Romans & Nouvelles

  • La religieuse

    Denis Diderot

    • Hermann
    • 7 Novembre 2003

    L'idée de la première édition scientifique et critique des OEuvres complètes de Diderot est née en 1958, lors de l'acquisition par la Bibliothèque nationale du fonds Vandeul. Ce riche ensemble de manuscrits provenant de la fille de Diderot, resté presque inexploité, fut sauvé par Herbert Dieckmann, professeur à l'université de Harvard. Aucun éditeur français n'ayant manifesté d'intérêt pour une entreprise d'une telle envergure, Julien Cain, alors directeur des Bibliothèques de France, fit appel à Pierre Bérès pour créer, en 1964, un Comité national d'édition des oeuvres de Diderot où figuraient André Chastel, Herbert Dieckmann, Jean Fabre, René Pomeau, Jean Pommier, Gaëtan Picon et Jean Seznec. Une équipe internationale fut constituée sous l'impulsion d'Herbert Dieckmann et de Jean Fabre, réunissant plus de soixante spécialistes, chercheurs et universitaires français, américains, italiens, allemands, danois, etc.

    En 1975 parurent les trois premiers volumes des OEuvres complètes, désignées désormais sous le sigle DPV du nom des membres fondateurs du Comité de publication : Herbert Dieckmann, Jacques Proust et Jean Varloot.
    Après la publication du tome XX, l'édition connut des années difficiles dues, pour l'essentiel, aux problèmes particulièrement ardus posés par les oeuvres de la dernière période. Leur résolution doit beaucoup à la mise en place d'un nouveau comité réunissant des chercheurs qui ont une responsabilité directe dans les volumes à paraître : Roland Mortier, Bertrand Binoche, Geroges Dulac, Gianluigi Goggi, Sergueï Karp et Didier Kahn. La relance de l'édition se manifeste par la publication, à l'automne 2004, du tome XXIV, prélude à celle des derniers volumes prévus dans toutes les années suivantes.

    Établie à partir des manuscrits, des premières éditions et des révisions de l'auteur, l'édition des OEuvres complètes réunit, pour chaque oeuvre, les différentes étapes de la réflexion de Diderot et le meilleur texte. Un important appareil critique de variantes et d'élucidations fournit les données indispensables à l'étude. Le plan général adopté présente l'oeuvre dans son ordre chronologique, au sein duquel sont introduits quelques groupements originaux qui éclairent la continuité des thèmes du philosophe et de l'écrivain : idées, fiction, critique, beaux-arts, encylopédie. Pour faciliter la lecture, l'orthographe a été modernisée.

    La collection comporte trente-trois volumes, imprimés sur papier vélin en monotype Bembo et reliés en toile sous rhodoïd, avec tranchefile et tête dorée. Le tirage est strictement limité à deux mille exemplaires. Les volumes sont vendus soit sous forme de souscription à la collection complète, soit à l'unité.

  • Enrichi des Observations sur un ouvrage intitulé : Traité du mélodrame ou Réflexions sur la musique dramatique, par M. le chevalier de Chastellux Diderot, qui aime manier les paradoxes, dénonce la sensibilité comme un obstacle à l'art du comédien. Il s'agit de donner à la salle l'illusion de la plus grande émotion sans se laisser emporter par elle. Au carrefour de la philosophie et de la fiction, de l'esthétique et de la politique, l' l'écrivain nous livre ici l'un des plus charmants exemples de son art du dialogue.

    Cette nouvelle édition, augmentée d'un texte sur le mélodrame que l'on ne trouve réimprimé nulle part ailleurs, en présente la seule version authentique.

