers fonds mondiaux de l'artiste - du musée de Göteborg mais aussi des musées de Copenhague, Aarhus, Alkersum/Föhr, Lübeck, Kiel, Budapest et Paris mettent à l'honneur ce remarquable interprète de l'heure bleue, ce phénomène météorologique qui précède le crépuscule et se déploie surtout aux lointains bords de mer septentrionaux. Cette exposition est placée sour le haut patronage de la Reine Margrethe II du Danemark.

  • Catalogue officiel de l'exposition Léonard de Vinci au musée du Louvredu 24 octobre 2019 au 24 février 2020.

    À l'automne 2019, le musée du Louvre organisera une exposition exceptionnelle consacrée à Léonard de Vinci. Un corpus d'oeuvre unique que seul le musée du Louvre pouvait rassembler, en complément de son fonds exceptionnel de tableaux et dessins du maître italien.

    Cette date revêt pour le Louvre une signification toute particulière : l'année 2019 marque le cinquième centenaire du décès de l'artiste, à Amboise. À l'invitation du nouveau roi de France, François Ier, Léonard de Vinci quitta en effet l'Italie pour la France à la mort de son protecteur, Julien de Médicis. Il arriva sans doute vers novembre 1516 dans la demeure du Clos Lucé, située à quelques pas de la résidence royale d'Amboise.

    C'est là que François Ier logea magnifiquement Léonard, qu'il nomma « premier peintre, ingénieur et architecte du roi » et pensionna royalement. L'artiste y vécut les trois dernières années de sa vie, organisant ses notes sur divers sujets scientifiques et artistiques en vue d'en publier des traités et travaillant à ses tableaux dont il n'avait jamais voulu se séparer : la Sainte Anne, La Joconde, le Saint Jean Baptiste. On garde aussi de ce temps d'admirables dessins sur des papiers de fabrication française, démontrant qu'il travailla à une monumentale sculpture équestre, à des projets hydrauliques ou à l'organisation de festivités pour le souverain.

    Le grand génie italien de la Renaissance mourut au Clos Lucé le 2 mai 1519. C'est ainsi que le Louvre conserve près du tiers du corpus des tableaux de l'artiste : les peintures apportées en France, achetées par François Ier, entrèrent alors dans les collections royales, où se trouvaient sans doute déjà La Vierge aux rochers et La Belle Ferronnière, acquises par Louis XII. À cet ensemble extraordinaire, qui constitue l'origine même des collections du musée du Louvre, s'ajoute un fonds exceptionnel de vingt-deux dessins de Léonard de Vinci.

    Le cinquième centenaire du décès du maître italien offre donc au Louvre l'occasion singulière de réunir autour des cinq grands tableaux de ses collections la plus grande part possible des peintures de Léonard (quatorze à dix-sept, selon les spécialistes, lui sont de nos jours attribuées), afin de pouvoir les confronter à un large choix de dessins ainsi qu'à un ensemble, restreint mais significatif, de tableaux et de sculptures qui en offriront une contextualisation concrète.

    Cette rétrospective internationale permettra ainsi de présenter les résultats des recherches les plus récentes, associés à la réédition critique de la documentation fondamentale, en même temps que les dernières études scientifiques conduites en laboratoire ou lors des récentes restaurations menées par le musée du Louvre.

  • Catalogue officiel de l'exposition Maurice Denis. Amour au musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, du 12 février au 16 mai 2021, organisée en partenariat avec le musée d'Orsay, Paris. Maurice Denis (1870-1943) est un peintre et un théoricien incontournable de l'art moderne français au tournant du xixe au xxe siècle. Au-delà de son célèbre mot d'ordre de 1890, « Se rappeler qu'un tableau - avant d'être un cheval de bataille, une femme nue, ou une quelconque anecdote - est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées », la richesse de sa production picturale et l'abondance de ses écrits dévoilent l'ambition d'une vie entièrement consacrée à l'art, à l'amour et à la religion. Le présent ouvrage retrace les multiples facettes de ce parcours original et captivant, jusqu'à la Première Guerre mondiale. La réunion d'un riche corpus d'oeuvres commentées montre l'évolution rapide du style de l'artiste, des expérimentations plastiques inédites du « Nabi aux belles icônes » jusqu'à l'expression par l'harmonie des formes et des couleurs des oeuvres symbolistes, puis la quête tout aussi audacieuse d'un nouveau classicisme. Confiés à des spécialistes, les essais publiés dans cet ouvrage réévaluent la place de Maurice Denis dans son temps : sa volonté de créer des images modernes poétiques et musicales, toujours ancrées dans la nature et dans la vie quotidienne ; son dialogue avec les exemples de Pierre Puvis de Chavannes, Paul Gauguin, Paul Cézanne et Henri Matisse ; sa participation à la revalorisation des arts appliqués aux côtés de ses amis nabis, et sa confrontation avec la grande décoration murale ; enfin, les sources d'inspiration constantes que furent son épouse Marthe et ses enfants, les forêts de Saint-Germain-en-Laye et les plages de Bretagne.

