Littérature générale

  • C'est un livre de records, pensé par des anonymes il y a plus de dix siècles, transitant par tout cet immense Orient de l'Inde à la Perse jusqu'à l'Égypte, amalgamant tous les genres, des contes, des poèmes, des prières, des histoires de pouvoirs, de vices et de vertus. Des histoires d'amour et d'érotisme surtout et c'est pour cela que les Mille et Une Nuits restent proches de nous et que nous avons choisi de ne retenir que celles là. Les Nuits nous fascinent et nous éclairent car Schéhérazade mobilise tous ses pouvoirs pour survivre, son intelligence comme sa sensualité, mais ici tout est lié. Elle affronte avec tous ses armes ce sultan trompé qui veut exterminer toutes les femmes. L'amour fait partie de la vie et de la mort.
    C'est un chef d'oeuvre, mis en lumière par les Français puis d'abord introduit en France à la cour du roi soleil ; il a ensuite rayonné sans censure grâce au talent du docteur Joseph-Charles Mardrus (éminent orientaliste, né au Caire en 1868 et mort à Paris en 1949, acteur important de la vie parisienne) qui a profité de cette mode du XXe siècle alors si orientaliste.
    C'est une histoire de records et de fantasmes qui a inspiré tous les genres de l'art, à toutes les époques, de Goethe à Walt Disney, jusqu'à cette magnifique vision de Van Dongen si peu connue et que nous avons choisie parce qu'elle met si bien en lumière ce que le « fauve » est devenu devant ce monde et cette oeuvre.

  • Véritable encyclopédie du monde souterrain, cet ouvrage débute par la description des profondeurs de la terre et des portes qui permettent d'y accéder.
    Parcours initiatiques, descentes aux enfers, nombreux sont les mythes que l'obscurité de ces lieux au creux de la terre, peuplés de personnages mystérieux, ont fait naître. dans ces profondeurs apparemment stériles, sont décrites aussi certaines formes de vie et de création, ce que david herbert lawrence appelle " les ténèbres de la germination ", la manière aussi dont, de l'eau aux minerais, ces entrailles de la terre fertilisent, abritent, éclairent, irriguent le monde d'en haut.
    [auteur aborde ensuite l'enfermement, et l'univers de destruction et de violence de la guerre souterraine, mines, bunkers. ainsi sera accompli le cycle de vie et de mort qu'inspirent les innombrables représentations du monde souterrain.

  • La figuration narrative s'est imposée à la suite dune exposition collective internationale, "mythologies quotidiennes organisée au musée d'art moderne de la ville de paris en 1964 par gérald gassiot-talabot.
    Exposition décisive, elle manifestait avec éclat, au lendemain du déferlement de la vague pop en europe et aux états-unis, l'originalité et la richesse intellectuelle du foyer artistique cosmopolite parisien, animé par des peintres tels qu'arroyo, télémaque, rancillac, erra, klasen, monory, raysse. art contemporain, la figuration narrative renoue avec la temporalité, l'histoire et les histoires, conjugue la peinture au présent.
    Il s'agissait d'en finir avec une avant-garde formaliste jugée apolitique et de réintroduire la narration dans la peinture pour que l'art échappe à nouveau au champ spécifique qui l'avait peu à peu enfermé dans l'auto-référence de " l'art pour l'art ". la figuration narrative est aussi un réalisme de seconde main qui, à rebours des vieux moyens de la peinture, travaille et détourne l'image déjà faite, formatée et popularisée par la reproduction, la photographie, le cinéma, la télévision, les médias, la bande dessinée ou la publicité.
    La figuration narrative revendique ainsi le droit d'interroger la société de consommation, " la société du spectacle ", la vie par procuration proposée par l'extraordinaire développement des moyens de communication ! depuis près de quarante ans, elle occupe la scène d'une représentation largement désertée avec autant d'ironie que de fureur, afin de restaurer la subjectivité de l'artiste face à l'objectivité du monde, et le commerce des images mémorables contre l'aveuglement amnésique.
    Cet ouvrage retrace l'histoire et les créations de ce mouvement à travers l'itinéraire de sept artistes qui, à paris, ont constitué le noyau dur de la figuration narrative, de ses origines dans les années soixante, jusqu'à nos jours : valério adami, né en 1935 à bologne, eduardo arroyo, né en 1937 à madrid, erra, né en 1932 à olafsvik (islande), peler klasen, né en 1935 à lybeck (allemagne), jacques monory, né en 1934 à paris, bernard rancillac, né en 1931 à paris et hervé télémaque, né en 1937 en haïti.