  • Les bijoux indiscrets

    Denis Diderot

    • Hermann
    • 7 Novembre 2003

    L'idée de la première édition scientifique et critique des OEuvres complètes de Diderot est née en 1958, lors de l'acquisition par la Bibliothèque nationale du fonds Vandeul. Ce riche ensemble de manuscrits provenant de la fille de Diderot, resté presque inexploité, fut sauvé par Herbert Dieckmann, professeur à l'université de Harvard. Aucun éditeur français n'ayant manifesté d'intérêt pour une entreprise d'une telle envergure, Julien Cain, alors directeur des Bibliothèques de France, fit appel à Pierre Bérès pour créer, en 1964, un Comité national d'édition des oeuvres de Diderot où figuraient André Chastel, Herbert Dieckmann, Jean Fabre, René Pomeau, Jean Pommier, Gaëtan Picon et Jean Seznec. Une équipe internationale fut constituée sous l'impulsion d'Herbert Dieckmann et de Jean Fabre, réunissant plus de soixante spécialistes, chercheurs et universitaires français, américains, italiens, allemands, danois, etc.

    En 1975 parurent les trois premiers volumes des OEuvres complètes, désignées désormais sous le sigle DPV du nom des membres fondateurs du Comité de publication : Herbert Dieckmann, Jacques Proust et Jean Varloot.
    Après la publication du tome XX, l'édition connut des années difficiles dues, pour l'essentiel, aux problèmes particulièrement ardus posés par les oeuvres de la dernière période. Leur résolution doit beaucoup à la mise en place d'un nouveau comité réunissant des chercheurs qui ont une responsabilité directe dans les volumes à paraître : Roland Mortier, Bertrand Binoche, Geroges Dulac, Gianluigi Goggi, Sergueï Karp et Didier Kahn. La relance de l'édition se manifeste par la publication, à l'automne 2004, du tome XXIV, prélude à celle des derniers volumes prévus dans toutes les années suivantes.

    Établie à partir des manuscrits, des premières éditions et des révisions de l'auteur, l'édition des OEuvres complètes réunit, pour chaque oeuvre, les différentes étapes de la réflexion de Diderot et le meilleur texte. Un important appareil critique de variantes et d'élucidations fournit les données indispensables à l'étude. Le plan général adopté présente l'oeuvre dans son ordre chronologique, au sein duquel sont introduits quelques groupements originaux qui éclairent la continuité des thèmes du philosophe et de l'écrivain : idées, fiction, critique, beaux-arts, encylopédie. Pour faciliter la lecture, l'orthographe a été modernisée.

    La collection comporte trente-trois volumes, imprimés sur papier vélin en monotype Bembo et reliés en toile sous rhodoïd, avec tranchefile et tête dorée. Le tirage est strictement limité à deux mille exemplaires. Les volumes sont vendus soit sous forme de souscription à la collection complète, soit à l'unité.

  • Genet à Tanger

    Guillaume de Sardes

    • Hermann
    • 29 Août 2018

    Début des années 70. Couché sur le dos, Jean Genet est dans son grand lit de l'hôtel Minza, en pyjama. Il est petit, la soixantaine passée, ni laid, ni beau : une calvitie, un nez écrasé de boxeur, de petits yeux un peu trop rapprochés. Il a un bras sous la tête, l'autre le long du corps. Sa main est posée à plat sur le matelas. Tenue entre l'index et le majeur une cigarette fume traçant dans l'air immobile un serpent blanc. À côté de lui, un livre ouvert de Gérard de Nerval et un journal froissé. La lumière filtre à travers les persiennes. Genet regarde le jeu du soleil sur le plafond blanc de la chambre. La voix égale du muezzin récite la prière de la mi-journée (adh-dhouhr). Sa voix flotte comme un fil d'or, Genet l'écoute, immobile. Il est à Tanger. Il n'écrit plus depuis des années. Il ne cherche qu'à meubler le poids de ces heures vides. Mais peut-être l'essence même de la littérature est-elle l'attente?