  • Paris, 1900 : une révolution s'engage au temps de la Belle Époque. « L'art pour tous ! », clament les artistes qui exposent « sans jury ni récompense ». Cofondateur du Salon des Indépendants, Paul Signac s'impose comme le théoricien des « impressionnistes dits scientifiques ». Il divise la couleur en taches pures et serrées sur la toile pour que la forme surgisse du mélange optique : il ambitionne un art total entre le paradis perdu de l'âge d'or et l'utopie sociale. Il défend une peinture positiviste, promoteur d'une modernité technique et politique. Ses compagnons répandent le style « pointilliste » comme une traînée de poudre de Paris à Bruxelles : les « néos » exaltent les lendemains qui chantent. L'artiste pose en intellectuel engagé, sous la plume de critiques tels que Fénéon, à l'époque de l'affaire Dreyfus.
    Un corpus grandiose de peintures et d'oeuvres graphiques de Signac et des avant-gardes, des impressionnistes (Monet et Morisot) aux fauves (Dufy, Friesz, Marquet) : symbolistes (Gauguin, Mucha, Redon), nabis (Bonnard, Denis, Lacombe, Sérusier, Ranson, Vallotton), néo-impressionnistes (Cross, Guillaumin, Luce, Pissarro, Seurat, Van Rysselberghe), témoins de la vie parisienne (Anquetin, Degas, Lautrec, Picasso, Steinlen). Une collection privée d'exception pour la première fois exposée dans son ensemble.
    Catalogue officiel de l'exposition Paris 1900 et le postimpressionnisme - Signac et les Indépendants du 28 mars au 27 septembre 2020 au musée des Beaux-Arts de Montréal.

  • Cette exposition propose un parcours itinérant, de l'impressionnisme à la modernité. Après Van Gogh, cette nouvelle exposition numérique révèle le lien entre la création artistique et les rives méditerranéennes, bassins majeurs de la modernité. Une immersion dans les chefs-d'oeuvre d'une vingtaine d'artistes :
    Renoir, Monet, Pissarro, Matisse, Signac, Derain, Vlaminck, Dufy, Chagall...
    En Van Gogh, ces artistes reconnaissent un génie de la peintre qui, après avoir quitté Paris, utilise la couleur pure comme mode d'expression privilégié. À partir des années 1880, la Méditerranée séduit les artistes : délaissant Paris ou le Nord, ils se réunissent le long du littoral, de Collioure à Saint-Tropez. C'est alors qu'ils élaborent une nouvelle conception de la lumière et de la couleur. Ces artistes ont entretenu des liens avec la Méditerranée soit par leurs origines, soit par leurs séjours dans le Midi. L'exposition numérique s'attache à montrer comment leurs personnalités artistiques se révèlent au contact de ces paysages maritimes et comment s'invente la modernité picturale.
    En 7 séquences et une quarantaine de minutes, vous êtes emporté d'un courant artistique à un autre : de l'impressionnisme avec Monet et Renoir, au pointillisme avec Signac et Cross, en passant par le fauvisme avec Camoin, Derain, Vlaminck, Marquet... sans oublier Matisse. L'exposition immersive retrace aussi la fascination pour la Méditerranée de Bonnard et Dufy, pour enfin arriver à l'un des plus grands coloristes de l'art moderne : Chagall. Plus de 500 oeuvres, aujourd'hui dispersées à travers le monde, inondent l'Atelier des Lumières de leurs couleurs éclatantes et révèlent les variations de ces grands artistes sur la Méditerranée qui leur a permis d'exprimer toute leur sensibilité.

  • Le musée d'Orsay est riche d'une collection de près de 93 000 dessins, dont 18 000 dessins d'arts décoratifs et d'architecture, auxquels s'ajoutent plus de 700 pastels. Fragiles à la lumière, peu exposés. Qu'ils soient esquisse ou oeuvre finie, ces dessins portent toujours la trace intime de la main qui les a tracés et colorés. Ils constituent ainsi le journal intime de l'artiste, où se côtoient autoportraits, notations du quotidien et de fragments du monde, visions fantastiques et oniriques, peut s'y écrire.
    Ces archives du rêve nous sont présentées ici par l'historien de l'art Werner Spies, grand spécialiste et intime des peintres Ernst et Picasso mais aussi l'ami de nombreux créateurs, plasticiens, hommes de lettre et critiques de notre temps, à qui il a demandé de réagir à ces oeuvres, par les mots ou tout autre manifestation de leur main.Parmi les 100 contributions des personnalités du monde de l'art et des lettres invitées on trouvera ainsi : Adonis, Jean-Michel Alberola, Pierre Alechinsky, Eduardo Arroyo, Paul Auster, Georg Baselitz, Michel Butor, Christian Boltanski , Luc Bondy, Fernando Botero, Alfred Brendel, Daniel Buren, Jean-Marc Bustamante, Sophie Calle, Jean Clair, Tony Cragg , Marlene Dumas, Philippe Forest, Gloria Friedman, Andreas Gursky, Yannick Haenel, David Hockney, Rebecca Horn, Anish Kapoor, William Kentridge, Anselm Kiefer, Jeff Koons, Julia Kristeva, Michael Krüger, Bertrand Lavier, Jean Le Gac, Peter Lindbergh, Mario Vargas Llosa, David Lynch , Richard Meier , Annette Messager, Yan Pei-Ming, François Morellet, Richard Peduzzi, Guiseppe Penone, Christian de Portzamparc, Yasmina Reza, Daniel Richter, Gerhard Richter, François Rouan, Thomas Ruff, Sean Scully, Jean-Jacques Sempé, Cindy Sherman, Philippe Sollers, Gérard Titus-Carmel, Jean-Philippe Toussaint, Tomi Ungerer, Jacques Villeglé, Wim Wenders, Jean Michel Wilmotte. Catalogue de l'exposition Les archives du rêve, dessins du musée d'Orsay : carte blanche à Werner Spies Exposition du 25 mars au 14 juillet 2014 au Musée National de l'Orangerie. Coédition Musée Orsay-Musée de l'Orangerie/Hazan

