Actualités & Reportages

  • Prisées par le grand public, les séries télé sont devenues, au fil du temps, les objets d'un véritable culte. Visionnages rituels, passion de l'échange et éloges passionnés, certaines séries provoquent chez les adolescents et les adolescentes une ferveur sans précédent, jusqu'à devenir des symboles générationnels. De Beverly Hills 90210 à Skins, d'Hélène et les garçons à Glee, cet ouvrage analyse la place singulière des séries télé dans la culture juvénile contemporaine. À travers le croisement de leurs regards, socioanthropologues et psychologues, spécialistes de la littérature et des médias révèlent la complexité du rôle des séries pour un public aux prises avec des questions inhérentes au devenir adulte. Martin Julier-Costes du Centre Georges-Chevrier. Denis Jeffrey, professeur de sciences de l'éducation à l'Université Laval. Jocelyn Lachance : ses travaux portent sur le rapport des jeunes au temps et aux technologies récentes de l'image et de la communication, sur leurs pratiques culturelles, ainsi que sur les conduites à risque dans un contexte hypermoderne.

  • La réforme des pratiques et procédures budgétaires se trouve au coeur du débat pour la réalisation des objectifs de politique de développement économique et social.
    Balayant la plupart des questions que se posent les économistes chargés de la politique budgétaire des pays en développement, Mohamed Moindzé présente ici des indications pratiques sur la façon dont les pays peuvent budgétiser leurs objectifs de politique publique. L'originalité de son ouvrage réside dans l'alliance des leçons de l'expérience et des théories. L'ensemble est illustré par les réformes récentes ou en cours, notamment le passage d'une logique budgétaire de moyens à une logique de résultats, la programmation budgétaire pluriannuelle, le renforcement de la transparence budgétaire, l'amélioration de la gestion de la trésorerie de l'État...
    /> Bien que ce livre puisse constituer une référence pour les pays qui voudraient réformer leurs procédures de budgétisation, il est loin d'être une norme : il doit être appliqué avec souplesse en tenant compte des contextes nationaux. Il s'adresse aux économistes des organismes internationaux intervenant dans les OMD et les stratégies de réduction de la pauvreté, aux experts ou fonctionnaires chargés des questions budgétaires, ainsi qu'aux étudiants en économie et développement.
    Il apporte en outre des éléments de compréhension de la procédure d'élaboration du budget et de son amélioration à tous les décideurs publics.

  • Après la chute du Mur et la disparition de l'URSS, les pays communistes de l'Europe se tournèrent pacifiquement vers l'Occident. Sauf la Yougoslavie! Pour expliquer cette exception, le professeur Renéo Lukic expose et décrit les causes, internes et externes, du drame des "Balkans occidentaux", leurs apparitions, leurs enchaînements et leurs interactions. Ce long travelling, conduit avec autorité et conviction, montre quel degré de complexité peut atteindre la "courte durée" en histoire. Georges-Marie Chenu, ancien ambassadeur de France en Croatie.

  • Cet ouvrage offre un regard indisciplinaire sur cinq intellectuels liés entre eux et inspirés à la fois par le christianisme et le marxisme : Henri Desroche (1914-1994), Louis-Joseph Lebret (1897-1966), Henri Lefebvre (1901-1991), Emmanuel Mounier (1905-1950) et François Perroux (1903-1987). Par delà leurs différences, ils partagent l'idée selon laquelle il serait possible d'humaniser l'économie. Leurs thèses et leurs pratiques s'enracinent dans l'histoire. Elles invitent à réfléchir aux relations entre pensée et action, au rôle des institutions pour réduire les conflits, à l'insuffisance de l'idée de croissance par rapport à l'idée de développement appliquée à toutes les dimensions de l'être humain. Elles éclairent la diversité des articulations possibles entre l'individu et le collectif, la personne et la communauté. Elles incitent à s'interroger sur l'idée même d'économie. Ces intellectuels ont cherché à jouer un rôle auprès des institutions, avant la guerre, pendant la guerre (y compris, pour certains, sous Vichy), après la guerre où ils ont eu toute leur place. L'étude de la genèse de leurs conceptions, de la portée et des limites de leurs actions, de leurs aveuglements ou de leurs réussites, permet de repenser les moyens politiques de lutter, aujourd'hui, contre l'inhumanité de l'économie.