  • Lee Miller

    Collectif

    • Hazan
    • 8 Octobre 2008

    Formée à la photographie par man ray, amie de duchamp, reporter ayant franchi parmi les premieres les grilles du camp de concentration en 1945, lee miller incarne la modernité du regard et de l'image dans la première partie du xxe siècle. exposition au musée du jeu de paume du 13 octobre au 11 janvier 2009.

  • Etienne Martin

    Collectif

    • Hazan
    • 2 Novembre 2011

    Étienne Martin (1913-1995) suit de 1929 à 1933 les cours de l'Ecole des Beaux Arts de Lyon et rencontre Marcel Michaud, écrivain et directeur de galerie d'avant-garde. A Paris en 1934, il travaille dans l'atelier de Charles Malfray à l'Académie où il se lie avec les peintres Roger Bissière, Jean Le Moal, Jean Bertholle, Alfred Manessier, Zelman, Véra Pagava et le sculpteur. François Stahly Il fait avec eux partie du groupe Témoignage, animé à Lyon par Marcel Michaud en 1936. Mobilisé, Étienne Martin est prisonnier en Allemagne et libéré en 1941. Il séjourne en 1942 à Oppède avec Stahly et Zelman dans la communauté animée par l'architecte Bernard Zehrfuss puis en 1943-1944 dans la Drôme où il se lie avec l'écrivain Henri-Pierre Roché. Étienne Martin commence en 1954 la série des Demeures qui l'ont rendu célèbre et reçoit en 1966 le grand prix de sculpture à la 33e Biennale de Venise. Il est professeur de 1968 à 1983 à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris pour la sculpture monumentale. Il est élu en 1971 à l'Académie des beaux-arts. En 1984 une exposition de l'ensemble de ses Demeures est présentée au Centre Pompidou, et à nouveau en 2010 où un hommage lui ait rendu à travers la présentation d'un ensemble de quinze sculptures, des dessins, des carnets personnels et des photographies de son atelier.

  • Le fac-similé de l'édition de 1947, publié en 320 exemplaires par la Bibliothèque française.

  • La création d'images figuratives à partir d'oeuvres littéraires résulte en partie du charme que celles-ci exercent avec des mots, en évoquant des personnages et des scènes qu'elles rendent « vivants » par des détails précis et palpitants.
    Comme on pourra le lire, mais surtout le voir en parcourant ce dictionnaire, les grands textes de la littérature mondiale ont trouvé différentes formes de visualisation (et d'interprétation) dans des oeuvres d'art de toutes les époques et selon les techniques les plus diverses. L'ouvrage est divisé en trois parties (« Les oeuvres », « Les auteurs », « Thèmes transversaux »), dont chacune suit l'ordre chronologique depuis le haut Moyen Age jusqu'au début du XIXe siècle. L'iconographie à l'époque romantique et au XXe siècle est si riche et si abondante _ notamment du fait des nouveaux rapports et échanges entre les arts _ qu'elle mérite d'être traitée à part. C'est pourquoi ce volume, qui s'ouvre sur l'immense et triomphale fortune iconographique de l'oeuvre de Dante, se conclut avec la littérature préromantique et Goethe.
    Le première partie, la plus étendue, présente les illustrations des chefs-d'oeuvre littéraires les plus importants, et l'on y trouve des exemples plus ou moins complexes des divers modes de figuration. La deuxième partie rassemble des portraits d'hommes de lettres et d'écrivains ; il s'agit surtout de ceux dont la vie a nourri une mythologie considérable ou dont l'art a suscité des représentations allégoriques ou porteuses de valeurs liées à leur création. Enfin, dans la troisième partie, des thèmes communs à la littérature et aux arts figuratifs de toutes les époques permettent de rendre compte des liens et interférences entre mot et image, qui s'enrichissent mutuellement d'apports neufs et complémentaires.

    Ce dictionnaire offre un panorama de la fortune iconographique de grandes oeuvres littéraires et en analyse la diffusion dans des tableaux, des monuments publics et même des objets usuels (en dehors des illustrations pour l'édition), mais il vise aussi à raviver la saveur et restituer la diversité de ces oeuvres pour en faciliter l'abord et permettre d'accéder à certains de leurs aspects moins connus quoique d'un charme immense.

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