Religions et sagesses orientales

  • Le taoïsme

    Ester Bianchi

    Le taoïsme, aujourd'hui la religion la plus pratiquée en Chine avec le bouddhisme, a gardé les caractéristiques de ses débuts : celles d'une tradition vivante, ouverte, sans cesse en évolution. À travers six chapitres abondamment illustrés - « L'histoire », « Les textes », « Les courants et les écoles », « Les divinités et les grandes figures », « Les enseignements » et « Les pratiques » -, cet ouvrage offre au lecteur la possibilité de mieux le connaître. L'histoire du taoïsme commence au cours du Ier millénaire avant notre ère, époque où furent rédigés certains de ses textes les plus significatifs, et qui vit naître l'idéal de l'immortalité ainsi que nombre de ses pratiques. Il n'a cessé de se modifier pour s'adapter à son temps, pensant ses doctrines, explicitant ses enseignements, développant des pratiques et des liturgies nouvelles, en marginalisant d'autres, enrichissant son panthéon... Cet univers composite, ouvert aux influences extérieures,en particulier au bouddhisme, a peu à peu été pénétré de tendances diverses, comme en témoigne la centaine d'ouvrages qui composent le Canon taoïste. Il existe pourtant bien une notion clef, et qui unit ces éléments disparates : le Dao (la « Voie »), principe métaphysique et origine de toutes les manifestations de l'existant, mais aussi chemin à parcourir et but. Connu en Occident à travers les symboles du yin et du yang ou le Daode Jing, le taoïsme, étroitement lié à l'histoire de la Chine, représente, outre des contenus doctrinaux, toute sorte d'aspects : des rites et des cérémonies, un clergé, un calendrier religieux, des lieux de culte, un rapport à la mort, au vide, ou encore à la nature. Cet ouvrage présente tous ces éléments, ainsi qu'une série d'annexes qui complètent la documentation : la carte des principaux sites, les dynasties chinoises, des musées, la transcription en pinyin des termes et un index.

  • Le zen est une école bouddhiste qui s'est organisée en chine sous le nom de chan, terme signifiant « méditation », laquelle est précisément la pratique qui la caractérise. l'enseignement du chan fut transmis en corée, où il prit le nom de son, et au japon, où il devint le zen et acquit des formes particulières. la première partie présente les origines de la doctrine, en suivant son parcours historique et géographique ; un chapitre est consacré aux sutras de référence de cette école, qui refuse toutefois de faire reposer ses enseignements sur des textes sacrés. les principaux courants sont l'objet de la deuxième partie, suivie de l'analyse des divinités, dominées par la figure du bouddha historique, shakyamuni, seul digne d'être vénéré. la quatrième partie traite des pratiques et des réalités quotidiennes du zen, qui ne se réduisent pas à la seule méditation. l'ouvrage se clôt par les arts pratiqués dans les monastères, ou patronnés par eux, qui ont laissé une forte empreinte dans la civilisation japonaise. outre des index et une carte situant les principaux monastères, les annexes répertorient des musées conservant des chefs-d'oeuvre des maîtres zen, ainsi que des temples et des jardins.

  • L'hindouisme est au prime abord une bien étrange religion : il ne revendique aucun fondateur, il n'est pas dirigé par une hiérarchie ecclésiastique centrale, il privilégie l'attitude quotidienne plutôt que l'adhésion à un « credo », et les textes sacrés, pour la plupart anonymes, sont soumis à un travail constant d'interprétation et de commentaire. un hindou authentique peut invoquer pour dieu suprême shiva ou vishnu, voire être athée. il peut avoir recours à des pratiques spirituelles qui déplairont à un autre hindou, sans qu'aucun des deux ne crie à l'hérésie. peu attaché aux obligations formelles, l'hindouisme conçoit la vie entière comme une succession de moments sacrés, rythmés par des rituels. les « hindous » tiennent leur nom du fleuve indus, berceau de leur religion. il leur fut attribué par les musulmans, qui désignèrent ainsi ceux qui ne s'étaient pas convertis à l'islam et qui n'étaient pas bouddhistes. les adeptes l'appellent quant à eux « dharma éternel », terme se référant à un ordre unique et profond, imprégnant la réalité divine, humaine et cosmique. quatre principes fondamentaux - vérité, non-violence, générosité, maîtrise de soi - orientent la vie des fidèles. longtemps réduit à un cercle de spécialistes, l'intérêt pour cette religion s'est élargi, notamment grâce à la figure de gandhi, ou au yoga. l'hindouisme est en outre le témoin de temps très anciens et d'une civilisation qui s'est perpétuée à travers lui. il offre une extraordinaire multiplicité d'aspects régionaux, pouvant différer d'un village à l'autre, qui ont été réintégrés et fondus dans ses courants principaux. cet ouvrage rend compte tout à la fois de la diversité et des éléments unificateurs de l'hindouisme, en décrivant son origine et ses évolutions, puis en présentant les doctrines, les principaux maîtres et leurs écoles, et enfin les pratiques, les ministres et lieux de culte. il est l'occasion de découvrir des sites et des oeuvres d'art exceptionnels, et d'en comprendre le sens. les annexes - carte, musées spécialisés, transcriptions, index et bibliographie - complètent cette documentation.

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