  • Depuis le démantèlement du système de Bretton Woods, nous ne sommes plus dans un système de change fixe, mais ajustable : les monnaies sont librement convertibles et leurs parités fluctuent, entre autres, au gré des politiques monétaires et économiques. L'instabilité est inscrite au coeur de ce « non-système » comme le qualifie, non sans provocation, Jacques de Larosière, pour qui un véritable système monétaire international aurait non seulement pour effet d'« harmoniser les politiques monétaires », mais libérerait les banquiers centraux des possibles pressions politiques. Autrement dit, l'absence de contrainte internationale a engendré des excès en tous genres et des erreurs notoires. Restaurer un cadre contraignant permettrait de remédier à bien des déséquilibres et assainirait le secteur financier dans son ensemble. L'enjeu de la recréation d'un système monétaire international n'est donc pas seulement financier, économique et politique ; il est aussi philosophique. Sont ici expliquées les défaillances du système monétaire actuel, et proposées des solutions concrètes, pragmatiques et applicables pour les « réparer ».

  • Les États peuvent-ils faire faillite ? Cette question d'une actualité brûlante associe les enjeux économiques, politiques, juridiques et historiques. L'Académie des sciences morales et politiques a donc réuni des historiens (Jean Tulard et Georges-Henri Soutou), des financiers (Michel Pébereau et Christian Schricke) et des juristes (Mathias Audit, Gilbert Guillaume et François Terré) pour une réflexion croisée sur les dettes souveraines et la défaillance financière des États. L'histoire contemporaine offre de nombreux exemples de banqueroutes d'États. Mais les difficultés récentes posent des problèmes nouveaux et d'une ampleur jusqu'alors inconnue. La crise financière de 2008 a contraint les États à se porter au secours de leurs banques. Puis elle a engendré une crise économique qui, à son tour, a creusé les déficits budgétaires. La dette de l'ensemble des États du monde s'élève à plus de 40 000 milliards de dollars. L'encours de la dette négociable dépasse 80% du PIB en France, se situe entre 80 et 110% aux États-Unis et atteint 200% au Japon. Le risque souverain est devenu l'un des paramètres essentiels de l'économie et de la finance mondialisées.

  • Plaidoyer en faveur d'une reconnaissance juridique de la laïcité de l'Etat par le gouvernement québécois. Les contributeurs mettent en avant une laïcité ferme et critiquent le concept de laïcité ouverte. Ils soulignent l'urgence de ce projet et mettent en avant la place des femmes, particulièrement touchées par l'intégrisme religieux dans l'espace public.

  • Étude sur la place de la photographie numérique dans les processus de sociabilisation des adolescents. Témoin digital de leurs interactions, les usages de cet outil sont révélateurs d'une jeunesse hypermoderne mais toujours confrontée aux problématiques traditionnelles de l'autonomisation et de la nécessité de rencontrer l'autre.

  • Au cours de leur développement, les firmes sont amenées à « s'implanter », c'est-à-dire à créer un ou plusieurs lieux géographiques dédiés à toute leur activité ou une partie de celle-ci. Les économistes rendent classiquement compte de ce phénomène d'« implantation » en décrivant et en analysant la façon dont les entreprises prennent (ou devraient prendre) des décisions d'implantation. Ce processus décisionnel aboutit à la création d'un site d'entreprise. Ces sites, une fois créés, ont à gérer une double inscription, d'une part, dans une communauté locale (une ville, une région, un territoire) et, d'autre part, dans une organisation économique globale (un groupe, un réseau global de production). Cette double inscription pose un problème de gestion inédit pour les gestionnaires de site comme pour la haute direction. Étonnamment, ce problème de gestion des implantations est peu abordé par les sciences de gestion, alors qu'il s'est intensifié (pour les gestionnaires) avec la mondialisation de l'économie. Le présent ouvrage vise à combler cette lacune. Il examine en particulier les solutions organisationnelles qui sont mises en place par les firmes pour y remédier.

  • Découvrez La démocratie et la guerre au XXIe siècle - De la paix démocratique aux guerres irrégulières, le livre de Jean-Vincent Holeindre. Au début du XXIe siècle, la guerre est à la fois absente et omniprésente dans les démocraties occidentales. Si la plupart des pays démocratiques ne vivent plus dans l'horizon de la guerre, les nouvelles formes de violence armée, comme le terrorisme et les conflits asymétriques en Afghanistan et en Irak, occupent l'espace médiatique et les discours politiques. Le but de ce livre est de faire le point sur les relations complexes qu'entretiennent la démocratie et la guerre dans la politique internationale au XXIe siècle. Peut-on dire, après Kant, que la démocratie est un régime politique facteur de paix ? Quels sont les effets de la guerre sur la politique intérieure en démocratie ? A l'âge des guerres irrégulières, comment les stratégies militaires des Etats démocratiques évoluent-elles ? Telles sont les principales questions posées dans cet ouvrage qui réunit pour la première fois sur ce thème philosophes et historiens, politistes et spécialistes de la guerre. Ce que met au jour l'étude des conflits actuels, c'est non seulement la part d'ombre des politiques démocratiques, mais aussi les mutations de la démocratie, confrontées à une mondialisation qui redistribue les cartes de la puissance.