  • Fleurs

    Philippe Sollers

    • Hermann
    • 24 Octobre 2006


    " que dit le lys ? la rose ? la tulipe ? le lilas ? le mimosa ? l'oeillet ? ou bien, plus à l'est, le lotus ? quels drames, quels secrets, quels parfums ? quel sang, dans l'ombre ? " on se propose, à partir d'un artiste et d'un botaniste trop peu connu, gérard van spaendonck (1746-1822), de découvrir le continent des fleurs tel qu'il est apparu au dix-huitième siècle.
    les fleurs étaient là de tout temps, bien entendu, mais leur mise en lumière encyclopédique, leurs noms, leur dessin, surgissent alors sur soie et sur vélin, avec une précision et une délicatesse inouïes. spaendonck, au jardin des plantes de paris, a eu des élèves, dont le célèbre pierre-joseph redouté. ces hommes ont vu s'ouvrir à la fois la nature florale et sa représentation. ils en ont vécu l'éclosion et le geste qui la prolonge.
    leur prodigieux et silencieux travail a traversé la révolution et la terreur. il vient maintenant vers nous comme un signe renouvelé de beauté, de vivacité, de diversité, de fraîcheur. voici la langue des fleurs. il s'ensuit une libre improvisation à travers la poésie, la
    littérature, la peinture (sans oublier la métaphysique et la théologie), oú ce langage se montre dans toutes ses dimensions symboliques,
    amoureuses, érotiques.
    fauteur de ce petit livre suit sa rêverie et son inspiration du moment. il revisite dante, ronsard, shakespeare, rousseau, baudelaire, rimbaud, mallarmé, proust, colette,
    ponge ou genet.

  • Derrière un titre qui affiche joyeusement érotisme biblique, physique fondamentale et histoire de l'art, Alberto Velasco a réuni une vingtaine de nouvelles. Alliant humour, mélancolie, colère, précision analytique et fantaisie virtuose, celles-ci se distinguent par leur modernité. On pense alors Hervé Guibert ou Frédéric Berthet. « Certains écrivains, a écrit Nietzsche, naissent posthumes ». C'est le cas d'Alberto Velasco, mort en 1995 à l'âge de trente-deux ans.
    Fils d'un ouvrier espagnol, Alberto VELASCO entre à l'École normale supérieure comme historien en 1983. Cinq ans plus tard, il quitte la rue d'Ulm, fâché avec l'institution et découvre sa séropositivité. Il se jette alors dans la création plastique : photographie, assemblage, peinture, sculpture. Le dénuement, la détresse, des amours tumultueuses et sa santé constamment déclinante le pressent et le stimulent. C'est pendant cette période qu'il écrit Le Quantique des quantiques. Quelques mois après son achèvement, il succombe à un sarcome de Kaposi.

  • Il pleut sur Venise. Sandra aperçoit Giacomo qui traverse le campo de Santa Maria Formosa. Il ne l'a pas vue. Elle le suit à son insu. La silhouette du jeune homme a des similitudes avec les jeunes chorèges de Carpaccio. La nuit descend sur une ville féérique. Jeux d'ombres, demi-teintes, mystère des lieux et des personnes. Tout devient personnages.
    Le roman-scénario fait appel aux puissances du cinéma qui est l'art de faire venir les fantômes. Fantômes d'une époque où la Cité la plus orientale d'Occident rêve l'harmonie impossible et se leurre de Beauté.

  • Un roman du réseau

    Véronique Taquin

    • Hermann
    • 13 Septembre 2012

    Postface de Laurent Loty. C'est en faussaire que sur la Toile le webmaster Névo propose ses biographies corrigées, ses « vies de rechange ». Mais le maître fou gardera-t-il le contrôle de la situation ? Car emma et pommeraye publient des récits sur son propre compte, twinlight-ida l'accuse de trahison, quant à Lessen, un élève mathématicien qui refuse son avenir social, il le somme de tenir parole et de changer sa vie. Ce roman d'apprentissage est un récit polyphonique, sur l'élaboration des identités par l'entremêlement des imaginaires en réseau. À l'heure de la conversion numérique, il intègre la plus riche tradition littéraire à la modernité de notre société réticulaire. Internet démultiplie les puissances du rêve, trouble le rapport à l'espace et au temps, amplifie l'inquiétude quant aux liens et aux promesses. Lancés sur un rythme borgésien, les récits mis en ligne sur le site Odds s'engouffrent bientôt dans les profondeurs du psychisme, entre scénarios de rêve, fragments de souvenirs et réflexion labyrinthique. Un roman du réseau est aussi énigmatique que Mulholland Drive de David Lynch, et suscite de multiples interprétations. Ce roman réticulaire a d'abord fait l'objet d'une expérimentation, sous la forme d'un roman-feuilleton diffusé et interprété en ligne sur Mediapart (http://lejeudetaquin.free.fr/). La postface de Laurent Loty invite à poursuivre le dialogue interprétatif.