  • Catalogue officiel de l'exposition Mondrian entre figuration et abstraction au musée Marmottan Monet du 12 septembre 2019 au 26 janvier 2020.
    Membre du groupe De Stijl, Piet Mondrian est principalement connu pour ses peintures abstraites aux lignes épurées et ses carrés rouge, jaune et bleu. Le musée Marmottan Monet lui consacre une exposition événement en septembre 2019 et met l'accent sur son oeuvre figurative majeure.
    Une soixantaine de peintures de premier ordre, sélectionnées par Mondrian lui-même vers 1920 pour son plus grand collectionneur Salomon B. Slijper, sont présentées en exclusivité à Paris et révèlent cette face méconnue de l'artiste. Paysages, portraits, peintures de fleurs marquées par l'impressionnisme, le luminisme, les fauves et le symbolisme font face à de rares compositions cubistes et néo-plasticistes et placent l'artiste au rang des premiers coloristes de son temps et des grands maitres de la peinture figurative du XXe siècle. Une invitation à découvrir un autre Mondrian.

  • Publication officielle de l'exposition numérique et immersive Monet, Renoir... Chagall. Voyages en Méditerranée à L'Atelier des Lumières (Paris) du 26 mai 2020 au 3 janvier 2021.
    À partir des années 1880, la Méditerranée séduit les artistes : délaissant Paris ou le Nord, ils se réunissent le long du littoral, de Collioure à Saint-Tropez. C'est alors qu'ils élaborent une nouvelle conception de la lumière et de la couleur. Ces artistes ont entretenu des liens avec la Méditerranée soit par leurs origines, soit par leurs séjours dans le Midi. Cette exposition numérique et immersive s'attache à montrer comment leurs personnalités artistiques se révèlent au contact de ces paysages maritimes et comment s'invente la modernité picturale. En sept séquences reproduites dans cet ouvrage, le lecteur est emporté d'un courant artistique à un autre : de l'impressionnisme avec Monet et Renoir, au pointillisme avec Signac et Cross, en passant par le fauvisme avec Camoin, Derain, Vlaminck, Marquet... sans oublier Matisse.

  • Catalogue officiel de l'exposition Pierre Soulages, les papiers au Musée Picasso d'Antibes du 2 avril au 26 juin 2016. Pierre Soulages (né en 1919 à Rodez) est reconnu comme l'une des figures majeures de l'abstraction. Ses tableaux noirs ont été exposés dans les plus grands musées du monde. Mais c'est tout particulièrement à son oeuvre sur papier - à l'origine domaine réservé de l'artiste pour expérimenter de nouvelles pistes de recherches - que veut rendre hommage le musée Picasso d'Antibes. Cette exposition rassemblera un certain nombre de papiers provenant de collections publiques et privées, également du musée Soulages de Rodez, ou encore conservés par l'artiste et dévoilés au public pour la première fois. Pierre Soulages (né le 24 décembre 1919 à Rodez), « peintre du noir et de la lumière », est reconnu comme l'une des figures majeures de l'abstraction.
    Sa carrière artistique débute en 1947, avec une première exposition à Paris, au Salon des Surindépendants, où il présente des toiles abstraites. Ces oeuvres, aux tonalités sombres, attirent l'attention de Picabia qui lui prédit : « Avec cela, vous allez vous faire beaucoup d'ennemis. » Picabia se trompait.
    Après plus de soixante-cinq ans de création, Soulages s'est imposé comme le plus grand peintre de la scène française actuelle, comme l'un des principaux représentants de la peinture informelle. Ses tableaux noirs (un noir qu'il appelle « noir-lumière » ou « outrenoir ») ont été exposés dans les plus grands musées du monde. A 96 ans, Pierre Soulages poursuit son oeuvre.
    Mais c'est tout particulièrement à celle sur papier que veut rendre hommage le musée Picasso d'Antibes, à travers cette exposition et son catalogue qui l'accompagne.
    Car à côté de sa pratique de la peinture sur toile, Pierre Soulages, depuis ses débuts, développe une oeuvre parallèle et complémentaire sur papier, que ce soit en utilisant le fusain, le brou de noix, la gouache, l'encre, l'acrylique ou le graphite. « C'est avec les brous de noix de 1947 que j'ai pu me rassembler et obéir à une sorte d'impératif intérieur. La vérité est que je me suis senti contraint par l'huile. Je l'avais pratiquée avant guerre et je ne savais ce qu'elle imposait comme contraintes. Par impatience, un jour, dans un mouvement d'humeur, muni de brou et de pinceaux de peintre en bâtiment, je me suis jeté sur le papier. » Ce travail sur papier était à l'origine le domaine réservé de l'artiste pour expérimenter de nouvelles pistes de recherche. La donation en 2005 au musée de Rodez de plus d'une centaine de dessins a révélé au grand public l'extraordinaire diversité de cette production.
    L'exposition du musée Picasso d'Antibes rassemblera autour d'un important ensemble issu des collections du musée Soulages, un certain nombre de papiers provenant de collections publiques et privées, ou encore conservés par l'artiste et dévoilés au public pour la première fois.
     