  • Dans tous les pays et particulièrement en Europe, les citoyens, les magistrats et les juristes en général déplorent la complexité normative.
    Comment traiter la complexité des normes à prendre en compte dans toutes les décisions fondées sur la règle de droit ? Depuis une quinzaine d'années, l'étude des systèmes complexes a fait de grands progrès tant du point de vue des méthodes que de la formalisation. L'approche politique et l'approche scientifique semblent a priori éloignées mais elles convergent sur l'intérêt de prendre en compte un objet nouveau : la complexité des systèmes.
    Ces systèmes font émerger des propriétés nouvelles, émergeantes, non observables au niveau des éléments constitutifs, par une dynamique difficilement prédictible et rendent vaine toute analyse en sous-systèmes plus simples. Actuellement, les recherches sur les systèmes complexes se développent au niveau international du point de vue de la modélisation et d'applications. Parmi les domaines privilégiés, le droit comme réseau de normes en évolution et en interaction est un domaine de plus en plus étudié du point de vue du traitement du langage naturel ou de la documentation.

  • Parmi les nombreuses questions soulevées par le débat contemporain sur la laïcité, le port du voile provoque des réactions parmi les plus émotives. Mais qu'en est-il des motivations évoquées par les plus jeunes de ces femmes qui optent, après réflexion, pour le port du voile ? Pourquoi faire un choix qui, au premier regard, semble s'opposer au monde de liberté qui s'offre à elles ? À partir d'une enquête menée auprès de jeunes tunisiennes, cet ouvrage redonne la parole aux premières concernées et montre les diverses significations que peut prendre la décision de porter le voile dans des sociétés fortement imprégnées par le patriarcat. Recul nécessaire à l'heure des débats, analyse spécifique de la jeunesse tunisienne évoquant au passage la situation des jeunes issues de l'immigration, Adolescentes voilées souligne les enjeux culturel et politique se cachant derrière la tentative de contrôler le corps des jeunes femmes.

  • La France est-elle encore capable de jouer un rôle mondial ou doit-elle se résigner à regretter sa splendeur passée ? Ce livre offre un diagnostic à plusieurs voix : Thierry de Montbrial et Jean-David Levitte livrent d'abord leur réflexions sur la France dans la diplomatie mondiale ; puis Jean-Claude Casanova, Jean-Louis Bourlanges et Dora Bakoyannis analysent la position française en Europe ; enfin, le rayonnement culturel, linguistique et religieux est décrit par Amin Maalouf, Xavier Darcos, Jean-François Sirinelli et le cardinal Barbarin. Présente et écoutée sur les cinq continents, la France est bien davantage qu'une pièce importante du puzzle européen. Elle reste une puissance qui préserve son rang dans la politique mondiale en y faisant entendre une voix différente de celles des plus grandes puissances. Tel est le rôle de la France, dans le monde multipolaire du xxie siècle, que cet ouvrage se propose de mettre en lumière.

  • Tous les sondages le montrent : c'est en France que la peur devant la mondialisation est la plus forte et que le rapport à l'économie de marché est la plus conflictuelle. Cette situation est due pour une part aux circonstances, mais il faut en chercher les causes profondes dans l'identité culturelle et sociale française, dans le regard porté sur l'économie mondialisée, dans les attitudes des Français face au travail. Ce livre réunit les analyses inédites de sociologues et de philosophes, mais aussi d'entrepreneurs et de spécialistes du marché du travail ou de la formation professionnelle. Les singularités françaises, les blocages et les dynamiques possibles sont exposées successivement par Jean-Pierre Dupuy, Philippe d'Iribarne, Dominique Méda, Françoise Gri, Catherine Paradeise, Jean de Kerguiziau de Kervasdoué, Geoffroy Roux de Bézieux et Jean-Louis Beffa.