  • Illustrations de Max Ernst Première traduction française des écrits de mathématique et de philosophie, pleins d'humour, de l'auteur d'Alice au pays des merveilles, tirés de The Game of Logic, 1887, et de Symbolic Logic, 1896. Si l'on sait en général, que Lewis Carroll fut professeur de mathématiques, on sait plus rarement qu'il fut logicien, et ce avec passion.

    Sommaire :
    La logique et les mots dans l'oeuvre de Lewis Carroll La logique symbolique À l'adresse des débutants Les choses et leurs attributs Les propositions Le diagramme bi-littéral Le diagramme tri-littéral Les syllogismes La méthode des indices Les sorites Problèmes et solutions À l'adresse des spécialistes Quelques sophismes Ce que dirent Achille et la tortue Les trois coiffeurs Lewis Carroll logicien

  • Hitchcock, roman

    René Bonnell

    • Hermann
    • 21 Août 2013

    « Il ferma les yeux pour suivre Carol en plan serré durant tout le parcours qui la conduisait jusqu'à son antichambre : signe amical à l'hôtesse d'accueil, sourire forcé face à Suzanne qui ferait traîner le moment de l'accès au saint des saints. Carol aurait droit à la plus inconfortable des chaises. S'ensuivrait un champ contre champ de regards sans aménité entre les deux femmes. L'une faisant mine d'être trop occupée pour avertir Monsieur Hitchcock de l'arrivée de la dénommée Carol Greenwood, l'autre se gardant de tout signe d'impatience. Dans son antre, le potentat était fier de sa mise en scène. Deux femelles s'affrontaient pour lui, chacune dans le rôle qu'il leur avait attribué, selon une partition qu'il avait écrite. Il ne concédait rien au hasard, surtout quand son plaisir était en jeu. » L'histoire, ici racontée, n'est pas vraie, mais elle se nourrit d'éléments authentiques qui auraient pu conduire Hitchcock à la vivre. À l'orée de ses quatre-vingts ans, le réalisateur s'efforce de conquérir une jeune femme venue lui rendre visite à Los Angeles. Rongé par la culpabilité, il cherche à renouveler avec elle l'expérience, pourtant traumatisante, entreprise avec Tippi Hedren quinze ans plus tôt.

  • Déjà traducteur de Térence, poète d'Adonis et du Songe de Vaux, conteur de quelques narrations au tour enjoué, La  Fontaine adresse en 1663 six lettres en prose mêlée de vers à son épouse (et probablement au cercle étroit de leurs amis). Il y rend compte avec un air de badinerie amusée du seul voyage accompli durant une existence habituellement tendue entre la cité castelthéodoricienne et la capitale parisienne  : le poète accompagne en Limousin son oncle par alliance, Jacques Jannart, substitut du surintendant Fouquet (disgracié deux ans plus tôt), exilé à Limoges. Cet itinéraire dans la France de Louis  XII, François  Ier et Louis  XIII est l'occasion d'apprécier les lignes des paysages également façonnés par l'homme et la nature et d'admirer les oeuvres d'art de la France médiévale, renaissante et classique  : la grâce du Val de Loire des Valois et la symétrie de la cité et du château de Richelieu offrent à ses yeux deux manières d'organiser le royaume et de considérer les arts. Cette correspondance en forme de «  galanterie  » constitue le lieu d'élaboration d'une réflexion politique et esthétique en cours de gestation et forme le laboratoire d'invention des Contes et des Fables à venir.