  • L'Ours blanc du sculpteur François Pompon habite depuis bien longtemps au musée d'Orsay. Mais, aujourd'hui, il cherche une nouvelle maison. Il faut le comprendre, il n'a même pas sa propre chambre ! Alors il part à la recherche de la maison idéale. Dans le monde, en France, à la campagne, en ville, presque partout grâce aux oeuvres du musée !
    Comme il n'est pas encore très sûr de lui, il préfère se faire discret.
    Sauras-tu le retrouver, et peut-être l'aider à se décider ?
      Nouvelle collection à succès autour de l'ours Pompon, édité en coédition avec le musée d'Orsay  : Ces albums permettent aux enfants de tous âges de découvrir et d'observer  des chefs d'oeuvre du musée d'Orsay en s'amusant à y retrouver le célèbre ours Pompon créé par le sculpteur François Pompon dans les années 20.   Dans ce nouvel album, l'ours Pompon est à retrouver dans 24 chefs d'oeuvres de Pierre Bonnard, Claude Monet, Vincent Van Gogh, Charles Nègre, Chaïm Soutine  , etc.
    Parmi tous les animaux de la ménagerie du Jardin des plantes de Paris, l'ours blanc était l'animal préféré du sculpteur François Pompon (1855-1933). Il a travaillé sur cette sculpture pendant près de  dix ans, de 1923 à 1933, revenant sans cesse à la ménagerie pour étudier les mouvements de l'imposant animal. La  version du musée d'Orsay, tout en pierre est aussi grande qu'un véritable ours polaire, elle mesure 1,60 mètres de haut, 2,50 mètres de long, et pèse plus de 2000 kilos. 

  • Catalogue officiel de l'exposition Le Douanier Rousseau. L'innocence archaïque au musée d'Orsay,  du 22 mars au 17 juillet 2016. Modeste employé des douanes, Henri Julien Félix Rousseau, dit Le Douanier Rousseau (1844-1910), est aujourd'hui reconnu comme l'une des figures les plus originales de l'art de la fin du xixe et du début du xxe siècle, un cas unique dans l'histoire de l'art européen.Cet autodidacte devenu peintre sur le tard ne commence à peindre qu'en 1871, en amateur passionné, sans culture ni métier. Il produit des paysages qui illustrent souvent les progrès techniques de son temps, des portraits, des sujets patriotiques et militaires, des scènes de la vie populaire et des vues d'un Paris qu'il ne quittera jamais. Mais sa notoriété est avant tout liée aux tableaux à sujets exotiques dont l'inspiration est nourrie par ses visites au Jardin des Plantes, au Museum d'Histoire naturelle, ou d'images empruntées aux dictionnaires, aux catalogues, aux livres de botanique ou aux chromos.Mais il serait vain de vouloir placer une étiquette sur le travail d'Henri Rousseau, sa peinture se refusant à toute tentative de catégorisation. L'histoire de sa réception repose ainsi sur une série de malentendus. Alternativement rejeté par les critiques pour son style « naïf », et apprécié par les artistes pour la même raison, le Douanier Rousseau se proclamait peintre « réaliste ».Son oeuvre s'inscrit pourtant dans son temps : en confrontant sa peinture à quelques-unes de ses sources d'inspiration, qui comptent l'académisme comme la nouvelle peinture, et aux oeuvres des artistes d'avant-garde l'ayant intronisé comme père de la modernité, Le Douanier Rousseau. L'innocence archaïque se veut une mise en lumière critique de son art autour d'une réflexion sur la notion d'archaïsme.L'archaïsme est ainsi le fil conducteur entre les oeuvres de cette exposition, présentée une première fois au Palazzo Ducale de Venise en 2015, avant de rejoindre les salles du musée d'Orsay au printemps prochain. Les chefs-d'oeuvre d'Henri Rousseau des collections des musées d'Orsay et de l'Orangerie (de La Charmeuse de Serpents à La Noce) seront confrontés aux toiles prêtées par les plus prestigieuses institutions internationales. Des oeuvres de Seurat, Delaunay, Kandinsky ou Picasso, mais aussi d'artistes méconnus permettront d'évoquer la richesse des liens qui se tissent autour du Douanier Rousseau, creuset d'une voie originale dans l'exploration de la modernité. Plus de 100 oeuvres en provenance des plus prestigieuses institutions internationales.Le Douanier Rousseau est le père de l'art naïf et source d'inspiration pour de nombreux artistes, notamment des surréalistes (Seurat, Fernand Léger, Frida Khalo, Kandinsky ou Picasso.) qui seront présentés dans cette exposition.