  • Un paradoxe saute aux yeux lorsqu'on observe la France dans l'économie mondiale. Malgré un contexte difficile, beaucoup d'entreprises françaises ont su bénéficier de la mondialisation pour s'imposer comme leaders mondiaux dans leur secteur. Comment expliquer ces succès, dans des activités très diverses ? Ce livre donne la parole à Pierre Gattaz (Radiall), Christophe de Margerie (Total), Bruno Lafont (Lafarge), Jean-Pierre Dehecq (Sanofi), Henri de Castries (Axa), Maurice Lévy (Publicis), Patrick Thomas (Hermès), Michel Pébereau sur les banques françaises, et enfin à deux Français reconnus dans le monde entier : le chef-cuisinier Alain Ducasse et le réalisateur Jean-Jacques Annaud. La synthèse de ces témoignages inédits révèle que, par-delà l'originalité de chaque parcours, il existe bien des similitudes dans ces dix saisissantes « histoires de succès ».

  • Regard sur la crise

    Antoine Mercier

    • Hermann
    • 19 Novembre 2009

    Réflexions pour comprendre la crise et en sortir.
    Octobre 2008 : la faillite de la banque Lehmann Brother inaugure la "crise financière", qui, très vite, débouche sur une crise économique aux conséquences sociales catastrophiques.
    Dans le même temps, se profile l'idée que l'on a affaire à un phénomène de très grande ampleur qui produit des effets dans tous les domaines de l'existence, jusqu'aux dimensions immatérielles de l'homme et des sociétés.
    D'où le projet d'effectuer un véritable travail d'enquête dans le monde des idées. Dans le cadre du journal de la rédaction de France Culture, des intellectuels furent invités à livrer leurs premières réflexions sur la crise. Les entretiens ici rassemblés sont les retranscriptions corrigées de ces conversations, dont le principal objet a été de tirer profit -sur le plan intellectuel- des leçons de la crise.

  • Premier adjoint au maire de Strasbourg, R. Herrmann évoque l'action publique au niveau local et les enjeux sociétaux, sociaux et technologiques auxquels la ville est confrontée. Il insiste notamment sur la nécessité du dialogue citoyen et l'organisation de la transparence dans la gestion locale.

  • Ce livre s'adresse à tout lecteur désireux de comprendre l'histoire du Moyen-Orient, ainsi que les interactions avec l'Occident qui ont abouti à la situation actuelle, souvent faite d'une grande incompréhension. Il en propose une lecture différente, à mi-chemin entre une perception « occidentale » et une perception « arabo-islamique ». Sans jamais verser dans l'accusation et en proposant une explication rationnelle et pragmatique des politiques occidentales, l'auteur établit les responsabilités de l'Occident et des États-Unis dans le cours de l'histoire moyen-orientale. Il montre qu'Israël semble partager, plus qu'on ne le croit, un destin commun avec les pays arabo-islamiques, à savoir une forte dépendance à l'égard de la politique américaine. La montée en puissance de l'islamisme politique n'est donc en grande partie que la résultante indirecte de ces enjeux, bien qu'elle s'inscrive dans l'identité religieuse et politique des pays concernés.

  • À la métamorphose de l'environnement par le développement des sociétés humaines s'ajoute désormais la métamorphose de nos sociétés, notamment des systèmes de droit, par la nécessité de prendre en charge des risques qui menacent toute la planète. Qu'il s'agisse des institutions compétentes ou des secteurs de l'environnement visés, on observe un renouvellement des valeurs protégées par le droit international ainsi que des acteurs concernés. Dans la continuité de la pensée d'Édouard Bonnefous, les textes ici réunis ont pour dessein d'ouvrir un chemin vers un nouvel humanisme, dans la perspective d'un nouvel accord international sur le climat attendu en décembre 2015 à Paris (COP21). Pour la première fois, cet accord devrait concerner tous les pays et être suffisamment ambitieux pour limiter le réchauffement du globe à 2ºC par rapport à l'ère préindustrielle, contre la trajectoire actuelle de 4ºC. Gabriel de Broglie, membre de l'Académie française et de l'Académie des sciences morales et politiques, est chancelier de l'Institut de France, président du conseil d'administration de la Fondation Édouard Bonnefous.

  • Pour soutenir l'innovation technologique, qui est source d'une compétition féroce, les pays contractent à l'excès le coût social du travail domestique. Les réformes représentent donc le point nodal des changements à venir, que le vieillissement démographique rend par ailleurs épineux. Elles engageront sans aucun doute le devenir des pays à économie de marché et, dans leur sillage, celui de tous les pays de la planète aujourd'hui soumis à la logique implacable des marchés financiers. Aussi est-ce dans les pays de l'OCDE que se jouera la partition la plus en lien avec les problèmes de société. Dans cet ouvrage, Ahcène Amarouche replace les réformes des systèmes de retraite dans le contexte des mutations qui touchent aux rapports de travail contraints par de nombreux facteurs.

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