  • La transdisciplinarité

    Collectif

    • Hermann
    • 23 Février 2011

    Le présent ouvrage expose les résultats d'une réflexion nouvelle sur les études transdisciplinaires, nécessitées actuellement par le rapprochement des sciences exactes et des sciences humaines et sociales sur les questions de société autant que par la pratique, constante depuis Louis Pasteur, du transfert de méthodes et de concepts d'un domaine à l'autre. L'expérience acquise dans de grandes institutions, universités ou centres est présentée, ainsi qu'un certain nombre de travaux actuellement menés aux interfaces entre sciences exactes et sciences humaines et sociales.
    D'une étude critique du rôle central de l'informatique à de nombreuses interfaces, aux travaux de l'énergie, le climat, ou la biodiversité, ou à une appréciation des neurosciences, tout un ensemble de problématiques actuelles est l'objet d'un examen qui montre le rôle caché du mouvement créatif de la science par le déplacement des méthodes et problèmes. Cet ouvrage devrait intéresser les scientifiques et philosophes de toutes spécialités ainsi que les décideurs et responsables scientifiques, et plus largement les philosophes et historiens des sciences.

    Première partie : La transdsciplinarité dans les instutions scientifiques en Europe : Pourquoi ? Comment ?
    Gabriel Ruget (ENS), Claude DEbru (ENS), Catherine Audard (LSE), Felix Thiele (Europâische Akademie), Johannes Roggenhofer (ZIF Bielefeld), Gertyrude Hirsch (ETH Zûrich), Jean-Pierre Kahane(Académie des sciences, Orsay), Alan Cook (F.R.S., Cambridge) Deuxième partie : Nouvelles Interfaces Jean-Gaël Barbara (neurosciences), Yves Meinard (biodiversité), Michael Achilli (énergie), Emmanuel Le Roy Ladurie (climat)

  • Mémoires du serpent

    Michel Host

    • Hermann
    • 21 Janvier 2011

    En quittant les environs de Londres pour les Highlands afin d'y acquérir le château de Deathstrike, le professeur Orpington ignore qu'il y rencontrera Miss Mc Callahan, laquelle deviendra son assistante et le mènera sur les traces du moine Paphnuce, qui vécut dans la région au XIe siècle et rédigea, sous la dictée du Serpent, l'authentique récit de la Création. Le manuscrit, dont ils entreprennent la traduction, leur révèle une autre version de la Genèse : celle du Serpent, que l'on a dit chassé du Jardin d'Éden.
    Dans cette fable alerte et drolatique - mais sérieuse comme un conte voltairien -, Michel Host entreprend le défi de corriger la Bible sur le récit de la création du monde et des hommes.

  • L'histoire d'héloïse et abélard fait figure de mythe : celui d'une jeune fille à peine nubile, qui doit affronter le scandale d'être enceinte.
    Malgré son démenti, tout se passe comme si son précepteur en est responsable. en dépit de toutes les pressions, héloïse nie et refuse le mariage. elle ne veut être que 1'amie d'abélard. ni épouse, ni mère ! par solidarité, nombre d'ecclésiastiques ont fait l'impossible pour ancrer dans la mémoire occidentale qu'il s'est agi d'une infâme romance morganatique. aidés par les bons auteurs, ils escamotent la très curieuse grossesse.
    Jusqu'à aujourd'hui où des affabulateurs britanniques cherchent à saboter cette histoire. pour discerner le vrai du faux-semblant des ragots spéculatifs colportés à leur sujet, roland oberson a d'abord retraduit leur correspondance. il cherche ici à articuler les messages - souvent clandestins - distribués dans toutes les lettres qui pourraient bien leur être attribuées. cette affaire bouleversante, qui arrache des larmes aux yeux les plus secs, l'auteur la retrace sous un jour fort nouveau.
    Il lève le voile sur l'origine du désastre de l'amour physique. il montre comment finalement l'écolière est sauvée par son précepteur, un laïc armé des ruses du véritable amour.