  • L'ambition de cet ouvrage et de l'exposition (riche de plus de deux cents oeuvres) qu'il accompagne, est d'abord de proposer une réflexion autour des grands thèmes qui structurent la pensée allemande de 1800 à 1939. Nous est ainsi offert, pour la première fois en France, un panorama de la création artistique allemande sur une durée relativement longue - plus d'un siècle.
    Les courants artistiques, du classicisme weimarien, des Nazaréens à Otto Dix, en passant par Hans von Marées, Adolf von Hildebrand ou Franz von Stuck, mais aussi du romantisme d'un Caspar David Friedrich à la " nouvelle objectivité ", seront ainsi replacées dans le contexte intellectuel de leur création et confrontés aux écrits des grands penseurs au premier rang desquels Goethe. Cette approche est importante pour le public français qui connaît peu l'art allemand. Elle permet de saisir comment l'art a joué un rôle déterminant dans le développement du concept allemand de " Kultur ", à un moment historique capital où l'Allemagne cherche à construire son unité et son identité nationale.
    La notion de " Kultur ", concept hérité de la philosophie des Lumières, est apparue comme la plus susceptible de constituer le terreau sur lequel inventer une tradition allemande moderne. Si l'occupation napoléonienne a pu favoriser la prise de conscience de cette unité, fournissant l'arrière-plan politique aux premières expérimentations romantiques, la montée du nazisme, à l'autre bout du parcours chronologique, a mis en évidence la dimension tragique de ce concept, sans pour autant réussir à l'anéantir.

  • Par Toutatis, Astérix est à la BnF !  Été 1959, Albert Uderzo et René Goscinny, attablés à la terrasse d'un café, cherchent une idée pour le premier numéro de l'hebdomadaire de bandes dessinées Pilote. Après avoir d'abord songé au Roman de Renart et à la préhistoire, Goscinny et Uderzo fixent finalement leur choix sur les Gaulois. La suite est connue : les aventures d'Astérix et Obélix connaissent un succès immédiat, qui ne s'est jamais démenti depuis. Les 33 aventures (bientôt 34) ont été traduites en 107 langues et dialectes et vendues à plus de 350 millions d'exemplaires à travers le monde.  En mars 2011, le dessinateur Albert Uderzo a fait don à la Bibliothèque nationale de France de cent vingt planches originales de la série. La BnF lui rend aujourd'hui hommage en organisant une exposition événement.  Le catalogue de cette grande rétrospective est construit en forme d'abécédaire. D'« Amitié » à « Wouhouhou ! » de « Châtaigne » à « Running gag », d'« Idéfix » à « Tour du monde », en passant par « Mythe gaulois », « Résistance » ou « Sanglier », les meilleurs spécialistes et les plus proches témoins de cette incroyable aventure éditoriale livrent tous les secrets de cette bande dessinée extraordinairement populaire.  Sont notamment analysés le parcours des deux créateurs, l'évolution graphique et les traits de caractère des personnages, le succès planétaire ou ses ingrédients, tels que les célèbres jeux de mots - « Il ne faut jamais parler sèchement à un Numide », « Passe-moi le Celte », « Tous les étés, les Ibères. », etc. L'ouvrage reproduit également des passages d'entretiens vidéo avec des célébrités, réalisés pour l'exposition, qui racontent comment elles aussi sont tombées dedans quand elles étaient petites !

  • L'Etablissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles organise une exposition consacrée à « Madame de Maintenon » (titre provisoire), qui sera présentée au Château de Versailles, dans l'appartement de Madame de Maintenon, du 15 avril au 21 juillet 2019. Le commissariat sera assuré par Alexandre Maral, conservateur général du patrimoine et directeur du Centre de recherche du château de Versailles et Mathieu Da Vinha, directeur scientifique du Centre de recherche du château de Versailles.
    A l'occasion du tricentenaire de la mort de Mme de Maintenon, cette exposition retracera la destinée d'une femme d'exception à travers une sélection de 70 oeuvres et documents provenant de collections publiques et privées. Outre son ascension extraordinaire, Madame  de Maintenon s'est imposée à Versailles et dans la vie de cour.
    Née Françoise d'Aubigné, elle connaît une enfance pauvre et difficile, avant d'épouser son premier mari, le poète Scarron, qui l'initie à l'art de la conversation et l'introduit dans les cercles privilégiés de la capitale. Elle noue ainsi une amitié avec la maîtresse du roi, Madame de Montespan, et, veuve depuis la mort de Paul Scarron en 1660, elle devient gouvernante des enfants illégitimes de Louis XIV à la cour.
    Entrée dans les grâces du roi, celui-ci la nomme châtelaine de Maintenon et l'épouse en 1683, après la mort de la reine Marie-Thérèse. Madame de Maintenon tisse alors autour d'elle tout un réseau d'amitiés fondé sur l'estime et la tendresse, et se consacre à l'éducation des princes de la famille royale.
    Avec la création de la Maison royale d'éducation de Saint-Cyr en 1686, véritable aboutissement de son oeuvre, Madame de Maintenon s'illustre en tant qu'éducatrice et s'emploie à éduquer les jeunes filles de la noblesse pauvre.
    Si l'exposition permettra de retracer les différentes étapes de cette destinée particulière, c'est également le personnage de Madame de Maintenon et sa légende, qui a depuis longtemps fasciné les pamphlétaires, les historiens, les romanciers et les cinéastes, et trouve des échos jusqu'à aujourd'hui, qui seront mis en valeur à travers cette exposition.

