Hazan

  • Un classique sur l'apprentissage des couleurs, dont les éditions Hazan ont l'exclusivité de la publication, proopsé dans une nouvelle édition (Collection Les Incontournables). Cet ouvrage est le compte rendu d'une méthode d'étude expérimentale et d'enseignement de la couleur d'un des maîtres du Bauhaus (école d'architecture et d'arts appliqués, fondée en 1919 en Allemagne) et du Black Mountain College (université libre expérimentale, fondée en 1933 aux États-Unis), sur la manière dont les couleurs sont utilisées et perçues dans l'art, l'architecture, le textile, l'architecture intérieure et les supports graphiques. Josef Albers fait la démonstration qu'« avec la couleur, nous ne voyons pas ce que nous voyons, parce que la couleur - le plus relatif des moyens d'expression artistique - offre un nombre incalculable de visages ou d'apparences. Les étudier dans leurs interactions respectives, dans leurs interdépendances, enrichira notre «vision», du monde, et de nous-mêmes. ».
    Exposition Josef et Anni Albers au Musée d'Art Moderne de Paris prévue du 12 mars au 18 juillet 2021.

  • Le thème de l' "Annonciation" représente un défi pour un peintre. Comment représenter en effet l'irreprésentable, l'invisible - le mystère de l'incarnation : cette venue du Créateur dans la créature ? C'est sur cette question abordée par les artistes italiens entre le XIVe et le XVIe siècles que Daniel Arasse se penche en renouvelant notre perception de l'Annonciation italienne.
    L'invention progressive de la perspective à partir du XIVe siècle ouvre aux artistes de nouvelles formes de représentation par des moyens mathématiques perceptibles à l'oeil humain. Daniel Arasse montre comment certains d'entre eux utilisent paradoxalement la mesure géométrique de la perspective pour faire voir la venue de l'immensité divine dans le monde fini de l'humain, et l'acte par excellence mystérieux : l'incarnation.
    Des Siennois, en passant par les Florentins du Quattrocento, cette histoire commune de la perspective et de l'Annonciation connaît de nombreux épisodes avant de produire à Venise, à la fin du XVIe siècle, un ultime avatar : les machines de Véronèse articulées hors de toute allusion théologique à des fins théâtrales.
    Une passionnante confrontation des aspirations du monde plastique et du monde religieux à la Renaissance qui débouche ici sur l'écriture d'un nouveau chapitre de l'histoire de l'art italien.

  • Nouvelle édition dans la collection Les incontournables Hazan qui reprend dans un format "beau-livre",les best-sellers publiés par les éditions Hazan.
    Dans sa quête de «  ce que les hommes du xive et xve siècles cherchaient à travers les images  », le célèbre historien de l'art Daniel Arasse insiste à travers cet ouvrage sur «  la diversité des cultures et des traditions locales, parallèlement au modèle toscan  ». Avec lui, on regarde d'un oeil neuf «  ces images italiennes du Trecento et du Quattrocento. Les hommes d'Italie y formulent, selon lui, une nouvelle figuration du monde et de l'homme, fondée sur une conscience progressive de leurs dimensions historiques et qui résonne parfois comme un appel à la prise en responsabilité de l'ensemble de l'histoire  ».
    Daniel Arasse privilégie une approche critique de l'iconographie et de l'histoire de l'art basée sur une forme tout à fait exceptionnelle d'exercice du regard dont on ne peut manquer d'admirer la puissance d'effet et l'efficacité analytique. Cet ouvrage propose d'emblée un double point de vue, un va-et-vient permanent entre la notion d'individualité et celle d'école. L'auteur élabore peu à peu le profil du primitif non pas comme simple précurseur mais comme «  autre  » du moderne, en mettant au jour l'originalité et la variété des expérimentations locales.
     

  • Représentations de la féodalité (seigneurs et paysans), de la violence guerrière, de la mort  : ces phénomènes sont bien connus mais n'expriment pas autant, selon Jacques Le Goff le Moyen Âge essentiel, profond, que ne le font les gestes, la société humaine face à la société divine, les images de l'au-delà. Ce Moyen Âge en images paraît d'autant plus vrai que l'image inclut dans la représentation le côté imaginaire, symbolique de la réalité aussi «  vrai  » que son côté matériel, réaliste (surtout dans une société qui, comme la société médiévale, vit sur le double registre naturel/surnaturel). Ces deux lectures s'imposent parmi celles que le lecteur-spectateur de ce livre peut légitimement mettre en oeuvre. Pour Le Goff, le Moyen Âge a été un univers de combattants, de travailleurs, de rêveurs.

  • Nouvelle édition dans la collection Les Incontournables  Hazan qui reprend dans un format "beau-livre",les best-sellers publiés par les éditions Hazan.Personnage flamboyant, artiste universel, génie parmi les génies  : l'image répandue de Léonard a quelque chose de convenu, comme une obligation d'admirer qui gêne pour comprendre.Ce livre porte sur Léonard un regard neuf. Il montre comment cet autodidacte, uomo senza lettere selon ses propres termes, finit par devenir, par la curiosité et l'observation, l'un des grands savants de son temps. Il expose comment il parvint à accomplir, dans sa longue trajectoire maintes fois brisée, une ½uvre d'ingénieur civil et militaire, d'urbaniste, de décorateur de théâtre et de fêtes, d'architecte, de sculpteur, de musicien, d'écrivain, de peintre enfin, et comment cette ½uvre si vaste et si diverse est d'une totale cohérence, animée qu'elle est par la recherche autour du «  rythme du monde  ».Ce texte de Daniel Arasse renouvelle un sujet qui, depuis cinq siècles, fascine aussi bien le grand public que les érudits, de Giorgio Vasari jusqu'à Sigmund Freud.   

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