  • à rome, dans les années quarante, on ne peut nommer personne de plus distingué que ce vieux cardinal.
    élégant, il fait tailler ses robes dans les plus belles étoffes. esthète, il collectionne les livres anciens et les tableaux de maîtres. son esprit est vif, et sa conversation brillante. son éminence ajoute à cela beaucoup de dignité, de politesse, un air du monde, une galanterie et des grâces qui surprennent quiconque la rencontre pour la première fois. mais tout cela n'est rien au regard de son goût immodéré pour le sexe : celui-ci stupéfie ! drôle et irrévérencieux, la dernière passion de son éminence fait penser à un roman de peyrefitte, qui serait écrit par montherlant.
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  • Bords

    Queneau-R+Mathieu-G

    • Hermann
    • 27 Janvier 2009

    Illustrations de Georges Mathieu « Bords. Ce recueil d'essais, publié en 1963 par l'écrivain français Raymond Queneau (1963- 1976), est sous-titré : mathématiciens, précurseurs, encyclopédistes. Trois des textes sur des questions mathématiques y sont repris de l'édition originale (1950) de Bâtons, Chiffres et Lettres. La présentation de l'Encyclopédie de la Pléiade (originellement un « prospectus publicitaire » de 1956) est, ici, enfin éditée. Les autres textes sont reproduits de périodiques ou d'oeuvres collectives. De l'assemblage, il doit être dit qu'il s'impose. Il y entre de rares curiosités et analyses langagières et littéraires : Grainville, écrivain havrais, né en 1746, mort en 1805, auteur d'une étrange épopée anticipant les oeuvres d'anticipation, Le Dernier Homme ; Poe, comme annonciateur du roman policier ; des grammairiens d'Aquitaine qui, au XVIe siècle, font, si l'on veut, prévoir la Veillée de Finnegan de Joyce. Quant à l'essentiel, le livre se constitue dans deux ordres de matériaux intimement et vitalement fréquentés par cet auteur : les mathématiques et les encyclopédies. Ce qui est ici dit de la mathématique montre que Queneau n'a pas varié dans l'essentiel de ses choix, ni dans les orientations de son entreprise fondamentale. Dès Odile il est obsédé de mathématique, et jette la suspicion sur la dialectique (en même temps, il y refuse le principe de contradiction introduit par les surréalistes entre technique et inspiration en littérature). Or, en 1963 et dans ce livre : ... la mathématique supérieure ou non a subi pendant tout le cours du XIXe une évolution en tout point contraire au programme d'Engels : elle a éliminé toute apparence de dialectique. Queneau ne le dit pas pour river son clou à qui que ce soit, mais pour désigner des chemins indiscutablement dignes à ses yeux de notre fréquentation. Un article sur Charles Fourier (et à son propos sur Engels et Marx) lui donne occasion de citer, approximativement, celui qu'il commente, Fourier même : Notre premier fanal doit être la science éminemment juste, les mathématiques. Et dans la présentation de l'Encyclopédie de la Pléiade, Poincaré disait : Je ne comprends qu'on ne comprenne pas les mathématiques. En effet, puisqu'elles sont la structure même de l'esprit humain. Quant à l'Encyclopédie entreprise par Queneau, il l'a voulue (selon son très beau texte de présentation) : quant aux finalités à la fois enseignement, bilan, ouverture sur l'avenir ; quant aux utilisations à la fois comme livre de lecture continue, et comme ouvrage de référence . » LAFFONT-BOMPIANI, Dictionnaire desOEuvres contemporaines.

  • Correspondance Nouv.

  • George sand et alfred de musset se sont aimés, puis se sont quittés à venise en 1832, après des trahisons et des déchirements.
    Le récit de cette aventure tient dans les soixante lettres spirituelles, passionnées et passionnantes, qu'ils ont échangées.
    Françoise sagan a lu ces lettres et s'est interrogée sur les sentiments des deux personnages. elle a tenté de comprendre ce qui s'est réellement passé entre cette jeune femme qui ne ressemblait à personne et qui séduisait tout le monde, et le poète alcoolique et génial qu'elle appelait son gamin d'alfred.

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