  • À l'occasion du centenaire de la naissance de Nicolas de Staël, le musée Picasso d'Antibes organise une exposition dédiée au nu et à la figure dans l'oeuvre de l'artiste. À partir de la fin 1953 en effet, et jusqu'à sa disparition le 16 mars 1955, Staël renoue dans sa production avec les grands thèmes de la peinture, et en particulier avec celui du nu et de la figure féminine. Une sélection d'environ quatre-vingts oeuvres de l'artiste, peintures et oeuvres sur papier, sera présentée pour la première fois.

    Catalogue officiel de l'exposition Staël, la figure à nu, 1951-1955 au musée Picasso d'Antibes du 16 mai au 9 septembre 2014.

  • Catalogue officiel de l'exposition « Erwin Blumenfeld, Photographies, dessins et photomontages » au musée du Jeu de Paume à Paris du 14 octobre 2013 au 26 janvier 2014. L'oeuvre d'Erwin Blumenfeld (1897-1943) illustre de façon impressionnante un parcours artistique et son contexte sociopolitique entre la Première et la Seconde Guerre mondiale mais reflète aussi l'incidence de l'émigration sur une vie. Juif allemand, Erwin Blumenfeld naît en 1897 à Berlin mais ne vit que quelques années dans son pays natal. Déserteur, il reste, après la Première Guerre mondiale, dix-sept ans en exil aux Pays-Bas, à Amsterdam, où il est, entre autres, libraire, marchand d'art et marchand d'articles en cuir. Il s'intéresse parallèlement à l'écriture, à la peinture et à la photographie. C'est au cours de ces années qu'il commence à se livrer à des expérimentations photographiques en laboratoire. Les images qu'il crée témoignent d'une appropriation photographique spécifique de la réalité de ces années-là. Ainsi voient le jour, par exemple, des portraits dans lesquels le thème de l'aliénation s'invite constamment. En 1936, suite à la faillite de son commerce, Blumenfeld vient s'installer à Paris. Il ne tarde pas à recevoir des commandes de portraits, de photographies de mode et de photographies publicitaires. La publication de ses portraits surréalistes et de ses photographies expérimentales dans les magazines Verve et Minotaure lui vaut d'être entouré d'admirateurs influents. Grâce à son ami Cecil Beaton, il obtient dès 1938 un contrat avec l'édition française de Vogue et commence un an plus tard à travailler à Paris pour Harper's Bazaar, mais cette collaboration sera de courte durée. Au début de la Seconde Guerre mondiale, Blumenfeld est interné en tant que « ressortissant étranger ennemi » successivement aux camps de Montbard, Loriol, Le Vernet et Catus, de 1940 à 1941. À sa libération, il émigre avec sa famille aux États-Unis, où il travaille en indépendant pour de nombreux magazines jusqu'en 1943. Plus d'une centaine de photographies de Blumenfeld sont publiées en couverture de magazines comme Vogue, Harper's Bazaar, Life, Look ou Cosmopolitan. Il partage un studio de photographie de mode avec Martin Munkacsi jusqu'en 1943, date à laquelle il ouvre son propre studio à New York. Au milieu des années 1950, le photographe se retire pour se consacrer à l'écriture. L'exposition et le catalogue qui l'accompagne réuniront les différents arts visuels pratiqués par Blumenfeld tout au long de sa vie : dessins, photographies, montages et collages. Seront présentés les motifs, aujourd'hui devenus classiques, de ses photographies expérimentales en noir et blanc ainsi que ses multiples autoportraits et portraits de personnalités connues ou inconnues. Une grande partie de l'exposition sera consacrée à l'époque où, d'abord à Paris puis à New York, la photographie de mode et la photographie publicitaire occupaient beaucoup Blumenfeld. Ces photographies, essentiellement en couleurs, témoignent de son incessant désir d'expérimentation après 1945 et mettent clairement en évidence le lien direct entre cette activité commerciale et les méthodes et techniques utilisées auparavant en noir et blanc. Des magazines permettront au visiteur de prendre toute la mesure de la mise en page et de l'environnement rédactionnel de ses photographies, c'est-à-dire de l'influence des rédacteurs. Des dispositifs sonores révéleront la radicalité de l'art du verbe chez Blumenfeld, tandis qu'un diaporama présentera ses clichés de petit format, réalisés en dehors du studio et à ce jour inédits.

  • Catalogue officiel de l'exposition "Frida Kahlo et Diego Rivera, L'art en fusion" au musée de l'Orangerie du 9 octobre au 13 janvier 2014. Si Frida Kahlo (1907-1954) est aujourd'hui l'une des artistes les plus connues et les plus populaires de l'art mexicain du XXe siècle, c'est bien sûr grâce à sa personnalité et à l'originalité d'une oeuvre qui échappe à toute tentative de classification. L'oeuvre est ici avant tout l'expression du récit d'une vie. Vie tragique et tumultueuse, échappant à son tour à toute convention, connue dans le moindre détail et récemment portée à l'écran, faisant d'elle une véritable icône. La seule évocation de son nom soulève enthousiasme et admiration, pourtant son oeuvre est peu montrée. Sa production artistique, quelque 200 oeuvres, n'a fait l'objet que de quelques rares expositions en Europe. Exposée pour la première fois en France, dans l'un de ses musées les plus prestigieux, la sélection proposée par le musée Olmedo, d'environ 38 oeuvres, inclut des oeuvres qui ont contribué à la renommée internationale de l'artiste, comme les autoportraits, parmi lesquels le très célèbre Autoportrait à la colonne brisée. La vie et l'oeuvre de Frida Kahlo sont indissociables de celles de son compagnon Diego Rivera (1886-1957). Ils sont entrés ensemble dans la légende et figurent tous deux au panthéon des artistes mexicains du XXe siècle. Célèbre pour ses grandes peintures murales, les peintures de chevalet, dessins, lithographies, qui constituent une part importante de sa production, sont moins connues du grand public en Europe. Le propos de l'exposition est de retracer son cheminement artistique, depuis les premières oeuvres cubistes, témoignages de ses liens avec le milieu artistique parisien, jusqu'à celles qui firent de lui le fondateur de l'école mexicaine du XXe siècle. L'exposition est une invitation à découvrir les multiples facettes de l'art de Rivera dont les voyages à travers l'Europe, ont nourri sa vision et son répertoire sans l'éloigner de ses racines. Il s'inscrira ainsi dans l'histoire comme le fondateur de l'école nationaliste. L'originalité de l'exposition consacrée au couple mythique incarné par Diego Rivera et Frida Kahlo consiste à présenter leurs oeuvres ensemble, comme pour confirmer leur divorce impossible, effectif dans les faits mais aussitôt remis en question après une seule année de séparation. Elle permettra aussi de mieux entrevoir leurs univers artistiques, si différents, mais également si complémentaires, par cet attachement commun et viscéral à leur terre mexicaine : cycle de la vie et de la mort, révolution et religion, réalisme et mysticisme, ouvriers et paysans. Version bilingue français/anglais.

  • Album  officiel de l'exposition Delacroix 1798-1863 au musée du Louvre du 29 mars au 23 juillet 2018. Cet album est une coédition Editions Hazan/Editions du musée du Louvre. Coédition Editions Hazan/Editions du musée du Louvre.

  • Cette importante exposition (près de 300 oeuvres) est organisée par le musée du Louvre et la Fondation nationale des Musées sur le Maroc médiéval. Elle permet d'appréhender la longue et riche histoire des dynasties du XIe au XVe siècle, clef de compréhension du Maroc contemporain et source de sa modernité. L'exposition et l'ouvrage qui l'accompagne incitent à relire cette période d'apogée de l'Occident islamique, tant du point de vue historique qu'artistique. Ils présentent ses plus belles réalisations dans les domaines du décor architectural, du textile, de l'ivoire, de la calligraphie, etc. et replace cette puissante entité au centre des réseaux diplomatiques et commerciaux qui furent les siens, des confins subsahariens jusqu'aux cités commerçantes de l'Italie médiévale, des royaumes chrétiens du nord de l'Espagne jusqu'au sultanat mamelouk d'Égypte.

  • Inspirée de l'essai de Jacques Attali, l'exposition Une brève histoire de l'avenir met le temps et l'histoire au centre de sa conception : l'histoire du passé est susceptible d'éclairer notre regard sur l'avenir, les chances et les périls du futur.
    Le récit, chronologique et thématique, décrit quelques-unes des étapes qui ont construit l'individu au cours des siècles, un individu libre ou soumis tour à tour aux lois de la ville, de l'empire, du marché. Le rapport de l'individu à la communauté, la contradiction formelle entre un avenir singulier et un avenir commun, sont au coeur du propos de l'exposition.
    Quatre grandes scansions rythmeront le parcours, chacune dédiée au développement, poétique et descriptif, d'un moment historique particulier : l'ordonnancement du monde, les grands empires, l'élargissement du monde, le monde contemporain et polycentrique. Autour du cycle de Thomas Cole Le Destin des Empires seront exposés arts premiers, civilisations mésopotamiennes, premières cartes et portulans, représentations du nouveau monde, de l'âge industriel, des villes, des conflits, de la société de consommation. Chacune des grandes salles du parcours fera l'objet d'une commande à un artiste contemporain, partie prenante de la scénographie d'ensemble.

  • "Catalogue officiel de l'exposition ""Le Maroc médiéval - Un empire de l'Afrique à l'Espagne"" au musée du Louvre du 16 octobre 2014 au 19 janvier 2015, L'Exposition est organisée par le musée du Louvre et la Fondation nationale des Musées sur le Maroc.
    Elle sera aussi présentée au musée Mohamed VI de Rabat du 2 mars au 1er juin 2015.
    Cette importante exposition (près de 300 oeuvres) est organisée par le musée du Louvre et la Fondation nationale des Musées sur le Maroc médiéval. Elle permet d'appréhender la longue et riche histoire des dynasties du XIe au XVe siècle, clef de compréhension du Maroc contemporain et source de sa modernité. L'exposition et l'ouvrage qui l'accompagne incitent à relire cette période d'apogée de l'Occident islamique, tant du point de vue historique qu'artistique. Ils présentent ses plus belles réalisations dans les domaines du décor architectural, du textile, de l'ivoire, de la calligraphie, etc. et replace cette puissante entité au centre des réseaux diplomatiques et commerciaux qui furent les siens, des confins subsahariens jusqu'aux cités commerçantes de l'Italie médiévale, des royaumes chrétiens du nord de l'Espagne jusqu'au sultanat mamelouk d'Égypte."

  • Le musée des beaux-arts de Montréal organise une exposition interdisciplinaire novatrice sur les arts visuels, la musique et les plaisirs de la société à l'époque de l'âge d'or de la République de Venise (soit entre le début du XVIe siècle et la chute de la cité-Etat à fin du XVIIIe siècle). Il s'agit d'une période d'une extraordinaire vitalité sur le plan musical (de l'invention de l'opéra avec Monteverdi aux charmes descriptifs de Vivaldi) comme sur le plan pictural avec l'émergence d'une école de peinture vouée à la couleur, à travers Titien, Tintoret, Véronèse, puis l'art rococo de Longhi, Ricci et Tiepolo ou le style vedutiste de Guardi et Canaletto. Ce projet entend mettre en relief l'interrelation entre les arts visuels et la musique, disciplines qui se sont partagées les mêmes mécènes. Richement décorées, les architectures ecclésiastiques et séculières bénéficient d'une acoustique qui inspire une polyphonie savante modifiant l'art de la composition musicale. Dans la sphère politique et sociale, les concerts publics sont très importants, liés qu'ils sont aux enjeux économiques des scuole (puissantes confréries de laïcs) et des ospedali (foyers pour jeunes orphelins ou indigents). Quant aux grandes processions ou fêtes elles sont immortalisées par les peintres, les graveurs, les dessinateurs de l'époque. C'est que l'art et la musique occupent une place centrale dans les réceptions d'Etat : mieux ils servent une politique de propagande, contribuant au prestige international de la République sur le plan international. Mais les plaisirs des sons et de l'image se trouvent également célébrés dans la sphère privée du XVIe au XVIIIe siècle de manière continue. Environ 200 oeuvres d'art illustrent la vie quotidienne et publique de la Sérénissime, scènes de rue, cérémonies, concerts privées ou publics, scènes mythologiques et religieuses, décors plafonnant des demeures patriciennes.

  • Aaron Siskind (1903-1991), enseignant, journaliste, photographe, n'a pas eu la chance de ses pairs photographes américains : l'influence de son oeuvre n'est pas à la hauteur des très rares ouvrages qui lui sont consacrés. Il était urgent de publier une monographie qui soit autre chose qu'un beau livre illustré. L'originalité de cet artiste, sans précédent dans la photographie américaine, a pu créer un contresens sur son oeuvre, tendue entre l'influence de Walker Evans et celle de l'européen Moholy Nagy. Celle-ci, commencée dans les années 1930 sous le signe d'un réalisme documentaire des plus rigoureux prend, à partir des années 50, sous l'influence et la fréquentation des peintres de l'Expressionnisme abstrait, une allure résolument abstraite, expérimentale, au formalisme symbolique difficile, exigeant. On a eu du mal à expliquer un passage aussi radical d'une esthétique à une autre. L'ouvrage qui est ici proposé par Gilles Mora tente, de façon exhaustive, d'expliciter ce passage, plus dans le sens d'une transition et d'une continuité prévisibles, que d'une coupure inexplicable. Il resitue dans le contexte des années 30 et de la Grande Dépression, le travail d'élucidation mené par Siskind -en particulier dans le cadre de la très politique Photo League- autour des usages de l'image documentaire, marquée, dès ses débuts, par un souci de maîtrise de la mise en forme, plus que par celui de l'anecdote. Puis, s'appuyant sur des projets intermédiaires, qui, à partir des années 40, rendent compte de son attraction pour la photographie vernaculaire et d'architecture, il décrit le trajet de Siskind, enseignant au New Bauhaus de Chicago (Institute of Design), puis à la Rhode Island School of Design, ami de De Kooning ou de Franz Kline, vers une photographie dont l'abstraction maîtrisée s'ancre, en définitive, dans un réalisme photographique jamais repoussé, mais utilisé de façon photographiquement différente. Siskind n'apparaît nullement par un photographe tenté par la peinture, mais passionné par la confrontation des deux medium, sans jamais renier le sien, qu'il pousse vers de nouvelles voies. Ses voyages dans le monde entier sont alors le prétexte à un relevé de signes ou de configurations graphiques empruntant aussi bien au formalisme symbolique de Weston, qu'au surréalisme subtil de Frederick Sommer, et se rapprochant de l' « Objektive fotografie » européenne.

  • Album officiel de l'exposition Brève histoire de l'avenir au musée du Louvre, hall Napoléon du 24 septembre 2015 au 4 janvier 2016. Inspirée de l'essai de Jacques Attali, l'exposition Une brève histoire de l'avenir met le temps et l'histoire au centre de sa conception : l'histoire du passé est susceptible d'éclairer notre regard sur l'avenir, les chances et les périls du futur. Le récit décrit quelques-unes des étapes qui ont construit l'individu au cours des siècles, un individu libre ou soumis tour à tour aux lois de la ville, de l'empire, du marché. Le rapport de l'individu à la communauté, la contradiction formelle entre un avenir singulier et un avenir commun, sont au coeur du propos de l'exposition. Quatre grandes scansions rythment le parcours, chacune dédiée au développement, poétique et descriptif, d'un moment historique particulier : l'ordonnancement du monde, les grands empires, l'élargissement du monde, le monde contemporain et polycentrique.Album officiel de l'exposition Brève histoire de l'avenir au musée du Louvre, hall Napoléon du 24 septembre 2015 au 4 janvier 2016. Ouvrage coédité avec les éditions du musée du Louvre.

empty